Calendula officinalis
Le souci officinal (Calendula officinalis L.) est une plante herbacée de la famille des Asteraceae, originaire du bassin méditerranéen [1]. Ses capitules rayonnants aux teintes jaune à orange s'ouvrent avec le soleil le matin et se referment la nuit, comportement de nyctinastie à l'origine de ses deux noms : Calendula vient du latin calendae, premier jour du mois, et souci du bas latin solsequia, qui suit le soleil [1].
La culture est directe : semis en place d'avril à mai, sol ordinaire même pauvre, exposition en plein soleil. La floraison commence dès le printemps et peut se prolonger jusqu'aux premières gelées sérieuses [1].
L'épithète officinalis indique sa présence historique dans les officines des pharmaciens. Charlemagne en prescrit la culture dans le capitulaire De Villis [1]. En usage externe sur les plaies superficielles et les inflammations cutanées, ses propriétés sont reconnues par l'Organisation mondiale de la santé [2].
La dénomination Varie désigne un assortiment de coloris, du jaune pâle à l'orange soutenu, représentatif de la diversité naturelle de l'espèce plutôt qu'une lignée fixée.
| pH du sol | 6.5 à 7.0 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 30 |
| Maturité | 60 jours |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début mars → début avr. | début avr. → début oct. | début juin → début sept. |
| Atlantique | début mars → début avr. | début avr. → début oct. | début juin → début sept. |
| Océanique | mi-mars → mi-avr. | mi-avr. → mi-oct. | mi-juin → mi-sept. |
| Semi-continentale | fin mars → fin avr. | fin avr. → fin oct. | fin juin → fin sept. |
| Montagne | début avr. → début mai | début mai → début nov. | début juil. → début oct. |
Le souci , ou calendula , est une plante annuelle comestible, médicinale et répulsive, mesurant environ 50 cm de hauteur. Ce mélange offre des fleurs à la fois simples et doubles , avec des teintes vives, allant de l'orange vif. Ses fleurs apparaissent d'avril à l'hiver , selon les régions.
Résistance au froid correcte, mais protégez-la des gelées tardives.
Commencez les semis en intérieur de mars à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible d'avril à octobre, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 30 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Comptez environ 60 jours entre le semis et la première récolte.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez modérément , le sol doit sécher entre deux arrosages. Trop d'eau favorise les maladies.
Sol idéal : tout sol. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : moyenne.
Rotation : éviter 2 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae puis Cucurbitacées. Rotation courte mais bénéfique pour éviter l'appauvrissement du sol.
La mention Varie dans les catalogues signale un lot non stabilisé sur un coloris unique. Les graines produisent des plants aux teintes variables, du jaune crème à l'orange profond, avec des formes de capitules allant du simple au semi-double selon le degré de sélection du lot.
D'autres sélections de Calendula officinalis sont fixées sur des caractères précis : port compact pour les bordures basses, tiges longues adaptées à la coupe en bouquet, ligules à deux tons avec revers coloré. Ces lignées conservent leur type d'une génération à l'autre, ce qui les distingue du comportement variable de la forme Varie.
La forme Varie convient aux semis libres en pleine terre, aux associations naturelles au potager et aux mélanges de prairie fleurie. Sa descendance évolue par sélection naturelle d'une génération à l'autre : les coloris les plus vigoureux du milieu tendent à s'imposer progressivement.
Le souci officinal peut prêter à confusion avec deux groupes de plantes au jardin.
Le souci des champs (Calendula arvensis), parfois appelé souci sauvage ou souci des vignes, ressemble étroitement au souci officinal mais présente des capitules plus petits et des akènes centraux de morphologie légèrement différente [1]. Les deux espèces partagent des propriétés comparables et la confusion entre elles n'a pas de conséquences pratiques majeures.
Plus trompeuse est la confusion avec les soucis d'Inde et soucis africains (Tagetes patula, T. erecta), qui appartiennent à un genre entièrement distinct malgré le nom vernaculaire partagé. Ces Tagetes se reconnaissent à leurs feuilles finement découpées à odeur forte et à leurs capitules souvent très doubles. Leurs propriétés médicinales et alimentaires ne sont pas équivalentes à celles de Calendula officinalis et ne peuvent pas leur être substituées.
Les fleurs de Calendula officinalis sont employées en phytothérapie depuis le Moyen Âge. En usage externe, l'Organisation mondiale de la santé les reconnaît comme "un traitement externe des plaies superficielles, des inflammations modérées de la peau et de la muqueuse orale, des blessures et des ulcères veineux" [2].
Seuls les capitules cueillis en pleine floraison sont employés. Ils sont séchés rapidement à basse température pour préserver les constituants actifs [1]. Les feuilles et tiges ne font pas partie des formes usuelles en phytothérapie.
Les effets anti-inflammatoires sont attribués principalement aux esters triterpéniques de type faradiol. En équimolaire, le faradiol présente une activité anti-inflammatoire comparable à celle de l'indométhacine et de l'ibuprofène dans des modèles in vitro, par inhibition de la cyclo-oxygénase et de la lipo-oxygénase [1].
Les caroténoïdes regroupent dix-neuf composés dans les pétales, dont la flavoxanthine (28 % du total), les lycopènes (20 %) et les carotènes (12 %) [1]. Les flavonoïdes de la fraction butanolique contribuent à l'activité antioxydante par élimination des radicaux libres [1].
