Melilotus officinalis
Le mélilot jaune (Melilotus officinalis) est une plante bisannuelle de la famille des Fabacées, à tiges dressées portant de nombreuses petites fleurs jaunes en grappes allongées [1]. Ses feuilles ont trois folioles denticulées et ses fruits sont de petites gousses droites [1]. La plante contient de la coumarine, molécule qui lui donne une odeur caractéristique de foin coupé et de vanille [1].
L'espèce est naturellement présente dans les régions tempérées d'Europe [1] et a été introduite dans de nombreux pays sur tous les continents [1].
Sa croissance est bisannuelle : végétation basse en première année, floraison abondante en deuxième [1]. C'est cette deuxième année qui présente l'intérêt principal pour l'usage comme engrais vert et comme plante mellifère, ses deux vocations dominantes en agriculture biologique [1].
Les sommités fleuries sont reconnues par l'Agence européenne des médicaments pour un usage traditionnel dans le soulagement des symptômes d'inconfort des jambes liés aux troubles circulatoires veineux mineurs [1].
| pH du sol | 6.5 à 8.2 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | Semis à la volée, 200-500g/100m² |
| Maturité | 30-90 jours |
| Altitude max | 1500 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | — | début mars → début sept. | début mai → début nov. |
| Atlantique | — | début mars → début sept. | début mai → début nov. |
| Océanique | — | mi-mars → mi-sept. | mi-mai → mi-nov. |
| Semi-continentale | — | fin mars → fin sept. | fin mai → fin nov. |
| Montagne | — | début avr. → début oct. | début juin → début déc. |
This highly melliferous biennial to perennial species has 30 to 80 cm-high stems and, from May to August, fragrant, drooping yellow flowers. It is used as a green manure because it fixes nitrogen and roots vigorously.
Le Mélilot officinal ou Mélilot jaune, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Fabacées (Légumineuses), sous-famille des Faboideae, tribu des Trifolieae. C'est une plante herbacée à fleurs jaunes naturellement présente en Europe et introduite dans de nombreuses régions du monde.
Bonne résistance au froid , convient aux régions à hivers rigoureux. Préfère la fraîcheur , attention aux canicules, un paillage aide bien. Cultivable jusqu'à 1500 m d'altitude, un vrai atout en montagne.
Le semis direct en pleine terre est possible de mars à septembre, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de Semis à la volée, 200-500g/100m² cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez modérément , le sol doit sécher entre deux arrosages. Trop d'eau favorise les maladies.
Sol idéal : Tous sols (améliorateur). Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : forte.
Cultivable jusqu'à 1500m d'altitude.
Rotation : éviter 3 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Solanacées (tomate, poivron) puis Cucurbitacées (courge, concombre). Les Fabacées fixent l'azote atmosphérique via leurs nodosités. Planter tomates ou courges après profite de cet azote.
« Sweet clover Yellow » est une dénomination commerciale standard pour l'espèce Melilotus officinalis, et non un cultivar distinct portant un nom d'obtenteur enregistré. La mention « Yellow » sert uniquement à distinguer cette espèce du mélilot blanc (Melilotus albus), commercialisé sous le nom « Sweet clover White ».
Sur le plan agronomique, les deux espèces ont des performances comparables comme engrais verts et plantes mellifères. Les usages culinaires documentés (arôme coumarine, parfum de vanille et de foin des fleurs séchées, association avec produits laitiers et desserts) et les usages médicinaux reconnus sont spécifiques à M. officinalis [1]. Pour l'engrais vert, le choix entre les deux dépend de la disponibilité locale des semences.
Le terme « mélilot » désigne en français plusieurs espèces du genre Melilotus, source de confusions à la fois au jardin et en phytothérapie.
Le mélilot blanc (Melilotus albus) se distingue visuellement par ses fleurs blanches, contre des fleurs jaunes pour M. officinalis [1]. En usage agronomique (engrais vert, couvre-sol mellifère), les deux espèces sont proches et peuvent se substituer. En phytothérapie, seul M. officinalis bénéficie d'une monographie de l'Agence européenne des médicaments [1] : les deux espèces ne sont pas interchangeables dans ce contexte.
Le mélilot bleu (Trigonella caerulea), parfois cité comme médicinal dans des sources populaires, est une espèce distincte du genre Trigonella. L'Agence européenne des médicaments déconseille explicitement de le substituer à M. officinalis dans les préparations phytothérapeutiques [1].
Appartenant à la famille des Fabacées, le mélilot jaune fixe l'azote atmosphérique via une symbiose racinaire avec des bactéries du sol [2]. Cette capacité d'enrichissement azoté sans apport extérieur en fait un couvert améliorant régulièrement intégré dans les rotations en agriculture biologique [1].
