Mildiou
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Solanum lycopersicum
La tomate Saint Pierre (Solanum lycopersicum) est un cultivar héritage français à croissance indéterminée, connu dans les catalogues de semences depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Ses fruits sont ronds, rouges à maturité, et pèsent couramment 150 à 250 g [1][2].
La chair est ferme, peu wateuse, répartie en deux à trois loges avec peu de graines. Ce profil morphologique la distingue des gros calibres à pulpe plus aqueuse courants dans le potager français [2].
Le semis s'effectue en intérieur de février à mars, à une température de germination de 20 à 25 °C. Le repiquage en pleine terre intervient après les dernières gelées, en mai dans les régions de climat tempéré. La récolte commence environ 70 à 80 jours après transplantation et se prolonge jusqu'en septembre [2].
La plante exige un tuteurage ferme dès 40 à 50 cm de hauteur : sans support, les tiges ploient sous le poids des fruits. L'ébourgeonnage régulier des gourmands reste une pratique standard pour concentrer la vigueur sur les grappes [1].
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Température | 15 à 35 °C |
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 60x80 |
| Maturité | 75 jours |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début avr. | — | début juil. → début oct. |
| Atlantique | début févr. → début avr. | — | début juil. → début oct. |
| Océanique | mi-févr. → mi-avr. | — | mi-juil. → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin avr. | — | fin juil. → fin oct. |
| Montagne | début mars → début mai | — | début août → début nov. |
Tomate Tomate Saint Pierre : fruits ronds rouge, rose, goût savoureux.
La tomate est une espèce de plantes herbacées du genre Solanum de la famille des Solanacées, originaire du Mexique.
La chaleur estivale lui convient parfaitement , un emplacement abrité et ensoleillé est idéal.
Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Respectez un espacement de 60x80 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Comptez environ 75 jours entre le semis et la première récolte.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : riche. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Récoltez quand les fruits sont bien colorés mais encore fermes. Laissez mûrir les derniers à température ambiante si le froid arrive. Conservation : 1 semaine à température ambiante, jamais au frigo.
Guide complet : cultiver les tomates →
Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae (haricot, fève, pois) puis Brassicaceae (chou, navet). Les Solanacées épuisent l'azote et sensibilisent le sol aux maladies fongiques. Rotation obligatoire pour éviter la réinfection.
Par rapport aux cultivars de type salade à gros calibre (Moneymaker, Ailsa Craig), la Saint Pierre produit des fruits à teneur en eau libre plus faible. La pulpe est plus dense et la proportion de graines par rapport au poids total du fruit est plus faible [2].
Comparée au Cœur de Bœuf, dont les fruits atteignent 400 à 600 g avec une forme côtelée caractéristique et une saveur légèrement plus sucrée, la Saint Pierre reste dans un gabarit de 150 à 250 g, de forme strictement ronde et de paroi homogène [2].
Sur le plan de la précocité, la Saint Pierre mûrit 70 à 80 jours après transplantation. Des variétés comme la Stupice ou la Latah atteignent maturité 10 à 20 jours plus tôt, à 55 à 65 jours. Ce décalage est déterminant pour les régions à saison végétative courte [2].
La Saint Pierre est fréquemment comparée à la Marmande, autre gros calibre rouge courant dans les potagers français. La Marmande produit des fruits aplatis, fortement côtelés et de forme irrégulière ; la Saint Pierre est régulièrement sphérique, sans côtes prononcées [2].
Elle diffère également des cultivars de type paste, Roma VF et San Marzano notamment : ceux-ci sont allongés, piriformes, à parois épaisses et pratiquement sans jus libre, conçus pour la transformation exclusive. La Saint Pierre conserve un jus interne et une polyvalence que les types paste ne partagent pas [2].
Plusieurs hybrides F1 circulent sous des noms proches : "Saint Pierre améliorée" ou "Saint Pierre tolérante". Ces hybrides ne sont pas des semences reproductibles. Les graines récoltées sur un plant F1 donnent à la génération suivante des individus génétiquement hétérogènes, non conformes au type parental. La Saint Pierre héritage est une variété à pollinisation libre dont les graines se reproduisent fidèlement [3].
Pathologies courantes sur les Solanaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Symptômes : tache noire enfoncée à la base du fruit.
Prévention : arrosage régulier (stress hydrique = déséquilibre calcium), paillage, apport de calcium au sol avant plantation.
Symptômes : taches brunes concentriques sur feuilles basses.
Prévention : rotation 4 ans minimum, retrait des feuilles touchées, décoction de prêle en préventif.
Seul le fruit rouge mûr est consommé. Les feuilles, tiges et fruits encore verts contiennent des alcaloïdes glycosylés dont la concentration diminue fortement à mesure que le fruit atteint sa pleine maturité [1].
Cru, le fruit se tranche en rondelles ou en quartiers sans rendre d'eau excessive sur le plan de travail. Il convient aux salades composées, aux tartines et aux assaisonnements simples. L'association à l'huile d'olive, au basilic frais et à la fleur de sel est la base de nombreuses préparations estivales de la cuisine provençale [2].
