Consoude Officinale , aquarelle botanique

Consoude Officinale

Symphytum officinale

Autres La Ferme de Sainte Marthe
4,70 €
1
Semis
mars→avr.
Récolte
juin→août
Difficulté
Très facile
Comestible
Correct

En résumé

La consoude officinale (Symphytum officinale L.) est une plante vivace de la famille des Boraginacées, très commune dans les prés humides, les fossés et les berges de toute la France, plus rare dans le Midi, présente également dans le reste de l'Europe, en Russie, en Asie centrale et en Chine [1]. Elle forme de grandes colonies de 30 à 120 cm, reconnaissables à leurs grandes feuilles ovales à lancéolées couvertes de poils raides [1].

Ses fleurs tubulaires, blanc crème à pourpre selon les individus, s'épanouissent de la mi-mai jusqu'en août [1]. La racine, d'un brun-noir à l'extérieur et blanche à l'intérieur, est la partie la plus concentrée en principes actifs [1].

En France et en Allemagne, seul l'usage externe est autorisé, en raison de la présence d'alcaloïdes pyrrolizidiniques hépatotoxiques dans la plante entière [1]. La racine et les feuilles contiennent également de l'allantoïne, composé associé à la régénération cellulaire [1].

Données agronomiques

pH du sol7.0 à 7.5
Lumière (0-10)7
Espacement60
Maturité120 jours

Ton calendrier par climat

Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.

ZoneSemis intérieurSemis extérieurRécolte
Méditerranéennedébut mars → début avr.début avr. → début oct.début juin → début août
Atlantiquedébut mars → début avr.début avr. → début oct.début juin → début août
Océaniquemi-mars → mi-avr.mi-avr. → mi-oct.mi-juin → mi-août
Semi-continentalefin mars → fin avr.fin avr. → fin oct.fin juin → fin août
Montagnedébut avr. → début maidébut mai → début nov.début juil. → début sept.

Semer et cultiver

La grande consoude officinale (Symphytum officinale) est une plante couramment utilisée comme engrais vert. Originaire d'Europe, elle est également présente en Russie et en Asie centrale.

Bonne résistance au froid , convient aux régions à hivers rigoureux.

Culture

Exposition Mi-ombre
Arrosage Abondant
Sol Humifere
Espacement 60 cm
Maturité 120 jours
Difficulté Très facile
pH sol 7.0,7.5
Luminosité Soleil (7/10)

Comment semer

Commencez les semis en intérieur de mars à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.

Le semis direct en pleine terre est possible d'avril à octobre, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.

Respectez un espacement de 60 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.

Comptez environ 120 jours entre le semis et la première récolte.

Culture et entretien

Cette variété préfère un emplacement mi-ombre, avec 3-4h de soleil direct.

Arrosage : abondant.

Sol idéal : humifere. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.

Tolérance au froid : forte.

Calendrier de semis

Semis en intérieur
Semis en extérieur
Repiquage
Récolte

Voir aussi : que semer en avril →

À ne pas confondre

Deux confusions courantes méritent d'être clarifiées.

La première porte sur la consoude de Russie (Symphytum x uplandicum), hybride entre S. officinale et S. asperum, très présent dans les jardins biologiques et souvent vendu sous le seul nom de « consoude » [1]. Ses teneurs en alcaloïdes pyrrolizidiniques diffèrent de celles de S. officinale ; les données toxicologiques ne sont donc pas directement transposables d'une espèce à l'autre.

La seconde concerne la digitale pourpre (Digitalis purpurea), dont les rosettes basales avant floraison ressemblent aux jeunes feuilles de consoude. La distinction au toucher est fiable : la digitale est laineuse et douce, la consoude est rêche et hérissée de poils raides [1]. La digitale est une plante très toxique et toute confusion en cuisine ou en usage médicinal est dangereuse.

Usages médicinaux

La consoude officinale dispose d'une longue tradition d'usage médicinal en Europe, principalement pour ses propriétés cicatrisantes et anti-inflammatoires [1][2]. En France et en Allemagne, seul l'usage externe est autorisé, les autorités sanitaires ayant restreint l'usage interne en raison du potentiel hépatotoxique des alcaloïdes pyrrolizidiniques présents dans la plante [1].

Parties utilisées

La racine est la partie la plus active : elle contient 0,2 à 0,4 % d'alcaloïdes pyrrolizidiniques [1]. Les feuilles en renferment des quantités bien plus faibles, de 0,003 à 0,02 % [1]. Les deux parties sont employées en usage externe.

Composition chimique

La racine contient de l'allantoïne, de l'acide rosmarinique, des mucilages (polysaccharides), des fructanes et des alcaloïdes pyrrolizidiniques : lycopsamine, intermédine et leurs dérivés acétylés, ainsi que la symphytine (un diester) [1].

Les monoesters (lycopsamine, intermédine) sont considérés comme relativement moins toxiques que la symphytine [1]. L'allantoïne est associée à la stimulation de la prolifération cellulaire, fondement des applications cicatrisantes [1].

