Camomille Romaine , aquarelle botanique

Camomille Romaine

Chamaemelum nobile

Aromatiques Germinance
3,10 €
1
Semis
févr.→mars
Récolte
juin→sept.
Difficulté
Facile
Résiste à
-15°C

En résumé

Chamaemelum nobile, la camomille romaine, est une plante herbacée vivace de la famille des Astéracées, haute de 10 à 30 cm [1]. Ses tiges velues, d'abord couchées puis ascendantes, portent des feuilles 2-3-pennatiséquées à segments quasi filiformes, vert blanchâtre [1].

L'espèce est originaire de la façade atlantique de l'Europe (Portugal, Espagne, France, Royaume-Uni, Irlande) et d'Afrique du Nord (Maroc, Algérie) [1]. Son qualificatif vernaculaire de « romaine » est inexact : la plante n'est pas indigène en Italie [1].

Les capitules solitaires portent des ligules blanches entourant un cœur de fleurons tubulés jaunes et dégagent une odeur fruitée rappelant la pomme [1]. La floraison s'étend de juillet à septembre [1].

La plante est rustique en zones USDA 4 à 9 et préfère les sols sablonneux à pH 6,6-7,5 [1].

Données agronomiques

pH du sol5.0 à 5.5
Lumière (0-10)8
Espacement25x30
Maturité90 jours

Ton calendrier par climat

Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.

ZoneSemis intérieurSemis extérieurRécolte
Méditerranéennedébut févr. → début marsdébut avr. → début maidébut juin → début sept.
Atlantiquedébut févr. → début marsdébut avr. → début maidébut juin → début sept.
Océaniquemi-févr. → mi-marsmi-avr. → mi-maimi-juin → mi-sept.
Semi-continentalefin févr. → fin marsfin avr. → fin maifin juin → fin sept.
Montagnedébut mars → début avr.début mai → début juindébut juil. → début oct.

Semer et cultiver

Plante aromatique Camomille Romaine : feuillage vert, jaune, arôme aromatique, amer, goût aromatique, amer.

La camomille romaine est une espèce de plante à fleurs de la famille des Astéracées.

Résistance au froid correcte, mais protégez-la des gelées tardives.

Culture

Exposition Plein soleil
Arrosage Modéré
Sol Drainant
Espacement 25x30 cm
Maturité 90 jours
Taille fruit 20-30cm cm
Difficulté Facile
pH sol 5.0,5.5
Luminosité Plein soleil (8/10)

Comment semer

Commencez les semis en intérieur de février à mars, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.

Le semis direct en pleine terre est possible d'avril à mai, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.

Respectez un espacement de 25x30 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.

Comptez environ 90 jours entre le semis et la première récolte.

Culture et entretien

Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).

Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.

Sol idéal : drainant. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.

Tolérance au froid : moyenne.

Calendrier de semis

Semis en intérieur
Semis en extérieur
Repiquage
Récolte

Voir aussi : que semer en avril →

Rotation : éviter 2 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae puis Cucurbitacées. Rotation courte mais bénéfique pour éviter l'appauvrissement du sol.

Ce qui distingue ce cultivar

Le cultivar commercialement dominant est flore-pleno. Par rapport à la forme botanique de type, il présente une quasi-totalité de fleurons ligulés blancs, les fleurons tubulés jaunes du cœur étant très réduits ou absents [1].

Ce cultivar est stérile et ne produit pas de graines viables. La multiplication se fait exclusivement par division de touffe ou par stolons [1]. Son odeur fruitée de pomme est généralement décrite comme plus intense que celle de la forme type.

La forme sauvage à fleurs simples (ligules blanches et cœur jaune normalement développé) est, elle, fertile et reproductible par graines. Pour un jardinier souhaitant maintenir la variété de façon autonome et conserver des semences d'une année sur l'autre, c'est cette forme type qu'il convient de cultiver, et non le cultivar flore-pleno [1].

