Mildiou de la laitue
Symptômes : taches jaunes sur feuilles, feutrage blanc dessous.
Prévention : aération, ne pas mouiller le feuillage, variétés résistantes BBWR si possible.
Matricaria chamomilla
Matricaria chamomilla, connue sous les noms de matricaire camomille, camomille allemande ou camomille vraie, est une plante herbacée annuelle de la famille des Astéracées, indigène en Europe, en Asie tempérée et en Afrique du Nord [1]. Elle pousse spontanément en bordure de chemins et sur terrains cultivés, en particulier sur sols fertiles et nitroclines [1].
La tige dressée atteint 20 à 80 cm, avec des feuilles bi- à tripennatiséquées à segments quasi filiformes et des capitules à ligules blanches qui se retournent vers le bas peu après l'ouverture des fleurs [1]. L'odeur de pomme que dégagent les capitules est à l'origine du terme grec kamai-melon (pomme du sol), dont dérive le mot camomille [1].
La floraison s'étend de mai à novembre [1]. Plante médicinale utilisée depuis l'Antiquité gréco-latine, elle est mentionnée dans les textes égyptiens, grecs et romains sous au moins seize phytonymes latins différents [1].
Son huile essentielle, de couleur bleue caractéristique, contient plus de 120 substances dont le chamazulène et le (-)-alpha-bisabolol, deux composés à activité pharmacologique établie [1].
| pH du sol | 5.0 à 5.5 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 7 |
| Espacement | 30 |
| Maturité | 90 jours |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début mars → début avr. | début mars → début oct. | début juin → début août |
| Atlantique | début mars → début avr. | début mars → début oct. | début juin → début août |
| Océanique | mi-mars → mi-avr. | mi-mars → mi-oct. | mi-juin → mi-août |
| Semi-continentale | fin mars → fin avr. | fin mars → fin oct. | fin juin → fin août |
| Montagne | début avr. → début mai | début avr. → début nov. | début juil. → début sept. |
Plante aromatique Grande Camomille : feuillage vert, jaune, arôme savoureux, goût savoureux, culture facile.
Rustique face au gel, elle convient aux jardins de montagne et aux hivers longs.
Commencez les semis en intérieur de mars à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible de mars à octobre, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 30 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Comptez environ 90 jours entre le semis et la première récolte.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : tout sol. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : forte.
Cueillez les fleurs le matin après l'évaporation de la rosée. Coupez régulièrement les fleurs fanées pour prolonger la floraison.
Rotation : éviter 2 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae puis Cucurbitacées. Rotation courte mais bénéfique pour éviter l'appauvrissement du sol.
Trois plantes médicinales distinctes sont couramment désignées par le terme camomille en France, ce qui génère des confusions en herboristerie et au jardin [1].
Matricaria chamomilla (camomille allemande, camomille vraie, matricaire tronquée) est une plante annuelle à tige unique dressée. En infusion, elle est douce. C'est l'espèce décrite sur cette fiche [1].
Chamaemelum nobile (camomille romaine) est une plante vivace rampante dont l'infusion est amère [1]. Elle est la plus employée en herboristerie française traditionnelle et ne se substitue pas à la matricaire sur le plan pharmacologique [1].
Tanacetum parthenium (grande camomille) est une troisième espèce vivace aux feuilles très aromatiques, aux indications distinctes [1]. Le nom vernaculaire grande camomille lui est habituellement réservé et ne désigne pas Matricaria chamomilla [1].
Critère de distinction botanique pratique entre M. chamomilla et les espèces proches Matricaria perforata et Tripleurospermum maritima : le réceptacle du capitule est vide et devient conique à maturité chez M. chamomilla, alors qu'il est rempli d'un tissu lâche chez les deux autres [1].
Pathologies courantes sur les Asteraceae, à anticiper au potager.
Symptômes : taches jaunes sur feuilles, feutrage blanc dessous.
Prévention : aération, ne pas mouiller le feuillage, variétés résistantes BBWR si possible.
Symptômes : feuilles perforées ou disparues.
Prévention : cendre ou coquilles d'œufs autour des plants, bière en piège, ramassage au coucher du soleil.
Les fleurs (capitules) de Matricaria chamomilla constituent la partie utilisée en phytothérapie, récoltées à l'ouverture complète des ligules [1]. L'Agence européenne du médicament (EMA) reconnaît un usage traditionnel de la plante pour les troubles digestifs légers et les affections cutanées mineures [2].
En usage interne, la matricaire est traditionnellement utilisée pour le soutien des fonctions digestives : spasmes gastro-intestinaux légers, ballonnements et nausées légères [2]. Elle est également employée de manière traditionnelle pour accompagner les états d'anxiété légère et les difficultés d'endormissement passagères [2].
En usage externe, les préparations à base de fleurs sont appliquées sur peaux irritées, muqueuses enflammées et blessures superficielles. Des études in vivo ont montré que le (-)-alpha-bisabolol accélère la cicatrisation de blessures sur muqueuses chez le rat [1]. Une activité anti-inflammatoire a été mise en évidence sur l'érythème radio-induit et sur des modèles d'arthrite expérimentale [1].
L'huile essentielle contient plus de 120 substances : 28 terpénoïdes, 36 flavonoïdes et 52 autres composés à activité pharmacologique potentielle [1]. Les deux constituants principaux sont le (-)-alpha-bisabolol et le chamazulène, représentant 50 à 65 % du volume total [1].
