Mildiou
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Solanum lycopersicum
Aussie est un cultivar de tomate (Solanum lycopersicum L.) appartenant à la famille des Solanacées, espèce originaire du Mexique et d'Amérique centrale [1]. Son nom renvoie à une origine ou une popularisation australienne dans les circuits de conservation de semences patrimoniales anglophones. L'archétype gros fruit (LF) indique des fruits charnus de grande taille, récoltés mûrs pour la table.
En France, la tomate se cultive comme plante annuelle sensible au gel : semis en intérieur de janvier à mars, transplantation en pleine terre après la mi-mai (après les dernières gelées), récolte de juillet à octobre selon les conditions climatiques [1].
La tomate est autofertile et principalement autogame : les fleurs hermaphrodites se pollinisent par vibration des anthères sous l'effet du vent ou des insectes bourdonnants, sans nécessiter de pollinisateur spécifique [1]. Les plants à port indéterminé demandent un tuteurage et l'ablation régulière des gourmands pour orienter la sève vers les grappes en développement [1].
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Température | 15 à 35 °C |
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 50-80 cm entre plants |
| Maturité | 60-85 jours après repiquage |
| Altitude max | 800 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début avr. | — | début juin → début oct. |
| Atlantique | début févr. → début avr. | — | début juin → début oct. |
| Océanique | mi-févr. → mi-avr. | — | mi-juin → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin avr. | — | fin juin → fin oct. |
| Montagne | début mars → début mai | — | début juil. → début nov. |
Cette variété, vigoureuse et résistante aux maladies, offre une abondance de gros fruits charnus et très côtelés, de type "chair de bœuf". Leur chair rosâtre dévoile une saveur riche, douce et légèrement acidulée.
La tomate est une espèce de plantes herbacées du genre Solanum de la famille des Solanacées, originaire du Mexique.
Pour un potager en bonne santé, associez Aussie avec Basilic, Carotte, Oignon, Persil, Oeillet-d-inde, Poireau et Celeri.
La chaleur estivale lui convient parfaitement , un emplacement abrité et ensoleillé est idéal.
Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Respectez un espacement de 50-80 cm entre plants pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Riche, drainé, pH 6.0-6.8. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Cultivable jusqu'à 800m d'altitude.
Récoltez quand les fruits sont bien colorés mais encore fermes. Laissez mûrir les derniers à température ambiante si le froid arrive. Conservation : 1 semaine à température ambiante, jamais au frigo.
Guide complet : cultiver les tomates →
Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae (haricot, fève, pois) puis Brassicaceae (chou, navet). Les Solanacées épuisent l'azote et sensibilisent le sol aux maladies fongiques. Rotation obligatoire pour éviter la réinfection.
L'archétype gros fruit (LF) place Aussie dans une catégorie de tomates dont le poids unitaire dépasse largement celui des tomates rondes standard et des tomates cerises. Les fruits de type LF se caractérisent par une chair épaisse, un faible ratio peau/chair et une structure pluriloculaire, avec parfois plus de deux loges selon la morphologie du cultivar [1].
À la différence des hybrides F1 commerciaux à gros fruits, Aussie est une variété patrimoniale à pollinisation libre (OP), dont les graines se reproduisent fidèlement d'une génération à l'autre. Cette stabilité génétique permet aux jardiniers de produire leurs propres semences sans retomber sur un premier croisement stérile ou instable.
Plusieurs cultivars australiens à gros fruits circulent sous des appellations proches et peuvent prêter à confusion : « Aussie Red », « Australian Oxheart » et « Queensland Purple » désignent des variétés distinctes, chacune avec sa propre morphologie, sa couleur à maturité et ses caractéristiques de production.
Le terme « Aussie » reste générique et peut correspondre à plusieurs sélections selon les catalogues semenciers. Avant tout achat ou échange de graines, vérifier la description précise fournie par le semencier (couleur à maturité, port, précocité) permet de s'assurer de la cohérence entre l'appellation et le matériel génétique réel.
Dans le commerce courant, les tomates à gros fruits côtelés sont parfois regroupées sous l'étiquette générique « cœur de bœuf », qui recouvre des cultivars très différents : Brandywine, Marmande, Coeur de Bœuf. Ces dénominations commerciales ne correspondent pas à une variété botanique définie [1].
Pathologies courantes sur les Solanaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Symptômes : tache noire enfoncée à la base du fruit.
Prévention : arrosage régulier (stress hydrique = déséquilibre calcium), paillage, apport de calcium au sol avant plantation.
Symptômes : taches brunes concentriques sur feuilles basses.
Prévention : rotation 4 ans minimum, retrait des feuilles touchées, décoction de prêle en préventif.
Le fruit est la seule partie consommée. Pour les tomates à gros fruits, la chair épaisse et dense se prête à la consommation crue ou cuite selon les préparations.
En cru, les tranches épaisses conviennent aux salades composées et à l'association classique tomate, mozzarella, basilic. La texture ferme permet de trancher sans écraser le fruit, ce qui facilite une présentation en rondelles régulières.
En cuisson, les gros fruits donnent de bonnes sauces réduites, des coulis concentrés et des tomates farcies (farce viande ou légumes). Leur chair moins aqueuse que les variétés en grappe réduit le temps de réduction nécessaire pour obtenir une consistance suffisante.
La conservation post-récolte est courte à température ambiante : 5 à 10 jours après cueillette à maturité. Les tomates fraîches ne doivent pas être stockées au réfrigérateur, car le froid ralentit les réactions enzymatiques productrices des composés aromatiques volatils [1]. Pour une conservation longue, le coulis pasteurisé en bocaux hermétiques ou la congélation après blanchiment et pelage restent les méthodes les plus pratiques.
