Valeriana officinalis
La valériane officinale (Valeriana officinalis L.) est une herbacée vivace de la famille des Caprifoliacées, inscrite à la Pharmacopée européenne pour ses propriétés sédatives [1]. Présente dans les prairies humides, les lisières de bois et les bords de cours d'eau, elle occupe l'Europe et l'Asie tempérée, à l'exception du pourtour méditerranéen, sur sols riches en humus [1].
Sa tige cylindrique, creuse et cannelée atteint de 40 cm à 2 m de hauteur selon les conditions du milieu [1]. Les feuilles composées pennées, opposées, portent un nombre impair de folioles dentées. Les fleurs blanc rosé, entomophiles et mellifères, groupées en corymbes, s'épanouissent de mai à août [1].
La plante porte plusieurs noms vernaculaires : herbe aux chats, herbe de Saint-Georges, herbe à la meurtrie, valériane des collines [1]. Le surnom félin tient à l'effet proche de l'euphorie que son odeur produit sur les chats, phénomène inverse à son action calmante documentée chez l'humain [1].
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 7 |
| Espacement | 20-50 cm selon espèce |
| Maturité | 60-120 jours |
| Altitude max | 2000 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début mars → début avr. | début avr. → début mai | début sept. → début oct. |
| Atlantique | début mars → début avr. | début avr. → début mai | début sept. → début oct. |
| Océanique | mi-mars → mi-avr. | mi-avr. → mi-mai | mi-sept. → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin mars → fin avr. | fin avr. → fin mai | fin sept. → fin oct. |
| Montagne | début avr. → début mai | début mai → début juin | début oct. → début nov. |
Vivace calmante et sédative, racine utilisée en phytothérapie.
La Valériane officinale ou Valériane des collines ou Valériane à petites feuilles, connue aussi sous les appellations vernaculaires d’Herbe-au(x)-chat(s), d’Herbe de Saint-Georges, ou d’Herbe à la meurtrie est une plante herbacée vivace de la famille des Caprifoliacées.
Se plaît à côté de Echinacee.
Rustique face au gel, elle convient aux jardins de montagne et aux hivers longs. Cultivable jusqu'à 2000 m d'altitude, un vrai atout en montagne.
Variété ancienne, transmise de génération en génération, mellifère , les abeilles vous remercieront.
Commencez les semis en intérieur de mars à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible d'avril à mai, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 20-50 cm selon espèce entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Cette variété préfère un emplacement mi-ombre, avec 3-4h de soleil direct.
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Drainé, souvent pauvre. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : forte.
Cultivable jusqu'à 2000m d'altitude.
La valériane officinale est souvent confondue avec la valériane rouge (Centranthus ruber), plante d'ornement des rocailles et des vieux murs dont les fleurs sont d'un rose vif à rouge franc. Ces deux espèces n'appartiennent pas au même genre botanique ; Centranthus ruber ne figure pas dans la monographie de la Pharmacopée européenne relative aux propriétés sédatives, contrairement à Valeriana officinalis [2].
La mâche (Valerianella locusta), anciennement classée dans les Valérianacées et désormais aussi dans les Caprifoliacées, constitue une autre source de confusion possible. Il s'agit d'une salade potagère annuelle de 10 à 15 cm de hauteur, aux feuilles entières et sans odeur caractéristique, dont l'usage est exclusivement alimentaire [1].
La Pharmacopée européenne définit la drogue végétale "racine de valériane" comme les organes souterrains entiers ou fragmentés, séchés : rhizome, racines et stolons [1]. Les feuilles ne font pas l'objet d'un usage thérapeutique codifié ; elles sont mentionnées comme comestibles en salade [1].
En France, la seule indication officiellement revendiquable pour un médicament à base de valériane est le "traitement symptomatique des états neurotoniques des adultes et des enfants, notamment en cas de troubles mineurs du sommeil" [1]. La vente dans un but médical y est réservée aux pharmaciens [1].
L'EMA (Agence européenne des médicaments) reconnaît deux niveaux dans sa monographie communautaire [2]. Les extraits hydro-alcooliques (40 à 70 % d'alcool) bénéficient du statut d'usage "bien établi" pour la nervosité et les troubles du sommeil chez l'adulte et l'adolescent de plus de 12 ans. Les extraits aqueux secs relèvent de l'usage "traditionnel" pour les mêmes indications [2].
Une méta-analyse de 2006 portant sur six essais cliniques a observé une amélioration statistiquement significative de la perception subjective du sommeil ; des carences méthodologiques ont conduit à nuancer cette conclusion dans une analyse critique publiée en 2007 [1]. L'effet, quand il est mesuré, requiert une prise régulière d'environ deux semaines, non une prise ponctuelle [1].
