Calendula officinalis
Calendula officinalis 'Ivory Princess' est un cultivar du souci officinal sélectionné pour ses capitules d'un blanc crème pâle, couleur absente dans les populations sauvages de l'espèce dont les fleurs vont du jaune vif à l'orange soutenu [1]. L'espèce est native du bassin méditerranéen et cultivée en Europe depuis au moins le Moyen Âge [1].
La plante atteint 40 à 60 cm de hauteur et produit des fleurs de mai à octobre avec des semis réalisés de mars à avril, ou d'août à septembre dans les régions à hivers doux [1]. Les capitules se ferment la nuit et ne s'ouvrent qu'en présence d'un ensoleillement suffisant : ce comportement de nyctinastie est à l'origine du nom vernaculaire « souci », dérivé du latin solsequia, « qui suit le soleil » [1].
Au-delà de l'usage ornemental, les fleurs de Calendula officinalis sont répertoriées dans la pharmacopée européenne et font l'objet d'une monographie de l'Agence européenne des médicaments pour des applications externes sur la peau et les muqueuses [2].
| pH du sol | 6.5 à 7.0 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 30x40 |
| Maturité | 60 jours |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début mars → début avr. | début avr. → début sept. | début juin → début oct. |
| Atlantique | début mars → début avr. | début avr. → début sept. | début juin → début oct. |
| Océanique | mi-mars → mi-avr. | mi-avr. → mi-sept. | mi-juin → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin mars → fin avr. | fin avr. → fin sept. | fin juin → fin oct. |
| Montagne | début avr. → début mai | début mai → début oct. | début juil. → début nov. |
Fleur Souci Ivory Princess : fleurs blanc, crème, forb/herb, culture facile.
Le souci ou souci officinal, Calendula officinalis, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Asteraceae.
Résistance au froid correcte, mais protégez-la des gelées tardives.
Commencez les semis en intérieur de mars à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible d'avril à septembre, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 30x40 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Comptez environ 60 jours entre le semis et la première récolte.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : tout sol. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : moyenne.
Rotation : éviter 2 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae puis Cucurbitacées. Rotation courte mais bénéfique pour éviter l'appauvrissement du sol.
'Ivory Princess' se distingue des cultivars courants de Calendula officinalis par la couleur de ses ligules : blanc crème à ivoire légèrement chaud, contre le jaune citron, l'abricot ou l'orange franc que présentent la grande majorité des sélections commerciales [1].
Les cultivars de référence dans la gamme incluent 'Orange King' (orange franc), 'Indian Prince' (orange à centre brun soutenu), 'Pink Surprise' (reflets rosés en périphérie de capitule) et 'Snow Princess' (blanc plus neutre). 'Ivory Princess' se situe dans la gamme la plus claire, avec un ton légèrement plus chaud que 'Snow Princess'.
Les capitules mesurent 5 à 8 cm de diamètre, dimension habituelle pour l'espèce. La faible teneur en caroténoïdes, inhérente à la sélection pour la teinte ivoire, laisse supposer une activité anti-inflammatoire et antioxydante inférieure à celle des cultivars orangés, les faradiols et les caroténoïdes étant les principaux actifs documentés de C. officinalis [1]. Ce point n'est pas étudié spécifiquement pour ce cultivar dans la littérature consultée.
En France, le terme « souci » recouvre deux genres distincts d'Asteraceae, ce qui crée des confusions fréquentes dans les catalogues et au jardin.
Pour le cultivar 'Ivory Princess' spécifiquement : la couleur crème de ses capitules peut amener une confusion visuelle avec des espèces à fleurs blanches comme les Leucanthemum (marguerites). La silhouette à ligules multiples, les feuilles alternes sessiles et l'odeur aromatique caractéristique permettent de distinguer les deux.
Les fleurs de Calendula officinalis (Calendulae flos) font l'objet d'une monographie de l'Agence européenne des médicaments (EMA/HMPC) dans le cadre des médicaments à base de plantes à usage traditionnel [2].
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît le souci officinal comme traitement externe des plaies superficielles, des inflammations modérées de la peau et des muqueuses buccales, ainsi que des ulcères veineux [3]. Ces indications sont traditionnellement utilisées au sens réglementaire : elles reposent sur un usage de longue date et ne constituent pas une démonstration clinique au sens des essais contrôlés randomisés.
La partie utilisée est le capitule floral, frais ou séché. Les formes galéniques courantes comprennent l'infusion pour compresses en usage externe, la teinture mère diluée, l'huile de macération et les préparations semi-solides (crèmes, pommades) à base d'extraits [2]. Des produits pharmaceutiques commercialisés par plusieurs laboratoires (Weleda, Kneipp) utilisent ces extraits pour des soins dermatologiques courants [1].
L'activité anti-inflammatoire est principalement attribuée aux faradiols (esters de triterpenediols). Le faradiol seul présente une activité inhibitrice des enzymes cyclo-oxygénase et lipo-oxygénase équimolaire à celle de l'indométacine et de l'ibuprofène in vitro, selon des travaux publiés dès 1981 [1]. Les propriétés anti-oedémateuses sont également attribuées à cette fraction faradiol [1].
La fraction butanolique, riche en flavonoïdes, présente une activité antioxydante documentée par des tests sur espèces réactives de l'oxygène : les extraits aqueux et hydroalcooliques de C. officinalis éliminent les radicaux libres avec une efficacité comparable au BHA synthétique [1].
