Alcea rosea
Alcea rosea est une plante de la famille des Malvaceae, généralement bisannuelle bien que souvent classée parmi les vivaces herbacées dans les guides horticoles en raison de sa grande stature [1].
L'origine exacte reste débattue entre plusieurs hypothèses : sud-ouest de la Chine, Proche-Orient ou Méditerranée orientale. Son introduction en Europe occidentale est associée aux croisades des XIIe-XIIIe siècles ou à l'expansion ottomane aux XIVe-XVe siècles [1].
La floraison est basifuge, s'ouvrant de bas en haut sur la tige dressée, de la fin du printemps jusqu'au début de l'automne. Les coloris couvrent un large spectre, du blanc au violet presque noir, en passant par le jaune, le rose et le rouge [1].
Cultivée principalement pour l'ornement, elle est aussi reconnue depuis l'Antiquité pour les propriétés adoucissantes et émollientes de ses fleurs [1].
La plante se ressème spontanément et s'installe dans des emplacements inattendus : fissures de pavés, pieds de murs, terrains en friche. Elle est naturalisée dans de nombreuses régions tempérées au-delà de son aire d'origine [1].
| Espacement | 15-40 cm selon espèce |
|---|---|
| Maturité | 40-90 jours selon espèce |
| Altitude max | 1700 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | — | début mai → début juil. | début juin → début sept. |
| Atlantique | — | début mai → début juil. | début juin → début sept. |
| Océanique | — | mi-mai → mi-juil. | mi-juin → mi-sept. |
| Semi-continentale | — | fin mai → fin juil. | fin juin → fin sept. |
| Montagne | — | début juin → début août | début juil. → début oct. |
Cette variété rustique, pouvant atteindre 2,5 m de haut, offre une profusion de magnifiques fleurs étonnantes par leur couleur rouge très sombre à noire selon l'ensoleillement. Elle se ressème abondamment.
Alcea rosea, Althaea rosea, rose trémière, passe-rose, passerose ou encore primerose, est une espèce de plantes vivaces de la famille des Malvaceae.
Sa tolérance au froid en fait un choix sûr pour les régions au climat continental. Cultivable jusqu'à 1700 m d'altitude, un vrai atout en montagne.
Variété ancienne, transmise de génération en génération, mellifère , les abeilles vous remercieront, entièrement comestible.
Le semis direct en pleine terre est possible de mai à juillet, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 15-40 cm selon espèce entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Variable, généralement drainé. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : forte.
Cultivable jusqu'à 1700m d'altitude.
Cueillez les fleurs le matin après l'évaporation de la rosée. Coupez régulièrement les fleurs fanées pour prolonger la floraison.
Alcea rosea désigne l'espèce botanique à fleurs simples, formées de cinq pétales en corolle ouverte. Les nombreuses sélections horticoles issues de cette espèce se distinguent par leurs fleurs semi-doubles, doubles ou triples, dont les pétales serrés rappellent le dahlia ou le pompon [1].
Le cultivar « Nigra » est le plus distinct visuellement : ses fleurs atteignent une teinte violet très foncé, presque noire, due à une concentration élevée en anthocyanes [1]. La teneur en pigments est corrélée à celle en tannins, ce qui explique l'intérêt porté à cette sélection pour certains usages médicinaux [1].
Les formes doubles et triples étant des sélections horticoles, leur multiplication par semis ne garantit pas la fidélité aux caractères parentaux, notamment pour la couleur et la forme des fleurs [1].
La confusion la plus courante oppose Alcea rosea à la guimauve officinale (Althaea officinalis). Les deux plantes appartiennent aux Malvaceae et partagent un port érigé et des fleurs à cinq pétales [1].
La guimauve officinale reste généralement inférieure à 1,5 m, avec des fleurs plus petites et uniformément roses. C'est sa racine, non ses fleurs, qui concentre l'essentiel des usages médicinaux traditionnels. La rose trémière dépasse souvent 2 m, avec des fleurs bien plus grandes et une palette de coloris étendue [1].
« Althaea rosea » est un synonyme botanique d'Alcea rosea, non une espèce distincte [1]. Ce nom ancien figure encore dans certains ouvrages et sur des étiquettes commerciales. Il désigne la même plante ; « Alcea rosea » est le nom actuellement accepté par la nomenclature botanique internationale.
Les lavatères (genre Lavatera) présentent des fleurs visuellement proches mais un port plus arbustif ou semi-arbustif, sans l'inflorescence spiciforme dressée caractéristique d'Alcea rosea.
La rose trémière est une plante de fond de massif, recherchée pour ses tiges dressées qui structurent les bordures et les murs exposés au soleil. Sa silhouette verticale convient aux angles de bâtiments, aux clôtures et aux arrière-plans de plates-bandes [1].
Les coloris disponibles couvrent un spectre large : blanc pur, jaune pâle, rose saumoné, rouge carmin, violet profond et jusqu'au violet très sombre dans certaines sélections. Les variétés à fleurs simples sont préférées en jardins naturalistes, les formes doubles et triples dans les compositions plus structurées [1].
