Oïdium
Symptômes : feutrage blanc sur feuilles, fin d'été surtout.
Prévention : arrosage au pied, espacement suffisant, purin de prêle en préventif, variétés tolérantes.
Cucumis sativus
Marketmore est un cultivar de concombre (Cucumis sativus L.) à pollinisation libre, appartenant au type américain épineux [1]. Sélectionné par Henry M. Munger à la Cornell University dans les années 1960, il figure parmi les cultivars de plein champ les plus présents dans les réseaux de semences biologiques et reproductibles [2].
Le fruit, cylindrique et vert foncé, se consomme comme légume avant maturité biologique. Le calendrier cultural suit la thermophilie de l'espèce : semis sous abri en mars-avril, transplantation en mai-juin après la dernière gelée, récolte de juillet à septembre [1].
Le cultivar intègre un profil de résistances aux maladies obtenu par sélection, ce qui l'adapte aux cultures de plein champ sans protection [2]. Son caractère à pollinisation libre permet la conservation des graines d'une saison à l'autre sans perte de fidélité variétale.
| Espacement | 30x100 |
|---|---|
| Maturité | 59 jours |
| Altitude max | 900 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début mars → début avr. | début mai | début juil. → début sept. |
| Atlantique | début mars → début avr. | début mai | début juil. → début sept. |
| Océanique | mi-mars → mi-avr. | mi-mai | mi-juil. → mi-sept. |
| Semi-continentale | fin mars → fin avr. | fin mai | fin juil. → fin sept. |
| Montagne | début avr. → début mai | début juin | début août → début oct. |
Cette variété très rustique peut être cultivée dans diverses conditions climatiques et produit une abondance de fruits vert foncé de 20 à 30 cm de long. Leur chair ferme offre une saveur sans amertume. Cette variété a été sélectionnée par Henri Munger de Cornell University en 1976.
Plantée à côté de Aneth, Haricot, Laitue, Oignon et Pois, Marketmore bénéficie d'associations favorables.
Plante thermophile , elle donne le meilleur d'elle-même quand le mercure monte.
Généreuse en production, naturellement résistante aux maladies courantes.
Commencez les semis en intérieur de mars à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible de mai, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 30x100 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Comptez environ 59 jours entre le semis et la première récolte.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosage : important.
Sol idéal : riche. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Cultivable jusqu'à 900m d'altitude.
Récoltez régulièrement pour stimuler la production. Un concombre jauni est trop mûr , cueillez-le vert et ferme.
Guide complet : cultiver les concombres →
Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae puis Brassicaceae puis Alliacées. Grosses consommatrices de matière organique, appauvrissent le sol rapidement.
Par rapport aux autres concombres épineux ou de type américain, Marketmore se distingue sur trois points identifiables [2].
La couleur du fruit est vert foncé uniforme sur toute la longueur, sans jaunissement basal à maturité commerciale. Des cultivars proches comme Straight Eight ou Ashley peuvent présenter une coloration moins homogène.
Le profil de résistance intègre le virus de la mosaïque du concombre (CMV), la cladosporiose (Cladosporium cucumerinum) et l'oïdium, une combinaison plus large que celle des variétés anciennes non sélectionnées pour ces résistances [1, 2]. Le fruit fait typiquement 20 à 23 cm à maturité commerciale, avec une peau épineuse qui s'enlève au frottement.
Le caractère à pollinisation libre distingue Marketmore de la majorité des cultivars disponibles dans le commerce, qui sont des hybrides F1 dont les graines ne sont pas reproductibles [1]. Les graines prélevées sur un fruit arrivé à pleine maturité donnent des plants fidèles à la génération suivante.
Plusieurs sélections portent le nom Marketmore assorti d'un suffixe numérique : Marketmore 70, Marketmore 76, Marketmore 80 et Marketmore 97 [2]. Ces sous-versions partagent le même type morphologique mais diffèrent dans leur profil de résistances aux maladies. Un sachet ou une fiche mentionnant simplement « Marketmore » sans précision correspond le plus souvent à la sélection 76, la plus distribuée dans les réseaux de conservation de semences.
À ne pas confondre avec le cultivar « Marketer », un autre concombre américain de type similaire issu d'une lignée distincte [2]. La ressemblance des noms provoque fréquemment des confusions dans les catalogues et les échanges entre jardiniers.
Pathologies courantes sur les Cucurbitaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : feutrage blanc sur feuilles, fin d'été surtout.
Prévention : arrosage au pied, espacement suffisant, purin de prêle en préventif, variétés tolérantes.
Symptômes : taches noires sur feuilles et fruits.
Prévention : retirer et brûler les plants touchés, rotation 4 ans, éviter semences non certifiées.
La partie consommée est le fruit, récolté avant maturité biologique, lorsque les graines n'ont pas encore durci et que la chair reste ferme et juteuse [3]. La peau fine de Marketmore ne nécessite pas de pelage systématique si le fruit est proprement lavé.
L'usage principal est cru : tranches dans les salades composées, bâtonnets pour les crudités, ou en accompagnement dans les sandwich [3]. La chair est ferme et peu amère. L'association avec la menthe, le citron ou le fromage frais (tzatziki) convient à ce cultivar dont le profil aromatique est neutre, proche des autres concombres trancheurs.
