Lythrum salicaria
Lythrum salicaria est une plante herbacée vivace de la famille des Lythraceae, décrite par Carl Linné en 1753 dans Species Plantarum [1]. Elle est répandue dans la quasi-totalité de l'Europe et en Asie tempérée jusqu'au Japon, toujours à proximité immédiate de l'eau : rives de cours d'eau, fossés humides, prairies hygrophiles [1].
La tige, velue et brun rougeâtre, dépasse souvent un mètre. Elle porte des feuilles lancéolées opposées et, de juin à septembre, de longs épis de fleurs rose pourpré à six pétales libres [1].
Sa particularité botanique la plus notable est la tristylie : chaque individu porte des fleurs d'un seul type parmi trois, distingués par la longueur relative du style et des étamines. Ce mécanisme d'hétérostylie impose la pollinisation croisée entre individus de types différents [1].
En culture ornementale, la salicaire convient aux berges de bassins et aux jardins de zone humide. En dehors de son aire d'origine, notamment en Amérique du Nord et en Australie, elle est classée parmi les espèces invasives des milieux humides [1].
| pH du sol | 6.5 à 7.0 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 7 |
| Espacement | 50x50 |
| Maturité | 120 jours |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début mars → début avr. | début mai → début juin | début juil. → début sept. |
| Atlantique | début mars → début avr. | début mai → début juin | début juil. → début sept. |
| Océanique | mi-mars → mi-avr. | mi-mai → mi-juin | mi-juil. → mi-sept. |
| Semi-continentale | fin mars → fin avr. | fin mai → fin juin | fin juil. → fin sept. |
| Montagne | début avr. → début mai | début juin → début juil. | début août → début oct. |
Fleur Salicaire : fleurs rose, subshrub, forb/herb, culture facile.
La Salicaire commune, appelée Salicaire pourpre au Canada, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Lythraceae très répandue dans presque toute l'Europe, à proximité des cours d'eau où elle forme de longues inflorescences rose pourpré semblables à des épis et facilement reconnaissables. Elle est aujourd'hui considérée comme une plante invasive dans de nombreuses régions du monde où elle a été importée.
Pour un potager en bonne santé, associez Salicaire avec Iris d'eau, Astilbe et Primevère.
Sa tolérance au froid en fait un choix sûr pour les régions au climat continental.
Commencez les semis en intérieur de mars à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible de mai à juin, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 50x50 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Comptez environ 120 jours entre le semis et la première récolte.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosage : abondant.
Sol idéal : humifere. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : forte.
Cueillez les fleurs le matin après l'évaporation de la rosée. Coupez régulièrement les fleurs fanées pour prolonger la floraison.
Le catalog Seedelli présente ici l'espèce botanique Lythrum salicaria dans sa forme type, sans sélection variétale particulière. La plante se reproduit par graines et la descendance peut présenter une variabilité naturelle dans la hauteur de tige et l'intensité de la couleur des épis.
Des cultivars horticoles ont été développés pour obtenir des ports plus compacts ou des nuances de couleur distinctes, du rose pâle au carmin soutenu. Pour les jardins naturels, les zones humides restaurées et la production de semences reproductibles, la forme type de l'espèce est préférable : elle maintient la tristylie naturelle et se ressème librement, assurant la diversité génétique de la population.
La salicaire est parfois confondue avec l'épilobe en épi (Epilobium angustifolium, aussi classé Chamerion angustifolium), autre vivace à longs épis rose-pourpré fréquentant les milieux humides et les lisières. Les deux espèces fleurissent en même temps en été et peuvent occuper des habitats proches.
Quelques critères permettent de les distinguer sans ambiguïté. Les fleurs de la salicaire portent six pétales insérés dans un calice tubulaire bien visible. Celles de l'épilobe présentent quatre pétales et sont surmontées d'une longue silique caractéristique sous la corolle. Les feuilles de la salicaire sont sessiles, souvent opposées ou verticillées ; celles de l'épilobe sont alternes et légèrement pétiolées [1].
Dans les jardins humides, la salicaire peut aussi être rapprochée visuellement de certaines astilbes à épis rose-violet. L'astilbe s'en distingue par ses feuilles pennées composées et ses fleurs individuelles très petites, regroupées en panicules plumeuses sans fleurs nettement individualisables.
La salicaire est une plante structurante pour les berges de bassins et les jardins de zone humide. Sa hauteur, souvent supérieure à un mètre [1], lui permet de servir de fond de massif derrière des plantes plus basses à port étalé.
Les épis floraux rose pourpré, composés de nombreuses fleurs à six pétales légèrement froissés, sont décoratifs pendant toute la saison estivale [1]. Cette longue durée de floraison en fait l'une des plantes à épis les plus utiles pour maintenir une couleur soutenue dans un massif hygrophile sans relais.
Elle convient aux berges engazonnées, aux massifs de plantes de marais et aux jardins de prairie humide. Plantée en groupe de trois à cinq pieds, elle crée un effet de masse coloré. Son port vertical dense contraste avec les plantes à feuillage horizontal ou rampant souvent associées en zones humides.