À ne pas confondre

Trois plantes distinctes répondent couramment au nom de « camomille » dans le commerce et la littérature populaire :

Ces différences sont déterminantes en pharmacologie. De nombreuses études ont confondu camomille romaine et camomille allemande, rendant difficile l'attribution précise de propriétés biologiques à l'une ou l'autre espèce [1].

Usages culinaires

La partie utilisée en cuisine est le capitule floral, frais ou séché [1]. Les fleurs entières, cueillies en pleine ouverture, peuvent aromatiser salades et desserts grâce à leur parfum fruité [1].

La saveur est amère et fortement aromatique. Elle est plus marquée avec la forme à fleurs simples qu'avec le cultivar double [2]. La tisane est la préparation la plus répandue : les fleurs séchées sont infusées dans de l'eau à 90-95°C pendant 8 à 10 minutes [1].

Les jeunes pousses s'utilisent aussi comme herbe aromatique ou assaisonnement [2]. L'ensemble de la plante entre dans la composition de bières artisanales aux plantes, une utilisation documentée dans les sources botaniques anglophones [2].

Pour la conservation, les capitules se sèchent à l'abri de la lumière et de l'humidité, dans un contenant hermétique. Des fleurs correctement séchées conservent leurs arômes pendant 12 à 18 mois.

Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).

Usages médicinaux

Indications traditionnelles reconnues

En France, l'Agence du médicament a publié une Note explicative reconnaissant les indications thérapeutiques traditionnelles pour la fleur de camomille romaine (Chamomillae romanae flos) [1].

Par voie orale, la fleur est traditionnellement utilisée dans le traitement symptomatique des troubles digestifs : ballonnements épigastriques, lenteur à la digestion, éructations, flatulences, diarrhée [1]. Elle est aussi admise comme traitement adjuvant de la composante douloureuse des troubles fonctionnels digestifs [1].

En usage externe, les indications reconnues par l'Agence du médicament sont [1] :

Parties utilisées et préparations

La partie active est le capitule floral séché [1]. Les formes d'administration reconnues comprennent : infusion (tisane, inhalation), collyre, collutoire, bains, enveloppements, coussins de plantes sèches, pommade [1].

L'huile essentielle, obtenue par distillation à la vapeur d'eau des fleurs, est un liquide jaune pâle à odeur douce et fruitée [1]. Son rendement est faible, ce qui en fait une matière première coûteuse. Ses propriétés documentées incluent une action spasmolytique, anti-inflammatoire, sédative et antiprurigineuse [1].

Composition chimique

Les principaux constituants actifs sont : des lactones sesquiterpéniques (nobiline, 3-épinobiline et dérivés) responsables de l'amertume [1] ; des composés polyphénoliques (acides phénols, flavonoïdes, procyanidols, coumarines) [1] ; une huile essentielle composée à plus de 85 % d'esters mono- et bifonctionnels d'acides aliphatiques (angélates, tiglates, méthylacrylates) issus du métabolisme de la leucine, de l'isoleucine et de la valine [1].

Contrairement à la matricaire camomille, la camomille romaine contient très peu d'azulènes et pas de bisabolol [1]. L'activité anti-inflammatoire a été attribuée aux polysaccharides de l'extrait aqueux, qui réduisent l'inflammation de 36 à 37 % dans des modèles animaux (injection intrapéritonéale) [1]. Une activité antioxydante de l'huile essentielle a également été documentée par inhibition de l'effet des radicaux hydroxyl [1].

Contre-indications

La camomille romaine appartient à la famille des Astéracées. Les personnes allergiques à d'autres membres de cette famille (armoise, ambroisie, chrysanthème, arnica) présentent un risque de réaction allergique croisée [1].

Par précaution, l'usage par voie interne est déconseillé pendant la grossesse et l'allaitement, faute de données cliniques suffisantes sur l'innocuité dans ces situations.