En préparations fraîches, le fruit entre dans la composition du gaspacho et des soupes froides. Coupé en deux et évidé, il sert de contenant pour les préparations froides (houmous, tapenade, fromage frais aux herbes). Ces usages sont communs à la plupart des concombres de type trancheur.
Récolté très jeune, à 10 à 12 cm, le fruit peut être mis en saumure vinaigrée ou en lacto-fermentation pour obtenir des cornichons maison [3]. Le résultat diffère des cornichons du commerce obtenus avec des cultivars à petit fruit spécifiques (type Vert Petit de Paris), mais reste croquant si la préparation est bien conduite.
Les graines, récoltées sur un fruit arrivé à pleine maturité (peau jaunissante, au-delà de 30 cm), sont comestibles crues et riches en huile [3]. Elles peuvent être torréfiées à la poêle comme substitut aux graines de courge, bien que cet usage reste marginal en cuisine française.
Le fruit non entamé se conserve 5 à 7 jours au réfrigérateur. Il supporte mieux la conservation enveloppé dans un linge humide que sous film plastique. Une fois coupé, il se consomme dans les 24 heures. Le concombre ne supporte pas la congélation sans prétraitement : la texture devient molle après décongélation.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
L'aneth (Anethum graveolens) attire les syrphes et parasitoïdes (Braconidae, Trichogramma), auxiliaires dont les larves consomment les pucerons et aleurodes qui colonisent le feuillage des cucurbitacées. Ses ombelles fleuries servent de source de nectar aux adultes, ce qui maintient les populations d'auxiliaires à proximité des rangs de Marketmore.
Le haricot (Phaseolus vulgaris) et le pois (Pisum sativum) appartiennent aux Fabacées et fixent l'azote atmosphérique grâce à leur symbiose avec Rhizobium. Cet apport azoté répond aux besoins nutritionnels élevés du concombre, plante décrite comme demandant une bonne fertilisation pour produire abondamment [1].
La laitue (Lactuca sativa) couvre rapidement le sol entre les rangs avant que le Marketmore ne déploie son feuillage. Ses racines superficielles n'entrent pas en compétition avec le système racinaire plus développé du concombre, et la littérature de compagnonnage cite explicitement cette association favorable [1].
L'oignon (Allium cepa) émet des composés soufrés volatils (dérivés de l'alliine) qui perturbent l'orientation de certains ravageurs, notamment acariens et pucerons. Cette répulsion olfactive réduit la pression sur les rangs voisins.
Pourquoi éviter ces voisinages.
La pomme de terre (Solanum tuberosum) est proscrite par la littérature de compagnonnage du concombre [1]. Les deux cultures partagent une sensibilité à des maladies cryptogamiques foliaires et se disputent eau et azote, la pomme de terre étant elle aussi très exigeante.
La sauge (Salvia officinalis) libère par ses feuilles des monoterpènes (thuyone, camphre, 1,8-cinéole) dont l'effet allélopathique sur la germination et la croissance des cucurbitacées est documenté en observation empirique.
La menthe (Mentha spp.) colonise rapidement le sol par ses rhizomes traçants et entre en concurrence directe avec les racines du concombre. Ses huiles essentielles (menthol, menthone) exercent par ailleurs une pression allélopathique sur les plantules voisines.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →Le concombre (Cucumis sativus L.) est originaire des contreforts de l'Himalaya, domestiqué en Inde il y a au moins 3 000 ans [1]. Sa diffusion vers l'Europe est plus tardive que les textes anciens ne le laissent penser : le cucumis des auteurs antiques désignait en réalité le concombre arménien (Cucumis melo var. flexuosus), un type de melon distinct [1]. Le concombre véritable est arrivé en Europe occidentale au Moyen Âge, via Al-Andalus [1].
Le cultivar Marketmore est issu d'un programme de sélection conduit par Henry M. Munger au département d'horticulture de la Cornell University à partir des années 1950-1960 [2]. L'objectif initial était d'adapter le fruit aux standards du marché frais américain et d'incorporer des résistances génétiques aux pathogènes courants des cultures de plein champ.
Le programme a produit plusieurs itérations successives : Marketmore 70 (vers 1970), Marketmore 76 (1976), Marketmore 80 (1980) et Marketmore 97 [2]. Chaque version a précisé le profil de résistance ou amélioré la régularité du fruit, sans modifier le caractère à pollinisation libre du cultivar.
Ce maintien de la pollinisation libre, à contre-courant de la tendance sectorielle vers les hybrides F1 dans les années 1970-1980, explique la présence durable de Marketmore dans les collections de semences paysannes et les catalogues biologiques depuis les années 1990 [2].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Marketmore se sème en intérieur mars à avril, puis en extérieur mai.
Les plantes compagnes recommandées pour Marketmore sont : aneth, haricot, laitue, oignon, pois.
Il est déconseillé de cultiver Marketmore à proximité de : pomme de terre, sauge, menthe.
La culture de Marketmore est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.
Marketmore se récolte juillet à septembre.
L'espacement recommandé pour Marketmore est de 30x100.
Tu peux acheter des graines de Marketmore chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/L0133-Marketmore-76
Oui, Marketmore est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Marketmore sont : aneth, haricot, laitue, oignon. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Les Cucurbitacées détiennent le record du plus gros fruit du potager : certaines courges dépassent les 1 000 kg.
Possibly native of the E. Indies, but the original habitat is obscure.