Dysphania ambrosioides
Dysphania ambrosioides, connue sous les noms d'épazote et de thé du Mexique, est une herbacée annuelle ou vivace de courte durée, originaire d'Amérique centrale et méridionale [1]. Longtemps classée dans le genre Chenopodium (Linné, 1753), elle a été transférée dans le genre Dysphania par Mosyakin et Clemants en 2002 [1].
La tige est dressée, anguleuse et rameuse. Les feuilles, courtement pétiolées, sont oblongues-lancéolées à bord sinué-denté. Les inflorescences forment des glomérules verdâtres en panicule longue et étroite [1]. Froissée, la plante dégage une odeur pénétrante et résineuse que les sources comparent, selon les auteurs, à l'origan, à l'anis vert, au fenouil ou à l'estragon [1].
L'épazote tolère des températures de 4 à 31°C avec un optimum à 15-22°C, et ne supporte pas le gel (destruction dès -1°C) [2]. Le semis se pratique à partir de mars sous abri, la plantation définitive s'effectuant après les dernières gelées. La culture en France est possible en annuelle dans la plupart des régions.
Aromatique culinaire de la cuisine mésoaméricaine [1], l'épazote présente par ailleurs une teneur en ascaridole pouvant atteindre 70 % de son huile essentielle [1], composé aux propriétés vermifuges historiquement documentées, mais toxique à forte dose, ce qui impose une utilisation parcimonieuse.
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 30 |
| Maturité | 60 jours |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début avr. | début mai → début juin | début juin → début sept. |
| Atlantique | début févr. → début avr. | début mai → début juin | début juin → début sept. |
| Océanique | mi-févr. → mi-avr. | mi-mai → mi-juin | mi-juin → mi-sept. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin avr. | fin mai → fin juin | fin juin → fin sept. |
| Montagne | début mars → début mai | début juin → début juil. | début juil. → début oct. |
L' épazote , aussi appelée fausse ambroisie , est une plante annuelle originaire d'Amérique centrale et du sud du Mexique. Cette variété aux larges feuilles dentelées dégage une forte odeur de camphre.
Dysphania ambrosioides, en français Chénopode fausse-ambroisie ou Thé du Mexique, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Amaranthaceae et du genre Dysphania. C'est une herbacée annuelle ou vivace de courte durée, originaire d'Amérique.
Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible de mai à juin, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 30 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Comptez environ 60 jours entre le semis et la première récolte.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : tout sol. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Les noms « épazote » et « thé du Mexique » sont des noms vernaculaires désignant l'espèce Dysphania ambrosioides dans son ensemble [1]. Il ne s'agit pas d'un cultivar horticole sélectionné avec des caractères morphologiques définis : aucun cultivar nommé n'est commercialisé dans les catalogues européens sous ce taxon.
D'un point de vue botanique, trois taxons de rang inférieur sont reconnus [1] : Dysphania ambrosioides var. ambrosioides (variété nominale, la plus largement cultivée), D. ambrosioides var. integrifolia (Vorosch.) Schwarzová et Mered'a (feuilles entières, plus rare), et D. ambrosioides var. chilensis Speg., décrite par Spegazzini en 1902. Les sachets commercialisés en France sous les noms d'épazote ou de thé du Mexique correspondent en règle générale à la variété nominale, sans distinction affichée entre ces formes botaniques.
Le nom français « ambroisie du Mexique » prête à confusion avec l'ambroisie à feuilles d'armoise (Ambrosia artemisiifolia), plante envahissante allergisante sans lien botanique avec D. ambrosioides. Les deux appartiennent à des familles distinctes : la première aux Asteraceae, la seconde aux Amaranthaceae. La similitude de nom vient du seul suffixe latin « ambrosioides » (semblable à l'ambroisie), utilisé par Linné pour caractériser la forme du feuillage [1].
Ce taxon porte en français une série de noms normalisés, dont « Chénopode fausse-ambroisie », « Chénopode vermifuge » et « Herbe-aux-vers » [1]. La mention du mot « chénopode » peut induire une confusion avec des adventices comestibles courants dans les jardins français, comme le chénopode blanc (Chenopodium album). L'épazote s'en distingue immédiatement à l'odorat : son arôme résineux très prononcé est absent chez les chénopodes adventices ordinaires [1]. L'appellation « épazote » reste la dénomination la plus précise et la moins ambiguë pour désigner cette aromatique.
La partie aromatique principale est le feuillage frais ou séché. Les feuilles dégagent, une fois froissées, une odeur résineuse et âcre difficile à classer : les sources la comparent selon le contexte à l'origan, à l'anis vert, au fenouil, à l'estragon, à la sarriette, à la menthe, ou encore à l'essence de térébenthine et aux agrumes [1]. Cette complexité aromatique rend l'épazote difficile à substituer dans les préparations où elle est attendue.
Dans la cuisine mexicaine traditionnelle, l'épazote accompagne en priorité les haricots noirs cuits, pour sa saveur et ses propriétés carminatives supposées [1]. Elle entre également dans les quesadillas, les sopes à base de huitlacoche, le mole de olla, les tamales au fromage et au piment, les chilaquiles, les enchiladas et la salsa verde [1]. Elle parfume aussi le riz frit blanc [1].
