Tropaeolum majus
Tropaeolum majus, la grande capucine, appartient à la famille des Tropaeolacées. Probablement un hybride natif d'Amérique du Sud, elle a été introduite en Europe depuis le Pérou vers la fin du XVIIe siècle [1]. Sous nos latitudes, elle se cultive en annuelle, bien qu'elle soit vivace dans son milieu d'origine.
La plante porte des tiges rampantes qui deviennent grimpantes au contact d'un support [1]. Ses feuilles peltées, vert glauque, et ses fleurs aux teintes allant du jaune au rouge en passant par l'orange lui confèrent un double statut : ornementale et comestible [1].
Le semis s'effectue en intérieur de mars à avril ou directement en pleine terre en mai, pour une récolte courant de juin à octobre [3]. La maturité intervient entre 40 et 90 jours après semis selon les conditions locales [3].
En potager, la grande capucine joue un rôle de plante-piège : elle concentre sur elle-même le puceron noir de la fève et protège ainsi les cultures avoisinantes [1].
| Espacement | 15-40 cm selon espèce |
|---|---|
| Maturité | 40-90 jours selon espèce |
| Altitude max | 1400 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début mars → début avr. | début mai | début juin → début oct. |
| Atlantique | début mars → début avr. | début mai | début juin → début oct. |
| Océanique | mi-mars → mi-avr. | mi-mai | mi-juin → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin mars → fin avr. | fin mai | fin juin → fin oct. |
| Montagne | début avr. → début mai | début juin | début juil. → début nov. |
Fleurs comestibles orangées, repousse les pucerons, grimpante.
La Grande Capucine ou Capucine est une espèce de plantes herbacées vivaces, de la famille des Tropaéolacées et du genre Tropaeolum. Cette plante ornementale et comestible est probablement un hybride originaire d'Amérique du Sud.
Adaptée jusqu'à 1400 m d'altitude.
Mellifère , les abeilles vous remercieront, entièrement comestible.
Commencez les semis en intérieur de mars à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible de mai, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 15-40 cm selon espèce entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Variable, généralement drainé. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Cultivable jusqu'à 1400m d'altitude.
La dénomination « Capucine Grande » désigne la forme grimpante classique de Tropaeolum majus, par opposition aux cultivars nains comme la série 'Tom Thumb', au port strictement buissonnant. Ses tiges rampantes deviennent grimpantes dès qu'elles rencontrent un support [1].
Contrairement aux cultivars à fleurs doubles, stériles ou peu fertiles, la forme grande produit des graines viables à chaque saison, ce qui permet le ressemis d'une année à l'autre. Sa palette florale, non fixée, varie dans les tons orange, jaune et rouge selon les individus [1] : à l'opposé, des cultivars comme 'Empress of India' ou 'Salmon Baby' sont sélectionnés pour un coloris stable et reproductible.
Plusieurs espèces du genre Tropaeolum portent des noms voisins et sont parfois confondues dans les catalogues de semences. La capucine naine (Tropaeolum minus) se distingue de la grande capucine par son port buissonnant compact et l'absence de tendance grimpante marquée.
La capucine des Canaries (Tropaeolum peregrinum) est une troisième espèce distincte : ses fleurs jaunes aux pétales frangés de façon asymétrique présentent une silhouette très différente, et son feuillage est plus finement découpé.
Au sein de Tropaeolum majus, les cultivars nommés sont nombreux : formes naines, à fleurs doubles, à feuillage panaché comme 'Alaska'. La dénomination « Capucine Grande » désigne la forme grimpante de l'espèce type, par opposition à ces sélections plus compactes ou à fleurs modifiées.
Les fleurs de la grande capucine sont portées à l'extrémité de longues tiges axillaires, sur un feuillage vert glauque et rond qui forme un contraste net [1]. La plante fleurit tout l'été, de juin jusqu'aux premières gelées, ce qui lui assure une présence visuelle prolongée [3].
Son port grimpant la rend adaptée pour couvrir palissades, pergolas, treillages et clôtures [1]. La croissance est rapide, ce qui permet de dissimuler en une saison des structures peu esthétiques comme un composteur [1]. Sans support, les tiges retombent et tapissent le sol.
En pot ou en bac, la plante convient aux balcons exposés au plein soleil [3], avec des arrosages réguliers en période chaude. La culture est simple, notée au niveau 1 de difficulté [3]. Un sol peu fertile tend à limiter le feuillage au profit de la floraison [2].
