Mildiou
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Solanum lycopersicum
Solanum lycopersicum Beauty Mark est un cultivar de tomate cultivée, appartenant à la famille des Solanacées et au genre Solanum [1]. Sa particularité visuelle est une petite tache sombre à l'extrémité blossom-end du fruit, à l'origine de son nom : la « marque de beauté ».
Comme toutes les tomates, c'est une plante herbacée sensible au gel, cultivée comme annuelle en France [1]. La mise en place se fait après les dernières gelées printanières, généralement en mai, pour une récolte s'étalant de juillet à septembre dans l'hémisphère nord [1].
La plante peut présenter une croissance indéterminée, produisant des bouquets floraux séparés par trois feuilles et fructifiant de façon continue tout l'été, ou déterminée selon la sélection [1]. Beauty Mark s'inscrit dans la longue tradition des cultivars nommés à caractère visuel distinctif.
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Température | 15 à 35 °C |
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 50-80 cm entre plants |
| Maturité | 60-85 jours après repiquage |
| Altitude max | 800 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début avr. | — | début juin → début oct. |
| Atlantique | début févr. → début avr. | — | début juin → début oct. |
| Océanique | mi-févr. → mi-avr. | — | mi-juin → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin avr. | — | fin juin → fin oct. |
| Montagne | début mars → début mai | — | début juil. → début nov. |
Cette variété, développée par Tom Wagner, offre des fruits bigarrés de taille moyenne. Leur chair parfumée dévoile des notes d’agrumes. Ils peuvent manifester une variabilité de couleurs, de formes et de saveurs.
La tomate est une espèce de plantes herbacées du genre Solanum de la famille des Solanacées, originaire du Mexique.
Pour un potager en bonne santé, associez Beauty Mark avec Basilic, Carotte, Oignon, Persil, Oeillet-d-inde, Poireau et Celeri.
La chaleur estivale lui convient parfaitement , un emplacement abrité et ensoleillé est idéal.
Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Respectez un espacement de 50-80 cm entre plants pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Riche, drainé, pH 6.0-6.8. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Cultivable jusqu'à 800m d'altitude.
Récoltez quand les fruits sont bien colorés mais encore fermes. Laissez mûrir les derniers à température ambiante si le froid arrive. Conservation : 1 semaine à température ambiante, jamais au frigo.
Guide complet : cultiver les tomates →
Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae (haricot, fève, pois) puis Brassicaceae (chou, navet). Les Solanacées épuisent l'azote et sensibilisent le sol aux maladies fongiques. Rotation obligatoire pour éviter la réinfection.
Beauty Mark se distingue des autres cultivars de Solanum lycopersicum par la présence d'une tache sombre localisée et stable à l'extrémité stylairement opposée au pédoncule (blossom-end). Cette caractéristique, à l'origine de son nom, est le principal critère d'identification du cultivar.
Comparée aux gros cultivars côtelés (type cœur de bœuf) ou aux tomates de plein champ à production groupée et tardive, Beauty Mark produit des fruits de taille modeste, à peau fine, adaptés à la consommation directe. Son équilibre sucre-acidité la rapproche des cultivars de type cocktail, avec une saveur douce et peu acide.
Beauty Mark peut être confondue avec d'autres cultivars à fruits bicolores ou partiellement sombres. La distinction tient à la localisation de la pigmentation : chez Beauty Mark, la marque sombre est circonscrite à l'extrémité blossom-end du fruit, tandis que les variétés dites « noires » (Noire de Crimée, Black Krim, Cherokee Purple) présentent une coloration diffuse sur l'ensemble du fruit.
À distinguer aussi des cultivars de la série « Indigo » (OSU Blue, Indigo Rose), dont la coloration sombre est induite par des anthocyanes sur la face exposée au soleil. Ce phénomène est partiel, variable selon l'ensoleillement, et ne correspond pas à une marque localisée et stable comme celle de Beauty Mark.
Pathologies courantes sur les Solanaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Symptômes : tache noire enfoncée à la base du fruit.
Prévention : arrosage régulier (stress hydrique = déséquilibre calcium), paillage, apport de calcium au sol avant plantation.
Symptômes : taches brunes concentriques sur feuilles basses.
Prévention : rotation 4 ans minimum, retrait des feuilles touchées, décoction de prêle en préventif.
La partie comestible est le fruit entier : peau, chair et graines incluses. Beauty Mark se consomme en priorité cru, à la main ou en salade, du fait de sa taille contenue et de sa peau fine.
En cuisine française, ce type de tomate s'associe à l'huile d'olive, au basilic frais, à la fleur de sel, à la mozzarella et aux olives. Un vinaigre doux (balsamique, xérès) rehausse la fraîcheur du fruit sans l'écraser. Les associations avec la roquette, le parmesan ou la burrata fonctionnent sur une assiette froide ou en entrée estivale.
