Oïdium
Symptômes : feutrage blanc sur feuilles, fin d'été surtout.
Prévention : arrosage au pied, espacement suffisant, purin de prêle en préventif, variétés tolérantes.
Citrullus lanatus
Cream of Saskatchewan est un cultivar patrimonial de pastèque (Citrullus lanatus (Thunb.) Matsum. & Nakai, 1916), appartenant à la famille des Cucurbitacées [1]. Sa chair blanche à crème, sucrée, constitue son trait distinctif : chez la quasi-totalité des cultivars commerciaux modernes, la pulpe est rouge.
Ses fruits, de taille modeste, arrivent à maturité en 80 à 85 jours environ après repiquage, ce qui le place parmi les cultivars les mieux adaptés aux étés courts des régions tempérées septentrionales [2]. Le cultivar est généralement attribué aux immigrants ukrainiens qui l'ont introduit dans les Grandes Plaines canadiennes, en Saskatchewan, au tournant du XXe siècle [2].
L'espèce Citrullus lanatus est originaire du nord-est de l'Afrique, avec un centre de diversité localisé dans la région du Kordofan, au Soudan, domestiquée il y a environ 4 000 ans pour son eau et ses nutriments [1].
Le semis se fait sous abri 3 à 4 semaines avant les dernières gelées, avec un repiquage en pleine terre lorsque le sol atteint 18 °C de façon stable. La récolte est attendue de juillet à septembre selon la latitude et l'exposition.
| Espacement | 80-100 cm entre plants |
|---|---|
| Maturité | 75-95 jours |
| Altitude max | 600 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début mars → début mai | début avr. → début mai | début juil. → début oct. |
| Atlantique | début mars → début mai | début avr. → début mai | début juil. → début oct. |
| Océanique | mi-mars → mi-mai | mi-avr. → mi-mai | mi-juil. → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin mars → fin mai | fin avr. → fin mai | fin juil. → fin oct. |
| Montagne | début avr. → début juin | début mai → début juin | début août → début nov. |
Cette variété ancienne, parfaitement adaptée aux climats frais, produit une abondance de beaux fruits ronds, de 35 cm de diamètre et de 3 à 6 kg, à l’épiderme vert moucheté. Leur chair juteuse de couleur jaune pâle offre une très bonne saveur douce et sucrée.
La pastèque, parfois appelée melon d'eau, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Cucurbitacées, originaire d'Afrique. C’est une plante herbacée annuelle à tige rampante, pourvue de longs poils blancs, à feuilles très découpées à 3-5 lobes, et dont le fruit est une très grosse baie à pulpe gorgée d’eau.
Aime la chaleur : offrez-lui le coin le plus ensoleillé de votre jardin.
Commencez les semis en intérieur de mars à mai, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible d'avril à mai, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 80-100 cm entre plants pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Léger, chaud, riche, bien drainé. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Cultivable jusqu'à 600m d'altitude.
Le melon est mûr quand il se détache facilement de la tige et dégage son parfum. L'écorce craquelle légèrement autour du pédoncule.
Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae puis Brassicaceae puis Alliacées. Grosses consommatrices de matière organique, appauvrissent le sol rapidement.
Cream of Saskatchewan se distingue de la majorité des pastèques cultivées par trois caractères principaux.
Couleur de la chair : blanche à ivoire, là où la quasi-totalité des cultivars modernes présentent une pulpe rouge par accumulation de lycopène [1]. Cette particularité chromatique ne traduit pas une moindre teneur en sucres : le brix peut être comparable à celui des variétés rouges.
Taille du fruit : les fruits pèsent généralement entre 2 et 4 kg [2], contre 5 à 12 kg pour les pastèques commerciales courantes [1]. Cette taille convient aux jardins familiaux, le fruit étant consommable en une ou deux occasions.
Précocité : 80 à 85 jours de la transplantation à la récolte [2], contre 90 à 100 jours ou plus pour la plupart des cultivars commerciaux. Cet avantage est décisif sous les latitudes où la saison chaude est inférieure à trois mois.
La chair blanche de Cream of Saskatchewan peut induire une confusion avec la citre (Citrullus amarus Schrad.), parfois désignée comme « melon d'eau à confiture » ou « gigérine ». Ces deux plantes sont proches morphologiquement mais biologiquement distinctes [1].
La citre présente une pulpe blanche et amère, des graines rouges ou verdâtres, et doit être cuite avant consommation. Cream of Saskatchewan a une pulpe blanche sucrée, consommable crue. Les travaux de phylogénie moléculaire de Chomicki et Renner (2015) ont établi que C. amarus n'est pas un parent direct de la pastèque cultivée moderne [1].
En France, la pastèque à chair blanche est absente des circuits commerciaux courants. Un fruit de Cream of Saskatchewan à pleine maturité peut donc être pris pour un fruit immature. La maturité se vérifie par le dessèchement de la vrille la plus proche du pédoncule, la sonorité sourde au tapotement et le jaunissement de la zone de contact avec le sol.
Pathologies courantes sur les Cucurbitaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : feutrage blanc sur feuilles, fin d'été surtout.
Prévention : arrosage au pied, espacement suffisant, purin de prêle en préventif, variétés tolérantes.
Symptômes : taches noires sur feuilles et fruits.
Prévention : retirer et brûler les plants touchés, rotation 4 ans, éviter semences non certifiées.
