Romarin , aquarelle botanique

Romarin

Salvia rosmarinus

Aromatiques Kokopelli
3,40 €
1
AncienneTolère la sécheresseMedicinalMellifère
Semis
mars→avr.
Récolte
janv.→déc.
Difficulté
Facile

En résumé

Le romarin (Salvia rosmarinus, anciennement Rosmarinus officinalis) est un arbrisseau aromatique à feuilles persistantes de la famille des Lamiacées, originaire du bassin méditerranéen [1]. Il pousse naturellement dans les garrigues arides, les maquis et les rocailles calcaires ensoleillées, entre le niveau de la mer et 650 mètres d'altitude [1].

Sa floraison démarre en février, parfois dès janvier, et se prolonge jusqu'en avril-mai. Certaines variétés produisent une deuxième floraison en début d'automne [1]. Les fleurs, réunies en grappes, vont du bleu pâle au violet ; les formes à fleurs blanches existent mais restent rares [1].

Le feuillage est persistant, sans pétiole, vert foncé sur le dessus et blanchâtre dessous, à odeur camphrée prononcée [1]. La plante tolère les gelées à condition que le sol soit bien drainé, avec une zone de rusticité de 8 à 10 [1].

Aromate central de la cuisine méditerranéenne, le romarin est aussi exploité en parfumerie et étudié pour ses propriétés phytothérapeutiques [1]. L'espèce compte plus de 150 variétés, différant par le port, la taille maximale et la couleur des fleurs [1].

Données agronomiques

pH du sol5.0 à 7.5
Espacement20-40 cm selon espèce
Maturité30-60 jours
Altitude max1400 m

Ton calendrier par climat

Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.

ZoneSemis intérieurSemis extérieurRécolte
Méditerranéennedébut mars → début avr.début janv. → début déc.
Atlantiquedébut mars → début avr.début janv. → début déc.
Océaniquemi-mars → mi-avr.mi-janv. → mi-déc.
Semi-continentalefin mars → fin avr.fin janv. → fin déc.
Montagnedébut avr. → début maidébut févr. → fin déc.

Semer et cultiver

Arbuste vivace méditerranéen, très aromatique et mellifère.

Le Romarin, Salvia rosmarinus, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Lamiacées. C’est un arbrisseau poussant à l’état sauvage sur le pourtour méditerranéen, en particulier dans les garrigues arides et rocailleuses, sur terrains calcaires.

Pour un potager en bonne santé, associez Romarin avec Sauge, Thym et Lavande.

Résistance au froid correcte, mais protégez-la des gelées tardives. La chaleur estivale lui convient parfaitement , un emplacement abrité et ensoleillé est idéal. Adaptée jusqu'à 1400 m d'altitude. Résistante à la sécheresse , précieuse avec les étés qui se réchauffent.

Variété ancienne, transmise de génération en génération, mellifère , les abeilles vous remercieront.

Culture

Exposition Plein soleil
Arrosage Faible
Sol Drainé, pas trop riche
Espacement 20-40 cm selon espèce
Maturité 30-60 jours
Difficulté Facile
pH sol 5.0,7.5

Comment semer

Commencez les semis en intérieur de mars à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.

Respectez un espacement de 20-40 cm selon espèce entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.

Culture et entretien

Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).

Arrosez modérément , le sol doit sécher entre deux arrosages. Trop d'eau favorise les maladies.

Sol idéal : Drainé, pas trop riche. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.

Tolérance au froid : moyenne.

Cultivable jusqu'à 1400m d'altitude.

Calendrier de semis

Semis en intérieur
Semis en extérieur
Repiquage
Récolte

Voir aussi : que semer en mars →

À ne pas confondre

Depuis la reclassification de 2017, Salvia rosmarinus et Rosmarinus officinalis désignent la même espèce. L'ancien nom reste courant sur les emballages alimentaires, dans les pharmacopées et les textes de phytothérapie. Les deux appellations sont botaniquement équivalentes [1].

En français, le terme « romarin » ne prête pas à confusion avec d'autres Lamiacées aromatiques méditerranéennes comme la lavande (Lavandula spp.), le thym (Thymus vulgaris) ou la sarriette (Satureja spp.), même si ces plantes partagent le même habitat et des profils aromatiques proches.

Dans les herbiers anciens, l'appellation vernaculaire « romarin des Alpes » désignait parfois le Ledum palustre (lédon des marais, Ericacées), une plante toxique sans lien botanique avec le romarin. Cette dénomination est obsolète mais peut apparaître dans des textes des XVIIIe et XIXe siècles.

Au potager, bonnes et mauvaises compagnies

Pourquoi ces associations fonctionnent.

Le romarin, la sauge, le thym et la lavande appartiennent tous à la garrigue méditerranéenne et partagent un même cahier des charges agronomique : sol calcaire drainé, exposition plein sud, faible besoin hydrique [1]. Les planter en bordure commune évite les conflits d'arrosage et la stagnation racinaire, qui est le premier facteur de rhizoctone brun chez le romarin [1].