La plante préfère un sol bien drainé, neutre à légèrement alcalin [2]. Elle tolère les sols argileux et une salinité que la luzerne ne supporte pas [1] [2]. Elle exige une exposition ensoleillée et ne se développe pas à l'ombre [2].
Plus tolérant au froid que la luzerne [1], et résistant à la sécheresse une fois établi [2], le mélilot jaune convient aux parcelles difficiles où d'autres légumineuses fourragères peinent à prendre.
Le semis s'effectue au printemps (avril-mai) ou en été (juillet-août). La première année produit une végétation basse et des racines profondes. La floraison et la production maximale de biomasse interviennent en deuxième année, de juin à octobre [1]. Les tiges deviennent progressivement ligneuses : l'enfouissement est idéalement réalisé en début de floraison, avant ce stade, pour maximiser la vitesse de décomposition et la restitution d'azote.
La gestion du calendrier d'enfouissement est importante. Le mélilot peut produire plus de 100 000 graines par plant [1], viables plus de 40 ans dans le sol [1]. Une parcelle laissée à grener constitue un stock semencier persistant difficile à éliminer de la rotation.
En agriculture biologique, le mélilot jaune s'intègre comme couvert améliorant dans les rotations de grandes cultures [1]. Il peut occuper une parcelle en jachère pendant un à deux ans pour restaurer un sol appauvri ou compacté. Sa capacité à s'implanter sur terrains dégradés en fait une plante pionnière [1], en première étape de réhabilitation avant introduction d'espèces moins rustiques.
Les fleurs sont riches en nectar et en pollen [2]. Le mélilot est apprécié des abeilles domestiques et des pollinisateurs sauvages [1]. Intégré dans les bandes fleuries ou les mélanges de couverts intermédiaires, il combine enrichissement du sol en azote et soutien à la biodiversité des insectes.
La plante contient des coumarines qui, sous l'effet de moisissures sur de la matière végétale humide mal stockée, se transforment en dicoumarol, un anticoagulant puissant [1]. Ce risque ne concerne pas l'enfouissement en vert. En revanche, les résidus fauchés ne doivent pas fermenter à l'humidité avant compostage, et le bétail ne doit pas avoir accès à du mélilot mal conservé [1].
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →Le genre Melilotus tire son nom du grec meli (miel) et lotos (lotus) [1]. Le botaniste grec Dioscoride mentionnait dans ses écrits un « lotus trifolié » que les commentateurs ont depuis identifié à cette espèce [1].
L'aire d'origine naturelle s'étend des régions tempérées de l'Europe jusqu'à l'Himalaya occidental et la péninsule arabique [1]. Cette large distribution dans les zones continentales semi-arides et steppiques témoigne d'une adaptation ancienne aux substrats neutres à basiques des plaines eurasiatiques.
Le mélilot officinal a été largement cultivé comme plante fourragère dans les grandes plaines et les plateaux semi-arides à travers le monde [1]. En Amérique du Nord, son usage comme fourrage et engrais vert s'est développé aux XIXe et XXe siècles [1]. En Chine, il est cultivé pour l'amélioration des sols et comme plante pionnière sur les pâturages dégradés, les tiges servant de combustible et les parties fines de fourrage [1].
La luzerne a progressivement supplanté le mélilot dans les systèmes fourragers industriels [1]. La sélection variétale a produit des cultivars de luzerne moins ligneux et à teneur en coumarine plus basse, deux caractères pénalisants du mélilot en production intensive [1]. Le mélilot conserve néanmoins sa place dans les rotations biologiques, là où sa rusticité lui confère un avantage là où la luzerne ne s'implante pas facilement.
La dénomination commerciale « Sweet clover Yellow » est l'appellation standard de Melilotus officinalis dans les catalogues de semences francophones et anglophones, par opposition au mélilot blanc (Melilotus albus, dit « Sweet clover White »). Il ne s'agit pas d'un cultivar portant un nom d'obtenteur enregistré, mais d'un nom de commerce désignant l'espèce à fleurs jaunes.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Sweet clover Yellow se sème en extérieur mars à septembre.
La culture de Sweet clover Yellow est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.
Sweet clover Yellow se récolte mai à novembre.
L'espacement recommandé pour Sweet clover Yellow est de Semis à la volée, 200-500g/100m².
Tu peux acheter des graines de Sweet clover Yellow chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.fr/fr/c/search?search=Sweet%20clover%20Yellow
Oui, Sweet clover Yellow est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Du haricot au pois chiche, de la lentille au soja : les Fabacées nourrissent l'humanité depuis le Néolithique.
Europe to Asie orientale. Naturalized in Britain.