Indications traditionnelles (usage externe)

La consoude est traditionnellement utilisée pour [1][2] :

Une étude allemande randomisée en simple aveugle a montré qu'une crème à base de racine de consoude présentait une efficacité légèrement supérieure à un gel de diclofénac dans le traitement des entorses de la cheville [1]. Ce résultat reste isolé et ne fonde pas d'autorisation de mise sur le marché en France.

Préparations externes

Usage interne : restrictions légales

En France et en Allemagne, l'usage interne est interdit ou fortement déconseillé par les autorités sanitaires [1]. La littérature pharmacologique rapporte un cas de décès après deux semaines de consommation quotidienne de 3 à 5 feuilles [1]. La symphytine, diester pyrrolizidinique, est considérée comme plus toxique que les monoesters, mais l'ensemble de la fraction alcaloïdique présente un risque hépatotoxique avéré [1].

Contre-indications

Ces informations ne se substituent pas à un avis médical. Consultez un professionnel de santé avant tout usage à visée thérapeutique.

Synthèse d'après PFAF, Wikipedia, Agence du médicament. Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.

Au potager, bonnes et mauvaises compagnies

Plantes compagnes

Excellentes compagnes

Le producteur

La Ferme de Sainte Marthe, implantée en Touraine, propose des semences biologiques et reproductibles depuis 1974. Pionnière française des variétés anciennes potagères.

Voir la fiche chez La Ferme de Sainte Marthe →

Origine et histoire

Les plantes du genre Symphytum sont connues en médecine européenne depuis l'Antiquité grecque. Le terme sumphuton désignait des espèces auxquelles on attribuait la capacité de cicatriser les plaies et de consolider les fractures [1].

Au premier siècle de notre ère, le pharmacologue grec Dioscoride décrit dans son De materia medica deux plantes nommées sumphuton. Pour certains historiens, l'une d'elles pourrait correspondre à Symphytum bulbosum C. Schimper, une espèce méditerranéenne [1]. Le naturaliste romain Pline l'Ancien fournit, à la même époque, une description voisine de ce qu'il nomme symphytum petraeum [1].

Le terme français « consoude » est attesté vers 1265, du bas latin consolidare (consolider, affermir), en référence directe à l'usage sur les fractures [1]. Linné formalise le genre Symphytum en 1753 ; le nom dérive du grec sumphuo, « faire grandir ensemble » [1].

Durant le Moyen Âge, la plante reste présente dans la littérature botanique, héritière des traités anciens, sans renouvellement notable par l'observation directe [1]. La rupture vient à la Renaissance : le médecin Jean Fernel (1497-1558) propose un sirop à base de sommités de consoude, associé à la bétoine, au plantain et au tussilage, prescrit contre les hémorragies, la toux et la phtisie [1].

Symphytum officinale s'hybride facilement avec d'autres consoudes, ce qui complique la délimitation taxonomique de l'espèce [1]. Cette propriété a donné naissance, en agronomie, à des hybrides cultivés comme Symphytum x uplandicum, largement répandu dans les jardins biologiques [1]. Aucun cultivar sélectionné de l'espèce officinale n'est répertorié dans les sources consultées.

Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.

Questions fréquentes

Quand semer Consoude Officinale ?

Consoude Officinale se sème en intérieur mars à avril, puis en extérieur avril à octobre.

Quelle est la difficulté de culture de Consoude Officinale ?

La culture de Consoude Officinale est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.

Quand récolter Consoude Officinale ?

Consoude Officinale se récolte juin à août.

Quel espacement pour Consoude Officinale ?

L'espacement recommandé pour Consoude Officinale est de 60.

Où acheter des graines de Consoude Officinale ?

Tu peux acheter des graines de Consoude Officinale chez La Ferme de Sainte Marthe. Retrouve cette variété sur https://www.fermedesaintemarthe.com/products/consoude-officinale-ab

La variété Consoude Officinale est-elle reproductible ?

Oui, Consoude Officinale est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.

Fiche botanique

Classification

Nom latin Symphytum officinale
Famille Boraginaceae
Genre Symphytum

Les Boraginacées (bourrache, consoude, myosotis) sont couvertes de poils rugueux et sont d'excellentes plantes mellifères.

Caractéristiques

Hauteur 1.2 m
Fleur blanc
Port herbacée
pH sol 7.0,7.5
Lumière Soleil (7/10)

Aire de répartition

Europe, including Britain, south and east from Scandanavia to Spain, Siberia and Turkey.

Disponible chez
La Ferme de Sainte Marthe
4,70 €
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Sources

  1. La Ferme de Sainte Marthe T1. www.fermedesaintemarthe.com (consulté le 2026-04-21)
  2. Trefle.io T1. trefle.io (consulté le 2026-04-06)
  3. Wikipedia T2. fr.wikipedia.org (consulté le 2026-04-21)
  4. PFAF T1. pfaf.org (consulté le 2026-04-21)

Pour aller plus loin