Oïdium
Symptômes : feutrage blanc sur feuilles, fin d'été surtout.
Prévention : arrosage au pied, espacement suffisant, purin de prêle en préventif, variétés tolérantes.
Citrullus lanatus
La Di Faenza est un cultivar de pastèque à fruits allongés, issu du maraîchage traditionnel de la plaine du Pô. Elle appartient à l'espèce Citrullus lanatus (Thunb.) Matsum. & Nakai, Cucurbitacée annuelle à tiges rampantes originaire d'Afrique du Nord-Est [1].
La plante est cultivée pour ses gros fruits à chair rouge, consommés frais en été. Le semis s'effectue sous abri à partir d'avril, à une température minimale de 20 °C. Le repiquage en plein air intervient après les dernières gelées, généralement mi-mai, et la récolte s'étale de juillet à septembre selon les conditions climatiques.
La Di Faenza est une semence à pollinisation libre, dont le nom renvoie à la ville de Faenza (province de Ravenne, Émilie-Romagne). Elle est maintenue par des réseaux de jardiniers et de banques de graines qui conservent le répertoire variétal patrimonial des cucurbitacées italiennes.
| Espacement | 80-100 cm entre plants |
|---|---|
| Maturité | 75-95 jours |
| Altitude max | 600 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début mars → début mai | début avr. → début mai | début juil. → début oct. |
| Atlantique | début mars → début mai | début avr. → début mai | début juil. → début oct. |
| Océanique | mi-mars → mi-mai | mi-avr. → mi-mai | mi-juil. → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin mars → fin mai | fin avr. → fin mai | fin juil. → fin oct. |
| Montagne | début avr. → début juin | début mai → début juin | début août → début nov. |
Cette variété offre des fruits ronds de 3 à 6 kilos, à l'épiderme de couleur vert et à la chair rouge particulièrement croquante.
La pastèque, parfois appelée melon d'eau, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Cucurbitacées, originaire d'Afrique. C’est une plante herbacée annuelle à tige rampante, pourvue de longs poils blancs, à feuilles très découpées à 3-5 lobes, et dont le fruit est une très grosse baie à pulpe gorgée d’eau.
Aime la chaleur : offrez-lui le coin le plus ensoleillé de votre jardin.
Commencez les semis en intérieur de mars à mai, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible d'avril à mai, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 80-100 cm entre plants pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Léger, chaud, riche, bien drainé. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Cultivable jusqu'à 600m d'altitude.
Le melon est mûr quand il se détache facilement de la tige et dégage son parfum. L'écorce craquelle légèrement autour du pédoncule.
Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae puis Brassicaceae puis Alliacées. Grosses consommatrices de matière organique, appauvrissent le sol rapidement.
La Di Faenza produit des fruits de forme nettement oblongue, à l'inverse des cultivars sphériques comme la Sugar Baby, dont les fruits pèsent entre 1 et 4 kg [1]. Elle se situe dans la gamme standard des pastèques de plein champ, entre 5 et 12 kg selon les conditions de culture [1].
Contrairement aux hybrides F1 modernes comme le Crimson Sweet ou le Charleston Gray, la Di Faenza est une variété à pollinisation libre : ses graines sont reproductibles d'une saison sur l'autre sans perte de type. Elle ne bénéficie pas des gains de vigueur hybride ni des résistances standardisées aux pathogènes (fusariose, anthracnose) que les catalogues commerciaux indiquent pour les sélections industrielles.
L'écorce présente un vert moyen strié de vert plus sombre, avec une chair rouge à teneur en eau élevée. La variété est adaptée aux étés chauds de la plaine padane ; cultivée en France, elle bénéficie d'un paillage noir pour maintenir la chaleur du sol dans les régions au-delà de la zone méditerranéenne.
La confusion la plus documentée concerne Citrullus lanatus et Citrullus amarus Schrad., longtemps traités comme sous-espèces d'une même espèce. C. amarus, appelé citre, gigérine ou melon d'eau à confiture en Provence et Charentes, produit des fruits à chair blanche et amère, à graines rougeâtres ou verdâtres : cette chair n'est pas consommable crue et doit être cuite [1]. Les travaux de phylogénie moléculaire de Chomicki et Renner (2015) ont établi que C. amarus n'est ni une espèce sœur ni un parent proche de la pastèque sucrée [1].
Au niveau du cultivar, la Di Faenza peut être confondue avec d'autres sélections patrimoniales italiennes à fruits allongés (Marzocca, diverses pastèques siciliennes à forme oblongue). La forme seule ne suffit pas à identifier la variété : seule une semence traçable, issue d'une banque de graines ou d'un producteur identifié, garantit l'authenticité du cultivar.
Pathologies courantes sur les Cucurbitaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : feutrage blanc sur feuilles, fin d'été surtout.
Prévention : arrosage au pied, espacement suffisant, purin de prêle en préventif, variétés tolérantes.
Symptômes : taches noires sur feuilles et fruits.
Prévention : retirer et brûler les plants touchés, rotation 4 ans, éviter semences non certifiées.