Ces informations ne se substituent pas à un avis médical. Consultez un professionnel de santé avant tout usage thérapeutique.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia, Agence du médicament. Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.
'Ivory Princess' produit des capitules crème de 5 à 8 cm portés sur des tiges érigées. La teinte neutre s'intègre dans les compositions à dominante pastel ou dans les jardins blancs, où elle apporte une continuité florale de plusieurs mois.
En massif, les capitules crème s'accordent avec les bleus (salvia, nigelle, bourrache) ou les mauves pour des associations à contraste doux. Le port moyen de la plante convient à une plantation en second rang, derrière des bordurières basses, ou en fond de plate-bande étroite.
En bouquet frais, les capitules se coupent de préférence en bouton ou en début d'ouverture. Séchés à l'ombre dans un courant d'air, ils conservent leur forme et leur couleur pour des compositions hivernales, couronnes ou arrangements de longue durée.
Le souci officinal attire activement les abeilles et les syrphes pendant toute sa floraison, deux groupes d'insectes utiles pour la pollinisation des cultures voisines [1]. Le ressemi spontané est fréquent : les graines tombées à l'automne lèvent au printemps suivant sans intervention [1], ce qui assure un renouvellement de la plante d'une année à l'autre sans replantation.
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le souci officinal attire syrphes, coccinelles et chrysopes par son nectar accessible et sa floraison longue. Ces auxiliaires régulent les pucerons et aleurodes qui ciblent la tomate, notamment l'aleurode des serres (Trialeurodes vaporariorum) dont les nymphes sont prédatées par les larves de syrphe.
L'association avec la tomate repose aussi sur l'émission de composés soufrés et terpéniques par les parties aériennes de Calendula, qui perturbent le repérage olfactif de certains ravageurs de solanacées. Les racines de souci, pivotantes mais peu profondes, n'entrent pas en compétition directe avec le système racinaire plus étalé de la tomate.
Avec le chou, l'intérêt est double. La floraison continue du souci attire les parasitoïdes de la piéride, notamment Cotesia glomerata, qui pondent dans les chenilles de Pieris brassicae. L'odeur aromatique forte des feuilles de Calendula, chargée en sesquiterpènes, brouille également la reconnaissance olfactive du chou par la mouche du chou (Delia radicum) et la piéride adulte en vol de ponte.
Le souci se ressème spontanément et couvre rapidement le sol, ce qui limite l'évaporation au pied des choux pommés sans les concurrencer pour l'eau, son enracinement restant superficiel (20 à 30 cm).
Pourquoi éviter ces voisinages.
Aucune incompatibilité de voisinage documentée pour Calendula officinalis dans les sources consultées. Le souci est considéré comme une bonne compagne polyvalente au potager, sans allélopathie marquée ni partage de maladies majeures avec les cultures potagères courantes.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Germinance, société coopérative SCOP basée à Tressé (Ille-et-Vilaine), produit des semences biologiques reproductibles depuis 1990. Spécialiste des variétés adaptées au climat océanique.
Voir la fiche chez Germinance →Le genre Calendula est cultivé en Europe depuis le Moyen Âge. Le nom latin calendula est attesté dès cette période ; il renvoie aux calendae romaines, premier jour du mois, vraisemblablement pour souligner la capacité de l'espèce à fleurir sur une longue partie de l'année [1]. Le botaniste Paul-Victor Fournier attribue cette désignation au comportement de nyctinastie de la plante [1].
L'épithète spécifique officinalis atteste de la présence du souci dans les officines pharmaceutiques bien avant l'époque moderne [1]. Charlemagne en a prescrit la culture dans les domaines royaux par le capitulaire De Villis, texte daté de la fin du VIIIe ou du début du IXe siècle [1]. Au XIIe siècle, Hildegarde de Bingen l'utilisait contre la teigne du cuir chevelu ; Albert le Grand en recommandait l'usage comme cicatrisant et contre les troubles intestinaux [1].
Le cultivar 'Ivory Princess' est une sélection horticole moderne, produite pour obtenir des capitules de couleur crème à blanc ivoire. Cette teinte résulte d'une réduction de la concentration en caroténoïdes dans les ligules : dans les cultivars orangés, la flavoxanthine représente 28 % des caroténoïdes totaux et les lycopènes 20 %, ces deux fractions étant les principaux pigments responsables de la coloration orangée habituelle de l'espèce [1]. Les conditions précises de la sélection du cultivar et l'identité du sélectionneur ne sont pas documentées dans les sources disponibles.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Souci Ivory Princess se sème en intérieur mars à avril, puis en extérieur avril à septembre.
Les plantes compagnes recommandées pour Souci Ivory Princess sont : tomate, chou.
La culture de Souci Ivory Princess est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.
Souci Ivory Princess se récolte juin à octobre.
L'espacement recommandé pour Souci Ivory Princess est de 30x40.
Tu peux acheter des graines de Souci Ivory Princess chez Germinance. Retrouve cette variété sur https://www.germinance.com/boutique/semences_fleurs-souci_ivory_princess-article-SIP.awp
Oui, Souci Ivory Princess est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Souci Ivory Princess sont : tomate, chou. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Ce que l'on prend pour une fleur chez les Astéracées est en réalité un capitule composé de dizaines, voire de centaines de petites fleurs.
S. Europe. A garden escape in Britain.