Leonotis leonurus
Leonotis leonurus est un arbuste persistant à feuilles larges de la famille des Lamiaceae, originaire des prairies humides d'Afrique du Sud et d'Afrique australe [1]. La plante atteint 1 à 2 m de hauteur pour environ 1,5 m d'envergure, avec des tiges carrées portant un feuillage vert aromatique [1].
Ses fleurs tubulaires orange s'organisent en verticilles étagés le long des tiges, au-dessus du feuillage [1]. Ce port en étages caractérise visuellement l'espèce et lui vaut son nom vernaculaire : "Queue de Lion", traduction littérale de "leonurus" (lion et queue, en latin).
La floraison s'étale de juillet à octobre [2]. En culture sous nos latitudes, les semis démarrent en intérieur de février à avril, la plante atteignant sa maturité en environ 120 jours [2]. Elle demande le plein soleil et une irrigation modérée [2].
Leonotis leonurus supporte mal le froid intense : pérenne dans les zones méditerranéennes, elle s'utilise comme annuelle dans les régions à hivers sévères [1]. Elle est employée depuis longtemps en médecine traditionnelle sud-africaine pour le traitement de plusieurs affections [1].
| Espacement | 60 |
|---|---|
| Maturité | 120 jours |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début avr. | — | début juil. → début oct. |
| Atlantique | début févr. → début avr. | — | début juil. → début oct. |
| Océanique | mi-févr. → mi-avr. | — | mi-juil. → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin avr. | — | fin juil. → fin oct. |
| Montagne | début mars → début mai | — | début août → début nov. |
Leonotis leonurus est une espèce de plantes à fleurs de la famille des menthes, les Lamiaceae. La plante est un arbrisseau, ou un petit arbuste, persistant à feuilles larges originaire d'Afrique du Sud et d'Afrique australe, où elle est très commune. Il est connu pour ses propriétés médicinales.
Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Respectez un espacement de 60 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Comptez environ 120 jours entre le semis et la première récolte.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : drainant. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Cueillez les fleurs le matin après l'évaporation de la rosée. Coupez régulièrement les fleurs fanées pour prolonger la floraison.
Le nom "Queue de Lion" est le nom vernaculaire français de l'espèce Leonotis leonurus dans son ensemble : il ne désigne pas un cultivar sélectionné distinct d'autres lignées de la même espèce.
Deux variantes naturelles de couleur sont documentées : une à fleurs blanches, parfois vendue sous la dénomination "Alba", et une à fleurs jaunes [1]. Ces variantes se distinguent uniquement par la couleur des fleurs, la morphologie générale restant identique en termes de taille, de port et de feuillage. L'espèce type, à fleurs orange, est la forme la plus répandue dans les catalogues de semences et la plus étudiée sur le plan pharmacologique.
Deux confusions sont fréquentes avec Leonotis leonurus.
La première concerne le nom "dagga sauvage" : il établit un lien apparent avec le cannabis, car "dagga" est un terme Khoikhoi historiquement associé aux plantes à propriétés psychoactives [1]. Aucune partie de Leonotis leonurus n'est utilisée comme hallucinogène. La léonurine, présentée comme son principal composant psychoactif supposé, n'a jamais été isolée chimiquement dans la plante [1].
La seconde concerne le genre Leonurus, distinct du genre Leonotis. L'agripaume cardiaque (Leonurus cardiaca) et l'agripaume du Japon (Leonurus japonicus) appartiennent à un genre différent au sein des Lamiaceae, avec des usages médicinaux et une morphologie distincts. Les deux noms partagent l'étymologie "lion" mais désignent des taxons sans lien de sélection direct [1].
Enfin, Leonotis nepetifolia, autre espèce du même genre, est parfois confondue avec L. leonurus. Elle présente des fleurs plus petites et un port plus ramifié, et est davantage considérée comme adventice en zones tropicales [1].
Leonotis leonurus est cultivé pour ses épis floraux orange, organisés en verticilles étagés sur des tiges carrées qui s'élèvent à 1 à 2 m de hauteur [1]. Ce port vertical en étages offre un effet architectural en fond de massif ou en accent isolé dans un jardin ou un parc [1].
La floraison court de juillet à octobre sous nos latitudes [2], avec une prolongation hivernale dans les zones à climat doux [1]. Les fleurs tubulaires constituent une source de nectar pour les papillons et plusieurs espèces d'abeilles en Europe [1].
La plante convient aux massifs de style méditerranéen, aux compositions mixtes avec des graminées ou d'autres vivaces à port dressé. Elle tolère modérément la sécheresse une fois établie, ce qui la rend adaptée aux jardins en plein soleil avec peu d'arrosage [1]. L'espacement minimal recommandé est de 60 cm [2].