La sauge officinale (Salvia officinalis) appartient au même genre que le romarin depuis la reclassification de 2017 [1]. Les deux plantes partagent une architecture racinaire semi-pivotante peu étalée, ce qui supprime la compétition pour l'eau et les minéraux en surface. Les floraisons se relaient : le romarin ouvre dès février, la sauge enchaîne en mai-juin, ce qui maintient une ressource nectarifère continue pour les abeilles solitaires et les bourdons.

Le thym (Thymus vulgaris), autre Lamiacée de garrigue, sert de couvre-sol bas sous le romarin adulte. Son huile essentielle riche en thymol et carvacrol perturbe chimiquement plusieurs ravageurs de surface et limite la pression des pucerons sur les jeunes pousses de romarin. Le port tapissant du thym réduit aussi l'évaporation du sol autour de la souche.

La lavande (Lavandula angustifolia, L. stoechas) partage les mêmes exigences calcaires et la même tolérance au sec. Son pouvoir mellifère prolonge la saison pollinisatrice après la fin de la floraison du romarin en avril-mai, fixant une population d'auxiliaires pollinisateurs utile aux autres cultures du potager. Aucune des trois n'est un hôte relais connu pour les pathogènes du romarin, contrairement aux Solanacées ou aux Cucurbitacées dont l'humidité au pied aggrave les risques fongiques.

Plantes compagnes

Excellentes compagnes

Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.

Le producteur

Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.

Voir la fiche chez Kokopelli →

Origine et histoire

Le romarin est originaire du bassin méditerranéen, où il colonise spontanément les terrains arides et calcaires depuis des millénaires. Son nom latin d'origine, Rosmarinus, dérive du latin ros marinus (rosée de mer) ou du grec rhops myrinos (buisson aromatique) [1].

Sa culture est prescrite dans les jardins d'Europe continentale dès la fin du VIIIe siècle ou le début du IXe : le capitulaire De Villis de Charlemagne le recommande explicitement dans les domaines royaux [1]. C'est l'un des premiers témoignages écrits de son introduction horticole au nord de la Méditerranée.

En parfumerie, l'eau de Hongrie, considérée comme le premier parfum alcoolique dont on connaisse l'existence, avait le romarin pour composant principal. Fréquemment utilisée aux XVIIe et XVIIIe siècles, elle pourrait remonter au XIVe siècle [1].

Du point de vue taxonomique, l'espèce a longtemps été classée sous le nom Rosmarinus officinalis, tel que décrit par Linné. En 2017, une révision phylogénétique du genre Salvia a conduit à son intégration sous le nom Salvia rosmarinus [1]. L'ancien binôme reste en usage comme synonyme dans le commerce, les pharmacopées et les bases de données botaniques.

La culture industrielle pour l'extraction d'huile essentielle est concentrée en Espagne, en Tunisie, au Maroc, en Italie et en France. En 2005, la production mondiale atteignait 200 à 300 tonnes [1]. L'Inde a développé cette filière à partir de la fin des années 1980, principalement dans les Nîlgîri et autour de Bangalore [1].

Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.

Questions fréquentes

Quand semer Romarin ?

Romarin se sème en intérieur mars à avril.

Quelles sont les plantes compagnes de Romarin ?

Les plantes compagnes recommandées pour Romarin sont : sauge, thym, lavande.

Quelle est la difficulté de culture de Romarin ?

La culture de Romarin est facile, accessible même sans expérience préalable.

Quand récolter Romarin ?

Romarin se récolte janvier à décembre.

Quel espacement pour Romarin ?

L'espacement recommandé pour Romarin est de 20-40 cm selon espèce.

Où acheter des graines de Romarin ?

Tu peux acheter des graines de Romarin chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.fr/fr/c/search?search=Romarin

La variété Romarin est-elle reproductible ?

Oui, Romarin est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.

Quelles variétés ressemblent à Romarin ?

Des variétés adaptées à des usages proches de Romarin sont : sauge, thym, lavande. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.

Fiche botanique

Classification

Nom latin Salvia rosmarinus
Famille Lamiaceae
Genre Salvia

Les Lamiacées produisent des huiles essentielles concentrées dans de petites glandes sur leurs feuilles, d'où leur parfum intense.

Caractéristiques

Hauteur 0.6 m
Port Shrub, Subshrub
pH sol 5.0,7.5

Aire de répartition

S. Europe.

Disponible chez
Kokopelli
3,40 €
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Sources

  1. Kokopelli T1. kokopelli-semences.fr (consulté le 2026-04-21)
  2. Trefle.io T1. trefle.io (consulté le 2026-04-06)
  3. Wikipedia T2. fr.wikipedia.org (consulté le 2026-04-21)
  4. PFAF T1. pfaf.org (consulté le 2026-04-21)

Pour aller plus loin