Antirrhinum majus
Antirrhinum majus, connu en français sous les noms de Gueule-de-loup, Gueule-de-lion ou Grand Muflier, est une plante herbacée vivace originaire du bassin méditerranéen, classée dans la famille des Plantaginacées selon la classification phylogénétique actuelle [1]. Sa fleur reste fermée au repos et s'ouvre comme une gueule lorsqu'on en pince les côtés, ce qui est à l'origine de ses noms vernaculaires [1].
Le cultivar Rose porte des fleurs roses en inflorescences dressées, sur des tiges de 40 à 60 cm [3]. Cultivée avant tout pour ses fleurs, la plante est généralement traitée comme annuelle en jardin, bien qu'elle soit botaniquement vivace [2].
Le semis se fait sous abri de février à avril, ou directement en place de mai à juin, pour une floraison de juin à septembre [3]. La pollinisation est assurée par les bourdons (genre Bombus), capables d'écarter les lèvres de la corolle pour accéder au nectar [1].
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 5 |
| Espacement | 20x30 |
| Maturité | 60 jours |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début avr. | début mai → début juin | début juin → début sept. |
| Atlantique | début févr. → début avr. | début mai → début juin | début juin → début sept. |
| Océanique | mi-févr. → mi-avr. | mi-mai → mi-juin | mi-juin → mi-sept. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin avr. | fin mai → fin juin | fin juin → fin sept. |
| Montagne | début mars → début mai | début juin → début juil. | début juil. → début oct. |
Le Muflier à grandes fleurs, Grand Muflier, Tête-de-veau, Gueule-de-veau puis à partir du XIXe siècle Gueule-de-loup, ou Gueule-de-lion est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Scrofulariacées selon la classification classique ou des Plantaginacées selon la classification phylogénétique. C'est une plante herbacée ou arbustive vivace originaire du bassin méditerranéen.
Résistance au froid correcte, mais protégez-la des gelées tardives.
Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible de mai à juin, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 20x30 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Comptez environ 60 jours entre le semis et la première récolte.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : drainant. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : moyenne.
Cueillez les fleurs le matin après l'évaporation de la rosée. Coupez régulièrement les fleurs fanées pour prolonger la floraison.
Parmi les nombreuses sélections d'Antirrhinum majus, le cultivar Rose se situe dans la catégorie des formes de taille standard, sur des tiges de 40 à 60 cm [3]. Cette taille le distingue des formes naines, dont la hauteur reste en dessous de 30 cm, et des formes hautes qui dépassent 70 à 80 cm [1].
La couleur rouge des fleurs d'Antirrhinum majus est due à l'antirrhinine, le 3-rutinoside de la cyanidine [1]. Ce cultivar Rose porte des fleurs d'un rose uni, sans bicoloration marquée [3].
Germinance commercialise ce cultivar sous la désignation « Muflier Rose », correspondant à des semences d'Antirrhinum majus à fleurs roses unies [3].
Le nom « Muflier Rose » désigne un coloris de l'espèce Antirrhinum majus, non une espèce botaniquement distincte. Le terme « Rose » porte uniquement sur la couleur de la fleur ; de nombreux autres cultivars d'Antirrhinum majus existent avec des teintes rose pâle, rose vif ou bicolores sous des appellations commerciales variées.
Sur le plan taxonomique, Antirrhinum majus est classée dans les Scrophulariacées selon la classification classique de Cronquist et dans les Plantaginacées selon la classification phylogénétique APG [1]. Les deux dénominations restent présentes dans les catalogues et ouvrages de référence selon leur date de publication, ce qui peut prêter à confusion lors de recherches documentaires.
Le Muflier Rose produit des inflorescences dressées aux fleurs roses, groupées en épis denses sur des tiges de 40 à 60 cm [3]. Ce port convient aux massifs de milieu de bordure, aux pots et aux compositions en jardinière, en plein soleil [2][3].
En coupe, les tiges se récoltent lorsque le tiers inférieur des fleurs est ouvert : les boutons continuent de s'épanouir progressivement après la coupe, prolongeant la tenue en vase.
Les bourdons (genre Bombus) sont les pollinisateurs principaux de l'espèce [1]. Leur accès à la fleur est caractéristique : l'insecte s'accroche à la lèvre inférieure et force l'entrée de la corolle pour prélever nectar et pollen [1]. La présence de mufliers dans un jardin contribue à l'accueil des populations de bourdons.