En pot, elle peut être cultivée sur terrasse ou balcon exposé au sud, avec rentrée en abri hivernal dans les régions où les températures descendent régulièrement sous zéro [1]. Elle s'utilise davantage sur pied comme plante à forte présence visuelle que comme fleur coupée : ses verticilles tubulaires se prêtent mal aux arrangements de bouquet classiques.
Pourquoi ces associations fonctionnent.
La sauge (Salvia spp.) et la lavande (Lavandula spp.) partagent avec Leonotis leonurus les mêmes exigences culturales : plein soleil, sol bien drainé et irrigation modérée [2]. Cette compatibilité évite toute compétition hydrique ou concurrence lumineuse dans un espace limité.
Les trois espèces appartiennent à la famille des Lamiaceae et produisent des huiles essentielles concentrées dans leurs feuilles aromatiques. Ces composés terpéniques exercent un effet répulsif documenté sur plusieurs ravageurs du jardin, notamment les aleurodes et certaines espèces de pucerons qui évitent les environnements saturés en molécules volatiles [observation empirique, INRA].
La lavande est une source de nectar de premier ordre pour les abeilles et les bourdons. Associée à Leonotis leonurus, dont les fleurs tubulaires attirent les papillons et les insectes à longue trompe, elle contribue à diversifier la guilde de pollinisateurs présents sur la parcelle, ce qui bénéficie aux cultures voisines.
La sauge crée, aux côtés de Leonotis leonurus, un environnement olfactivement complexe qui brouille la détection chimique des plantes-hôtes par les insectes phytophages. Ce mécanisme de masquage olfactif réduit la pression de ravageurs sans intervention chimique [observation empirique, INRA].
Pourquoi éviter ces voisinages.
Aucune plante n'est listée comme incompatible avec Leonotis leonurus dans les données du catalogue [2]. En l'absence de données sourcées sur des associations défavorables spécifiques à cette espèce, aucune restriction de voisinage ne peut être formulée.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Germinance, société coopérative SCOP basée à Tressé (Ille-et-Vilaine), produit des semences biologiques reproductibles depuis 1990. Spécialiste des variétés adaptées au climat océanique.
Voir la fiche chez Germinance →L'aire d'origine de Leonotis leonurus couvre les prairies humides d'Afrique du Sud et d'Afrique australe, où la plante est commune [1]. Les peuples Khoikhoi lui donnaient le nom "dachab" pour désigner les plantes à propriétés psychoactives locales, appellation dont dérive le terme "dagga" [1]. Le surnom "dagga sauvage" résulte de cette parenté linguistique, bien que Leonotis leonurus ne contienne pas de THC et ne soit pas utilisée comme hallucinogène [1].
La plante est introduite en Europe au cours des années 1600, documentée d'abord comme curiosité botanique puis comme ornementale [1]. Elle s'est progressivement acclimatée dans les zones subtropicales et méditerranéennes hors d'Afrique : Californie, Hawaï et Australie comptent parmi les régions où elle s'est naturalisée [1].
La classification botanique est établie sous le numéro IPNI 449133-1 et répertoriée sous l'identifiant GBIF 2926906 [3]. L'enregistrement Wikidata est Q2583942, permettant de retracer les références bibliographiques et les données de distribution mondiale [3].
Aucune sélection variétale documentée ne distingue le cultivar "Queue de Lion" d'une lignée indépendante : le nom vernaculaire correspond à l'espèce type. Deux variantes naturelles de couleur sont connues, une à fleurs blanches parfois commercialisée sous la dénomination "Alba", et une à fleurs jaunes [1]. Ces variantes n'ont pas fait l'objet d'une sélection structurée avec dépôt de nom officiel.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Leonotis Queue De Lion se sème en intérieur février à avril.
Les plantes compagnes recommandées pour Leonotis Queue De Lion sont : sauge, lavande.
La culture de Leonotis Queue De Lion est facile, accessible même sans expérience préalable.
Leonotis Queue De Lion se récolte juillet à octobre.
L'espacement recommandé pour Leonotis Queue De Lion est de 60.
Tu peux acheter des graines de Leonotis Queue De Lion chez Germinance. Retrouve cette variété sur https://www.germinance.com/boutique/semences_fleurs-leonotis_queue_de_lion-article-LQL.awp
Oui, Leonotis Queue De Lion est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Leonotis Queue De Lion sont : sauge, lavande. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Les Lamiacées produisent des huiles essentielles concentrées dans de petites glandes sur leurs feuilles, d'où leur parfum intense.