Associations culinaires courantes pour les gros fruits : basilic frais, ail, huile d'olive, anchois, câpres, fromages de brebis ou de chèvre, charcuteries séchées (bresaola, jambon cru), origan, thym.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le basilic est planté au pied de la tomate dans de nombreux potagers méditerranéens depuis plusieurs siècles. Les huiles essentielles émises par son feuillage (linalol, eugénol) sont associées par observation empirique à un effet répulsif sur les pucerons et les aleurodes. L'effet reste principalement documenté par la pratique jardinière plutôt que par des essais contrôlés en double aveugle.
La carotte exploite une niche racinaire différente de celle de la tomate : ses racines pivotantes s'enfoncent à plus grande profondeur, limitant la compétition hydrique sur les premiers 30 cm de sol. L'ameublissement du substrat par les racines de carotte peut faciliter l'expansion racinaire de la tomate.
L'oignon et le poireau (Alliacées) libèrent des composés soufrés volatils reconnus pour perturber certains insectes ravageurs et réduire la pression des pucerons sur les cultures voisines. Leur port vertical occupe peu d'espace horizontal et ne génère pas d'ombrage pour la tomate.
Le persil attire les syrphes (Syrphidae), insectes auxiliaires dont les larves sont prédatrices de pucerons. Intercaler du persil entre les plants de tomate favorise la présence de ces régulateurs biologiques dans la parcelle.
L'oeillet d'Inde (Tagetes spp.) est l'un des rares exemples où un effet allélochimique bénéfique est documenté par des essais de terrain : les exsudats racinaires des Tagetes contiennent des thiophones qui réduisent les populations de nématodes phytoparasites du genre Meloidogyne, ravageurs fréquents de la tomate sur sols sableux et réchauffés. Les fleurs attirent par ailleurs les pollinisateurs et les syrphes.
Le céleri s'associe à la tomate sans compétition notable pour les nutriments ou l'eau. Son odeur forte est associée, par observation empirique, à un léger effet répulsif sur certains insectes piqueurs.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Le fenouil est allélopathique : ses racines libèrent des phénols et des terpènes qui inhibent la croissance de la majorité des plantes potagères voisines, dont la tomate. Le fenouil est généralement isolé en bout de parcelle ou dans un carré dédié, à distance des autres cultures.
Le chou (Brassicacées) entre en compétition directe avec la tomate pour les ressources azotées du sol. Les deux cultures partagent également les aleurodes (mouches blanches) comme ravageur commun : un foyer sur chou peut migrer vers les tomates adjacentes.
La pomme de terre représente la contre-indication la plus documentée : tomate et pomme de terre sont toutes deux des Solanacées et partagent les mêmes pathogènes foliaires, notamment Phytophthora infestans (agent du mildiou) et Alternaria solani (agent de l'alternariose). Un foyer actif sur pomme de terre se propage rapidement aux tomates à proximité, quelle que soit la vigilance du jardinier.
L'aubergine, également Solanacée, partage le même spectre de maladies fongiques et les mêmes insectes ravageurs que la tomate (doryphore, pucerons, aleurodes). Planter les deux cultures côte à côte concentre les risques parasitaires sans aucun bénéfice compensatoire.
La betterave est sensible aux mêmes champignons de sol que la tomate en conditions humides (sclérotinia, rhizoctone). L'association favorise la persistance de ces pathogènes dans le sol et augmente le risque de ré-infection d'une saison sur l'autre.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →Solanum lycopersicum a été formellement classifié par Linné en 1753 dans le genre Solanum, après que le botaniste français Tournefort l'avait rangé dans le genre Lycopersicon en 1694 [1]. L'espèce est originaire du Mexique et d'Amérique centrale [1]. La première attestation du terme « tomate » en français date de 1598, dans la traduction de l'ouvrage de José de Acosta par Robert Regnault [1].
Le cultivar Aussie est associé aux réseaux de conservation de semences patrimoniales anglophones, notamment australiens. Ces réseaux ont documenté et redistribué de nombreuses variétés anciennes issues des communautés d'immigrants européens installés sur le continent à partir du XIXe siècle. Le nom « Aussie », diminutif familier d'« Australian », est un qualificatif vernaculaire sans référence à un semencier ou à un programme de sélection précisément identifié dans les sources primaires disponibles.
Les tomates à gros fruits ont fait l'objet d'une sélection active aux XIXe et XXe siècles, en Europe et aux États-Unis, avec pour objectif d'augmenter le poids unitaire des fruits tout en conservant une chair dense adaptée à la consommation fraîche [1]. La longue histoire de sélection de Solanum lycopersicum à partir de populations sauvages mexicaines et péruviennes a produit plusieurs milliers de cultivars identifiés [1].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Aussie se sème en intérieur février à avril.
Les plantes compagnes recommandées pour Aussie sont : basilic, carotte, oignon, persil, oeillet-d-inde, poireau.
Il est déconseillé de cultiver Aussie à proximité de : fenouil, chou, pomme de terre, aubergine, betterave.
La culture de Aussie est moyenne, nécessitant quelques connaissances de base.
Aussie se récolte juin à octobre.
L'espacement recommandé pour Aussie est de 50-80 cm entre plants.
Tu peux acheter des graines de Aussie chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/P6041-Aussie
Oui, Aussie est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Aussie sont : basilic, carotte, oignon, persil. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Les Solanacées produisent naturellement des alcaloïdes , c'est leur défense contre les ravageurs, et ce qui donne au piment sa capsaïcine.
Habitat d'origine incertain, probablement Amérique du Sud occidentale.