Consoude Bocking 14 - Plant , aquarelle botanique

Consoude Bocking 14 - Plant

Symphytum officinale

Aromatiques La Ferme de Sainte Marthe
6,90 €
1
Semis
mars→nov.
Récolte
mai→sept.
Difficulté
Très facile

En résumé

Bocking 14 est un clone de Symphytum x uplandicum, l'hybride interspécifique issu du croisement entre la consoude officinale (Symphytum officinale) et la consoude rude (Symphytum asperum). Ce cultivar a été sélectionné dans les années 1950 à Bocking (Essex, Royaume-Uni) par Lawrence D. Hills et la Henry Doubleday Research Association, à partir d'une série de vingt et un clones numérotés.

Sa vocation première est agronomique : cultivé pour sa biomasse foliaire riche en potassium et en azote, il permet de confectionner paillis, compost et purin liquide. Une parcelle bien installée peut donner quatre à cinq coupes par saison.

La plante est vivace, vigoureuse, et atteint 90 à 120 cm de hauteur. Les fleurs, groupées en cymes scorpioïdes, apparaissent de mai à août dans des tons de pourpre ou de mauve et attirent particulièrement les bourdons [1].

Bocking 14 est stérile : il ne produit pas de graines viables et se multiplie exclusivement par division de racines ou par boutures. En France et en Allemagne, seul l'usage médicinal externe est autorisé, en raison de la présence d'alcaloïdes pyrrolizidiniques [1].

Données agronomiques

pH du sol7.0 à 7.5
Lumière (0-10)7
Espacement60
Maturité120 jours

Ton calendrier par climat

Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.

ZoneSemis intérieurSemis extérieurRécolte
Méditerranéennedébut mars → début nov.début mai → début sept.
Atlantiquedébut mars → début nov.début mai → début sept.
Océaniquemi-mars → mi-nov.mi-mai → mi-sept.
Semi-continentalefin mars → fin nov.fin mai → fin sept.
Montagnedébut avr. → début déc.début juin → début oct.

Semer et cultiver

Plante vivace herbacée robuste , la consoude Bocking 14 se distingue par ses grandes feuilles rugueuses. Bien qu’elle produise des fleurs , elle ne forme pas de graines , ce qui évite toute invasion incontrôlée dans le jardin.

La Consoude officinale ou Symphyte officinal est l'espèce caractéristique du genre Symphytum. Elle présente de nombreuses variétés et s'hybride facilement, cette dernière caractéristique ayant été utilisée en agronomie comme en horticulture.

Se plaît à côté de Orties.

Rustique face au gel, elle convient aux jardins de montagne et aux hivers longs.

Culture

Exposition Mi-ombre
Arrosage Modéré
Sol Tout type de sol
Espacement 60 cm
Maturité 120 jours
Difficulté Très facile
pH sol 7.0,7.5
Luminosité Soleil (7/10)

Comment semer

Le semis direct en pleine terre est possible de mars à novembre, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.

Respectez un espacement de 60 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.

Comptez environ 120 jours entre le semis et la première récolte.

Culture et entretien

Cette variété préfère un emplacement mi-ombre, avec 3-4h de soleil direct.

Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.

Sol idéal : tout sol. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.

Tolérance au froid : forte.

Calendrier de semis

Semis en intérieur
Semis en extérieur
Repiquage
Récolte

Voir aussi : que semer en mars →

Ce qui distingue ce cultivar

Au sein des cultivars de Symphytum x uplandicum, Bocking 14 se distingue de Bocking 4 par une teneur en potassium supérieure. Cet avantage en fait le clone de référence pour la confection de purins foliaires et de paillis destinés aux cultures à forte demande en potassium : tomates, courges, fruitiers.

Bocking 14 est entièrement stérile et ne produit pas de graines viables. Cette stérilité empêche la dissémination par semis spontané, avantage pratique au jardin. En contrepartie, tout fragment de racine peut redonner un plant : l'arrachage complet reste difficile une fois la plante établie.

La morphologie de Bocking 14 diffère légèrement des formes sauvages de consoude : feuilles plus larges et plus épaisses, nervation centrale prononcée. La floraison est généralement moins abondante que chez les types fertiles, sans incidence sur l'intérêt agronomique du cultivar.

À ne pas confondre

Bocking 14 est fréquemment commercialisé sous la dénomination Symphytum officinale, ce qui est inexact : le cultivar appartient à Symphytum x uplandicum, un hybride interspécifique généralement plus vigoureux et plus productif en biomasse que la consoude officinale commune [1]. La confusion est courante dans les catalogues horticoles et les fiches producteurs.

Cette inexactitude a des conséquences pratiques : les rendements foliaires et la teneur en potassium diffèrent entre les deux taxons. S'attendre aux performances d'S. x uplandicum en plantant une consoude officinale ordinaire conduit à des déceptions agronomiques.

Bocking 14 est également parfois confondu avec Bocking 4, autre clone issu des mêmes essais HDRA. Bocking 4 est davantage orienté vers l'alimentation animale ; Bocking 14 est retenu pour la fertilisation du sol grâce à sa teneur en potassium supérieure. Les deux clones sont stériles.

