Mildiou
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Solanum lycopersicum
Bedouin est un cultivar de tomate (Solanum lycopersicum) à fruits en forme de poire, de couleur rouge-noir avec un collet vert sombre. Les fruits sont regroupés en bouquets de 5 à 6, et pèsent entre 120 et 180 g [1].
La variété est originaire de Russie. Elle a été introduite vers 2008 par Åke Truedsson, membre suédois du réseau de conservation Seed Savers Exchange [1].
Le plant est de type indéterminé : il continue de croître tout au long de la saison et peut atteindre 160 à 200 cm de hauteur, ce qui nécessite un tuteurage solide [1]. Son feuillage, plus dense et moins découpé que la plupart des tomates, rappelle celui de la pomme de terre [1].
Sa vigueur en climat frais la rend cultivable dans des zones où d'autres cultivars tardifs peinent à fructifier [1]. Le semis se fait en intérieur de février à avril, avec une récolte étalée de juin à octobre [1].
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Température | 15 à 35 °C |
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 50-80 cm entre plants |
| Maturité | 60-85 jours après repiquage |
| Altitude max | 800 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début avr. | — | début juin → début oct. |
| Atlantique | début févr. → début avr. | — | début juin → début oct. |
| Océanique | mi-févr. → mi-avr. | — | mi-juin → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin avr. | — | fin juin → fin oct. |
| Montagne | début mars → début mai | — | début juil. → début nov. |
Cette variété vigoureuse même en climat frais, originaire de Russie, offre des bouquets de 5 à 6 fruits en forme de poire, de couleur rouge-noir et au collet vert sombre, de 120 à 180 g. Leur chair juteuse dévoile une bonne saveur. Cette variété de tomate noire fut introduite vers 2008 par l’un des membres suédois du Seed Savers Exchange, Ake Truedsson.
La tomate est une espèce de plantes herbacées du genre Solanum de la famille des Solanacées, originaire du Mexique.
Pour un potager en bonne santé, associez Bedouin avec Basilic, Carotte, Oignon, Persil, Oeillet-d-inde, Poireau et Celeri.
La chaleur estivale lui convient parfaitement , un emplacement abrité et ensoleillé est idéal.
Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Respectez un espacement de 50-80 cm entre plants pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Riche, drainé, pH 6.0-6.8. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Cultivable jusqu'à 800m d'altitude.
Récoltez quand les fruits sont bien colorés mais encore fermes. Laissez mûrir les derniers à température ambiante si le froid arrive. Conservation : 1 semaine à température ambiante, jamais au frigo.
Guide complet : cultiver les tomates →
Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae (haricot, fève, pois) puis Brassicaceae (chou, navet). Les Solanacées épuisent l'azote et sensibilisent le sol aux maladies fongiques. Rotation obligatoire pour éviter la réinfection.
Parmi les tomates à fruits de 120 à 180 g, Bedouin se distingue par sa forme en poire, peu commune dans ce gabarit. La plupart des cultivars de poids comparable (Marmande, Cœur de Bœuf) sont ronds ou côtelés. La forme poiriforme confère aux fruits une bonne tenue à la découpe.
La couleur rouge-noir avec collet vert sombre place Bedouin dans le groupe des tomates anthocyanées. Ce profil chromatique indique une teneur notable en anthocyanes dans la peau, pigments dont l'accumulation est liée à l'exposition solaire directe.
La chair est décrite comme juteuse, ce qui la distingue des cultivars à chair dense de type « oxheart » utilisés principalement pour la sauce [1]. Bedouin convient donc autant à la consommation crue qu'à la cuisson.
Sa vigueur en climat frais est une caractéristique agronomique notable : là où la plupart des cultivars à gros fruits exigent une chaleur estivale soutenue, Bedouin produit dans des conditions tempérées [1]. C'est un avantage direct pour les zones nord-atlantiques ou en altitude.
En tant que variété à pollinisation libre issue du réseau Seed Savers Exchange, ses graines sont reproductibles : les plants issus de semences récoltées sur fruit mûr sont génétiquement stables et fidèles à la variété mère.
