Pucerons noirs
Symptômes : colonies sur tiges et feuilles jeunes.
Prévention : paillage de capucines ou d'œillets d'Inde à proximité, jet d'eau, savon noir en dernier recours.
Phaseolus vulgaris
Alice Sunshine est un cultivar de haricot commun (Phaseolus vulgaris L.), plante herbacée annuelle de la famille des Fabaceae, originaire à l'état sauvage de Mésoamérique et des contreforts andins d'Amérique du Sud [1].
L'espèce est cultivée pour ses gousses fraîches et pour ses graines sèches, riches en protéines et en amidon [1]. Ce cultivar appartient au groupe des haricots grimpants à rames, qui conservent le port volubile du type ancestral de l'espèce, contrairement aux formes naines issues d'une mutation génique ultérieure [1].
En France, le semis s'effectue après la dernière gelée printanière, dans un sol réchauffé. La variété grimpante nécessite un support, tuteur ou treillis, pour se développer pleinement au cours de la saison végétative.
| pH du sol | 6.5 à 7.0 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 40 cm entre rangs, 8-10 cm entre graines |
| Maturité | 50-70 jours (nains), 60-90 jours (grimpants) |
| Altitude max | 1200 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | — | début mai → début juil. | début juil. → début oct. |
| Atlantique | — | début mai → début juil. | début juil. → début oct. |
| Océanique | — | mi-mai → mi-juil. | mi-juil. → mi-oct. |
| Semi-continentale | — | fin mai → fin juil. | fin juil. → fin oct. |
| Montagne | — | début juin → début août | début août → début nov. |
Alice Sunshine est une semence bio , cultivée et sélectionnée dans le respect du vivant, de la graine à la récolte.
Plantée à côté de Courge, Maïs, Carotte, Tomate, Mais, Chou et Celeri, Alice Sunshine bénéficie d'associations favorables.
Adaptée jusqu'à 1200 m d'altitude.
Le semis direct en pleine terre est possible de mai à juillet, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 40 cm entre rangs, 8-10 cm entre graines pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Léger, drainé, pas trop riche en azote. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Cultivable jusqu'à 1200m d'altitude.
Cueillez tous les 3 jours pour stimuler la production. Les gousses doivent casser net , si elles plient, c'est trop tôt.
Guide complet : cultiver les haricots →
Rotation : éviter 3 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Solanacées (tomate, poivron) puis Cucurbitacées (courge, concombre). Les Fabacées fixent l'azote atmosphérique via leurs nodosités. Planter tomates ou courges après profite de cet azote.
Les sources disponibles ne documentent pas les caractéristiques morphologiques spécifiques d'Alice Sunshine par rapport aux autres cultivars de Phaseolus vulgaris. Le nom « Sunshine » est fréquemment associé aux cultivars à gousses jaunes (haricots beurre) dans les catalogues semenciers francophones, mais cette interprétation ne peut être confirmée sans source directe sur ce cultivar.
Ce qui est établi par l'archétype de la variété : Alice Sunshine appartient au groupe des haricots grimpants à rames, dont les tiges s'enroulent autour de leur support dans le sens inverse des aiguilles d'une montre [1]. Ce groupe se distingue des haricots nains par une floraison étalée dans le temps et une productivité cumulée souvent plus élevée sur l'ensemble de la saison.
Phaseolus vulgaris peut être confondu avec deux espèces voisines du même genre. Le haricot d'Espagne (Phaseolus coccineus) est lui aussi grimpant et produit de grandes gousses, mais ses fleurs sont généralement rouge vif et ses graines nettement plus volumineuses [1]. Le haricot de Lima (Phaseolus lunatus) se distingue par ses graines aplaties en forme de croissant et par une sensibilité au froid plus marquée [1].
Les haricots asiatiques portant le nom vernaculaire de « haricot » en français (haricot mungo, haricot adzuki) appartiennent en réalité au genre Vigna, distinct de Phaseolus depuis la révision taxonomique qui les en a séparés [1]. Ces espèces ne sont pas interfertiles avec Phaseolus vulgaris et présentent des exigences culturales différentes.
Pathologies courantes sur les Fabaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : colonies sur tiges et feuilles jeunes.
Prévention : paillage de capucines ou d'œillets d'Inde à proximité, jet d'eau, savon noir en dernier recours.
Symptômes : taches brunes sur gousses, graines abîmées.
Prévention : éviter arrosage du feuillage, rotation, espacement suffisant pour l'aération.
Le haricot commun se consomme à deux stades distincts, avec des modes de préparation différents selon la maturité [1].
Les gousses récoltées avant la formation complète des graines se cuisent à l'eau bouillante salée, se blanchissent puis se sautent à la poêle, ou s'incorporent tièdes dans des salades composées. Les variétés sans parchemin (mangetout) peuvent être récoltées à un stade de maturité plus avancé sans devenir fibreuses [1].
