Calendula officinalis
Le souci officinal (Calendula officinalis), de la famille des Asteraceae, est une plante herbacée originaire du bassin méditerranéen, cultivée en Europe depuis le Moyen Âge pour ses usages tinctoriaux et médicinaux [1]. Ses capitules jaune à orange vif se ferment à la tombée de la nuit et se rouvrent au lever du soleil, comportement que les botanistes nomment nyctinastie [1].
En culture annuelle, la floraison démarre au printemps et se prolonge jusqu'aux premières gelées, soit globalement d'avril à novembre sous climat tempéré. La plante atteint 40 à 70 cm de hauteur selon les conditions [1]. Elle se cultive au plein soleil, en tout sol drainé, et revient fréquemment par autosemis d'une saison à l'autre [1].
Les fleurs séchées constituent la partie médicinale : elles entrent dans des préparations cutanées et des infusions, un usage documenté par plusieurs autorités de santé internationales [2].
| pH du sol | 6.5 à 7.0 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 20-50 cm selon espèce |
| Maturité | 60-120 jours |
| Altitude max | 1700 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | — | début mars → début sept. | début mai → début oct. |
| Atlantique | — | début mars → début sept. | début mai → début oct. |
| Océanique | — | mi-mars → mi-sept. | mi-mai → mi-oct. |
| Semi-continentale | — | fin mars → fin sept. | fin mai → fin oct. |
| Montagne | — | début avr. → début oct. | début juin → début nov. |
Souci officinal, fleurs orangées cicatrisantes, anti-inflammatoires.
Le souci ou souci officinal, Calendula officinalis, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Asteraceae.
Sa tolérance au froid en fait un choix sûr pour les régions au climat continental. Cultivable jusqu'à 1700 m d'altitude, un vrai atout en montagne.
Mellifère , les abeilles vous remercieront, entièrement comestible.
Le semis direct en pleine terre est possible de mars à septembre, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 20-50 cm selon espèce entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Drainé, souvent pauvre. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : forte.
Cultivable jusqu'à 1700m d'altitude.
Rotation : éviter 2 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae puis Cucurbitacées. Rotation courte mais bénéfique pour éviter l'appauvrissement du sol.
Plusieurs Asteracées à fleurs jaune-orangé sont régulièrement confondues avec le souci officinal.
Le souci des champs (Calendula arvensis), parfois appelé souci des vignes ou souci sauvage, est la confusion la plus courante. Plus petit, avec des graines centrales légèrement différentes, il est parfois désigné lui aussi sous le nom de souci des jardins dans le commerce. Ses propriétés sont jugées équivalentes à celles de C. officinalis [1].
Les soucis d'Inde (Tagetes patula, Tagetes erecta) partagent la couleur orangée et le nom commercial de souci, mais appartiennent à un genre distinct. Leurs composés actifs différent de ceux du Calendula : ils ne sont pas substituables dans une préparation phytothérapeutique, même si les deux genres appartiennent aux Asteracées.
L'arnica (Arnica montana), autre Asteracée à fleurs jaunes utilisée en usage externe pour les inflammations, n'est pas un souci. Ses feuilles en rosette basale, sa croissance en altitude et son statut d'espèce protégée en France la distinguent sans ambiguïté du Calendula. Les deux plantes se retrouvent pourtant associées dans des crèmes commerciales, ce qui entretient la confusion.
Les fleurs (flos), fraîches ou séchées peu après la cueillette, constituent la partie officinale. Les feuilles sont comestibles mais ne font pas l'objet d'un usage phytothérapeutique documenté dans les monographies de référence.
L'Organisation mondiale de la santé reconnaît le souci officinal comme traitement externe des plaies superficielles, des inflammations modérées de la peau et de la muqueuse orale, ainsi que des ulcères veineux [2].
L'Agence européenne des médicaments (EMA, Comité des médicaments à base de plantes HMPC) a établi une monographie sur Calendula officinalis flos. Elle valide un usage bien établi en application topique pour les irritations légères de la peau et les petites plaies, ainsi qu'un usage traditionnel pour les inflammations de la bouche et du pharynx [3].
En médecine traditionnelle, les fleurs sont traditionnellement utilisées pour soutenir la cicatrisation des coupures et égratignures légères, des brûlures superficielles, des piqûres d'insectes, des crevasses et des gerçures. En gargarisme, les infusions sont employées pour calmer les aphtes et les irritations du pharynx [1].