Les bourdons constituent les principaux pollinisateurs en Europe [1]. Certains, à trompe courte, percent l'éperon latéralement pour accéder au nectar sans passer par l'entrée florale, un comportement connu sous le nom de vol de nectar [1]. Dans l'aire d'origine de la plante, au Pérou, la pollinisation est assurée par les colibris [1].
La grande capucine se ressème facilement dans les jardins aux hivers doux. Les graines, bien visibles à maturité, se récoltent de juin à octobre [3].
Pourquoi ces associations fonctionnent.
La capucine agit comme plante-piège contre le puceron noir de la fève [1]. Elle concentre les colonies sur ses tiges et ses feuilles, laissant les plantes voisines intactes, à condition que le ravageur présent soit bien la même espèce de puceron [1]. Elle est aussi mobilisée pour détourner les aleurodes (moucherons blancs) loin des cultures sensibles [1].
Associée à la tomate, elle détourne une partie de la pression des pucerons et des aleurodes, deux ravageurs fréquents des Solanacées sous serre et en plein champ [1]. Les auxiliaires qui s'installent sur les capucines infestées, coccinelles, syrphes et chrysopes, descendent ensuite sur les pieds de tomate [1]. Les fleurs de capucine, nectarifères et visitées par les bourdons en Europe, enrichissent par ailleurs le cortège de pollinisateurs autour des fleurs de tomate [1].
Avec le chou, la capucine joue le même rôle de piège à pucerons [1]. Les Brassicacées subissent de fortes attaques de pucerons cendrés et de pucerons verts dès le printemps ; la capucine proche concentre une partie de la pression et nourrit le garde-manger des prédateurs naturels du potager, ce qui relève d'une lutte biologique par conservation [1].
Avec le concombre, la logique est identique : les Cucurbitacées sont fréquemment colonisées par les aleurodes et les pucerons, deux ravageurs que la capucine attire de manière marquée [1]. Son port rampant ou grimpant permet de la glisser en bordure de planche sans concurrencer la cucurbitacée pour la lumière.
Sur le plan racinaire, la capucine s'ancre superficiellement et n'entre pas en compétition profonde avec les trois compagnes retenues, qui explorent des horizons plus profonds du sol.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →La grande capucine est originaire du Pérou et constitue probablement un hybride d'Amérique du Sud [1]. Des explorateurs hollandais l'ont introduite en Europe vers 1684 [1], où elle a d'abord trouvé sa place dans les jardins de monastères, cultivée comme plante aromatique et médicinale [1].
Deux explications étymologiques coexistent pour le nom « capucine ». La première voit dans l'éperon floral une ressemblance avec le capuchon de l'habit des moines capucins [1].
La seconde renvoie au nom de genre Tropaeolum, dérivé du latin tropaeum (trophée), terme qui désignait à l'origine un tronc d'arbre auquel on suspendait les boucliers du vaincu, en allusion à la forme peltée des feuilles [1].
L'espèce est décrite dans les grandes flores européennes dès la fin du XVIIe siècle. Elle figure dans le catalogue de Vilmorin-Andrieux de 1904, qui recense les variétés cultivées en France à cette époque [1]. L'identifiant IPNI de l'espèce est 310974-2 et son enregistrement GBIF porte le numéro 2889934 [4].
La « Capucine Grande » proposée par Kokopelli désigne la forme grimpante classique de Tropaeolum majus [5], sans sélection particulière sur un trait morphologique. C'est la forme la plus proche de la description botanique originale de l'espèce, distincte des nombreux cultivars à port nain ou à fleurs doubles développés au cours du XXe siècle.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Capucine Grande se sème en intérieur mars à avril, puis en extérieur mai.
Les plantes compagnes recommandées pour Capucine Grande sont : tomate, chou, concombre.
La culture de Capucine Grande est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.
Capucine Grande se récolte juin à octobre.
L'espacement recommandé pour Capucine Grande est de 15-40 cm selon espèce.
Tu peux acheter des graines de Capucine Grande chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.fr/fr/c/search?search=Capucine%20Grande
Oui, Capucine Grande est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Capucine Grande sont : tomate, chou, concombre. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Les Tropaeolacées ne comptent qu'un genre principal , Tropaeolum , dont la capucine est l'espèce reine du potager.
Amérique du Sud - Peru. A garden escape, locally naturalized in parts Europe.