Geum urbanum
La benoîte commune (Geum urbanum L.) est une plante herbacée vivace de la famille des Rosaceae, décrite par Linné en 1753 dans Species Plantarum [1]. Elle colonise naturellement les lisières de sous-bois, les haies et les ourlets nitrophiles de toute la France continentale et de Corse [1].
Sa caractéristique chimique la plus documentée : les racines froissées ou séchées dégagent un arôme proche du clou de girofle, attribuable à la présence d'eugénol [1]. Ce composé phénylpropanoïde est aussi le principal actif aromatique du giroflier (Syzygium aromaticum), ce qui lui vaut d'être mentionnée dans les sources médicinales et culinaires dès le Moyen Âge [1].
En culture, le semis s'effectue directement en pleine terre de mars à avril ou de septembre à octobre. La plante fleurit de mars à septembre, atteint 20 à 60 cm de hauteur [1] et supporte bien le froid. Elle préfère une exposition à mi-ombre et un sol frais à modérément humide.
| pH du sol | 6.5 à 7.0 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 5 |
| Espacement | 30 |
| Maturité | 120 jours |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | — | début mars → début oct. | début juin → début sept. |
| Atlantique | — | début mars → début oct. | début juin → début sept. |
| Océanique | — | mi-mars → mi-oct. | mi-juin → mi-sept. |
| Semi-continentale | — | fin mars → fin oct. | fin juin → fin sept. |
| Montagne | — | début avr. → début nov. | début juil. → début oct. |
Cette plante vivace à floraison jaune , de avril à juin , attire les abeilles et peut atteindre 50 cm de hauteur. Utilisation au jardin Elle est idéale pour agrémenter : Les bords de sous-bois. Les massifs frais.
La benoîte commune ou benoîte urbaine, également appelée herbe de saint Benoît ou herbe du bon soldat, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Rosaceae.
Bonne résistance au froid , convient aux régions à hivers rigoureux.
Le semis direct en pleine terre est possible de mars à octobre, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 30 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Comptez environ 120 jours entre le semis et la première récolte.
Cette variété préfère un emplacement mi-ombre, avec 3-4h de soleil direct.
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : tout sol. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : forte.
Cueillez les fleurs le matin après l'évaporation de la rosée. Coupez régulièrement les fleurs fanées pour prolonger la floraison.
La confusion la plus fréquente dans le genre Geum oppose G. urbanum à Geum rivale, la benoîte des ruisseaux. Les deux espèces partagent des feuilles pennatiséquées comparables et occupent parfois des habitats proches [1]. La distinction s'effectue à la floraison : G. urbanum porte des fleurs jaunes dressées à pétales étalés, tandis que G. rivale présente des fleurs pendantes, rose-orangé, aux pétales en cloche [1].
Les feuilles basales de la benoîte commune peuvent être confondues avec celles de certaines potentilles (Potentilla spp.), également des Rosaceae. Le critère olfactif permet de trancher : frotter la racine de G. urbanum libère l'arôme de girofle caractéristique, absent chez les potentilles [1].
Des hybrides naturels entre G. urbanum et G. rivale, désignés Geum x intermedium, se forment là où les deux espèces cohabitent [2]. Ces hybrides présentent des caractères intermédiaires et restent généralement fertiles, ce qui complique l'identification sur le terrain.
La benoîte commune est une vivace de sous-bois adaptée aux espaces ombragés ou à mi-ombre du jardin [1]. Sa hauteur de 20 à 60 cm en fait une plante de mi-hauteur, utilisable en massif naturalisé, en bordure de haie ou sous couvert arboré [1].
Les fleurs jaunes à cinq pétales, portées sur des tiges grêles, se succèdent de mars à septembre [1]. Cette longue fenêtre de floraison en fait une source de nectar disponible tôt en saison, appréciée des abeilles mellifères et des bourdons [4].
Après la floraison, les fruits akènes munis d'un style crochu forment des têtes hérissées qui assurent la dispersion naturelle par épizoochorie [1]. La plante se ressème librement dans les conditions qui lui conviennent [2], ce qui représente un atout pour une plantation naturalisée mais peut nécessiter un contrôle dans un massif ordonné.