Les effets anti-inflammatoires et anti-oedémateux sont principalement attribués aux esters de faradiol, des triterpènes présents dans les capitules. Le faradiol isolé présente in vitro une activité comparable à l'indométacine ou à l'ibuprofène en quantité équimolaire, via inhibition des enzymes cyclo-oxygénase et lipo-oxygénase [1].
Les caroténoïdes (flavoxanthine, lycopènes, lutéines notamment) et les flavonoïdes de la fraction butanolique contribuent aux propriétés antioxydantes. Dix-neuf caroténoïdes ont été identifiés dans les pétales, dont dix spécifiques aux fleurs orange [1].
Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia, Agence du médicament. Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le souci officinal attire une forte diversité d'auxiliaires. Ses capitules ouverts et peu profonds sont accessibles aux syrphes, chrysopes, coccinelles et micro-hyménoptères parasitoïdes (Aphidiinae, Trichogramma), prédateurs directs des pucerons, aleurodes et chenilles [1].
Associé à la tomate, le souci joue deux rôles complémentaires. Sa floraison quasi continue, du printemps jusqu'aux gelées, entretient une population d'auxiliaires sur la planche au moment où la tomate est exposée aux pucerons et aux aleurodes. Ses racines pivotantes exploitent une strate différente de celle du système racinaire tomate, ce qui limite la concurrence hydrique directe dans un sol bien structuré [2].
Le souci est par ailleurs reconnu pour son effet suppressif sur certains nématodes phytoparasites du sol, en particulier Meloidogyne, via la libération de thiophènes et de composés soufrés par ses racines. Cet effet, documenté chez plusieurs Asteraceae dont Tagetes, est également rapporté pour Calendula officinalis, ce qui renforce son intérêt en précédent ou en compagnon de la tomate, sensible aux nématodes à galles.
Avec le haricot, l'intérêt est double. Le haricot, Fabacée, fixe l'azote atmosphérique via ses nodosités à Rhizobium et enrichit le sol exploité par le souci, peu exigeant mais bénéficiaire. En retour, le souci attire les pollinisateurs utiles aux variétés de haricots partiellement allogames et détourne une partie des pucerons noirs (Aphis fabae) grâce aux auxiliaires qu'il concentre.
Son port compact, entre 40 et 60 cm, ne fait pas d'ombre aux rames de haricots et s'insère facilement en bordure de planche ou en inter-rang.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Aucune incompatibilité documentée n'est recensée pour le souci officinal dans les associations maraîchères courantes. La plante s'accommode de la plupart des voisinages du potager et peut être semée en bordure sans précaution particulière.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →Le nom de genre Calendula remonte au Moyen Âge et dérive du latin calendae, premier jour du mois dans le calendrier romain. L'allusion probable est à la floraison quasi continue de la plante tout au long de l'année [1].
Le nom vernaculaire français, souci, descend du latin médiéval solsequia, littéralement « qui suit le soleil », passé par les formes successives solsie, soucy puis souci. L'épithète officinalis indique que la plante était vendue dans les officines des pharmaciens, statut réservé aux végétaux dont les propriétés médicinales étaient formellement reconnues dans la tradition apothicaire européenne [1].
Charlemagne prescrit sa culture dans les domaines royaux au travers du capitulaire De Villis, rédigé à la fin du VIIIe siècle ou au début du IXe siècle : c'est l'une des premières mentions écrites de la plante dans l'espace européen occidental [1].
Au XIIe siècle, Hildegarde de Bingen l'emploie contre la teigne du cuir chevelu. Albert le Grand, à la même époque, lui attribue des propriétés cicatrisantes et un effet sur les troubles intestinaux et les piqûres venimeuses [1].
La fiche concerne l'espèce dans sa forme cultivée standard, sans sélection horticole nommée. Calendula officinalis est une espèce à fort polymorphisme naturel : les formes commerciales actuelles diffèrent par la couleur des capitules, la hauteur de tige et la plénitude des fleurs, mais aucune lignée nommée ne figure dans les sources botaniques classiques sous ce titre générique.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Calendula se sème en extérieur mars à septembre.
Les plantes compagnes recommandées pour Calendula sont : tomate, haricot.
La culture de Calendula est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.
Calendula se récolte mai à octobre.
L'espacement recommandé pour Calendula est de 20-50 cm selon espèce.
Tu peux acheter des graines de Calendula chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.fr/fr/c/search?search=Calendula
Oui, Calendula est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Calendula sont : tomate, haricot. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Avec plus de 32 000 espèces, les Astéracées (ou Composées) forment la plus grande famille de plantes à fleurs.
S. Europe. A garden escape in Britain.