Mildiou de la laitue
Symptômes : taches jaunes sur feuilles, feutrage blanc dessous.
Prévention : aération, ne pas mouiller le feuillage, variétés résistantes BBWR si possible.
Lactuca sativa
L'Augspurger est un cultivar patrimonial de laitue (Lactuca sativa), plante herbacée annuelle de la famille des Astéracées, cultivé pour ses feuilles [1]. Il appartient au groupe des laitues à feuilles (archétype LFE), dont le port ouvert permet une récolte progressive plutôt qu'une récolte unique en plante entière.
Le nom « Augspurger » est la transcription phonétique française de l'adjectif allemand « Augsburger », signifiant « d'Augsbourg » (Bavière). Ce type de désignation géographique était courant dans les catalogues semenciers du XIXe siècle pour identifier des lignées liées à une région d'origine ou de diffusion.
La plante traverse une phase végétative en rosette, puis entre en pommaison avant de monter à graine sous l'effet des jours longs et de la chaleur [1]. La récolte intervient généralement 60 à 80 jours après le semis en conditions normales.
La laitue doit son nom au latin lactuca, qui renvoie au latex blanc laiteux que sécrètent les tiges et feuilles blessées, caractéristique du genre Lactuca [1]. L'Augspurger, comme toutes les variétés à pollinisation libre, se reproduit fidèlement sur plusieurs générations à partir des graines produites au jardin.
| Espacement | 25-30 cm entre plants |
|---|---|
| Maturité | 45-70 jours |
| Altitude max | 1800 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début janv. → début avr. | début avr. → début juil. | début avr. → début sept. |
| Atlantique | début janv. → début avr. | début avr. → début juil. | début avr. → début sept. |
| Océanique | mi-janv. → mi-avr. | mi-avr. → mi-juil. | mi-avr. → mi-sept. |
| Semi-continentale | fin janv. → fin avr. | fin avr. → fin juil. | fin avr. → fin sept. |
| Montagne | début févr. → début mai | début mai → début août | début mai → début oct. |
Cette variété vigoureuse, lente à monter à graines, offre une multitude de délicates feuilles vert blond et ondulées, serrées et formant des pommes sans cœur. Une famille Amish du nom de Augspurger cultive cette variété depuis de nombreuses générations.
La laitue, laitue cultivée est une espèce de plantes herbacées de la famille des Astéracées, largement cultivée pour ses feuilles tendres consommées comme légume, généralement crues en salade.
Plantée à côté de Carotte, Radis, Betterave, Tomate, Oignon, Fraisier et Ciboulette, Augspurger bénéficie d'associations favorables.
Rustique face au gel, elle convient aux jardins de montagne et aux hivers longs. Préfère la fraîcheur , attention aux canicules, un paillage aide bien. Cultivable jusqu'à 1800 m d'altitude, un vrai atout en montagne.
Commencez les semis en intérieur de janvier à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible d'avril à juillet, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 25-30 cm entre plants pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement mi-ombre, avec 3-4h de soleil direct.
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Frais, humifère, bien drainé. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : forte.
Cultivable jusqu'à 1800m d'altitude.
Récoltez le matin, quand les feuilles sont gorgées de rosée. Coupez les feuilles extérieures pour prolonger la production sur plusieurs semaines.
Guide complet : cultiver les laitues →
Rotation : éviter 2 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae puis Cucurbitacées. Rotation courte mais bénéfique pour éviter l'appauvrissement du sol.
L'Augspurger appartient aux laitues à couper (Lactuca sativa var. crispa), groupe caractérisé par un port ouvert en bouquet de feuilles sans formation d'une pomme compacte [1]. Cette architecture permet une récolte progressive sur trois à cinq semaines, par opposition aux laitues pommées récoltées en plante entière à maturité.
Parmi les grands types reconnus, les batavias (pomme ronde, feuilles craquantes à nervures parallèles) et les romaines (pomme allongée, feuilles oblongues à nervure centrale épaisse) se récoltent en une seule fois [1]. L'Augspurger, lui, produit des feuilles à nervures pennées qui s'étalent en rosette sans jamais se refermer en tête serrée.