La salicaire attire les abeilles, les bourdons et divers insectes butineurs pendant toute sa floraison [1]. Le mécanisme de tristylie, qui impose les échanges polliniques entre individus de types différents, contribue à dynamiser les visites des pollinisateurs sur un même espace.
Elle se ressème spontanément lorsque les conditions d'humidité lui conviennent. En bordure de bassin ou de cours d'eau, le ressemis peut être abondant et nécessiter un contrôle annuel des plantules excédentaires. Dans un massif sans humidité constante, la propagation reste modérée.
Les tiges fleuries coupées tiennent plusieurs jours en vase. Les tiges séchées conservent une partie de leur couleur et peuvent être intégrées dans des compositions florales sèches.
Pourquoi ces associations fonctionnent.
L'iris d'eau (Iris pseudacorus et espèces apparentées) est une compagne naturelle de la salicaire dans les zones humides européennes. Sa floraison intervient au printemps, avant celle de la salicaire, ce qui assure une continuité de couleur sur la berge sans compétition temporelle directe. Les rhizomes horizontaux de l'iris et le système racinaire plus profond de la salicaire exploitent des couches de sol différentes, limitant la concurrence pour l'eau et les minéraux. Les deux espèces partagent les mêmes exigences en humidité et se stabilisent mutuellement en rive.
L'astilbe occupe les milieux frais à humides et supporte la mi-ombre, ce qui en fait une compagne polyvalente pour les bordures à ensoleillement partiel. Sa floraison en panicules légères précède ou chevauche le début de floraison de la salicaire selon les variétés, assurant là encore une continuité. Le contraste de texture entre les feuilles pennées composées de l'astilbe et les feuilles simples lancéolées de la salicaire renforce l'intérêt visuel du massif et réduit les niches disponibles pour les adventices, deux espèces couvrant ensemble une large palette de port et de feuillage.
La primevère (Primula spp.) fleurit tôt au printemps, bien avant la salicaire. Cette complémentarité temporelle totale supprime toute concurrence à la floraison. Plante basse, la primevère occupe le plan avant du massif et bénéficiera en été de l'ombre légère que la salicaire fournira une fois à pleine hauteur. Les deux espèces partagent une préférence pour les sols frais à humides, ce qui simplifie la gestion hydrique du massif.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Aucune plante incompatible n'est recensée dans les données disponibles pour Lythrum salicaria. La salicaire ne présente pas de propriétés allélopathiques documentées et ne partage pas de pathogènes spécifiques avec des plantes ornementales de jardin courantes.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Semaille, coopérative belge basée à Faulx-les-Tombes, sélectionne et reproduit des variétés locales adaptées au climat belge et nord-français depuis 2001.
Voir la fiche chez Semaille →La première description scientifique formelle de Lythrum salicaria est due à Carl Linné, publiée en 1753 dans Species Plantarum (1 : 446) [1]. Linné s'appuie sur des travaux antérieurs, notamment la description de Caspar Bauhin (1560-1624) dans le Pinax Theatri Botanici, où la plante figure sous le nom Lysimachia spicata purpurea [1].
Le nom de genre Lythrum est emprunté au grec λύθρον (luthron), mentionné par Dioscoride au livre IV, chapitre 122, principalement pour les propriétés pharmacologiques de la plante [1]. L'épithète salicaria dérive du latin salix, génitif salicis (saule), par analogie morphologique avec les feuilles lancéolées [1].
L'espèce est connue en France sous plusieurs noms vernaculaires : Salicaire officinale, Herbe aux coliques, Lysimaque rouge. Au Canada, le nom Salicaire pourpre est en usage [1].
Sa présence dans la matière médicale européenne est attestée de l'Antiquité jusqu'au XIXe siècle. Sa popularité a décliné au cours du XXe siècle avec le développement des médicaments à principes actifs isolés [1].
L'introduction de l'espèce hors de son aire naturelle, notamment en Amérique du Nord, s'est produite lors de migrations humaines et d'introductions horticoles aux XIXe et XXe siècles. Elle y est désormais classée parmi les espèces les plus invasives des zones humides, capable de former des peuplements denses qui supplantent la flore indigène [1]. POWO (Plants of the World Online) recense son aire de répartition naturelle de l'Espagne à la Chine et au Japon, avec des populations naturalisées en Amérique du Nord, en Amérique du Sud occidentale, en Afrique du Sud et en Australie [1].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Salicaire se sème en intérieur mars à avril, puis en extérieur mai à juin.
Les plantes compagnes recommandées pour Salicaire sont : iris d'eau, astilbe, primevère.
La culture de Salicaire est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.
Salicaire se récolte juillet à septembre.
L'espacement recommandé pour Salicaire est de 50x50.
Tu peux acheter des graines de Salicaire chez Semaille. Retrouve cette variété sur https://www.semaille.com/fr/fleurs-vivaces-et-bisannuelles/109-salicaire-5415166003447.html
Oui, Salicaire est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Salicaire sont : iris d'eau, astilbe, primevère. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Europe, including Britain, south to N. Africa east to western and northern Asia. Amérique du Nord.