Antirrhinum majus
Le muflier à grandes fleurs (Antirrhinum majus) appartient à la famille des Plantaginacées [1]. Vivace originaire du bassin méditerranéen, il est presque toujours cultivé comme annuelle en horticulture, les pieds dégénérant souvent dès la seconde année [3].
Ses fleurs, réunies en épis denses, se déclinent en blanc, rose, jaune et pourpre selon les lignées [1] [2]. La forme de la corolle, en deux lèvres fermées, est à l'origine de ses noms populaires : Gueule-de-loup, Gueule-de-lion, Tête-de-veau [1].
Le semis s'effectue sous abri en février-mars, la mise en place en pleine terre en avril-mai, et la floraison court de juin à septembre [2]. La maturité est atteinte en environ 70 jours [2].
La pollinisation est assurée quasi exclusivement par les bourdons, seuls insectes assez forts pour entrouvrir les lèvres de la corolle [1]. Les feuilles et les fleurs ont des usages médicinaux traditionnels documentés, notamment comme anti-inflammatoire [3].
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 5 |
| Espacement | 30 |
| Maturité | 70 jours |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début mars | début avr. → début mai | début juin → début sept. |
| Atlantique | début févr. → début mars | début avr. → début mai | début juin → début sept. |
| Océanique | mi-févr. → mi-mars | mi-avr. → mi-mai | mi-juin → mi-sept. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin mars | fin avr. → fin mai | fin juin → fin sept. |
| Montagne | début mars → début avr. | début mai → début juin | début juil. → début oct. |
Le Muflier à grandes fleurs, Grand Muflier, Tête-de-veau, Gueule-de-veau puis à partir du XIXe siècle Gueule-de-loup, ou Gueule-de-lion est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Scrofulariacées selon la classification classique ou des Plantaginacées selon la classification phylogénétique. C'est une plante herbacée ou arbustive vivace originaire du bassin méditerranéen.
Résistance au froid correcte, mais protégez-la des gelées tardives.
Commencez les semis en intérieur de février à mars, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible d'avril à mai, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 30 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Comptez environ 70 jours entre le semis et la première récolte.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : drainant. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : moyenne.
Cueillez les fleurs le matin après l'évaporation de la rosée. Coupez régulièrement les fleurs fanées pour prolonger la floraison.
La présente entrée correspond à Antirrhinum majus dans sa forme à pollinisation libre, sans nom de cultivar fixé [2]. La hauteur de référence est d'environ 40 cm, avec des coloris variables selon les graines récoltées [2].
Les formes horticoles couvrent un large spectre de ports : les lignées les plus naines atteignent 15 cm [1], les hauteurs variant considérablement d'une sélection à l'autre. Il existe également des cultivars à fleurs doubles et des sélections à coloris fixés [3].
La forme proposée ici, issue de semences reproductibles, produit des descendants aux coloris variables d'un pied à l'autre. Contrairement aux hybrides F1, les graines récoltées sur ces plantes permettent la sélection au fil des générations.
Une confusion de classification mérite d'être signalée : selon la classification classique de Cronquist, Antirrhinum majus appartient aux Scrophulariacées ; la classification phylogénétique APG le range dans les Plantaginacées [1]. Les deux référentiels sont en usage dans les sources botaniques selon la période de publication.
Par ailleurs, le terme "muflier" peut désigner d'autres espèces du genre Antirrhinum, qui compte une vingtaine d'espèces en Europe et dans le bassin méditerranéen. Antirrhinum majus est la seule largement cultivée à des fins ornementales et disponible chez les semenciers de variétés reproductibles [1].
Le muflier produit des épis floraux dressés sur des tiges d'environ 40 cm [2]. Classé comme fleur à couper, il est apprécié en bouquet pour ses inflorescences allongées [1].
Il se prête à de nombreux usages paysagers : bordures, massifs, plantations en fond de composition, culture en contenants ou en spécimen isolé [3].
Sa silhouette verticale s'associe bien avec des plantes à port étalé, comme le cosmos ou la sauge [2].
