Physalis alkekengi
Physalis alkekengi est une vivace de la famille des Solanacées, connue sous les noms d'alkékenge, amour en cage, coqueret alkékenge et lanterne du Japon. [1] Sa particularité botanique principale est le calice accrescent : à la fin de la floraison, le calice se referme sur le fruit en formant une enveloppe parcheminée, veinée en réseau, de couleur orange vif à rouge carmin. [1]
L'espèce est d'origine eurasiatique, avec une répartition couvrant l'Europe et l'Asie tempérée. [1] Elle est cultivée avant tout pour son intérêt ornemental, notamment pour ses tiges garnies de calices colorés.
Le semis se pratique sous abri de février à avril. La récolte des calices et des baies intervient d'août à octobre, avec une maturité atteinte environ 70 jours après la mise en place des plants. [3] La plante préfère le plein soleil et un arrosage modéré. [3]
| Espacement | 60x60 |
|---|---|
| Maturité | 70 jours |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début avr. | — | début août → début oct. |
| Atlantique | début févr. → début avr. | — | début août → début oct. |
| Océanique | mi-févr. → mi-avr. | — | mi-août → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin avr. | — | fin août → fin oct. |
| Montagne | début mars → début mai | — | début sept. → début nov. |
L'Amour en Cage , Physalis alkekengi var. franchetii 'Gigantea' , également connu sous le nom de physalis , est une plante annuelle de la famille des Solanacées , appréciée pour ses baies enveloppées dans des calices en forme de lanterne.
Résistance au froid correcte, mais protégez-la des gelées tardives.
Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Respectez un espacement de 60x60 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Comptez environ 70 jours entre le semis et la première récolte.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : tout sol. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : moyenne.
Cueillez les fleurs le matin après l'évaporation de la rosée. Coupez régulièrement les fleurs fanées pour prolonger la floraison.
Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae (haricot, fève, pois) puis Brassicaceae (chou, navet). Les Solanacées épuisent l'azote et sensibilisent le sol aux maladies fongiques. Rotation obligatoire pour éviter la réinfection.
La plante commercialisée sous le nom « Amour en Cage » par la Ferme de Sainte-Marthe correspond à Physalis alkekengi var. franchetii 'Gigantea', une sélection horticole issue de la variété japonaise. [5]
La var. franchetii se distingue de la forme type de P. alkekengi par des feuilles plus larges, des fruits plus gros et des fleurs légèrement plus petites. Le cultivar 'Gigantea' amplifie ces caractères : les calices atteignent des dimensions sensiblement supérieures à celles de la forme type, ce qui en fait une sélection mieux adaptée aux usages en bouquets secs et aux compositions ornementales. [1][5]
La forme type, non sélectionnée pour l'horticulture, produit des calices plus petits et une croissance plus hétérogène. Elle se rencontre davantage à l'état spontané dans les friches et les vignes méditerranéennes. [1]
Le genre Physalis regroupe une centaine d'espèces, ce qui génère des confusions fréquentes, notamment à l'achat de graines. La plus courante oppose Physalis alkekengi à Physalis peruviana, vendu sous les noms de physalis du Pérou, groseille du Cap ou golden berry. [1]
Ces deux espèces partagent le calice en forme de lanterne, mais elles diffèrent par leur origine et leur usage. P. peruviana est originaire d'Amérique du Sud tropicale : son calice est beige et papyracé, son fruit jaune-orangé est consommé comme fruit de table ou en pâtisserie. P. alkekengi est eurasiatique : son calice prend des teintes orange vif à rouge, et la plante est cultivée principalement à des fins ornementales. [1]
Une confusion avec Physalis philadelphica, le tomatillo, est moins courante : sa baie verte à violacée et volumineuse diffère nettement au stade adulte. Elle peut toutefois survenir à l'achat de graines insuffisamment étiquetées. [1]
Les calices d'Amour en Cage, de couleur orange vif à rouge carmin à pleine maturité, constituent l'intérêt ornemental central de la plante. [1]
La plante est une composante classique des bouquets secs. [1] Les tiges se coupent en fin d'été, une fois les calices bien colorés, puis se sèchent à l'envers dans un endroit aéré. La couleur se maintient sans traitement chimique particulier.