En cuisson, la pulpe dense supporte des durées longues sans se liquéfier. Pour un coulis ou une sauce tomate maison, la faible teneur en eau libre réduit le temps de réduction nécessaire. La Saint Pierre convient au tian provençal, au gratin de légumes et au confit de tomates à l'huile d'olive [2].
La préparation dite "tomate farcie" exploite directement la morphologie de ce cultivar : la paroi épaisse et la forme sphérique régulière permettent de couper le fruit en calotte, de le vider de sa pulpe, de le garnir d'une farce à base de riz, de chair à saucisse ou de légumes, puis de le cuire au four à 180 °C pendant 35 à 45 minutes sans effondrement [2].
Pour la conservation, la mise en bocaux stérilisés au bain-marie à 90 °C pendant 30 minutes convient aux fruits pelés après mondage à l'eau bouillante. Le séchage en tranches de 1 cm à 60 à 70 °C pendant 8 à 12 heures permet une conservation longue durée. La congélation entière est réalisable mais altère irréversiblement la texture ; les fruits décongelés ne conviennent plus qu'à la cuisson [4].
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le basilic (Ocimum basilicum) planté au pied des tomates agit comme répulsif olfactif contre plusieurs ravageurs, notamment l'aleurode des serres (Trialeurodes vaporariorum) et certaines noctuelles. Les composés volatils du basilic (eugénol, linalol, méthylchavicol) brouillent les signaux chimiques utilisés par ces insectes pour localiser leurs plantes-hôtes [1].
La carotte (Daucus carota) présente un système racinaire pivotant qui explore des horizons profonds de 30 à 60 cm, tandis que la tomate déploie un chevelu dense dans les trente premiers centimètres [1]. Cette complémentarité racinaire limite la concurrence hydrique et minérale directe. La carotte, légume racine peu gourmand en azote, laisse les ressources de surface disponibles pour la tomate.
L'oignon (Allium cepa) émet des composés soufrés (sulfures d'allyle, propanéthial) qui perturbent les pucerons verts (Myzus persicae) et certains acariens. Ces Alliacées sont classiquement associées aux Solanacées dans les rotations maraîchères traditionnelles pour cette fonction répulsive.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Germinance, société coopérative SCOP basée à Tressé (Ille-et-Vilaine), produit des semences biologiques reproductibles depuis 1990. Spécialiste des variétés adaptées au climat océanique.
Voir la fiche chez Germinance →La Saint Pierre s'inscrit dans la tradition des cultivars de gros calibre sélectionnés en France au cours du XIXe siècle. Les catalogues Vilmorin-Andrieux, publiés dès les années 1850, intégraient des listes raisonnées de variétés à gros fruits, fixant des noms standardisés pour faciliter les commandes de semences [2].
L'attribution du nom "Saint Pierre" à ce cultivar précis ne correspond à aucun sélectionneur ni à aucune localité identifiés dans les sources disponibles. La pratique de donner aux cultivars des noms de saints ou de personnages était courante dans l'horticulture française du XIXe siècle, sans lien systématique avec une origine géographique [2].
L'espèce Solanum lycopersicum au sein de laquelle ce cultivar a été sélectionné est originaire du Mexique. Les conquistadors espagnols l'ont introduite en Europe au XVIe siècle. La première attestation du mot "tomate" en français date de 1598, dans la traduction de l'ouvrage de José de Acosta par Robert Regnault. Le terme est entré dans le dictionnaire de l'Académie française en 1835 [1].
La plante a d'abord été traitée comme ornementale ou suspecte en Europe, sa parenté avec des Solanacées toxiques nourrissant la méfiance. Son adoption progressive comme légume-fruit comestible s'est imposée au cours du XVIIIe siècle, en avançant depuis le bassin méditerranéen vers le nord du continent [1].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Tomate Saint Pierre se sème en intérieur février à avril.
Les plantes compagnes recommandées pour Tomate Saint Pierre sont : basilic, carotte, oignon.
Il est déconseillé de cultiver Tomate Saint Pierre à proximité de : fenouil, chou, pomme de terre, aubergine, betterave.
La culture de Tomate Saint Pierre est facile, accessible même sans expérience préalable.
Tomate Saint Pierre se récolte juillet à octobre.
L'espacement recommandé pour Tomate Saint Pierre est de 60x80.
Tu peux acheter des graines de Tomate Saint Pierre chez Germinance. Retrouve cette variété sur https://www.germinance.com/boutique/semences_potageres_legumes_fruits-tomate_saint_pierre-article-TSP.awp
Oui, Tomate Saint Pierre est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Tomate Saint Pierre sont : basilic, carotte, oignon. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Les Solanacées comptent plus de 2 700 espèces, dont la tomate, la pomme de terre, le piment et le tabac.
Habitat d'origine incertain, probablement Amérique du Sud occidentale.