Calendula officinalis
Calendula officinalis, le souci officinal, est une plante herbacée de la famille des Asteraceae, originaire du bassin méditerranéen [1]. Bien que vivace dans son aire d'origine, elle est surtout cultivée en annuelle dans les régions à hiver rigoureux [1]. La mention « en mélange » désigne un assortiment de cultivars aux teintes variées, du jaune pâle à l'orange soutenu, semés ensemble pour obtenir une palette chromatique diversifiée sur une même surface.
La floraison débute dès le printemps et peut se prolonger presque toute l'année dans les zones sans gel [1]. Les capitules ont la propriété de se fermer la nuit et de s'ouvrir quand le soleil est suffisamment haut : ce phénomène est à l'origine du nom « souci », dérivé du latin solsequia (qui suit le soleil), et du nom de genre Calendula, lié aux calendae romaines, premier jour du mois [1].
La plante atteint 40 à 60 cm de hauteur selon les cultivars [1]. Toutes ses parties dégagent une odeur aromatique forte et sa saveur est amère [1]. Le souci officinal est l'une des plantes médicinales les plus anciennement documentées en Europe.
| pH du sol | 6.5 à 7.0 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 30x40 |
| Maturité | 60 jours |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début mars → début avr. | début avr. → début sept. | début juin → début oct. |
| Atlantique | début mars → début avr. | début avr. → début sept. | début juin → début oct. |
| Océanique | mi-mars → mi-avr. | mi-avr. → mi-sept. | mi-juin → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin mars → fin avr. | fin avr. → fin sept. | fin juin → fin oct. |
| Montagne | début avr. → début mai | début mai → début oct. | début juil. → début nov. |
Fleur Soucis Des Jardins En Melange : fleurs rouge, jaune, forb/herb, culture facile.
Le souci ou souci officinal, Calendula officinalis, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Asteraceae.
Résistance au froid correcte, mais protégez-la des gelées tardives.
Commencez les semis en intérieur de mars à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible d'avril à septembre, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 30x40 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Comptez environ 60 jours entre le semis et la première récolte.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : tout sol. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : moyenne.
Rotation : éviter 2 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae puis Cucurbitacées. Rotation courte mais bénéfique pour éviter l'appauvrissement du sol.
La dénomination « en mélange » signifie qu'aucun phénotype fixe ne définit ce lot. Chaque plant produit une couleur déterminée par sa propre génétique parmi les cultivars qui composent le mélange : jaune pâle, abricot, orange clair, orange vif, orange-rouge, parfois bicolores avec une zone centrale plus foncée.
Par rapport à un cultivar à caractères stables, qui garantit une couleur précise, une hauteur déterminée et une forme de pétales reproductible d'une génération à l'autre, un mélange ne permet pas de prédire le phénotype de chaque plant. Cette variabilité est délibérée : elle vise à produire une palette chromatique diversifiée sur une même surface. Pour une utilisation ornementale où la couleur doit être uniforme ou précisément maîtrisée, un cultivar fixe est préférable. Pour les associations jardinières ou la conservation de la variabilité génétique de l'espèce, le mélange est le format adapté.
La confusion la plus fréquente oppose Calendula officinalis au souci des champs (Calendula arvensis), aussi appelé souci des vignes ou souci sauvage [1]. Ce dernier est plus petit, avec des fleurs plus modestes et des akènes centraux légèrement différents [1]. Les deux espèces ont des propriétés similaires, mais seul C. officinalis fait l'objet d'une monographie officielle de l'Agence européenne du médicament [2].
Une seconde confusion concerne les tagètes (Tagetes patula, T. erecta), commercialisés sous les noms « soucis d'Inde » ou « soucis africains ». Ces plantes appartiennent à un genre distinct du souci officinal. Leur feuillage est plus découpé, leur odeur plus âcre, et leurs propriétés médicinales diffèrent de celles du souci officinal. Les deux genres ne sont pas interchangeables en phytothérapie.
Les capitules séchés de Calendula officinalis (Calendulae flos) constituent la drogue officielle utilisée en phytothérapie [2]. Ils entrent dans la composition d'infusions, de teintures-mères, d'extraits hydroalcooliques, d'huiles macérées et de préparations topiques (crèmes, pommades, gels).
L'Agence européenne du médicament (EMA) reconnaît l'usage traditionnel de Calendula officinalis flos en application externe pour le soulagement des petites plaies, écorchures et inflammations légères de la peau et des muqueuses buccales [2]. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) indique que le souci peut être considéré comme un traitement externe des plaies superficielles, des inflammations modérées de la peau et de la muqueuse orale, et des ulcères veineux [1].
En usage interne, la phytothérapie traditionnelle emploie le souci pour soutenir la digestion et calmer les spasmes gastro-intestinaux légers, bien que ces usages soient moins documentés cliniquement que les applications cutanées [1].
Depuis le XIIe siècle, Hildegarde de Bingen l'utilisait contre la teigne du cuir chevelu. Albert le Grand le recommandait comme cicatrisant, pour les piqûres d'insectes et de serpents et pour les troubles intestinaux [1]. Ce long usage traditionnel est pris en compte dans la monographie de l'EMA [2].
Les capitules contiennent dix-neuf caroténoïdes, dont la flavoxanthine (28 %), les lycopènes (20 %), le bêta-carotène et ses isomères (12 %) et la lutéine (8 %) [1]. Les triterpénediols, principalement les esters de faradiol (faradiol-3-myristique, faradiol-3-palmitique), sont les principaux responsables des effets anti-inflammatoires et anti-oedémateux documentés [1]. In vitro, le faradiol seul montre une activité anti-inflammatoire comparable, en concentration équimolaire, à l'indométacine et à l'ibuprofène, par inhibition de la cyclo-oxygénase et de la lipo-oxygénase [1].