La plante s'installe dans un sol bien drainé, en plein soleil, avec un espacement de 20 x 30 cm [3]. Elle tolère les sols calcaires et peut coloniser les vieux murs [2]. Dans les emplacements favorables, les ressemis spontanés sont courants d'une saison à l'autre [2].
Les plantes compagnes recommandées comprennent l'alysse (Lobularia maritima) pour les bordures basses et le bégonia pour les compositions en pot [3].
Pourquoi ces associations fonctionnent.
L'alysse odorante (Lobularia maritima) forme un tapis bas de 10 à 15 cm qui occupe le sol au pied du muflier sans lui disputer la lumière. Ses ombelles blanches ou mauves produisent un nectar très accessible qui attire syrphes, chalcidiens et micro-hyménoptères parasitoïdes. Ces auxiliaires pondent dans les colonies de pucerons, premier ravageur du muflier sur jeunes pousses.
L'alysse fleurit de mai à octobre, soit tout le cycle du muflier. Ce chevauchement continu maintient une pression biologique constante sur les pucerons, sans rupture d'hôte pour les auxiliaires. Son système racinaire superficiel ne concurrence pas les racines plus profondes du muflier (20 à 40 cm).
Le bégonia (Begonia semperflorens) partage les besoins du muflier en exposition (mi-ombre à plein soleil léger) et en arrosage modéré. Sa structure basse et compacte complète la silhouette érigée du muflier (40 à 60 cm en port standard). L'association joue surtout sur la complémentarité architecturale, étage bas du bégonia et étage floral du muflier, et sur le partage d'un microclimat frais qui limite le stress hydrique des deux espèces en plein été.
Le bégonia ne partage aucune maladie majeure avec le muflier. La rouille du muflier (Puccinia antirrhini) est spécifique du genre Antirrhinum, le bégonia n'en est donc pas un relais. Cette absence de pont pathologique est le bénéfice sanitaire principal de l'association.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Aucune incompatibilité documentée n'est rapportée pour le muflier dans les sources disponibles. En pratique, la seule précaution réelle consiste à éviter de replanter du muflier au même emplacement deux années consécutives, pour couper le cycle de la rouille et du Phytophthora, mais cela relève de la rotation et non d'un mauvais voisinage.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Germinance, société coopérative SCOP basée à Tressé (Ille-et-Vilaine), produit des semences biologiques reproductibles depuis 1990. Spécialiste des variétés adaptées au climat océanique.
Voir la fiche chez Germinance →Antirrhinum majus est originaire du bassin méditerranéen, où l'espèce pousse spontanément sur les vieux murs calcaires et les terrains rocheux bien drainés et ensoleillés [1]. L'espèce est référencée dans GBIF sous l'identifiant 3172001, dans l'IPNI sous la référence 799180-1, et dans Wikidata sous l'identifiant Q156843 [4].
L'horticulture a produit un très grand nombre de variétés à partir de cette espèce, couvrant une gamme de coloris du blanc au rouge en passant par le jaune et le rose, ainsi que plusieurs ports distincts : formes naines, intermédiaires et hautes [1].
Le cultivar « Rose » est une sélection à fleurs roses dans cet ensemble. Les sources disponibles ne permettent pas d'en préciser la date de création ni d'identifier le semencier d'origine.
La plante se naturalise facilement sur les vieux murs et les rocailles exposées au soleil [2]. Des ressemis spontanés sont courants dans les jardins bien établis [2], ce qui a favorisé la diffusion de l'espèce bien au-delà de son aire méditerranéenne d'origine.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Muflier Rose se sème en intérieur février à avril, puis en extérieur mai à juin.
Les plantes compagnes recommandées pour Muflier Rose sont : alyssum, begonia.
La culture de Muflier Rose est facile, accessible même sans expérience préalable.
Muflier Rose se récolte juin à septembre.
L'espacement recommandé pour Muflier Rose est de 20x30.
Tu peux acheter des graines de Muflier Rose chez Germinance. Retrouve cette variété sur https://www.germinance.com/boutique/semences_fleurs-muflier_rose-article-MUR.awp
Oui, Muflier Rose est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Muflier Rose sont : alyssum, begonia. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Le plantain lancéolé, une Plantaginacée commune, est un cicatrisant naturel utilisé depuis l'Antiquité pour les piqûres d'insectes.
Europe. Naturalized in Britain.