Mildiou
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Solanum lycopersicum
La Rose de Berne est un cultivar de tomate à pollinisation libre, appartenant à l'espèce Solanum lycopersicum de la famille des Solanacées. [1] Elle tire son nom de la région cantonale de Berne, en Suisse, où elle a été sélectionnée et maintenue par des maraîchers locaux.
La plante est à port indéterminé : elle pousse en continu jusqu'aux premières gelées, nécessite un tuteurage ferme et un pincement régulier des gourmands pour contenir sa vigueur. [1]
Le calendrier cultural en France métropolitaine : semis en intérieur de février à mars, transplantation après le 15 mai, récolte de mi-juillet à fin septembre selon l'exposition et la zone climatique.
Ses fruits, d'un rose prononcé à peau fine, en font l'une des variétés patrimoniales les plus diffusées dans les réseaux de conservation des semences paysannes en Europe francophone. [2]
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Température | 15 à 35 °C |
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 40x50 |
| Maturité | 80 jours |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début mars | — | début août → début oct. |
| Atlantique | début févr. → début mars | — | début août → début oct. |
| Océanique | mi-févr. → mi-mars | — | mi-août → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin mars | — | fin août → fin oct. |
| Montagne | début mars → début avr. | — | début sept. → début nov. |
Tomate Tomate Rose De Berne : fruits ronds rose, goût savoureux.
La tomate est une espèce de plantes herbacées du genre Solanum de la famille des Solanacées, originaire du Mexique.
Plantée à côté de Basilic, Carotte et Oignon, Tomate Rose De Berne bénéficie d'associations favorables.
Plante thermophile , elle donne le meilleur d'elle-même quand le mercure monte.
Commencez les semis en intérieur de février à mars, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Respectez un espacement de 40x50 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Comptez environ 80 jours entre le semis et la première récolte.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : riche. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Récoltez quand les fruits sont bien colorés mais encore fermes. Laissez mûrir les derniers à température ambiante si le froid arrive. Conservation : 1 semaine à température ambiante, jamais au frigo.
Guide complet : cultiver les tomates →
Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae (haricot, fève, pois) puis Brassicaceae (chou, navet). Les Solanacées épuisent l'azote et sensibilisent le sol aux maladies fongiques. Rotation obligatoire pour éviter la réinfection.
La couleur rose de la Rose de Berne résulte de l'absence de flavonoïdes dans la peau translucide du fruit. Contrairement aux tomates rouges, dont la peau contient des pigments jaunes qui, combinés au lycopène de la chair, produisent une couleur rouge intense et opaque, la peau translucide de ce cultivar laisse percevoir directement la couleur rose de la chair. [1]
Le gabarit des fruits est de type moyen à gros : entre 150 et 300 g par fruit selon les conditions de culture, avec une forme globuleuse légèrement aplatie aux deux pôles. [2] La peau est fine, peu résistante au transport et aux chocs, ce qui explique l'absence quasi-totale de ce cultivar dans les circuits de grande distribution.
Contrairement aux cultivars hybrides F1 à fruits roses proposés dans le commerce, la Rose de Berne est à pollinisation libre : ses graines sont reproductibles et sélectionnables d'une génération à l'autre, sans recours à un achat annuel de semences.
Le terme « tomate rose » désigne une couleur, pas un cultivar spécifique. Plusieurs variétés portent des noms proches ou partagent la même teinte : la Brandywine Pink (origine américaine), la Grosse Rose d'Alsace, la Rose de Chine. Ces variétés diffèrent de la Rose de Berne par la forme, le gabarit des fruits et le comportement agronomique.
La confusion la plus courante est avec la Brandywine : les deux variétés sont roses et anciennes, mais la Brandywine produit des fruits fortement côtelés, souvent irréguliers, dépassant régulièrement 400 g. La Rose de Berne donne des fruits de forme plus régulière, globuleuse à légèrement aplatie, dans un gabarit plus contenu.
Ne pas confondre non plus avec les tomates roses hybrides F1 du commerce, qui sont des créations récentes à peau lisse et longue conservation, sans lien sélectif avec les variétés patrimoniales suisses.
Pathologies courantes sur les Solanaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Symptômes : tache noire enfoncée à la base du fruit.
Prévention : arrosage régulier (stress hydrique = déséquilibre calcium), paillage, apport de calcium au sol avant plantation.
Symptômes : taches brunes concentriques sur feuilles basses.
Prévention : rotation 4 ans minimum, retrait des feuilles touchées, décoction de prêle en préventif.
Le fruit entier est la partie comestible. La peau fine ne nécessite pas d'être retirée avant consommation crue.
La Rose de Berne se consomme avant tout fraîche, en tranches épaisses. La chair est dense et peu aqueuse : les tranches tiennent bien dans une assiette sans rendre de jus excessif. Un assaisonnement sobre suffit : huile d'olive, fleur de sel, basilic frais.