Les acides sesquiterpéniques (acide valérénique, acide acétoxy-valérénique) sont considérés comme les composants actifs principaux de la racine, auxquels est attribuée l'activité sédative [1]. Des travaux in vitro montrent une affinité de ces extraits pour les récepteurs GABA [1].
Les valépotriates, esters de l'acide isovalérique à structure monoterpénique, sont très instables et généralement absents des préparations pharmaceutiques finies [1]. Leurs produits de dégradation conservent une cytotoxicité résiduelle ; le caractère mutagène des valépotriates est établi, ce qui justifie de préférer les formes extractives aqueuses [1]. L'acide isovalérique libéré par leur hydrolyse est responsable de l'odeur caractéristique des organes souterrains séchés [1].
L'huile essentielle de la racine contient des monoterpènes (acétate de bornyle, camphène) et des sesquiterpènes (valérénal, valéranone) ; sa composition varie selon les facteurs génétiques et environnementaux [1].
Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia, Agence du médicament. Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le catalog Seedelli ne recommande qu'une seule compagne pour la valériane officinale : l'échinacée (Echinacea purpurea). Les deux plantes partagent des exigences écologiques voisines (sols frais, riches en humus, exposition mi-ombre à ensoleillée) et couvrent des strates complémentaires : la valériane monte de 40 cm à 2 m avec ses corymbes blanc rosé [1], l'échinacée reste plus trapue avec ses capitules pourpres. Cette différence de hauteur évite la concurrence directe pour la lumière.
L'intérêt agronomique principal tient à l'attraction conjointe des pollinisateurs et auxiliaires. Les fleurs de valériane, mellifères et entomophiles, attirent syrphes et petits hyménoptères de mai à août [1]. L'échinacée prend le relais de juillet à septembre avec ses capitules visités par bourdons et papillons. Le binôme étale donc la ressource nectarifère sur près de cinq mois, ce qui fidélise les auxiliaires prédateurs de pucerons sur la parcelle médicinale.
La valériane apporte par ailleurs un bénéfice édaphique documenté empiriquement : ses racines épaisses issues d'un rhizome vertical améliorent la structure du sol et attireraient les vers de terre [1]. L'échinacée, avec son système racinaire pivotant plus court, profite de cette ameublissement sans entrer en concurrence avec les racines profondes de la valériane. Les feuilles de valériane servent également à préparer un purin utilisé en pulvérisation pour tonifier les végétaux voisins [1], pratique courante en jardinage biodynamique où les fleurs entrent dans la préparation 507 [1].
Pourquoi éviter ces voisinages.
Le catalog Seedelli ne liste aucune plante à proscrire au voisinage de la valériane officinale. Aucune incompatibilité allélopathique documentée n'est retenue pour cette espèce dans le référentiel actuel.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →Hippocrate, Dioscoride et d'autres auteurs anciens recommandaient la valériane contre divers troubles [1]. Les indications qui lui ont été attribuées au fil des siècles forment une liste longue et contradictoire : épilepsie, chorée de Sydenham, hystérie, insomnie, entre autres. Dès 1889, un praticien posait la question directement : "son utilité réelle répond-elle à la fréquence de son emploi ?" [1].
La plante a connu une consommation intense pendant les deux guerres mondiales, prescrite pour traiter les traumatismes nerveux des combattants, ce qui a solidifié son image de sédatif végétal dans la culture populaire européenne [1].
L'étymologie du nom latin est débattue : certains linguistes y voient un dérivé du verbe latin valere (être fort, se porter bien), d'autres une référence à la province romaine de Valeria en Pannonie, région où la plante était très répandue [1].
La Pharmacopée européenne encadre aujourd'hui la qualité de la drogue végétale : la racine coupée doit contenir au minimum 0,10 % d'acides sesquiterpéniques [1]. L'EMA a établi une monographie communautaire qui distingue les extraits hydro-alcooliques (40 à 70 % d'alcool), reconnus d'usage "bien établi", des extraits aqueux secs, classés en usage "traditionnel" [2].
Autrefois associée à la magie blanche et considérée comme un philtre d'amour, la valériane est désormais utilisée quasi exclusivement dans un contexte phytothérapeutique codifié [1].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Valériane se sème en intérieur mars à avril, puis en extérieur avril à mai.
Les plantes compagnes recommandées pour Valériane sont : echinacee.
La culture de Valériane est facile, accessible même sans expérience préalable.
Valériane se récolte septembre à octobre.
L'espacement recommandé pour Valériane est de 20-50 cm selon espèce.
Tu peux acheter des graines de Valériane chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.fr/fr/c/search?search=Val%C3%A9riane
Oui, Valériane est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Valériane sont : echinacee. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Europe, including Britain but excluding the extreme north and south, temperate Asia to Japan.