L'huile essentielle ne doit pas être appliquée pure sur la peau. Son usage est déconseillé chez l'enfant de moins de 6 ans sans avis médical préalable.

Ces informations ne se substituent pas à un avis médical professionnel.

Synthèse d'après PFAF, Wikipedia, Agence du médicament. Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.

Au potager, bonnes et mauvaises compagnies

Plantes compagnes

Excellentes compagnes

Le producteur

Germinance, société coopérative SCOP basée à Tressé (Ille-et-Vilaine), produit des semences biologiques reproductibles depuis 1990. Spécialiste des variétés adaptées au climat océanique.

Voir la fiche chez Germinance →

Origine et histoire

La camomille romaine est décrite par Linné en 1735 sous le nom Anthemis nobilis dans son Species Plantarum [1]. Cinquante ans plus tard, le botaniste piémontais Carlo Allioni la reclasse dans le genre Chamaemelum, aboutissant au nom scientifique actuellement retenu : Chamaemelum nobile (L.) All. [1].

L'appellation « romaine » vient d'une désignation ancienne. Le botaniste Matthiole, au XVIe siècle, décrivait sous le nom Chamaemelum romanum flore multipli une plante cultivée dans les jardins d'Europe centrale, commune en Allemagne, sans lui attribuer d'origine italienne [1]. Linné s'est appuyé sur ce synonyme de Matthiole, transmettant ainsi un qualificatif géographiquement trompeur [1]. Une confusion persistante règne dans la nomenclature des camomilles, comme l'attestent des travaux taxonomiques récents [1].

Le cultivar à fleurs doubles, dit flore-pleno, est documenté depuis le XVIIe siècle [1]. Stérile, il se propage exclusivement par division de touffe. C'est ce cultivar qui a été retenu pour la production commerciale : il est récolté dès la deuxième année de culture [1].

En France, l'Anjou concentre aujourd'hui plus de 90 % de la production nationale de fleurs de camomille romaine, profitant des sols sablonneux siliceux qui correspondent exactement aux préférences pédologiques naturelles de l'espèce [1]. L'espèce a par ailleurs été introduite et naturalisée en Europe centrale, en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans certaines régions d'Amérique du Nord [1].

Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.

Questions fréquentes

Quand semer Camomille Romaine ?

Camomille Romaine se sème en intérieur février à mars, puis en extérieur avril à mai.

Quelle est la difficulté de culture de Camomille Romaine ?

La culture de Camomille Romaine est facile, accessible même sans expérience préalable.

Quand récolter Camomille Romaine ?

Camomille Romaine se récolte juin à septembre.

Quel espacement pour Camomille Romaine ?

L'espacement recommandé pour Camomille Romaine est de 25x30.

Où acheter des graines de Camomille Romaine ?

Tu peux acheter des graines de Camomille Romaine chez Germinance. Retrouve cette variété sur https://www.germinance.com/boutique/semences_aromatiques_et_medicinales-camomille_romaine-article-ROM.awp

La variété Camomille Romaine est-elle reproductible ?

Oui, Camomille Romaine est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.

Fiche botanique

Classification

Nom latin Chamaemelum nobile
Famille Asteraceae
Genre Chamaemelum

Ce que l'on prend pour une fleur chez les Astéracées est en réalité un capitule composé de dizaines, voire de centaines de petites fleurs.

Caractéristiques

Hauteur 0.2 m
Port herbacée
Résiste à -15°C
pH sol 5.0,5.5
Lumière Plein soleil (8/10)

Aire de répartition

Western Europe, including Britain, from Belgium south to N. Africa and the Azores.

Disponible chez
Germinance
3,10 €
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Sources

  1. Germinance T1. www.germinance.com (consulté le 2026-04-21)
  2. Trefle.io T1. trefle.io (consulté le 2026-04-06)
  3. Wikipedia T2. fr.wikipedia.org (consulté le 2026-04-21)
  4. PFAF T1. pfaf.org (consulté le 2026-04-21)

Pour aller plus loin