À maturité avancée, le calice parcheminé devient translucide, révélant la baie orange en son intérieur : cet effet de lanterne justifie le nom usuel « lanterne du Japon ». [1]
En usage frais, les tiges s'intègrent dans les compositions automnales avec des graminées ornementales ou des branches de cynorrhodon. En extérieur, la plante convient en bordure de massif avec un espacement de 60 cm, en plein soleil et sur sol bien drainé. [2][3]
L'espèce est toutefois envahissante par ses rhizomes traçants : une plantation en contenant ou une barrière physique enterrée dans le sol permet de contrôler son expansion dans les petits jardins. [2]
Il est attesté que les Égyptiens tressaient des couronnes à partir de ses calices. [1] En littérature, la plante figure dans Sido de Colette, où le personnage éponyme observe les coquerets alkékenge avec une ambivalence affectueuse. [1]
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le basilic, Ocimum basilicum, est fréquemment planté au voisinage de la tomate en jardinage. Cette association est l'une des mieux documentées empiriquement en horticulture tempérée : les composés aromatiques du basilic exerceraient un effet répulsif sur certains ravageurs piqueurs, notamment les pucerons et les aleurodes au voisinage des cultures maraîchères. [6] Le basilic attire par ailleurs des insectes utiles, dont des syrphes et des auxiliaires parasitoïdes, qui contribuent à la régulation biologique des ravageurs dans les cultures voisines. [6]
Physalis alkekengi, associé à la tomate et au basilic dans un jardin mixte, contribue à la diversité florale de la parcelle. Ses fleurs blanches, pollinisées par des insectes entomogames, participent à l'activité pollinisatrice générale, ce qui peut bénéficier indirectement aux cultures voisines à fleurs hermaphrodites comme la tomate. [1]
Il convient de garder à l'esprit que Physalis alkekengi et la tomate, Solanum lycopersicum, appartiennent tous deux à la famille des Solanacées. [1] Des sensibilités pathologiques communes existent dans cette famille. Un espacement suffisant et une rotation des cultures d'une saison sur l'autre permettent de limiter ce risque sans renoncer à l'association ornementale.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Aucune incompatibilité n'est renseignée pour Amour en Cage dans le catalogue Seedelli. [3]
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
La Ferme de Sainte Marthe, implantée en Touraine, propose des semences biologiques et reproductibles depuis 1974. Pionnière française des variétés anciennes potagères.
Voir la fiche chez La Ferme de Sainte Marthe →Le nom « alkékenge » est entré dans la langue française via l'ancien français « alquequange » ou « alcacange », lui-même emprunté à l'arabe al-kakanj. Dans son sens strict, il désigne Physalis alkekengi, bien que l'usage courant l'étende parfois à d'autres espèces du genre. [1]
La présence de Physalis alkekengi en France est attestée depuis le Néolithique : des restes ont été identifiés sur le site archéologique lacustre du lac de Chalain, dans le Jura, témoignant d'une cueillette ou d'un usage ancien. [1]
L'espèce colonise naturellement les friches vivaces rudérales pionnières et les zones mésoxérophiles, ainsi que les terrains cultivés comme les vignes dans les régions subméditerranéennes. [1]
La variété franchetii, originaire du Japon, se distingue de la forme type par des feuilles plus larges, des fruits plus volumineux et des fleurs légèrement plus petites. Le cultivar 'Gigantea', issu de cette variété, a été sélectionné pour ses calices de grande taille. C'est cette sélection que la Ferme de Sainte-Marthe commercialise sous le nom « Amour en Cage ». [1][5]
Sur le plan de la traçabilité botanique officielle, l'espèce est enregistrée sous l'identifiant IPNI 30101830-2 et GBIF 5341813. [4]
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Amour en Cage se sème en intérieur février à avril.
Les plantes compagnes recommandées pour Amour en Cage sont : tomate, basilic.
La culture de Amour en Cage est facile, accessible même sans expérience préalable.
Amour en Cage se récolte août à octobre.
L'espacement recommandé pour Amour en Cage est de 60x60.
Tu peux acheter des graines de Amour en Cage chez La Ferme de Sainte Marthe. Retrouve cette variété sur https://www.fermedesaintemarthe.com/products/amour-en-cage-ab
Oui, Amour en Cage est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Amour en Cage sont : tomate, basilic. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Famille originaire des Amériques, qui a révolutionné la cuisine européenne après le XVIe siècle.
Asia - Caucasus to China. Occasionally naturalized in Britain.