Cuit, le fruit entre dans des sauces courtes, des ratatouilles ou des tartes salées. La peau fine fond à la cuisson sans nécessiter d'émondage préalable, contrairement aux gros cultivars à chair dense.
Pour la conservation après récolte, la tomate se garde à température ambiante entre 18 et 22 °C. Le passage au réfrigérateur bloque la maturation et dégrade les arômes volatils. À pleine maturité, les fruits se consomment dans les 3 à 5 jours. La congélation entière ou en coulis permet de conserver la production excédentaire pour un usage hivernal.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le basilic (Ocimum basilicum) éloigne pucerons et aleurodes par ses huiles essentielles volatiles, et attire les pollinisateurs utiles lors de sa floraison. L'oeillet d'Inde (Tagetes spp.) est l'allié le plus documenté de la tomate : ses sécrétions racinaires contiennent de l'alpha-terthiényle, un composé toxique pour les nématodes galligènes du genre Meloidogyne, ravageurs racinaires courants sur les Solanacées [2]. Planter des Tagetes plusieurs semaines avant la mise en place amplifie cet effet prophylactique.
La carotte (Daucus carota) ameublit les couches profondes du sol grâce à sa racine pivotante, ce qui profite à la tomate dont le système racinaire est particulièrement dense dans les 30 premiers centimètres et peut descendre jusqu'à 1 mètre [1]. Le persil (Petroselinum crispum) en fleur attire les syrphes et les hyménoptères parasitoïdes, auxiliaires naturels contre les pucerons. L'oignon et le poireau (Allium spp.) libèrent des composés soufrés répulsifs pour les acariens et certains thrips. Le céleri-branche (Apium graveolens) contribue à éloigner les chrysomèles par ses huiles essentielles.
Pourquoi éviter ces voisinages.
La pomme de terre (Solanum tuberosum) est la contre-indication la plus critique. Tomate et pomme de terre appartiennent au même genre Solanum et partagent les mêmes pathogènes, notamment Phytophthora infestans, agent du mildiou [1]. Cultiver les deux côte à côte crée un réservoir d'inoculum qui accélère la propagation de la maladie d'un plant à l'autre.
L'aubergine (Solanum melongena) pose le même problème : même famille, mêmes maladies fongiques, compétition directe pour l'azote, le calcium et l'eau.
Le fenouil (Foeniculum vulgare) exerce des effets allélopathiques documentés : ses exsudats racinaires et ses composés volatils, dont l'anéthole, inhibent la germination et la croissance d'un grand nombre d'espèces voisines, dont la tomate [2].
Le chou (Brassica spp.) entre en compétition azotée et hydrique directe avec la tomate, et peut attirer vers la parcelle des ravageurs généralistes (piérides, altises). La betterave (Beta vulgaris) occupe les mêmes horizons racinaires superficiels et présente des besoins en eau différents, ce qui complique l'irrigation et crée une compétition pour les nutriments.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →Solanum lycopersicum est originaire du Mexique [1]. Linné l'a classée dans le genre Solanum en 1753 ; Philip Miller l'avait assignée en 1768 à un genre distinct, Lycopersicon, sous le nom Lycopersicon esculentum Mill. [1]. La biologie moléculaire moderne a confirmé le placement dans Solanum, aux côtés de la pomme de terre et de l'aubergine [1].
Le terme « tomate » est emprunté via l'espagnol au nahuatl, langue de la famille uto-aztèque. La première attestation en français date de 1598, dans la traduction de l'Historia natural y moral de las Indias de José de Acosta par Robert Regnault [1]. Le fruit s'appelait alors « pomme d'amour » ou « pomme d'or », les premières tomates introduites en Europe étant jaunes et de petite taille [1].
Le cultivar Beauty Mark est d'origine anglophone, comme l'indique son nom. En l'absence de source publiée précisant son sélectionneur ou sa date d'enregistrement officiel, la traçabilité du cultivar reste à établir. Il s'inscrit dans la tradition nord-américaine de sélection variétale à caractère visuel, un courant actif depuis les années 1970 avec la montée des échanges de semences entre collectionneurs.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Beauty Mark se sème en intérieur février à avril.
Les plantes compagnes recommandées pour Beauty Mark sont : basilic, carotte, oignon, persil, oeillet-d-inde, poireau.
Il est déconseillé de cultiver Beauty Mark à proximité de : fenouil, chou, pomme de terre, aubergine, betterave.
La culture de Beauty Mark est moyenne, nécessitant quelques connaissances de base.
Beauty Mark se récolte juin à octobre.
L'espacement recommandé pour Beauty Mark est de 50-80 cm entre plants.
Tu peux acheter des graines de Beauty Mark chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/P6055-Beauty-Mark
Oui, Beauty Mark est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Beauty Mark sont : basilic, carotte, oignon, persil. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Famille originaire des Amériques, qui a révolutionné la cuisine européenne après le XVIe siècle.
Habitat d'origine incertain, probablement Amérique du Sud occidentale.