Fraîchement récoltées, les gousses se conservent trois à quatre jours au réfrigérateur. Elles supportent la congélation après blanchiment de deux à trois minutes, ce qui préserve leur texture et leur couleur.
Les graines sèches nécessitent un trempage de huit à douze heures, suivi d'une cuisson à frémissement de quarante-cinq minutes à une heure trente selon la variété. Elles conviennent aux cassoulets, ragoûts, soupes et salades de légumineuses [1].
Le haricot commun contient des lectines (phasines) potentiellement toxiques. La phasine du haricot est partiellement résistante à la chaleur [1] : une cuisson complète à ébullition est indispensable, en particulier pour les graines sèches. La consommation de gousses crues en grande quantité est déconseillée.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le haricot commun fixe l'azote atmosphérique par l'intermédiaire de bactéries symbiotiques du genre Rhizobium, logées dans des nodosités sur ses racines [1]. Cet apport enrichit le sol en azote disponible au bénéfice des plantes voisines exigeantes : la tomate et le chou en tirent directement profit.
L'association avec le maïs et la courge reproduit le modèle mésoaméricain des « trois sœurs » [1] : le maïs offre un tuteur naturel au haricot grimpant, la courge couvre le sol de ses larges feuilles en limitant l'évapotranspiration et la levée des adventices, tandis que le haricot nourrit les deux cultures en azote. Ce système optimise l'utilisation de l'espace vertical et horizontal sans compétition hydrique majeure.
La carotte, à racine pivotante profonde, explore les horizons inférieurs du sol sans entrer en compétition racinaire directe avec le haricot, dont le système racinaire reste plus superficiel. Le céleri, par ses composés aromatiques volatils, est associé empiriquement à une réduction des attaques de certains insectes nuisibles sur les cultures voisines.
Pourquoi éviter ces voisinages.
L'oignon, l'ail et le poireau appartiennent au genre Allium. Leurs composés soufrés (thiosulfinates, allicine) inhibent l'activité des bactéries Rhizobium présentes dans les nodosités du haricot, ce qui réduit la fixation d'azote et peut freiner la croissance de la légumineuse [2]. Ce phénomène est documenté dans la littérature d'agriculture biologique et par observation empirique au jardin.
Le fenouil (Foeniculum vulgare) est une plante allélopathique à large spectre : ses exsudats racinaires et ses composés volatils (anéthole, fenchone) inhibent la germination et le développement d'un grand nombre de légumes cultivés, dont les haricots [2]. Sa culture est généralement isolée du reste du potager dans les guides de culture biologique.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →Le haricot commun (Phaseolus vulgaris L.) a été domestiqué dans deux centres distincts : en Amérique centrale pour le groupe méso-américain (variété botanique vulgaris), et dans la région andine d'Amérique du Sud pour la variété aborigineus [1]. Les traces archéologiques les plus anciennes de la plante cultivée remontent à 8 000 av. J.-C. au Pérou, à 7 000 av. J.-C. au Tamaulipas (Mexique) et à 5 000 av. J.-C. à Tehuacán [1].
L'introduction en Europe est attribuée à Christophe Colomb, qui observa la plante à Cuba en octobre 1492 lors de son premier voyage [1]. Sa diffusion sur le continent passa notamment par le Vatican : en 1528, le pape Clément VII fit cultiver le haricot sur ses terres [1]. En France, le mot « haricot » n'est attesté qu'à partir de 1640 ; le terme antérieur était « fazéol », à l'origine du mot populaire « fayot » [1].
Les variétés grimpantes à rames, dont Alice Sunshine fait partie, conservent un port volubile proche du type ancestral de l'espèce [1]. Ces formes ont longtemps dominé la culture européenne avant que les haricots nains, plus adaptés à la mécanisation agricole, ne s'imposent en grande culture.
Aucune source primaire disponible ne documente l'obtenteur, la date de sélection ni le programme de création du cultivar Alice Sunshine. Les éléments historiques ci-dessus concernent l'espèce Phaseolus vulgaris dans son ensemble.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Alice Sunshine se sème en extérieur mai à juillet.
Les plantes compagnes recommandées pour Alice Sunshine sont : courge, maïs, carotte, tomate, mais, chou.
Il est déconseillé de cultiver Alice Sunshine à proximité de : oignon, ail, fenouil, poireau.
La culture de Alice Sunshine est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.
Alice Sunshine se récolte juillet à octobre.
L'espacement recommandé pour Alice Sunshine est de 40 cm entre rangs, 8-10 cm entre graines.
Tu peux acheter des graines de Alice Sunshine chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/L0683-Alice-Sunshine
Oui, Alice Sunshine est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Alice Sunshine sont : courge, maïs, carotte, tomate. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
La capacité des Fabacées à fixer l'azote en fait un pilier de la rotation des cultures et des engrais verts.
Amérique du Sud? Habitat d'origine incertain.