Usages culinaires

Les jeunes feuilles de consoude sont comestibles à titre occasionnel. La texture est mucilagineuse et la surface couverte de poils raides, rendant la feuille rêche en bouche [1][2]. La consommation régulière est déconseillée en raison de la présence d'alcaloïdes pyrrolizidiniques, hépatotoxiques à dose cumulée [1].

En cru, les très jeunes feuilles tendres peuvent être ciselées finement et incorporées à une salade. Le hachage fin atténue la sensation de poils [1][2].

En cuisson, les feuilles se préparent en beignets (trempées dans une pâte et frites), en soupes, ou comme légume vert de substitution aux épinards. Les jeunes pousses non déployées s'utilisent en substitut d'asperges [1][2]. Les racines pelées et découpées peuvent également être ajoutées à des soupes [2].

Les feuilles séchées servent à préparer une tisane, bien que cet usage interne soit encadré par des restrictions légales en France (voir section médicinale).

Pour Bocking 14, l'usage culinaire reste marginal : le cultivar est sélectionné pour sa biomasse agronomique. Ses feuilles plus épaisses et plus velues que celles de certains types sauvages présentent une texture encore plus prononcée à la dégustation.

Conservation post-récolte

Les feuilles fraîches se conservent 2 à 3 jours au réfrigérateur. Pour un usage en tisane, elles peuvent être séchées et stockées plusieurs mois dans un endroit sec et aéré. La racine séchée se conserve dans les mêmes conditions.

Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).

Usages médicinaux

La racine et les feuilles de consoude font l'objet d'un usage médicinal traditionnel documenté depuis l'Antiquité en Europe [1][2]. En France et en Allemagne, seul l'usage externe est actuellement autorisé, en raison des alcaloïdes pyrrolizidiniques présents dans la plante [1].

Parties utilisées

La racine est la partie la plus active. Les feuilles contiennent les mêmes principes actifs, mais à des concentrations bien inférieures : 0,003 à 0,02 % d'alcaloïdes pyrrolizidiniques dans les feuilles, contre 0,2 à 0,4 % dans la racine [1]. Les deux parties sont utilisées en application externe.

Préparations

Composition chimique

La racine contient de l'allantoïne, molécule qui stimule la prolifération cellulaire et accélère la cicatrisation tissulaire et osseuse [1]. Elle renferme aussi de l'acide rosmarinique aux propriétés anti-inflammatoires, des mucilages polysaccharidiques, et des alcaloïdes pyrrolizidiniques : lycopsamine, intermédine (monoesters de la rétronécine) et leurs dérivés acétylés, ainsi que la symphytine (un diester) [1].

Indications traditionnelles

L'usage externe de la consoude est traditionnellement associé au soutien de la cicatrisation cutanée, à la réduction des gonflements post-traumatiques et à la sédation des douleurs articulaires et musculaires [1][2].

Une étude clinique, réalisée en simple aveugle et randomisée, a comparé une crème à base d'extrait de consoude à un gel de diclofénac dans le traitement des entorses de cheville. La crème de consoude s'est révélée légèrement plus efficace dans ce protocole [1].

Contre-indications

Usage interne : restrictions légales

En France, l'usage interne de préparations à base de consoude est soumis à des restrictions strictes. Les alcaloïdes pyrrolizidiniques sont hépatotoxiques et potentiellement hépatocarcinogènes à dose cumulée [1]. Un cas de décès, consécutif à deux semaines de consommation quotidienne de 3 à 5 feuilles, est documenté dans la littérature pharmacologique [1].

Ces informations ne se substituent pas à un avis médical. Consultez un professionnel de santé avant tout usage thérapeutique de la consoude.

Synthèse d'après PFAF, Wikipedia, Agence du médicament. Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.

Au potager, bonnes et mauvaises compagnies

Pourquoi ces associations fonctionnent.

L'ortie (Urtica dioica) est la compagne classique de la consoude dans les coins dédiés aux engrais végétaux. Les deux plantes partagent les mêmes exigences stationnelles : sol profond, frais, riche en matière organique, tolérance à la mi-ombre. Leur cohabitation ne génère pas de compétition marquée car leurs systèmes racinaires occupent des niches différentes.

La consoude plonge un rhizome pivotant jusqu'à 2 m et remonte potasse, calcium et phosphore depuis les couches profondes, tandis que l'ortie prospecte les 30 premiers centimètres et concentre azote, fer et silice. Les deux purins issus de ces feuillages se complètent : le purin d'ortie stimule la croissance végétative par son apport azoté, celui de consoude favorise floraison et fructification par son apport potassique [1].

Le mélange des deux feuillages en purin ou en paillis donne un amendement équilibré qui couvre les besoins des cultures gourmandes (tomates, courges, choux, poireaux). Cette complémentarité est documentée par les praticiens de l'agriculture biologique depuis les travaux de Lawrence D. Hills sur les cultivars Bocking dans les années 1950, dont le Bocking 14 est directement issu.

