Melissa officinalis
La mélisse officinale (Melissa officinalis L.) est une plante vivace de la famille des Lamiacées, originaire du bassin méditerranéen oriental et naturalisée dans toute l'Europe depuis l'Antiquité [1].
Ses tiges à section carrée portent des feuilles ovales, gaufrées et dentelées qui dégagent un parfum citronné net au froissement. La plante forme des touffes de 30 à 80 cm de hauteur [1]. Ses fleurs blanches à mauves, très mellifères, lui valent son nom de genre : Melissa vient du grec melissophullon, soit "feuille à abeilles" [1].
Au jardin, la mélisse se sème sous abri de février à avril, ou directement en pleine terre en avril-mai, avec une récolte des feuilles de mai à septembre. Elle tolère la mi-ombre, préfère les sols frais et bien drainés, et sa rusticité couvre les zones 3 à 7 [1].
Aromate de cuisine et plante mellifère, elle est aussi une plante médicinale dont l'usage traditionnel pour les troubles nerveux légers et les inconforts digestifs est reconnu par l'Agence européenne des médicaments (EMA) [2].
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 6 |
| Espacement | 30 |
| Maturité | 90 jours |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début avr. | début avr. → début mai | début mai → début sept. |
| Atlantique | début févr. → début avr. | début avr. → début mai | début mai → début sept. |
| Océanique | mi-févr. → mi-avr. | mi-avr. → mi-mai | mi-mai → mi-sept. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin avr. | fin avr. → fin mai | fin mai → fin sept. |
| Montagne | début mars → début mai | début mai → début juin | début juin → début oct. |
La mélisse est une plante vivace aromatique mesurant 60 cm de haut, très mellifère grâce à ses fleurs très riches en nectar. Les fleurs blanches apparaissent entre juin et août. Ses feuilles exhalent une forte senteur citronnée.
Résistance au froid correcte, mais protégez-la des gelées tardives.
Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible d'avril à mai, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 30 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Comptez environ 90 jours entre le semis et la première récolte.
Cette variété préfère un emplacement mi-ombre, avec 3-4h de soleil direct.
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : tout sol. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : moyenne.
Plusieurs cultivars de Melissa officinalis ont été sélectionnés et sont disponibles chez les pépiniéristes spécialisés. Ils se distinguent principalement par leur profil aromatique ou leur feuillage [1] :
La variété commercialisée par la Ferme de Sainte-Marthe sous le nom "Mélisse Citronnelle" correspond à l'espèce type, destinée à un usage polyvalent au jardin aromatique et potager [5].
La mélisse officinale est fréquemment désignée sous le nom de "citronnelle", ce qui génère des confusions avec deux autres plantes :
La mélisse peut aussi être confondue visuellement avec la cataire (Nepeta cataria), une autre Lamiacée aux feuilles d'apparence voisine. Deux indices permettent de les distinguer : la cataire dégage un arôme anisé-mentholé sans note citronnée, et ses fleurs forment des épis denses lilas [1].
Pour identifier la mélisse sans ambiguïté, il suffit de froisser une feuille entre les doigts : le parfum citronné franc et frais est son marqueur le plus immédiat.
Les feuilles sont la partie culinaire de la mélisse. Pour un arôme optimal, elles se récoltent avant la floraison, lorsque la concentration en composés aromatiques est maximale.
Ciselées finement, les feuilles fraîches s'incorporent aux salades composées, aux salades de fruits et aux soupes froides. Elles s'associent aux poissons, aux volailles et aux viandes blanches en marinade [1].
En Espagne, les feuilles aromatisent traditionnellement le lait [1]. Elles s'accordent aussi avec les fromages frais et les desserts à base d'agrumes [3].
Ajoutées à un thé nature, les feuilles en adoucissent le goût et lui apportent une touche citronnée. Elles s'utilisent aussi en tisane seule ou dans des coupes de fruits et boissons sans alcool [3].
La mélisse entre dans la composition de la Bénédictine et de la Chartreuse [1]. Elle est également un ingrédient des cornichons du Spreewald (Brandebourg), spécialité sous indication géographique protégée (IGP) [1].
La chaleur détruit rapidement les composés aromatiques. Pour les plats chauds, la mélisse s'incorpore hors du feu, en finition, comme on le ferait avec le basilic ou la coriandre.
Les feuilles fraîches se conservent quelques jours au réfrigérateur, enveloppées dans un linge légèrement humide. Le séchage à l'ombre, en petits bouquets suspendus, préserve mieux les arômes qu'une déshydratation rapide à la chaleur. Conditionnées dans un bocal hermétique à l'abri de la lumière, les feuilles séchées se conservent plusieurs mois.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
La mélisse officinale dispose d'une longue tradition d'usage médicinal en Europe. L'Agence européenne des médicaments (EMA) reconnaît son usage traditionnel bien établi pour le soulagement des symptômes de stress mental léger, le soutien au sommeil et les inconforts digestifs bénins [2].
Les feuilles séchées, seules ou en association avec d'autres plantes (valériane, houblon), constituent la forme galénique la plus documentée. Les sommités fleuries sont parfois incluses dans les préparations [3].
Traditionnellement utilisée pour :
L'huile essentielle contient plus de 70 constituants identifiés, dont les principaux sont le géranial et le néral, deux isomères du citral [1]. Les parties aériennes renferment aussi des polyphénols (acide rosmarinique notamment), des flavonoïdes et des triterpénoïdes [1]. La composition de l'huile varie selon l'origine géographique des plantes : des analyses sur des échantillons grecs ont identifié du bêta-pinène, du sabinène et de l'oxyde de caryophyllène comme constituants majoritaires, à l'exclusion du citral [1].