Des propriétés antibactériennes, antivirales et antifongiques en usage externe ont été documentées [1]. L'activité anti-oedémateuse est attribuée aux faradiols [1].
Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia, Agence du médicament. Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.
Le souci officinal, à port dressé de 40 à 70 cm, convient aux bordures, aux massifs et aux associations au potager [1]. Ses capitules déclinent du jaune crème à l'orange profond selon les semences du lot.
Pour prolonger la saison, la suppression régulière des capitules fanés relance l'émission de nouveaux boutons. Sans intervention, la plante se concentre sur la maturation des graines et la production florale diminue.
En bouquet coupé, les tiges tiennent bien en vase. Les fleurs se prêtent au séchage : cueillies avant pleine maturité et suspendues à l'ombre, elles conservent leur coloris plusieurs semaines.
Le souci attire les abeilles et de nombreux pollinisateurs, particulièrement en début et fin de saison lorsque d'autres plantes mellifères sont moins abondantes. C'est pour cette raison qu'il est fréquemment associé aux légumes du potager.
La plante se ressème spontanément d'une année sur l'autre [1]. Les semis naturels apparaissent au printemps et peuvent être éclaircis ou repiqués. Ses racines sont pivotantes [1], ce qui implique un contenant suffisamment profond pour la culture en pot.
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le souci officinal agit comme plante compagne classique au potager pour deux raisons documentées : il attire les auxiliaires prédateurs de pucerons et il perturbe certains ravageurs souterrains.
Avec la tomate, l'intérêt est double. Les capitules jaune-orangé attirent syrphes et chrysopes, dont les larves consomment activement les pucerons qui colonisent les jeunes pousses de Solanacées. La racine pivotante du souci exsude également des thiophènes et du calendène, composés associés à un effet suppressif sur les nématodes à galles du genre Meloidogyne, qui attaquent les racines de tomate [1]. Le souci occupe la strate basse sans concurrencer la tomate, dont le système racinaire plonge plus profond.
Avec le chou, l'association vise le contrôle des ravageurs spécifiques des Brassicacées. Les fleurs servent de relais nectarifère pour les hyménoptères parasitoïdes (Cotesia glomerata, Diadegma semiclausum) qui parasitent les chenilles de piéride et de teigne du chou. L'odeur aromatique forte des feuilles et capitules, chargée en sesquiterpènes, brouille par ailleurs la détection olfactive des choux par la mouche du chou (Delia radicum) et les altises [2].
Le souci se ressème spontanément et occupe les interlignes comme couvre-sol fleuri, limitant l'adventice concurrente sans épuiser le sol.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Aucune plante n'est signalée comme antagoniste documentée du souci officinal. Sa croissance annuelle rapide, son système racinaire modéré et sa tolérance aux sols variés en font un compagnon neutre à positif pour la plupart des cultures potagères.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
La Ferme de Sainte Marthe, implantée en Touraine, propose des semences biologiques et reproductibles depuis 1974. Pionnière française des variétés anciennes potagères.
Voir la fiche chez La Ferme de Sainte Marthe →La présence du souci officinal dans les jardins européens est attestée au moins depuis la période carolingienne. Le capitulaire De Villis, rédigé à la fin du VIIIe ou au début du IXe siècle, range le souci parmi les plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux [1].
Au XIIe siècle, Hildegarde de Bingen l'emploie contre la teigne du cuir chevelu [1]. Albert le Grand, à la même époque, en recommande l'application comme cicatrisant, pour les troubles intestinaux et contre les piqûres d'insectes et de serpents [1]. En Italie, au XVIe siècle, des médecins en prescrivent un usage en collyre pour les affections des yeux [1].
L'étymologie éclaire l'ancienneté de la relation entre cette plante et les humains. Le botaniste Paul-Victor Fournier rattache Calendula aux calendes romaines, peut-être en référence à la floraison quasi continue de l'espèce [1]. L'épithète officinalis confirme que la plante était commercialisée dans les officines pharmaceutiques pour ses propriétés médicinales [1].
L'espèce est native du pourtour méditerranéen et s'est largement naturalisée en Europe tempérée. La forme Varie n'est pas un cultivar à généalogie documentée : cette dénomination commerciale désigne un lot de graines couvrant l'ensemble des coloris naturels de l'espèce, pratique courante dans les catalogues de semenciers.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Souci Officinal Varie se sème en intérieur mars à avril, puis en extérieur avril à octobre.
Les plantes compagnes recommandées pour Souci Officinal Varie sont : tomate, chou.
La culture de Souci Officinal Varie est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.
Souci Officinal Varie se récolte juin à septembre.
L'espacement recommandé pour Souci Officinal Varie est de 30.
Tu peux acheter des graines de Souci Officinal Varie chez La Ferme de Sainte Marthe. Retrouve cette variété sur https://www.fermedesaintemarthe.com/products/souci-officinal-varie-ab
Oui, Souci Officinal Varie est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Souci Officinal Varie sont : tomate, chou. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Les graines d'Astéracées sont souvent munies d'un « parachute » (le pappus) qui leur permet de voyager au vent sur des kilomètres.
S. Europe. A garden escape in Britain.