La partie consommée est le fruit, précisément la chair interne rouge. Elle se mange crue, tranchée ou en cubes, de préférence refroidie. La teneur en eau du fruit dépasse 90 % [1].
Les graines sont comestibles une fois séchées et grillées. Elles apportent lipides et protéines [1] et se consomment comme des graines de courge ou de tournesol.
La partie blanche de l'écorce, entre la chair rouge et la peau, est utilisée confite au sucre dans plusieurs traditions culinaires méditerranéennes et africaines, ou sautée à la poêle comme un légume à chair ferme.
Les associations courantes à table : fromage de brebis ou feta, jambon cru, anchois (contraste salé-sucré), menthe fraîche, citron vert, gingembre. La chair mixée donne un jus ou une base de sorbet.
Les fruits entiers se conservent dans un endroit frais et sec, à l'abri de l'humidité, pendant deux à trois semaines. Une fois entamé, le fruit se conserve au réfrigérateur deux à trois jours, filmé ou en boîte hermétique.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le haricot (Phaseolus vulgaris) fixe l'azote atmosphérique via ses nodosités racinaires symbiotiques (Rhizobium), bénéficiant à la pastèque, grande consommatrice d'azote disponible. Ses racines peu profondes n'entrent pas en compétition directe avec le pivot de la cucurbitacée, qui explore des horizons plus profonds.
Le maïs (Zea mays) constitue un brise-vent naturel pour les tiges rampantes de la pastèque, particulièrement utile en plaine venteuse. Ses racines fasciculées ne génèrent pas de compétition hydrique significative avec la cucurbitacée, à condition de maintenir un espacement suffisant entre les rangs.
La courge (Cucurbita sp.) partage les mêmes exigences thermiques et hydriques que la pastèque. Associée avec un espacement généreux, elle forme un couvert végétal dense qui réduit l'évaporation du sol, limite la pression des adventices et maintient une humidité de surface favorable à la croissance des fruits. Un espacement insuffisant entre les deux cucurbitacées crée une compétition hydrique en période de canicule.
La capucine (Tropaeolum majus) est un piège à pucerons établi par l'observation empirique : elle concentre les colonies sur ses propres feuilles, loin de celles de la pastèque, et attire les auxiliaires (coccinelles, chrysopes, syrphes). Ses fleurs nectarifères attirent les pollinisateurs généralistes (abeilles, bourdons) qui visitent ensuite les fleurs de la pastèque, espèce monoïque dépendante de la pollinisation entomophile [1].
Pourquoi éviter ces voisinages.
Aucune incompatibilité n'est répertoriée dans les données du catalogue pour la Di Faenza. En pratique, il est prudent de ne pas concentrer plusieurs Cucurbitacées sur une même zone en cas de pression fongique (mildiou, oïdium, sclérotinia) : ces pathogènes se propagent facilement entre espèces de la même famille et une forte densité de cucurbitacées amplifie l'inoculum disponible.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →L'espèce Citrullus lanatus a été décrite en 1794 par le naturaliste suédois Carl Peter Thunberg sous le nom de Momordica lanata, à partir de spécimens collectés au Cap de Bonne-Espérance lors de son séjour de 1771 à 1775 [1]. En 1916, les botanistes japonais Jinzô Matsumura (1856-1928) et Takenoshin Nakai (1882-1952) ont transféré l'espèce au genre Citrullus, établissant la combinaison nomenclaturale actuellement valide [1].
Le centre d'origine de la pastèque sucrée est localisé dans le Kordofan, ancienne région du Soudan [1]. Les travaux de Harris Paris, appuyés sur des sources archéologiques, philologiques et botaniques, situent la domestication initiale en Afrique du Nord-Est il y a environ 4 000 ans, la forme sucrée à dessert remontant à environ 1 600 ans [1].
La pastèque a rejoint le bassin méditerranéen par les routes commerciales arabes et ottomanes. Le terme français « pastèque » est emprunté à l'arabe bittikh (بطيخ), dont la première attestation en français date des années 1530 [1].
Le cultivar Di Faenza porte le nom de la cité de Faenza, en Émilie-Romagne, connue pour sa tradition de maraîchage intensif dans la plaine alluviale du Pô. La variété ne figure pas dans les registres officiels de l'Union européenne ni dans la base USDA GRIN sous ce nom : sa traçabilité repose sur les échanges entre conservateurs de semences et les collections de banques de graines associatives.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Di Faenza se sème en intérieur mars à mai, puis en extérieur avril à mai.
Les plantes compagnes recommandées pour Di Faenza sont : courge, maïs, haricot, mais, capucine.
La culture de Di Faenza est moyenne, nécessitant quelques connaissances de base.
Di Faenza se récolte juillet à octobre.
L'espacement recommandé pour Di Faenza est de 80-100 cm entre plants.
Tu peux acheter des graines de Di Faenza chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/L0341-Di-Faenza
Oui, Di Faenza est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Di Faenza sont : courge, maïs, haricot, mais. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
L'une des plus anciennes familles cultivées , des graines de courge datant de 10 000 ans ont été retrouvées au Mexique.
Tropical and S. Africa.