En conditions favorables, le muflier ressème spontanément d'une année sur l'autre [3]. Il suffit de lui laisser quelques tiges monter en graines pour assurer un semis naturel sans intervention.
Pourquoi ces associations fonctionnent.
La sauge officinale (Salvia officinalis) libère des composés aromatiques volatils, notamment du thujone et du camphre, qui brouillent la détection olfactive de plusieurs ravageurs de massifs fleuris [1]. Plantée en bordure d'un rang de mufliers, elle réduit la pression des pucerons qui colonisent souvent les jeunes hampes florales en début d'été.
Son port bas et buissonnant complète le port dressé du muflier, qui monte à 40 cm environ [2]. Les deux plantes partagent une préférence pour le plein soleil et les sols drainés, ce qui évite la compétition hydrique en conditions estivales. La sauge attire aussi abeilles solitaires et bourdons, or ce sont précisément les bourdons du genre Bombus qui forcent l'ouverture des lèvres de la corolle du muflier pour accéder au nectar [1].
Le cosmos (Cosmos bipinnatus) joue un rôle différent mais complémentaire. Sa floraison longue, de juillet aux premières gelées, recouvre et prolonge la période de floraison du muflier (été, automne) [1]. Ses capitules ouverts nourrissent syrphes et chrysopes, dont les larves consomment pucerons et thrips. Le feuillage finement découpé du cosmos laisse passer la lumière vers les mufliers plus bas, sans les étouffer.
Ensemble, sauge et cosmos installent une mosaïque d'architectures végétales (aromatique bas, annuelle aérée, hampe florale droite) qui réduit la monoculture visuelle et olfactive d'un massif, principe documenté en agroécologie sous le terme de diversification fonctionnelle.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Aucune plante n'est signalée comme incompatible pour le muflier dans les sources consultées. Le catalog ne liste aucune espèce dans la rubrique à éviter, et PFAF ne mentionne aucun risque allélopathique particulier [3]. En pratique, on évitera seulement les voisins très envahissants au port couvrant (menthes traçantes, grandes cucurbitacées) qui masqueraient les hampes et réduiraient l'accès des pollinisateurs.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Semaille, coopérative belge basée à Faulx-les-Tombes, sélectionne et reproduit des variétés locales adaptées au climat belge et nord-français depuis 2001.
Voir la fiche chez Semaille →Antirrhinum majus est originaire du bassin méditerranéen [1]. Sa tolérance aux sols calcaires et aux surfaces maçonnées lui permet de se naturaliser facilement dans les jardins et sur les vieux murs [3].
Son histoire horticole est longue. Les sélectionneurs ont progressivement fixé un grand nombre de lignées distinctes, sélectionnées pour leur valeur ornementale [3]. L'espèce est aujourd'hui proposée en un très grand nombre de variétés, avec une gamme de coloris parmi les plus étendues du jardin ornemental [1].
Les noms vernaculaires du muflier, tous inspirés par la morphologie distinctive de la corolle, témoignent de l'ancienneté de son observation dans la culture populaire européenne. C'est au cours du XIXe siècle que les appellations aujourd'hui les plus répandues se sont imposées dans l'usage commun [1].
Le taxon est enregistré sous l'identifiant GBIF 3172001 et IPNI 799180-1, permettant de le localiser dans les bases de données botaniques internationales. Il porte également le numéro Wikidata Q156843 [4].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Muflier se sème en intérieur février à mars, puis en extérieur avril à mai.
Les plantes compagnes recommandées pour Muflier sont : sauge, cosmos.
La culture de Muflier est facile, accessible même sans expérience préalable.
Muflier se récolte juin à septembre.
L'espacement recommandé pour Muflier est de 30.
Tu peux acheter des graines de Muflier chez Semaille. Retrouve cette variété sur https://www.semaille.com/fr/fleurs-especes-annuelles/55-muflier-5415166002136.html
Oui, Muflier est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Muflier sont : sauge, cosmos. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Le plantain lancéolé, une Plantaginacée commune, est un cicatrisant naturel utilisé depuis l'Antiquité pour les piqûres d'insectes.
Europe. Naturalized in Britain.