Matricaria chamomilla
La matricaire camomille (Matricaria chamomilla L.) est une plante herbacée annuelle de la famille des Astéracées, haute de 20 à 60 cm [1], à tige unique dressée et ramifiée. Plante médicinale attestée depuis l'Antiquité, elle est désignée simplement sous le nom de « camomille » en herboristerie [1].
Originaire d'Europe, d'Asie tempérée et d'Afrique du Nord [1], elle pousse à l'état sauvage en France le long des chemins et sur les terrains vagues. Elle est cultivée à grande échelle en Hongrie, en Bulgarie, en Roumanie et en Allemagne pour l'approvisionnement industriel en capitules séchés et en huile essentielle [1].
Ses capitules solitaires portent des ligules blanches qui se rabattent vers le bas après l'ouverture des fleurs [1]. La couleur bleue de son huile essentielle, due au chamazulène formé lors de la distillation [1], est l'une de ses caractéristiques chimiques les plus citées dans la littérature pharmacologique.
La floraison s'étend de mai à novembre [1].
| pH du sol | 5.0 à 5.5 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 7 |
| Espacement | 20-50 cm selon espèce |
| Maturité | 60-120 jours |
| Altitude max | 2000 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début mars → début avr. | début avr. → début mai | début mai → début sept. |
| Atlantique | début mars → début avr. | début avr. → début mai | début mai → début sept. |
| Océanique | mi-mars → mi-avr. | mi-avr. → mi-mai | mi-mai → mi-sept. |
| Semi-continentale | fin mars → fin avr. | fin avr. → fin mai | fin mai → fin sept. |
| Montagne | début avr. → début mai | début mai → début juin | début juin → début oct. |
Petites fleurs blanches apaisantes, en tisane digestive et calmante.
La Camomille sauvage, Matricaire camomille, Petite camomille est une espèce de plante à fleurs de la famille des Astéracées et du genre Matricaria. Elle est parfois appelée camomille allemande, camomille vraie ou matricaire tronquée.
Sa tolérance au froid en fait un choix sûr pour les régions au climat continental. Cultivable jusqu'à 2000 m d'altitude, un vrai atout en montagne.
Mellifère , les abeilles vous remercieront.
Commencez les semis en intérieur de mars à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible d'avril à mai, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 20-50 cm selon espèce entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Drainé, souvent pauvre. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : forte.
Cultivable jusqu'à 2000m d'altitude.
Rotation : éviter 2 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae puis Cucurbitacées. Rotation courte mais bénéfique pour éviter l'appauvrissement du sol.
« Camomille Matricaire » désigne l'espèce botanique Matricaria chamomilla dans son ensemble et non un cultivar sélectionné. Il n'existe pas de nom de lignée horticole distinct associé à cette appellation courante.
Sur le plan chimique, quatre chimiotypes ont été définis selon la composition de l'huile essentielle [1] : prédominance des oxydes A du (-)-alpha-bisabolol (type A), des oxydes B (type B), du (-)-alpha-bisabolol libre (type C), ou ratio 1:1 bisabolol libre et oxydes (type D). Ces chimiotypes influencent la teneur en principes actifs de l'huile essentielle mais ne correspondent pas à des cultivars horticoles nommés accessibles au jardinier.
Trois plantes médicinales distinctes sont couramment désignées sous le nom de « camomille » en France.
La matricaire camomille se distingue également de Matricaria perforata (fausse matricaire, parfois appelée camomille inodore) par son réceptacle creux à la coupe [1], contre un réceptacle rempli d'un tissu lâche chez cette dernière, et par son odeur franche caractéristique.
En herboristerie et sur les emballages, le nom latin reste le seul critère fiable. Seule Matricaria chamomilla L. correspond à la « camomille allemande » des pharmacopées européennes.
Les capitules séchés (Matricariae flos) font l'objet d'une monographie publiée par le Comité des médicaments à base de plantes de l'EMA (HMPC), qui reconnaît un usage traditionnel bien établi pour plusieurs indications [2].
Seuls les capitules, récoltés en début de floraison et séchés rapidement à basse température, constituent la drogue officielle reconnue par l'EMA [2].
La préparation la plus courante est l'infusion : environ 3 g de capitules séchés pour 150 ml d'eau frémissante, couverts pendant 5 à 10 minutes, jusqu'à trois fois par jour entre les repas [2].
L'huile essentielle, obtenue par distillation à la vapeur (il faut compter entre 3 et 6 kg de plante pour produire 1 litre d'huile [1]), est utilisée diluée dans des crèmes ou onguents pour un usage topique. Des teintures et extraits hydroalcooliques sont disponibles en officine.
L'huile essentielle des capitules renferme plus de 120 substances identifiées, dont 28 terpénoïdes, 36 flavonoïdes et 52 autres composés à activité pharmacologique potentielle [1]. Les sesquiterpènes représentent 75 à 90 % de l'huile [1].