Associations culinaires adaptées au profil peu acide du fruit :
En cuisson, la faible teneur en eau de la chair permet d'obtenir des sauces qui réduisent rapidement à consistance, sans addition de concentré. La cuisson au four à basse température (150 °C, environ 1 heure) donne des tomates confites à texture fondante, adaptées aux entrées froides ou aux garnitures.
Conservation après récolte : à température ambiante entre 15 et 20 °C, les fruits se conservent 5 à 7 jours. Le réfrigérateur détériore la texture et les arômes. Pour une conservation longue, la stérilisation en bocaux ou la congélation après pelage sont les deux méthodes adaptées à cette variété à chair dense.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le basilic (Ocimum basilicum) libère des monoterpènes volatils (eugénol, linalol, méthylchavicol) qui perturbent l'orientation des aleurodes (Bemisia tabaci, Trialeurodes vaporariorum) et réduisent la pression des pucerons sur les plants voisins [1]. Sa floraison attire les syrphes et les abeilles solitaires, auxiliaires utiles à la pollinisation de la tomate, autogame mais améliorée par vibration externe des anthères.
La carotte (Daucus carota) développe une racine pivotante profonde qui n'entre pas en compétition avec le réseau racinaire dense et superficiel de la tomate, concentré sur les 30 premiers centimètres. Les deux cultures occupent des strates distinctes du sol et la carotte ameublit en profondeur sans puiser aux mêmes réserves [2].
L'oignon (Allium cepa) émet des composés soufrés (disulfures d'allyle, propanethial) qui repoussent pucerons, acariens et certains coléoptères phytophages. Les Alliacées ne partagent aucune maladie majeure avec les Solanacées, ce qui limite la contamination croisée en rotation courte [1].
Pourquoi éviter ces voisinages.
Le fenouil (Foeniculum vulgare) sécrète par ses racines et ses parties aériennes de l'anéthole et des composés phénoliques allélopathiques qui inhibent la germination et la croissance de nombreuses cultures voisines, tomate comprise [1].
La pomme de terre (Solanum tuberosum) et l'aubergine (Solanum melongena) appartiennent à la même famille que la tomate (Solanaceae) et partagent les mêmes ennemis : mildiou (Phytophthora infestans), doryphore, verticilliose, nématodes à galles (Meloidogyne spp.). Le voisinage amplifie la pression parasitaire et épuise les mêmes ressources du sol [2].
Le chou (Brassica oleracea) est un gros consommateur d'azote et entre en compétition directe avec la tomate, également exigeante, ce qui ralentit réciproquement le développement des deux cultures en sol non amendé [2].
La betterave (Beta vulgaris) partage avec la tomate des besoins en bore et en manganèse, avec risque de carences induites en voisinage serré, et sa racine charnue concurrence le volume racinaire de la tomate sur les 30 premiers centimètres [2].
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Germinance, société coopérative SCOP basée à Tressé (Ille-et-Vilaine), produit des semences biologiques reproductibles depuis 1990. Spécialiste des variétés adaptées au climat océanique.
Voir la fiche chez Germinance →La tomate est originaire d'Amérique centrale et du Sud. Elle a été introduite en Europe via l'Espagne au XVIe siècle. Le mot « tomate » est attesté pour la première fois en français en 1598, dans la traduction de l'ouvrage de José de Acosta par Robert Regnault. [1]
La Rose de Berne s'inscrit dans la tradition maraîchère du canton de Berne. Les variétés à fruits roses ont été sélectionnées en Europe continentale à partir du XIXe siècle par des horticulteurs locaux qui cherchaient des tomates à chair dense, adaptées à une commercialisation sur les marchés urbains de proximité.
L'attribution de ce cultivar à un sélectionneur nommé ou à une date de création précise n'est pas documentée dans les sources accessibles. La variété figure dans les catalogues de semences patrimoniales depuis au moins les années 1970-1980 et est répertoriée dans plusieurs collections de semences paysannes en France, en Suisse et en Belgique. [2]
Elle est aujourd'hui maintenue principalement par des associations de préservation des variétés anciennes, dont Pro Specie Rara en Suisse, en dehors des circuits de sélection industrielle.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Tomate Rose De Berne se sème en intérieur février à mars.
Les plantes compagnes recommandées pour Tomate Rose De Berne sont : basilic, carotte, oignon.
Il est déconseillé de cultiver Tomate Rose De Berne à proximité de : fenouil, chou, pomme de terre, aubergine, betterave.
La culture de Tomate Rose De Berne est facile, accessible même sans expérience préalable.
Tomate Rose De Berne se récolte août à octobre.
L'espacement recommandé pour Tomate Rose De Berne est de 40x50.
Tu peux acheter des graines de Tomate Rose De Berne chez Germinance. Retrouve cette variété sur https://www.germinance.com/boutique/semences_potageres_legumes_fruits-tomate_rose_de_berne-article-TRB.awp
Oui, Tomate Rose De Berne est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Tomate Rose De Berne sont : basilic, carotte, oignon. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Famille originaire des Amériques, qui a révolutionné la cuisine européenne après le XVIe siècle.
Habitat d'origine incertain, probablement Amérique du Sud occidentale.