La mélisse peut inhiber les hormones thyroïdiennes. Son usage est à éviter ou à encadrer médicalement chez les personnes présentant un dysfonctionnement thyroïdien, en particulier si elles reçoivent un traitement hormonal substitutif [1][3].
L'usage pendant la grossesse est déconseillé [3].
En application cutanée à concentration élevée, elle peut provoquer une irritation chez les personnes à peau sensible [3].
À doses élevées ou en usage prolongé, des effets indésirables ont été rapportés : maux de tête, diminution de la vigilance, troubles du sommeil. Un arrêt brutal après un usage prolongé peut s'accompagner de symptômes de sevrage [1].
Ces informations ne se substituent pas à un avis médical. En cas de symptômes persistants, de pathologie chronique ou de traitement médicamenteux en cours, consultez un médecin ou un pharmacien avant d'utiliser la mélisse à des fins thérapeutiques.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia, Agence du médicament. Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.
Pourquoi ces associations fonctionnent.
La mélisse citronnelle trouve une place cohérente auprès de la tomate et du basilic, deux cultures de plein été qui partagent ses exigences en chaleur et en sol frais drainé.
Avec la tomate, l'intérêt est double. La mélisse fleurit longuement de juin à septembre et produit un nectar que butinent abeilles domestiques, bourdons et syrphes adultes. Les larves de syrphes, prédatrices de pucerons, trouvent ensuite de quoi se nourrir sur les tiges de tomate, ce qui limite la pression d'aphidés sans intervention. L'odeur citronnée des feuilles, liée au citral et au citronellal, brouille par ailleurs les repères olfactifs des ravageurs qui repèrent la tomate à distance.
Avec le basilic, la logique est surtout culturale. Les deux plantes réclament un sol meuble, frais, pH proche de la neutralité, et tolèrent la mi-ombre en été sec. Leurs systèmes racinaires restent superficiels et ne se concurrencent pas frontalement : le basilic explore les vingt premiers centimètres, la mélisse descend plus bas grâce à sa souche vivace. Les deux attirent les pollinisateurs et prolongent la présence d'auxiliaires sur la planche, utile pour les cultures voisines.
Le caractère mellifère de la mélisse est documenté de longue date, au point que certains apiculteurs corses frottaient l'intérieur des ruches avec des feuilles fraîches pour fixer les essaims [1]. Installée en bordure de planche plutôt qu'en interligne serré, elle joue le rôle de réservoir à pollinisateurs sans étouffer ses voisines.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Le catalog ne renseigne aucune association défavorable pour cette variété. Aucune incompatibilité agronomique n'est donc à signaler ici, ce qui est cohérent avec le profil d'une Lamiacée vivace peu concurrentielle, sans allélopathie marquée et sans partage notable de pathogènes avec les cultures potagères courantes.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
La Ferme de Sainte Marthe, implantée en Touraine, propose des semences biologiques et reproductibles depuis 1974. Pionnière française des variétés anciennes potagères.
Voir la fiche chez La Ferme de Sainte Marthe →Mentionnée par les auteurs grecs de l'Antiquité pour son usage apicole (frotter l'intérieur des ruches afin d'attirer les essaims), la mélisse a été introduite en Grande-Bretagne par les Romains lors de leurs conquêtes [1].
En France, son usage médical s'est diffusé à partir du XVIIe siècle, principalement grâce à l'ordre des Carmes. Ils ont mis au point l'Eau de mélisse des Carmes Boyer, un alcoolat à base de feuilles fraîches, que les dames de la cour de Louis XIV utilisaient pour soulager leurs malaises nerveux. Le cardinal de Richelieu conservait ce remède à portée de main pour ses migraines [1].
La plante figure dans les jardins médiévaux et les jardins de curés de toute l'Europe, attestant d'une culture domestique continue sur plusieurs siècles. Elle a ensuite été introduite en Amérique du Nord [1].
Le taxon est enregistré sous l'identifiant GBIF 5341501 et l'identifiant IPNI 450084-1 (POWO), qui constituent ses références botaniques officielles [4].
Les cultivars nommés sont d'apparition plus récente. 'Quedlinburger Niederliegende', sélectionné pour une teneur en huiles essentielles accrue et un port rampant, illustre la sélection orientée vers la production industrielle. Les cultivars 'Aurea' et 'Variegata', à feuillage panaché, et 'Altissima', à port élevé, font partie des cultivars documentés [1].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Melisse Citronnelle se sème en intérieur février à avril, puis en extérieur avril à mai.
Les plantes compagnes recommandées pour Melisse Citronnelle sont : tomate, basilic.
La culture de Melisse Citronnelle est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.
Melisse Citronnelle se récolte mai à septembre.
L'espacement recommandé pour Melisse Citronnelle est de 30.
Tu peux acheter des graines de Melisse Citronnelle chez La Ferme de Sainte Marthe. Retrouve cette variété sur https://www.fermedesaintemarthe.com/products/melisse-citronnelle-ab
Oui, Melisse Citronnelle est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Melisse Citronnelle sont : tomate, basilic. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Famille championne de la résistance à la sécheresse, adaptée aux sols pauvres et caillouteux du pourtour méditerranéen.
C. and S. Europe, W. Asia and N. Africa. Naturalized in Britain.