Les deux principaux constituants actifs sont le (-)-alpha-bisabolol et le chamazulène, qui représentent ensemble 50 % ou plus du contenu total en huile volatile [1]. Le chamazulène, formé à partir de la matricine lors de la distillation, constitue 2,3 à 10,9 % de l'huile selon le chimiotype et diminue au stockage et sous l'action de la lumière [1].
Les flavonoïdes, dont l'apigénine, sont présents jusqu'à 8 % dans la fleur [1]. Les coumarines, associées aux flavonoïdes dans les ligules, contribuent à l'odeur caractéristique de foin coupé [1].
Ces informations ne se substituent pas à un avis médical. Consultez un professionnel de santé avant tout usage à visée thérapeutique.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia, Agence du médicament. Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.
Pourquoi ces associations fonctionnent.
La camomille matricaire est associée de longue date à l'oignon et au chou dans les jardins potagers européens, avec des mécanismes documentés en agroécologie [1].
Avec l'oignon, la complémentarité joue sur trois axes. D'abord l'occupation spatiale : l'oignon développe un système racinaire fasciculé peu profond (0 à 25 cm), tandis que la matricaire déploie une racine pivotante qui explore des horizons plus profonds, ce qui limite la concurrence hydrique et minérale. Ensuite l'attraction d'auxiliaires : les capitules de la matricaire, riches en nectar accessible grâce à leurs fleurs tubulées courtes, attirent syrphes, chalcidiens et ichneumons, parasitoïdes de la teigne du poireau (Acrolepiopsis assectella) et des thrips qui pénalisent les alliums. Enfin, la camomille concentre du soufre et du potassium dans ses tissus, et son compost enrichit les parcelles où l'oignon est cultivé en rotation.
Avec le chou, le bénéfice est surtout entomologique. Les capitules en ombelle lâche de la matricaire servent de plateforme d'alimentation aux syrphes adultes (Episyrphus balteatus, Eupeodes corollae), dont les larves consomment les colonies de pucerons cendrés du chou (Brevicoryne brassicae). Plusieurs essais en maraîchage biologique ont mesuré une réduction des populations de pucerons sur brassicacées en présence de bandes fleuries comprenant matricaire et achillée. La camomille attire aussi les parasitoïdes de la piéride (Cotesia glomerata), qui pondent dans les chenilles et limitent les dégâts foliaires. Son port modeste (20 à 40 cm) ne fait pas d'ombre aux jeunes plants de chou.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Le catalog ne mentionne aucune plante à éviter à proximité de la matricaire. Empiriquement, elle reste une bonne voisine de la plupart des cultures potagères annuelles, sans allélopathie documentée ni compétition problématique.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →Des préparations issues de plantes de type « camomille » sont documentées dans les pharmacopées égyptienne, grecque et romaine depuis l'Antiquité. Le latiniste Jacques André, de l'École pratique des hautes études (EPHE), a identifié Matricaria chamomilla sous seize phytonymes différents dans les textes anciens [1].
Pline l'Ancien, au Ier siècle apr. J.-C., décrit trois sortes de camomilles dans son Historia Naturalis (livre XXII, 53), distinguées par la couleur de leur fleur. Les botanistes modernes les assimilent à Matricaria chamomilla, Matricaria aurea et Anthemis rosea [1].
Au IXe siècle, le capitulaire De Villis (812 apr. J.-C.), qui ordonnait la culture de plantes médicinales dans les domaines royaux carolingiens, mentionne une plante appelée « febrefugia », vraisemblablement identifiable à la matricaire camomille [1].
Le nom de genre Matricaria dérive du latin matrix, « matrice, utérus », référence aux vertus emménagogues traditionnellement attribuées à la plante [1]. L'ancien synonyme valide Matricaria recutita (L.) Rauschert reste courant dans la littérature pharmacologique et sur les étiquettes commerciales, bien que Matricaria chamomilla L. soit le nom retenu par les classifications botaniques actuelles [1].
La culture industrielle s'est concentrée en Europe centrale depuis plusieurs siècles. La Hongrie et les Balkans demeurent aujourd'hui les principaux bassins de production mondiale de capitules séchés [1].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Camomille Matricaire se sème en intérieur mars à avril, puis en extérieur avril à mai.
Les plantes compagnes recommandées pour Camomille Matricaire sont : oignon, chou.
La culture de Camomille Matricaire est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.
Camomille Matricaire se récolte mai à septembre.
L'espacement recommandé pour Camomille Matricaire est de 20-50 cm selon espèce.
Tu peux acheter des graines de Camomille Matricaire chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.fr/fr/c/search?search=Camomille
Oui, Camomille Matricaire est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Camomille Matricaire sont : oignon, chou. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Le pissenlit, l'estragon, la chicorée, le topinambour : tous appartiennent aux Astéracées.
N.Asie orientale. An introduced and increasing weed in Britain.