La partie comestible principale est le mésocarpe charnu : la chair blanche à crème du fruit, croquante et juteuse à maturité. L'écorce verte, fine sur ce cultivar, est peu consommée crue mais peut être marinée ou confite, selon la tradition des préparations d'écorce de pastèque pratiquées dans plusieurs régions d'Europe de l'Est.
La consommation principale est crue, en tranches ou en cubes, servie fraîche. La chair blanche s'associe aux préparations sucrées-salées : fromage de brebis émietté, olives, basilic ou menthe fraîche sont des combinaisons courantes dans les cuisines méditerranéennes adaptées à la pastèque.
Les graines, petites et noires, sont comestibles grillées à sec à la poêle avec un peu de sel. Cette pratique est documentée en Afrique de l'Ouest et au Moyen-Orient, où les graines de pastèque constituent une collation à part entière [1].
En jus pressé, la chair blanche donne une boisson peu colorée qui s'associe au citron vert et à la menthe fraîche. Le fruit entier se conserve deux à trois semaines dans un endroit frais et sec, à l'abri de la lumière directe. Une fois coupé, la chair se garde 3 à 5 jours au réfrigérateur dans un contenant fermé.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le maïs (Zea mays), planté en rangées périphériques ou intercalaires, crée un brise-vent qui protège les tiges rampantes et les fleurs des courants d'air desséchants. Son feuillage haut limite partiellement l'évaporation du sol sans créer une ombre dense nuisible à la fructification.
Le haricot (Phaseolus vulgaris) fixe l'azote atmosphérique via des bactéries symbiotiques du genre Rhizobium logées dans ses nodosités racinaires. Ce mécanisme améliore la disponibilité de l'azote dans le sol, dont la pastèque a un besoin notable lors de sa phase végétative.
Les haricots attirent également des insectes auxiliaires, syrphes et guêpes parasitoïdes, qui régulent les populations de pucerons susceptibles de coloniser les cucurbitacées voisines.
La courge (Cucurbita sp.) partage le port rampant de la pastèque. Les deux feuillages associés couvrent rapidement le sol, réduisant l'évaporation et limitant la levée des adventices. Ce binôme reprend le rôle de couvre-sol des associations traditionnelles pratiquées par les peuples agriculteurs d'Amérique du Nord, où maïs, haricot et courge (ou pastèque) formaient un système complémentaire documenté.
La capucine (Tropaeolum majus) attire les pollinisateurs (abeilles, bourdons) indispensables à la nouaison : la pastèque est une plante monoïque dont les fleurs femelles nécessitent des visites répétées pour fructifier [1]. La capucine sert de plante-piège pour les pucerons, concentrant la pression parasitaire sur elle plutôt que sur les cucurbitacées voisines. Son odeur piquante perturbe aussi la localisation olfactive de certains ravageurs.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Aucune plante à éviter n'est signalée pour ce cultivar dans le catalogue. Par précaution générale, la pastèque partage certains agents pathogènes (mildiou, oïdium) avec les autres Cucurbitacées : concentrer plusieurs espèces de cette famille sur une surface réduite peut accélérer la propagation de ces maladies en conditions d'humidité élevée.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →L'espèce Citrullus lanatus a été décrite en 1794 par le naturaliste suédois Carl Peter Thunberg, sous le nom de Momordica lanata, à partir de spécimens récoltés au Cap de Bonne-Espérance lors de son séjour de 1771 à 1775 [1]. Les botanistes japonais Jinzô Matsumura et Takenoshin Nakai l'ont transférée au genre Citrullus en 1916 [1].
L'épithète spécifique lanatus, du latin « laineux », désigne les longs poils blancs qui recouvrent les tiges de la plante [1]. Le nom de genre Citrullus est un diminutif latin de citrus [1]. POWO reconnaît 58 synonymes pour cette espèce, reflet d'une longue histoire de classifications parallèles à travers plusieurs continents [1].
Le cultivar Cream of Saskatchewan est issu de la tradition semencière paysanne d'Europe de l'Est, transportée en Amérique du Nord lors des vagues d'immigration ukrainienne vers les Grandes Plaines canadiennes, principalement entre 1890 et 1914 [2]. Ces agriculteurs apportaient des semences sélectionnées pour des étés courts et des printemps tardifs, conditions proches de celles rencontrées en Saskatchewan.
Le cultivar a été préservé par les réseaux nord-américains de conservation des semences, notamment la Seed Savers Exchange (SSE), qui l'a inscrit à ses catalogues et assuré sa transmission entre jardiniers au cours du XXe siècle [2].
Il n'a pas subi de sélection commerciale intensive, ce qui lui conserve une variabilité génétique plus large que celle des hybrides F1 distribués dans les circuits conventionnels.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Cream Of Saskatchewan se sème en intérieur mars à mai, puis en extérieur avril à mai.
Les plantes compagnes recommandées pour Cream Of Saskatchewan sont : courge, maïs, haricot, mais, capucine.
La culture de Cream Of Saskatchewan est moyenne, nécessitant quelques connaissances de base.
Cream Of Saskatchewan se récolte juillet à octobre.
L'espacement recommandé pour Cream Of Saskatchewan est de 80-100 cm entre plants.
Tu peux acheter des graines de Cream Of Saskatchewan chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/P4802-Cream-Of-Saskatchewan
Oui, Cream Of Saskatchewan est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Cream Of Saskatchewan sont : courge, maïs, haricot, mais. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Les Cucurbitacées détiennent le record du plus gros fruit du potager : certaines courges dépassent les 1 000 kg.
Tropical and S. Africa.