L'avantage pratique au potager est notable : là où une laitue pommée ne donne qu'une récolte unique, un cultivar à feuilles comme l'Augspurger permet de prélever les feuilles extérieures au fil des besoins. Cette caractéristique le rend bien adapté aux petites surfaces où une production échelonnée est préférable à une récolte massive simultanée.
Le nom « Augspurger » circule avec plusieurs graphies selon les catalogues anciens : « Augsburger », « d'Augsbourg », « Augspourger ». Ces variantes désignent le même type variétal et ne correspondent pas à des cultivars distincts.
À ne pas confondre avec d'autres laitues patrimoniales à consonance germanique ou alsacienne. La « Forellenschluss » autrichienne, dite laitue truite, se distingue par ses mouchetures bordeaux caractéristiques sur fond vert ou rouge. Les diverses laitues dites « de Stuttgart » présentent un profil foliaire différent. Chacune de ces lignées possède une morphologie propre.
Par ailleurs, laitue (Lactuca sativa) et chicorées (Cichorium spp.) sont parfois toutes deux désignées comme « salade » dans les marchés et les anciens catalogues. Les chicorées appartiennent à un genre botanique distinct de Lactuca, présentent un goût généralement plus amer et une texture plus croquante [1].
Pathologies courantes sur les Asteraceae, à anticiper au potager.
Symptômes : taches jaunes sur feuilles, feutrage blanc dessous.
Prévention : aération, ne pas mouiller le feuillage, variétés résistantes BBWR si possible.
Symptômes : feuilles perforées ou disparues.
Prévention : cendre ou coquilles d'œufs autour des plants, bière en piège, ramassage au coucher du soleil.
Les feuilles de l'Augspurger se consomment principalement crues [1]. Leur saveur légèrement sucrée [2] convient aux salades simples et aux salades composées classiques de la cuisine française : association avec oeufs durs, lardons revenus, noix, croûtons frottés à l'ail ou fromage de chèvre frais.
Les feuilles se prêtent également à la cuisson : braisées au beurre avec un fond de volaille, incorporées dans un potage de légumes de printemps avec des petits pois ou des pommes de terre nouvelles, ou mélangées à d'autres légumes en jardinière [1]. Les feuilles plus matures, dont l'amertume s'accentue légèrement en saison chaude, supportent mieux ce traitement thermique.
La récolte progressive donne accès à des feuilles à différents stades. Les feuilles jeunes, récoltées tôt le matin, sont les plus tendres. Les feuilles matures, plus fermes, conviennent mieux aux vinaigrettes acidulées ou aux associations avec des saveurs prononcées comme les anchois, les câpres ou les fromages affinés.
La conservation post-récolte est courte : 2 à 3 jours au réfrigérateur dans un linge humide ou un sachet légèrement aéré. La laitue perd rapidement sa turgescence après coupe ; la récolte juste avant la préparation reste la pratique optimale.
Les graines, très petites, peuvent être germées et consommées en pousses dans les salades ou les sandwichs [2]. La production d'huile à partir des graines est théoriquement possible mais peu rentable à petite échelle en raison de la taille réduite des semences [2].
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
La carotte (Daucus carota) et la laitue sont complémentaires sur le plan racinaire : la laitue occupe les 10 à 15 premiers centimètres du sol, la carotte creuse à 20 à 30 cm et plus. Aucune compétition directe pour l'eau et les minéraux. Le feuillage aérien et fin de la carotte procure une ombre légère qui ralentit la montaison de la laitue en période chaude.
Le radis, à cycle de 3 à 4 semaines, joue le rôle de culture intercalaire : il est récolté bien avant que la laitue ne couvre le sol, évitant toute compétition. Sa présence peut perturber mécaniquement les pontes de certains ravageurs du sol.
La betterave coexiste sans conflit notable avec la laitue : son enracinement est décalé (tubercule dans les 15 à 20 premiers centimètres, pivot plus profond), et aucun effet allélopathique inhibiteur de la betterave sur la laitue n'est documenté.