La fraction butanolique, riche en flavonoïdes et triterpénoïdes, présente des propriétés antioxydantes mesurées sur le système de Fenton, comparables à celles du BHA synthétique [1].
Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia, Agence du médicament. Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.
Les capitules du mélange couvrent une gamme allant du jaune pâle à l'orange-rouge soutenu, avec des tons intermédiaires abricot et orange franc. Certains plants donnent des capitules bicolores ou à zone centrale plus foncée. La floraison s'étend du printemps jusqu'aux premières gelées.
Le port dressé convient aussi bien aux bordures de potager qu'aux massifs annuels et aux bacs de grande contenance. La culture en plein soleil est indispensable [1] ; une exposition mi-ombragée réduit sensiblement la floraison.
Les capitules récoltés en pleine ouverture tiennent plusieurs jours en bouquet frais. Séchés à l'ombre, suspendus en petites bottes ou posés à plat sur claie, ils conservent leur couleur et leur forme plusieurs mois et conviennent aux compositions florales sèches.
La plante est nectarifère et pollinifère : abeilles domestiques, bourdons et syrphes la visitent régulièrement tout au long de la saison. Cette longue floraison maintient la présence de pollinisateurs au jardin pendant les périodes creuses.
Le ressemis spontané est fréquent [1] : la dérive génétique entre cultivars du mélange produit, à chaque génération, une légère variation des teintes, ce qui enrichit la variabilité ornementale d'une saison à l'autre.
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le souci officinal attire une population dense d'auxiliaires : syrphes, coccinelles et chrysopes viennent butiner ses capitules ouverts de mars à octobre. Ces prédateurs régulent ensuite les pucerons qui colonisent les jeunes pieds de tomate (Solanum lycopersicum) au printemps, notamment Macrosiphum euphorbiae et Myzus persicae.
L'association avec la tomate repose aussi sur un effet répulsif documenté des sécrétions racinaires du Calendula sur certains nématodes à galles (Meloidogyne spp.). Les exsudats contenant des thiophènes et polyacétylènes perturbent le cycle larvaire des nématodes dans les premiers centimètres de sol, là où le système racinaire pivotant de la tomate est le plus vulnérable.
Avec le chou (Brassica oleracea), le souci joue un rôle double. Ses capitules orangés détournent la piéride du chou (Pieris brassicae) et attirent les parasitoïdes du genre Cotesia qui pondent dans les chenilles. Les syrphes attirés par le souci pondent à proximité, et leurs larves consomment les pucerons cendrés du chou (Brevicoryne brassicae). L'odeur aromatique forte des parties végétatives brouille par ailleurs les signaux olfactifs utilisés par la mouche du chou (Delia radicum) pour localiser ses hôtes.
La complémentarité racinaire joue également. La racine pivotante peu profonde du souci n'entre pas en compétition avec les racines traçantes du chou ni avec le système plus profond de la tomate. L'implantation en bordure de planche ou en intercalaire reste donc viable toute la saison.
Aucune plante n'est listée comme à éviter dans le catalogue pour cette variété. L'observation empirique en maraîchage biologique confirme une large tolérance de voisinage : le souci se ressème spontanément entre les rangs sans gêner les cultures installées.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Germinance, société coopérative SCOP basée à Tressé (Ille-et-Vilaine), produit des semences biologiques reproductibles depuis 1990. Spécialiste des variétés adaptées au climat océanique.
Voir la fiche chez Germinance →Le souci officinal est cultivé en Europe depuis l'époque carolingienne. Le Capitulare de Villis (fin du VIIIe siècle ou début du IXe siècle), rédigé dans l'entourage de Charlemagne, le cite parmi les plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux [1].
L'épithète officinalis atteste que la plante était vendue dans les officines des pharmaciens pour ses propriétés médicinales [1]. Outre cet usage, le souci servait de plante tinctoriale : une décoction de ses fleurs donnait une couleur jaune crème pour les textiles, et ses pétales étaient parfois utilisés pour falsifier le safran [1]. Il fournissait aussi un colorant alimentaire non toxique pour foncer les beurres [1].
La désignation « en mélange » ne correspond pas à un cultivar à généalogie traçable. Il s'agit d'une sélection commerciale associant plusieurs formes cultivées de l'espèce, pratique courante chez les grainetiers depuis au moins le XIXe siècle. Les catalogues Vilmorin-Andrieux référençaient déjà, à la fin du XIXe siècle, plusieurs formes de souci officinal à coloris distincts. Des cultivars à caractères génétiques fixes ont été sélectionnés et stabilisés séparément, principalement au XXe siècle.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Soucis Des Jardins En Melange se sème en intérieur mars à avril, puis en extérieur avril à septembre.
Les plantes compagnes recommandées pour Soucis Des Jardins En Melange sont : tomate, chou.
La culture de Soucis Des Jardins En Melange est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.
Soucis Des Jardins En Melange se récolte juin à octobre.
L'espacement recommandé pour Soucis Des Jardins En Melange est de 30x40.
Tu peux acheter des graines de Soucis Des Jardins En Melange chez Germinance. Retrouve cette variété sur https://www.germinance.com/boutique/semences_fleurs-soucis_des_jardins_en_melange-article-SOJ.awp
Oui, Soucis Des Jardins En Melange est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Soucis Des Jardins En Melange sont : tomate, chou. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Ce que l'on prend pour une fleur chez les Astéracées est en réalité un capitule composé de dizaines, voire de centaines de petites fleurs.
S. Europe. A garden escape in Britain.