Les tiges fleuries peuvent être séchées pour les compositions florales hivernales. Les boutons non encore ouverts et les tiges en cours de floraison tiennent plusieurs jours en vase [1].
Les bourdons et les abeilles visitent régulièrement les fleurs simples pour le pollen et le nectar. Les formes doubles ou triples, dont l'accès aux organes reproducteurs est réduit par les pétales supplémentaires, sont moins attractives pour ces insectes [1].
Les semis produisent des coloris variables d'un pied à l'autre. Cette imprévisibilité génère des harmonies chromatiques spontanées dans les jardins informels, mais complique le maintien d'une palette chromatique définie [1].
Pourquoi ces associations fonctionnent.
La lavande (Lavandula angustifolia) partage les préférences édaphiques de la rose trémière : sol drainant, exposition chaude, tolérance à la sécheresse estivale une fois installée. Les deux plantes tolèrent les sols pauvres à caillouteux, ce qui limite la compétition hydrique et nutritive quand elles cohabitent en bordure ou en massif sec.
Les composés volatils de la lavande (linalol, acétate de linalyle) masquent les signaux olfactifs recherchés par certains ravageurs des Malvacées, notamment les pucerons qui colonisent les hampes florales d'Alcea rosea en début d'été. Les fleurs de lavande attirent en parallèle une population dense de syrphes et de chrysopes, auxiliaires dont les larves consomment pucerons et acariens, y compris les acariens éricophyidés décrits sur la rose trémière.
La sauge officinale (Salvia officinalis) joue un rôle proche. Son feuillage aromatique riche en camphre et thuyone perturbe la prospection des charançons et des apions, insectes qui infestent les akènes de la rose trémière et migrent par les échanges de graines. La sauge fleurit en mai-juin, décalée par rapport au pic d'Alcea rosea, ce qui étale la ressource nectarifère disponible pour les bourdons et les abeilles solitaires visitant successivement les deux espèces.
Les deux compagnes ont un enracinement plus superficiel que la racine pivotante épaisse de la rose trémière, d'où une stratification racinaire sans compétition directe sur les couches profondes où Alcea rosea puise l'eau en été.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Le catalog ne liste aucune plante à éviter pour la rose trémière. Deux précautions empiriques valent toutefois d'être notées : ne pas associer Alcea rosea à d'autres Malvacées sensibles à Puccinia malvacearum (hibiscus de jardin, lavatère, mauves spontanées Malva sylvestris ou Malva neglecta), la rouille étant autoïque et se propageant sur tout hôte de la famille. Éviter aussi les voisinages trop ombragés et humides qui favorisent la sporulation du champignon sur le feuillage inférieur.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →Le nom français « rose trémière » est attesté dès 1500 sous la forme « rose d'Outremer », en référence à une introduction supposée depuis des terres au-delà de la Méditerranée [1].
L'hypothèse la plus répandue attribue sa diffusion vers l'Europe aux croisades des XIIe et XIIIe siècles, où des soldats et pèlerins auraient rapporté des semences de Terre sainte ou d'Asie Mineure [1]. Une lecture alternative propose l'expansion ottomane en Europe aux XIVe et XVe siècles comme principal vecteur d'introduction [1].
L'origine botanique est tout aussi incertaine. Certains auteurs la situent dans le sud-ouest de la Chine, d'où elle aurait transité par le Moyen-Orient et l'Europe du Sud [1]. D'autres avancent une origine proche-orientale ou méditerranéenne, voire un hybride naturel entre Alcea setosa et Alcea pallida, deux espèces natives de l'est de l'Europe et de l'ouest de l'Asie [1].
Une source tardive, citée par Philippe Foucault, précise que Pierre Le Moyne d'Iberville, fondateur de la Nouvelle-Orléans, aurait envoyé des plants à Versailles en 1703 [1]. Ce fait témoigne de la circulation des semences ornementales entre collections royales et territoires coloniaux au début du XVIIIe siècle.
Ses nombreux noms vernaculaires reflètent cette longue histoire de transmission : passe-rose, passerose, primerose, bâton de Jacob, bourdon de Saint-Jacques, rose papale [1]. L'appellation « guimauve rose » souligne sa parenté avec Althaea officinalis au sein des Malvaceae [1].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Rose Trémière se sème en extérieur mai à juillet.
Les plantes compagnes recommandées pour Rose Trémière sont : lavande, sauge.
La culture de Rose Trémière est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.
Rose Trémière se récolte juin à septembre.
L'espacement recommandé pour Rose Trémière est de 15-40 cm selon espèce.
Tu peux acheter des graines de Rose Trémière chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/F1476-Black
Oui, Rose Trémière est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Rose Trémière sont : lavande, sauge. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
La rose trémière et la mauve sont des Malvacées comestibles , leurs fleurs décorent et parfument les salades.
The original habitat is obscure, it is probablement of hybrid origin. A garden escape in Britain.