Symphytum officinale
La consoude officinale (Symphytum officinale L.) est une plante vivace de la famille des Boraginacées, commune dans les prés humides, les fossés et les berges des eaux de toute l'Europe tempérée, de la Russie et d'Asie centrale [1].
Elle forme de grandes colonies à partir d'un rhizome trapu, brun-noir à l'extérieur et blanc à l'intérieur. Ses grandes feuilles ovales à lancéolées, couvertes de poils raides, sont décurrentes sur la tige [1].
La floraison se déroule de la mi-mai à août : des corolles en tube, blanc rosé à violet, regroupées en cymes scorpioïdes caractéristiques [1].
Sa particularité chimique est la présence d'alcaloïdes pyrrolizidiniques hépatotoxiques, dont la concentration dans la racine atteint 0,2 à 0,4 % [1]. Cette propriété conduit à restreindre son usage thérapeutique à la seule voie externe en France et en Allemagne [1].
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 7 |
| Espacement | 20-50 cm selon espèce |
| Maturité | 60-120 jours |
| Altitude max | 1200 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début mai | début avr. → début mai | début avr. → début nov. |
| Atlantique | début févr. → début mai | début avr. → début mai | début avr. → début nov. |
| Océanique | mi-févr. → mi-mai | mi-avr. → mi-mai | mi-avr. → mi-nov. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin mai | fin avr. → fin mai | fin avr. → fin nov. |
| Montagne | début mars → début juin | début mai → début juin | début mai → début déc. |
La Consoude officinale ou Symphyte officinal est l'espèce caractéristique du genre Symphytum. Elle présente de nombreuses variétés et s'hybride facilement, cette dernière caractéristique ayant été utilisée en agronomie comme en horticulture. Les limites de définition de l'espèce ne sont d'ailleurs pas fixées de manière définitive.
Résistance au froid correcte, mais protégez-la des gelées tardives. Adaptée jusqu'à 1200 m d'altitude.
Commencez les semis en intérieur de février à mai, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible d'avril à mai, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 20-50 cm selon espèce entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Cette variété préfère un emplacement mi-ombre, avec 3-4h de soleil direct.
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Drainé, souvent pauvre. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : moyenne.
Cultivable jusqu'à 1200m d'altitude.
Avant la floraison, les grandes feuilles basales de la consoude peuvent être confondues avec celles de la digitale pourpre (Digitalis purpurea), plante hautement toxique. Le critère de distinction le plus fiable est le toucher : la feuille de digitale est laineuse et douce, celle de la consoude est rêche et hérissée de poils raides [1].
La consoude officinale (Symphytum officinale) est aussi fréquemment confondue avec la consoude de Russie (Symphytum x uplandicum), hybride naturel entre S. officinale et S. asperum. Ce dernier, et sa sélection horticole 'Bocking 14', est beaucoup plus répandu dans les jardins en raison de sa vigueur accrue. Les deux espèces s'hybridant facilement, la distinction morphologique sur le terrain n'est pas toujours aisée [1].
La racine et les feuilles sont toutes deux employées en phytothérapie traditionnelle. La racine est considérée comme la partie la plus active [2]. La teneur en alcaloïdes pyrrolizidiniques y est de 0,2 à 0,4 %, contre 0,003 à 0,02 % dans les feuilles [1].
La consoude est traditionnellement utilisée pour soutenir la cicatrisation des plaies superficielles, des contusions, des hématomes, des entorses et des douleurs articulaires [1][2]. Son emploi pour accompagner la consolidation osseuse lors de fractures, en application locale, est documenté dans la littérature herboriste [1].
L'allantoïne, présente dans la racine et les feuilles, est le constituant auquel sont attribuées les propriétés de prolifération cellulaire, favorisant la régénération de la peau et des tissus osseux [1]. L'acide rosmarinique contribue à l'action anti-inflammatoire locale [1].
Une étude allemande randomisée en simple aveugle a montré qu'une crème à base d'extrait de racine de consoude présentait une efficacité légèrement supérieure à un gel de diclofénac dans le traitement des entorses de la cheville [1].
La consommation interne de consoude présente un risque d'hépatotoxicité lié aux alcaloïdes pyrrolizidiniques qu'elle contient [1]. Jean Bruneton, professeur de pharmacognosie, documente un cas de décès consécutif à deux semaines de consommation quotidienne de trois à cinq feuilles [1]. Les autorités françaises et allemandes n'autorisent pas son usage interne à visée thérapeutique [1].
Ces informations ne se substituent pas à un avis médical. Consulter un professionnel de santé avant toute utilisation à visée thérapeutique.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia, Agence du médicament. Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →Le mot « consoude » est attesté en français vers 1265. Il dérive du bas latin consolidare, « consolider, affermir », en référence aux propriétés cicatrisantes attribuées à la plante [1]. Le genre Symphytum, créé par Linné en 1753, vient du grec σύμφυτον (sumphuton), qui signifie « qui fait grandir ensemble » [1].
Le pharmacologue grec Dioscoride, au Ier siècle de notre ère, décrit deux espèces de sumphuton dans son De materia medica, avec des indications de consolidation osseuse et de cicatrisation des plaies [1]. Le naturaliste romain Pline l'Ancien décrit une plante voisine sous le nom de symphytum petraeum [1].
La consoude ne figure pas dans les écrits plus anciens d'Hippocrate ni de Théophraste. Elle est présente dans les traités de médecine médiévaux, à une époque où les savoirs botaniques s'appuient sur les textes plutôt que sur l'observation directe des plantes [1].
À la Renaissance, le médecin Jean Fernel (1497-1558) proposa un sirop à base de sommités de consoude, associé à de la bétoine, du plantain, de la pimprenelle, de la scabieuse et du tussilage, longtemps prescrit contre les hémorragies, la toux et la phtisie [1].
L'espèce Symphytum officinale a été formellement décrite par Carl von Linné en 1753. Les limites de l'espèce restent sujettes à discussion en raison de ses hybridations fréquentes avec d'autres consoudes [1].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Comfrey Officinalis se sème en intérieur février à mai, puis en extérieur avril à mai.
La culture de Comfrey Officinalis est facile, accessible même sans expérience préalable.
Comfrey Officinalis se récolte avril à novembre.
L'espacement recommandé pour Comfrey Officinalis est de 20-50 cm selon espèce.
Tu peux acheter des graines de Comfrey Officinalis chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.fr/fr/c/search?search=Comfrey%20Officinalis
Oui, Comfrey Officinalis est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
La bourrache, star des Boraginacées, attire les abeilles et se ressème généreusement , une alliée précieuse du potager.
Europe, including Britain, south and east from Scandanavia to Spain, Siberia and Turkey.