La tomate apporte un ombrage partiel en été : cultivée sous son feuillage, la laitue monte moins vite à graine en juillet et août [2]. Cette association est particulièrement utile dans les régions méridionales où la chaleur estivale est intense.
L'oignon et la ciboulette, tous deux Alliacées, émettent des composés soufrés réputés répulsifs pour les pucerons, ravageur fréquent de la laitue. La ciboulette attire en outre des syrphes et des parasitoïdes lors de sa floraison, auxiliaires efficaces contre les colonies de pucerons.
Le fraisier s'associe bien en intercalaire : il court au sol via ses stolons tandis que la laitue monte en rosette. L'association optimise l'utilisation de la surface sans concurrence notable à condition que les apports en eau soient réguliers.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Le persil entre en compétition avec la laitue pour les ressources superficielles du sol. Le persil, à croissance lente, risque d'être étouffé si la laitue n'est pas récoltée à temps ; la cohabitation freine son développement et peut conduire à des pertes de plants à l'ombre du feuillage de la laitue.
Le tournesol (Helianthus annuus) pose un double problème. Sa hauteur, souvent 150 à 200 cm, crée un ombrage excessif préjudiciable à la laitue qui réclame une bonne luminosité [2]. Ses racines et ses feuilles libèrent par ailleurs des composés allélopathiques dont l'effet inhibiteur sur la germination et la croissance de plantes maraîchères voisines est reconnu par l'observation empirique et dans plusieurs publications agronomiques.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →La laitue cultivée figure parmi les espèces potagères les mieux documentées dans l'histoire ancienne. Des traces de sa culture en Égypte remontent à au moins 2 000 ans avant notre ère [1]. Au IVe siècle avant notre ère, Théophraste distinguait déjà quatre types cultivés dans le monde méditerranéen [1].
En France, la laitue est mentionnée parmi les cultures recommandées dans le capitulaire De Villis, rédigé à la fin du VIIIe ou au début du IXe siècle sous Charlemagne [1]. Sa présence dans les jardins potagers français est ainsi attestée de manière continue depuis plus de douze siècles. Louis XIV en consommait régulièrement, contribuant à sa diffusion dans les jardins nobles et bourgeois [1].
Le cultivar Augspurger tire son nom d'Augsbourg, ville de Bavière dont l'orthographe ancienne en allemand est « Augspurg ». La graphie française « Augspurger » est une adaptation phonétique du gentilé « Augsburger ». Les catalogues semenciers du XIXe siècle, notamment la maison Vilmorin-Andrieux en France, ont répertorié de nombreuses laitues sous des appellations géographiques similaires, indiquant l'origine probable d'une lignée ou la ville par laquelle elle avait été diffusée.
Variété à pollinisation libre, l'Augspurger se maintient sans dégradation génétique d'une génération à l'autre : quelques pieds laissés monter à graine, graines récoltées à maturité sur la plante et séchées avant stockage suffisent à perpétuer la lignée. Cette autonomie semencière explique la transmission de tels cultivars dans les jardins familiaux et les réseaux d'échangeurs de graines, souvent sans documentation écrite précise.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Augspurger se sème en intérieur janvier à avril, puis en extérieur avril à juillet.
Les plantes compagnes recommandées pour Augspurger sont : carotte, radis, betterave, tomate, oignon, fraisier.
Il est déconseillé de cultiver Augspurger à proximité de : persil, tournesol.
La culture de Augspurger est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.
Augspurger se récolte avril à septembre.
L'espacement recommandé pour Augspurger est de 25-30 cm entre plants.
Tu peux acheter des graines de Augspurger chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/L0742-Augspurger
Oui, Augspurger est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Augspurger sont : carotte, radis, betterave, tomate. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Les Astéracées incluent aussi bien la laitue et l'artichaut que le tournesol et la marguerite, illustrant une diversité culinaire et ornementale large.
Of garden origin, probablement derived from L. serriola.