Le chamazulène n'est pas présent dans la plante fraîche : il se forme à partir de la matricine lors de la distillation à la vapeur [1]. C'est lui qui confère à l'huile sa couleur bleue. Sa concentration diminue au stockage et sous exposition à la lumière [1].
Les flavonoïdes, dont l'apigénine, représentent jusqu'à 8 % de la composition de la fleur [1]. Les coumarines, présentes dans les fleurons ligulés, contribuent à l'odeur caractéristique de foin coupé [1]. Quatre chimiotypes principaux sont distingués (types A, B, C, D) selon le ratio bisabolol/oxydes de bisabolol, avec des profils chimiques variables selon l'origine géographique [1].
Ces informations ne se substituent pas à un avis médical. Consultez un professionnel de santé avant tout usage thérapeutique, particulièrement en cas de traitement médicamenteux en cours, de grossesse ou d'allergie connue aux Astéracées.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia, Agence du médicament. Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.
Pourquoi ces associations fonctionnent.
La matricaire camomille produit des capitules riches en nectar accessible, plateforme d'atterrissage idéale pour les syrphes, les chalcidiens et les ichneumons, parasitoïdes des pucerons et des chenilles de noctuelles. Ses fleurons ligulés attirent aussi les abeilles solitaires et les osmies, ce qui densifie la pollinisation des plantes voisines [1].
La menthe (Mentha spp.) partage avec la camomille une palette d'huiles essentielles aromatiques (menthol, pulégone côté menthe, bisabolol et chamazulène côté camomille [2]). Ce brouillage olfactif perturbe le repérage hôte des pucerons et des altises, qui s'orientent par composés volatils. Les deux plantes occupent des strates racinaires différentes, le chevelu superficiel de la menthe et la racine pivot fine de la camomille, ce qui limite la concurrence hydrique. La menthe doit être contenue (pot enterré ou bordure), faute de quoi ses stolons étouffent la camomille.
La sauge (Salvia officinalis) joue un rôle complémentaire. Arbustive, vivace, persistante, elle structure la planche pendant que la camomille, annuelle, occupe l'espace une seule saison [3]. Les monoterpènes de la sauge (thujone, camphre, 1,8-cinéole) repoussent la piéride du chou et la mouche de la carotte, ravageurs auxquels la camomille reste exposée en sol frais. En retour, les capitules de camomille prolongent la floraison sur le massif et nourrissent les auxiliaires après la fin de la floraison de la sauge en juin-juillet.
Sur sol nitrocline, cadre écologique naturel de Matricaria chamomilla [1], ces trois aromatiques tolèrent les mêmes conditions : plein soleil, drainage correct, pH neutre à légèrement basique, pas d'excès d'azote (qui fait filer la camomille au détriment des capitules). L'association est donc cohérente agronomiquement, pas seulement symboliquement.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Germinance, société coopérative SCOP basée à Tressé (Ille-et-Vilaine), produit des semences biologiques reproductibles depuis 1990. Spécialiste des variétés adaptées au climat océanique.
Voir la fiche chez Germinance →Des plantes de type camomille figurent dans les pharmacopées de l'Antiquité en Égypte, en Grèce et à Rome [1]. Les peuples germaniques, dont les Warnes, les Haries, les Jutes et les Angles, connaissaient déjà leurs vertus avant l'époque carolingienne [1].
Le latiniste Jacques André, de l'École Pratique des Hautes Études, a identifié Matricaria chamomilla dans les textes latins anciens sous 16 phytonymes différents, parmi lesquels aloitica, anthemis, chamaemelon et eranthemis [1]. Pline l'Ancien, encyclopédiste du premier siècle, décrivait six noms synonymes et trois variantes de camomilles. Le traducteur Stéphane Schmitt les identifie respectivement comme Matricaria chamomilla, M. aurea et Anthemis rosea [1].
Le capitulaire De Villis, daté de 812, recommandait dans les jardins du domaine royal la culture d'une plante désignée sous le terme febrefugia [1]. Plusieurs botanistes rapprochent ce terme de la matricaire camomille, bien que l'identification exacte reste sujette à discussion pour les textes médiévaux [1].
La culture commerciale à grande échelle s'est développée en Europe centrale et orientale. La Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, la République Tchèque, la Slovaquie et l'Allemagne comptent parmi les principaux producteurs [1]. La plante a été introduite en Inde il y a environ 300 ans dans le Punjab, puis 200 ans plus tard dans l'Uttar Pradesh [1].
Le nom de genre Matricaria a été formalisé par Linné. Il dérive du latin matrix (matrice) et du suffixe -arius, par référence aux propriétés emménagogues attribuées à la plante dans la tradition [1]. L'épithète spécifique chamomilla reprend le terme grec kamai-melon [1]. Parmi les nombreux synonymes, Matricaria recutita (L.) Rauschert a longtemps servi de référence en pharmacopée internationale [1].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Grande Camomille se sème en intérieur mars à avril, puis en extérieur mars à octobre.
Les plantes compagnes recommandées pour Grande Camomille sont : menthe, sauge.
La culture de Grande Camomille est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.
Grande Camomille se récolte juin à août.
L'espacement recommandé pour Grande Camomille est de 30.
Tu peux acheter des graines de Grande Camomille chez Germinance. Retrouve cette variété sur https://www.germinance.com/boutique/semences_aromatiques_et_medicinales-grande_camomille-article-GCA.awp
Oui, Grande Camomille est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Grande Camomille sont : menthe, sauge. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Ce que l'on prend pour une fleur chez les Astéracées est en réalité un capitule composé de dizaines, voire de centaines de petites fleurs.
N.Asie orientale. An introduced and increasing weed in Britain.