Son feuillage en rosette basale dense assure une couverture du sol utile sous les arbres et les arbustes. Elle convient à la composition de jardins de type naturel ou bocager, en association avec d'autres vivaces de lisière préférant la mi-ombre.
Pourquoi ces associations fonctionnent.
La menthe (Mentha spp.) partage avec la benoîte commune une préférence pour les sols frais et les expositions à mi-ombre, ce qui rend leur cohabitation cohérente sur le plan des exigences culturales [5]. Les composés volatils terpéniques dégagés par la menthe, dont le menthol et le menthone, exercent un effet répulsif documenté sur plusieurs ravageurs courants du jardin, notamment les pucerons et certaines mouches, sans que la benoîte soit elle-même une cible prioritaire de ces insectes.
La mélisse (Melissa officinalis) est une plante mellifère dont la floraison estivale attire les abeilles mellifères et les bourdons [5]. Associée à la benoîte, dont la floraison couvre une fenêtre plus longue de mars à septembre [1], elle diversifie et allonge la ressource en nectar disponible pour les pollinisateurs au fil de la saison. Les deux plantes ont des ports comparables, entre 30 et 60 cm, et des besoins en eau modérés, sans compétition racinaire notable.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Aucune plante n'est listée comme voisinage incompatible pour Geum urbanum dans les données du catalogue [5]. La bibliographie consultée ne signale pas non plus d'incompatibilité allélopathique documentée propre à cette espèce.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
La Ferme de Sainte Marthe, implantée en Touraine, propose des semences biologiques et reproductibles depuis 1974. Pionnière française des variétés anciennes potagères.
Voir la fiche chez La Ferme de Sainte Marthe →L'espèce a été formellement décrite par Carl von Linné en 1753 dans Species Plantarum 1 : 501, sous le binôme Geum urbanum [1]. L'épithète spécifique urbanum, du latin urbicus ("de la ville"), traduit la tendance de la plante à s'installer aux abords des habitations et dans les milieux nitrophiles anthropisés [1].
Avant la nomenclature linnéenne, le botaniste suisse Caspar Bauhin (1560-1624) la répertoriait sous le nom de Caryophyllata vulgaris dans son Pinax theatri botanici, publié en 1605, 1621 puis 1671 [1]. L'encyclopédiste latin Pline l'Ancien mentionne une plante identifiable à ce taxon dans son Histoire naturelle, livre 26, section 37 [1].
Au Moyen Âge, elle portait le nom latin herba benedicta ("herbe bénite"), d'où dérivent les appellations vernaculaires "herbe de saint Benoît" et "herbe du bon soldat" [1]. Les propriétés médicinales qu'on lui prêtait, notamment fébrifuges et antiparasitaires, lui valurent un rôle dans les pratiques religieuses et populaires de l'Europe chrétienne médiévale [1].
Elle était cultivée comme plante condimentaire et aromatique dès le XVIe siècle [2]. Dans le nord de l'Europe, ses rhizomes servaient à parfumer la bière et le vin par macération, avant la généralisation du houblon [1]. Le taxon est enregistré sous l'identifiant Wikidata Q157407, avec les identifiants GBIF 5369652 et IPNI 725399-1 [3].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Benoite Sauvage se sème en extérieur mars à octobre.
Les plantes compagnes recommandées pour Benoite Sauvage sont : menthe, mélisse.
La culture de Benoite Sauvage est facile, accessible même sans expérience préalable.
Benoite Sauvage se récolte juin à septembre.
L'espacement recommandé pour Benoite Sauvage est de 30.
Tu peux acheter des graines de Benoite Sauvage chez La Ferme de Sainte Marthe. Retrouve cette variété sur https://www.fermedesaintemarthe.com/products/benoite-sauvage-ab
Oui, Benoite Sauvage est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Benoite Sauvage sont : menthe, mélisse. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Europe, including Britain, from Norway south and east to N. Africa, Siberia, Himalayas and W. Asia.