L'utilisation est toujours parcimonieuse. Il est fortement conseillé de n'employer que les feuilles, en petite quantité [1] : la saveur s'intensifie à la cuisson et peut facilement dominer un plat si la dose n'est pas calibrée. Les feuilles crues ne se consomment qu'en très petite quantité.
Les graines sont également comestibles une fois cuites [2], mais leur taille très petite les rend peu pratiques en cuisine domestique. Elles doivent être trempées une nuit dans l'eau et soigneusement rincées avant consommation [2].
Le feuillage séché se conserve quelques semaines dans un contenant hermétique, à l'abri de la lumière. La congélation en feuilles fraîches préserve mieux l'arôme résineux que le séchage à l'air.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
L'épazote produit des substances volatiles qui masquent l'odeur des plantes cultivées à proximité, réduisant leur détectabilité par certains insectes ravageurs [1]. Ce mécanisme de camouflage olfactif bénéficie directement à la tomate et au piment, deux solanacées fréquemment ciblées par les aleurodes et les pucerons : en brouillant les signaux chimiques émis par ces cultures, l'épazote perturbe la localisation des ravageurs par olfaction [1].
Les petites fleurs de l'épazote attirent par ailleurs des guêpes et des mouches prédatrices [1]. Ces auxiliaires s'en prennent aux ravageurs présents sur les plantes avoisinantes, ce qui renforce la protection olfactive par un service de régulation biologique.
Sur le plan agronomique, tomate, piment et épazote partagent des exigences comparables : chaleur, exposition ensoleillée, sol bien drainé. L'association est cohérente en termes de calendrier et de besoins culturaux, sans concurrence hydrique ou nutritive notable.
Pourquoi éviter certains voisinages.
Aucune plante n'est formellement déconseillée en voisinage dans le catalogue Seedelli pour l'épazote. Il convient cependant de signaler que l'ascaridole, principal composé de l'huile essentielle de D. ambrosioides, inhibe la croissance des plantes poussant à proximité par allélopathie [1]. Cet effet est documenté et conduit à ne pas implanter l'épazote au contact direct de jeunes semis ou de cultures fragiles non listées parmi les associations recommandées. Une distance de 40 à 60 cm avec les plantes voisines sensibles constitue une précaution raisonnable.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
La Ferme de Sainte Marthe, implantée en Touraine, propose des semences biologiques et reproductibles depuis 1974. Pionnière française des variétés anciennes potagères.
Voir la fiche chez La Ferme de Sainte Marthe →L'épazote est cultivée en Amérique centrale et méridionale depuis la préhistoire [1]. Sa présence dans les cuisines et les pharmacopées traditionnelles de la région est attestée par une longue continuité d'usage : en Guyane, les Créoles, les Wayãpi et les Palikur en font encore aujourd'hui des préparations distinctes à usage interne [1].
Carl von Linné en a formalisé la description botanique en 1753, sous le basionyme Chenopodium ambrosioides [1]. La dénomination « ambrosioides » reflète la ressemblance superficielle du feuillage avec celui de l'ambroisie (Ambrosia). En 2002, Sergei Leonidovich Mosyakin et Steven Earl Clemants ont transféré l'espèce dans le genre Dysphania, après avoir établi son affinité étroite avec les espèces glanduleuses de ce groupe plutôt qu'avec les Chenopodium au sens strict [1].
Au début du XXe siècle, l'huile essentielle de D. ambrosioides est devenue un anthelminthique d'usage courant en médecine humaine et vétérinaire, pour traiter ascaris et ankylostomes chez l'humain, le chat, le chien, le cheval et le porc [1]. Elle était commercialisée sous le nom de « Baltimore Oil », d'après l'usine d'extraction spécialisée installée à Baltimore (Maryland) [1]. Dès les années 1940, cet usage a été progressivement abandonné au profit d'antiparasitaires plus efficaces et moins toxiques [1].
L'espèce a ensuite été naturalisée dans de nombreuses régions tempérées à subtropicales du monde, jusqu'à présenter un comportement envahissant dans certaines zones : Cambodge, Sardaigne, Espagne, Australie, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, entre autres [1]. Le genre Dysphania lui-même a traversé plusieurs classifications successives (Chenopodiaceae, Amaranthaceae, Dysphaniaceae, Illicebraceae) avant que le rattachement aux Amaranthaceae soit stabilisé [1].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
EPAZOTE ou THE MEXICAIN se sème en intérieur février à avril, puis en extérieur mai à juin.
Les plantes compagnes recommandées pour EPAZOTE ou THE MEXICAIN sont : tomate, piment.
La culture de EPAZOTE ou THE MEXICAIN est facile, accessible même sans expérience préalable.
EPAZOTE ou THE MEXICAIN se récolte juin à septembre.
L'espacement recommandé pour EPAZOTE ou THE MEXICAIN est de 30.
Tu peux acheter des graines de EPAZOTE ou THE MEXICAIN chez La Ferme de Sainte Marthe. Retrouve cette variété sur https://www.fermedesaintemarthe.com/products/epazote-ou-the-mexicain-ab
Oui, EPAZOTE ou THE MEXICAIN est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de EPAZOTE ou THE MEXICAIN sont : tomate, piment. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Les Amaranthacées s'adaptent à des conditions difficiles : sols salins, sécheresse, altitude , ce sont des survivantes.
Amérique du Sud - Argentina, Paraguay, Bolivia, Peru, Colombia, Venezuela, the Guyanas; C. America - Panama to Mexico; southern Amérique du Nord.