L'ortie héberge en outre une faune auxiliaire dense : coccinelles, chrysopes, syrphes et parasitoïdes des pucerons s'y reproduisent au printemps et essaiment vers les cultures voisines dès les premières attaques. La consoude, à haut potentiel nectarifère, attire bourdons et abeilles sauvages : les bourdons percent la corolle tubulaire pour atteindre le nectar, puis les abeilles profitent de l'ouverture ainsi créée [2].

En pratique, réserver 2 à 3 m² en fond de parcelle aux deux espèces, à proximité d'un point d'eau, fournit trois à quatre récoltes de feuilles par saison pour alimenter purins et compost, sans entretien particulier.

Plantes compagnes

Excellentes compagnes

Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.

Le producteur

La Ferme de Sainte Marthe, implantée en Touraine, propose des semences biologiques et reproductibles depuis 1974. Pionnière française des variétés anciennes potagères.

Voir la fiche chez La Ferme de Sainte Marthe →

Origine et histoire

Le nom de ce cultivar désigne à la fois le village de Bocking (Essex, Royaume-Uni) et le numéro du clone retenu lors d'essais comparatifs conduits dans les années 1950. Lawrence D. Hills, fondateur de la Henry Doubleday Research Association (HDRA), a évalué vingt et un clones de consoude sur ce site pour identifier le génotype le mieux adapté à la production de biomasse et d'engrais vert. Le clone numéro 14 a été retenu pour sa teneur en potassium et son rendement foliaire.

Symphytum x uplandicum, l'espèce parente de Bocking 14, est un hybride naturel entre Symphytum officinale L., décrit par Linné en 1753 [1], et Symphytum asperum Lepechin, la consoude rude originaire du Caucase. Cet hybride interspécifique a été introduit en Grande-Bretagne au XIXe siècle pour ses usages agronomiques avant que des clones sélectionnés n'en fixent les meilleures caractéristiques.

L'usage des consoudes en Europe remonte à l'Antiquité. Dioscoride, pharmacologue grec du Ier siècle, décrit sous le terme sumphuton des plantes auxquelles il attribue la propriété de consolider les fractures et de cicatriser les plaies. Pline l'Ancien, contemporain de Dioscoride, mentionne des usages similaires [1].

Le terme français « consoude » est attesté vers 1265, dérivé du bas latin consolidare (consolider, affermir), en référence aux vertus cicatrisantes et consolidantes prêtées à la plante [1]. Le nom de genre Symphytum, créé par Linné en 1753, provient du grec sumphuo, « faire grandir ensemble » [1].

À la Renaissance, le médecin Jean Fernel (1497-1558) proposait un sirop à base de sommités de consoude, associé à d'autres plantes, pour traiter diarrhées, hémorragies et toux [1]. La sélection de Bocking 14 au XXe siècle représente une étape spécifiquement agronomique dans cet usage multimillénaire.

Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.

Questions fréquentes

Quand semer Consoude Bocking 14 - Plant ?

Consoude Bocking 14 - Plant se sème en extérieur mars à novembre.

Quelles sont les plantes compagnes de Consoude Bocking 14 - Plant ?

Les plantes compagnes recommandées pour Consoude Bocking 14 - Plant sont : orties.

Quelle est la difficulté de culture de Consoude Bocking 14 - Plant ?

La culture de Consoude Bocking 14 - Plant est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.

Quand récolter Consoude Bocking 14 - Plant ?

Consoude Bocking 14 - Plant se récolte mai à septembre.

Quel espacement pour Consoude Bocking 14 - Plant ?

L'espacement recommandé pour Consoude Bocking 14 - Plant est de 60.

Où acheter des graines de Consoude Bocking 14 - Plant ?

Tu peux acheter des graines de Consoude Bocking 14 - Plant chez La Ferme de Sainte Marthe. Retrouve cette variété sur https://www.fermedesaintemarthe.com/products/consoude-bocking-14-plant

La variété Consoude Bocking 14 - Plant est-elle reproductible ?

Oui, Consoude Bocking 14 - Plant est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.

Quelles variétés ressemblent à Consoude Bocking 14 - Plant ?

Des variétés adaptées à des usages proches de Consoude Bocking 14 - Plant sont : orties. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.

Fiche botanique

Classification

Nom latin Symphytum officinale
Famille Boraginaceae
Genre Symphytum

La consoude, une Boraginacée, est surnommée « or du jardinier » pour son purin riche en potasse, idéal comme engrais naturel.

Caractéristiques

Hauteur 1.2 m
Fleur blanc
Port herbacée
pH sol 7.0,7.5
Lumière Soleil (7/10)

Aire de répartition

Europe, including Britain, south and east from Scandanavia to Spain, Siberia and Turkey.

Disponible chez
La Ferme de Sainte Marthe
6,90 €
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Sources

  1. La Ferme de Sainte Marthe T1. www.fermedesaintemarthe.com (consulté le 2026-04-21)
  2. Trefle.io T1. trefle.io (consulté le 2026-04-06)
  3. Wikipedia T2. fr.wikipedia.org (consulté le 2026-04-21)
  4. PFAF T1. pfaf.org (consulté le 2026-04-21)

Pour aller plus loin