Calendula officinalis
Calendula officinalis, de la famille des Asteraceae, est une plante herbacée originaire du bassin méditerranéen, cultivée dans les jardins d'Europe depuis le Moyen Âge [1]. La variété à fleurs oranges est la forme la plus répandue en culture médicinale et ornementale.
La plante atteint 40 à 60 cm de hauteur selon les conditions de sol et de lumière [1]. Ses capitules denses fleurissent dès le printemps et peuvent se maintenir presque toute l'année en climat tempéré doux [1].
Le souci présente un comportement héliotrope : ses fleurs se ferment la nuit et se rouvrent lorsque le soleil monte suffisamment [1]. Ce trait lui a valu son nom vernaculaire, issu du bas latin solsequia, qui suit le soleil [1].
La plante est à la fois médicinale, comestible et tinctoriale. Ses pétales fournissent un colorant alimentaire jaune-orangé non toxique, historiquement utilisé pour foncer les beurres [1]. En médecine externe, ses fleurs sont employées depuis des siècles pour les affections cutanées bénignes.
Semis de février à mai, en place ou sous abri. Floraison de mai à novembre selon la région.
| pH du sol | 6.5 à 7.0 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 30 |
| Maturité | 60 jours |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | — | début mars → début oct. | début mai → début oct. |
| Atlantique | — | début mars → début oct. | début mai → début oct. |
| Océanique | — | mi-mars → mi-oct. | mi-mai → mi-oct. |
| Semi-continentale | — | fin mars → fin oct. | fin mai → fin oct. |
| Montagne | — | début avr. → début nov. | début juin → début nov. |
Fleur Soucis des jardins oranges : forb/herb, culture facile.
Le souci ou souci officinal, Calendula officinalis, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Asteraceae.
Rustique face au gel, elle convient aux jardins de montagne et aux hivers longs.
Le semis direct en pleine terre est possible de mars à octobre, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 30 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Comptez environ 60 jours entre le semis et la première récolte.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez modérément , le sol doit sécher entre deux arrosages. Trop d'eau favorise les maladies.
Sol idéal : tout sol. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : forte.
Rotation : éviter 2 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae puis Cucurbitacées. Rotation courte mais bénéfique pour éviter l'appauvrissement du sol.
"Soucis des jardins oranges" désigne la sélection de Calendula officinalis à capitules orange vif, distincte des sélections à fleurs jaune pâle ou crème également disponibles en catalogue.
Les formes oranges présentent une concentration en caroténoïdes plus élevée dans les pétales que les formes jaunes [1]. Les herboristes considèrent cette forme comme mieux adaptée à la préparation des macérats huileux et des teintures mères, la richesse en pigments étant un indicateur indirect de la teneur en principes actifs.
Par rapport aux autres cultivars de C. officinalis, le type jardins oranges est à taille standard, semi-double à double, à longue période de floraison. Il se distingue des cultivars nains comme 'Bon Bon' (25 à 30 cm), des formes à grandes fleurs pour la coupe comme 'Pacific Beauty', ou des mélanges multicolores comme 'Art Shades' qui incluent des teintes crème, jaune et abricot.
Le risque de confusion le plus courant concerne le souci des champs (Calendula arvensis), appelé aussi souci sauvage ou souci des vignes. Cette espèce sauvage est nettement plus petite avec des fleurs moins développées, mais ses propriétés médicinales sont considérées comme équivalentes à celles de Calendula officinalis [1].
Dans les jardins, la confusion avec les oeillets d'Inde (Tagetes spp.) est fréquente : fleurs jaunes et orangées, même famille des Asteraceae. Les Tagetes se distinguent par leur odeur forte et caractéristique (absente chez Calendula), leurs feuilles profondément pennées, et l'absence d'usage en médecine officinale.
Le souci officinal ne doit pas être confondu avec la grande camomille (Tanacetum parthenium) ni avec la camomille romaine (Chamaemelum nobile), qui produisent des capitules à ligules blanches et à cœur jaune.
Les fleurs séchées ou fraîches de Calendula officinalis constituent la partie médicinale utilisée en herboristerie traditionnelle européenne [1].
Selon l'Organisation mondiale de la santé, le souci peut être considéré comme un traitement externe des plaies superficielles, des inflammations modérées de la peau et de la muqueuse orale, des blessures et des ulcères veineux [2].
En usage externe, la teinture mère est documentée comme anti-inflammatoire, anti-oedémateuse, antibactérienne, antivirale, antifongique et cicatrisante [1]. En usage interne, la plante est traditionnellement utilisée pour le soutien aux spasmes gastro-intestinaux bénins et aux inflammations de la muqueuse buccale et pharyngée.
Les pétales contiennent 19 caroténoïdes identifiés, dont la flavoxanthine (28 %), les lycopènes (20 %) et le carotène (12 %) [1]. Les triterpénols, en particulier le faradiol et ses esters, sont responsables de l'essentiel de l'activité anti-inflammatoire [1].
Le faradiol inhibe la cyclo-oxygénase et la lipo-oxygénase, les deux enzymes centrales du système pro-inflammatoire [1]. Des études in vitro ont montré, à doses équimolaires, une activité comparable à celle de l'indométacine [1]. La fraction flavonoïdique confère une activité antioxydante mesurable par élimination des espèces réactives de l'oxygène [1].
Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia, Agence du médicament. Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.
Les capitules du souci des jardins oranges présentent une teinte orange vif, avec des ligules nombreuses disposées en plusieurs rangs sur les formes semi-doubles et doubles les plus courantes en commerce.
La plante convient en bordure de massif, en pot de grande dimension, ou mêlée à d'autres annuelles. Sa floraison dense et continue couvre du printemps jusqu'aux premières gelées sans interventions particulières.
En coupe, les tiges se tiennent bien dans le vase 5 à 7 jours. Les capitules se prêtent au séchage à l'air libre, têtes vers le bas ; les pétales conservent une partie de leur coloration orangée, utilisable en bouquets secs ou en potpourris.
Le souci attire les abeilles et les syrphes (Syrphidae), dont les larves sont prédatrices des pucerons. Sa présence en bordure de potager améliore la pollinisation des cultures voisines.
La plante revient fréquemment de semis spontané d'une saison sur l'autre en sol bien drainé et en plein soleil [1], sans nécessiter de replantation systématique.
Pourquoi ces associations fonctionnent.
La tomate et le souci officinal forment une association documentée de longue date en maraîchage biologique. Les racines du souci libèrent des composés allélopathiques (notamment des thiophènes et polyacétylènes présents dans le genre Calendula) qui perturbent le cycle des nématodes à galles du genre Meloidogyne, parasites racinaires majeurs de la tomate en sol chaud.
Le souci attire également une forte densité d'auxiliaires par ses capitules riches en nectar accessible : syrphes (Episyrphus balteatus), coccinelles adultes et micro-hyménoptères parasitoïdes (Aphidius, Encarsia). Ces prédateurs régulent pucerons et aleurodes qui colonisent fréquemment les feuilles de tomate en début d'été.
L'odeur aromatique forte émise par toutes les parties de la plante, signalée comme peu agréable et amère, masque les signaux olfactifs que certains ravageurs utilisent pour localiser la tomate. Le bénéfice est renforcé par la floraison longue, du printemps aux premières gelées, qui maintient une pression prédatrice continue.
Avec la carotte, la logique est différente mais complémentaire. La carotte est sensible à la mouche de la carotte (Psila rosae), dont les adultes localisent leurs hôtes par olfaction. La dispersion des capitules de souci dans un rang de carottes brouille ce repérage. Les racines pivotantes du souci, modestes et peu concurrentes, cohabitent sans gêner le pivot de la carotte qui explore des couches plus profondes. L'enracinement complémentaire limite la compétition hydrique et minérale.
L'effet nématicide s'étend à la carotte, elle aussi sensible aux Meloidogyne en sols sableux ou réchauffés. Le souci agit comme plante-piège ou plante-assainissante selon les conditions, une propriété partagée avec les Tagetes mais moins puissante.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Semaille, coopérative belge basée à Faulx-les-Tombes, sélectionne et reproduit des variétés locales adaptées au climat belge et nord-français depuis 2001.
Voir la fiche chez Semaille →Le nom Calendula date du Moyen Âge et tire son étymologie du latin calendae, le premier jour du mois chez les Romains [1]. L'hypothèse avancée par le botaniste Paul-Victor Fournier est que la plante fleurit avec une telle régularité qu'on pouvait la voir en fleur à chaque début de mois [1].
Charlemagne mentionne le souci parmi les plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux, dans le capitulaire De Villis, rédigé à la fin du VIIIe siècle ou au début du IXe [1]. C'est l'une des premières attestations documentées de sa culture organisée en Europe du Nord.
Au XIIe siècle, Hildegarde de Bingen l'utilisait contre la teigne du cuir chevelu [1]. Albert le Grand, à la même époque, en recommandait l'usage comme cicatrisant, contre les troubles intestinaux et les piqûres d'insectes et de serpents [1].
L'épithète officinalis confirme que la plante était vendue dans les officines pharmaceutiques médiévales en raison de ses propriétés reconnues [1].
La sélection de la forme à fleurs oranges comme type jardinier de référence est le résultat de plusieurs siècles de culture sélective. Les formes orangées ont été progressivement stabilisées par les horticulteurs européens : leurs pétales sont plus riches en caroténoïdes que les formes jaune pâle, ce qui les a rendues préférables tant en ornemental qu'en préparation médicinale [1].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Soucis des jardins oranges se sème en extérieur mars à octobre.
Les plantes compagnes recommandées pour Soucis des jardins oranges sont : tomate, carotte.
La culture de Soucis des jardins oranges est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.
Soucis des jardins oranges se récolte mai à octobre.
L'espacement recommandé pour Soucis des jardins oranges est de 30.
Tu peux acheter des graines de Soucis des jardins oranges chez Semaille. Retrouve cette variété sur https://www.semaille.com/fr/fleurs-especes-annuelles/270-soucis-des-jardins-oranges-5415166000545.html
Oui, Soucis des jardins oranges est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Soucis des jardins oranges sont : tomate, carotte. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Les Astéracées incluent aussi bien la laitue et l'artichaut que le tournesol et la marguerite, illustrant une diversité culinaire et ornementale large.
S. Europe. A garden escape in Britain.