Bedouin appartient au groupe informel des « tomates noires », terme qui regroupe des cultivars dont la couleur varie du rouge foncé au brun-bordeaux, souvent avec des reflets pourpres ou verts. Ce groupe inclut des variétés sans lien génétique direct entre elles : Noire de Crimée (Black Krim), Cherokee Purple, Black Prince, Indigo Rose. Chacune a son propre profil de fruit.
Bedouin se distingue par sa forme en poire (type olivette ou poiriforme), là où la Noire de Crimée et Cherokee Purple sont aplaties-côtelées. Sa couleur rouge-noir avec collet vert sombre est proche de Black Prince, mais les deux cultivars ont des provenances différentes.
Le feuillage rappelant celui de la pomme de terre est une caractéristique morphologique partagée avec quelques autres variétés (notamment les types « potato-leaf »), sans indiquer de parenté étroite avec Solanum tuberosum [1].
Pathologies courantes sur les Solanaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Symptômes : tache noire enfoncée à la base du fruit.
Prévention : arrosage régulier (stress hydrique = déséquilibre calcium), paillage, apport de calcium au sol avant plantation.
Symptômes : taches brunes concentriques sur feuilles basses.
Prévention : rotation 4 ans minimum, retrait des feuilles touchées, décoction de prêle en préventif.
La partie comestible est le fruit entier, botaniquement une baie [2]. Les graines et la peau sont consommées avec la chair. Les parties vertes de la plante (feuilles, tiges) contiennent des alcaloïdes toxiques et ne sont pas comestibles [3].
La chair juteuse [1] convient à la consommation crue : tranches en salade, fruits coupés en deux avec huile d'olive et fleur de sel, ou entiers dans une assiette de crudités. La forme en poire facilite la présentation à l'assiette sans découpe préalable.
En cuisson, le profil juteux de Bedouin demande un temps de réduction légèrement plus long qu'un cultivar à chair dense pour obtenir un coulis concentré. Les fruits peuvent aussi être rôtis au four entiers ou en moitiés, avec de l'ail et des herbes, jusqu'à caramélisation légère.
Le fruit peut être séché à basse température (50-60°C pendant 8 à 12 heures en déshydrateur) puis réduit en poudre, utilisée comme agent aromatisant dans les soupes ou les pains [3].
Associations culinaires : basilic frais, mozzarella ou burrata, anchois, câpres, thon à l'huile, fromage de brebis. En cuisine chaude : poivrons, courgettes, oignons rouges, olives noires.
Conservation post-récolte : 5 à 7 jours à température ambiante (16 à 20°C). La réfrigération dégrade les arômes volatils. Pour une conservation longue, mise en bocaux stérilisés (coulis, tomates entières pelées) ou congélation du coulis cuit.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le basilic (Ocimum basilicum) libère des composés volatils (linalol, eugénol) qui perturbent l'orientation olfactive des pucerons et des aleurodes. L'association basilic-tomate est l'une des plus documentées en jardinage biologique, soutenue par des observations de terrain répétées sur la réduction de pression des ravageurs alates.
La carotte (Daucus carota) et le persil (Petroselinum crispum) sont deux ombellifères dont les fleurs, lorsque les plants montent à graine, attirent des insectes auxiliaires : syrphes (Syrphidae), guêpes parasitoïdes (Braconidae, Ichneumonidae). Ces insectes pondent sur ou dans les pucerons et chenilles, régulant leurs populations. Le système racinaire pivotant de la carotte n'entre pas en compétition directe avec celui de la tomate, concentré dans les 30 premiers centimètres du sol [2].
L'oignon (Allium cepa) et le poireau (Allium ampeloprasum) produisent des composés soufrés volatils (thiosulfinates, disulfures d'allyle) qui éloignent plusieurs insectes ravageurs des cultures voisines. Les Alliacées sont associées aux Solanacées dans de nombreux systèmes de polyculture observés en agriculture biologique pour cet effet répulsif.
L'oeillet d'Inde (Tagetes patula) agit à deux niveaux. Par ses racines, il sécrète des thiophènes toxiques pour les nématodes phytoparasites du genre Meloidogyne, réduisant leur charge dans la rhizosphère de la tomate. En surface, son odeur repousse les aleurodes. PFAF cite explicitement Tagetes comme auxiliaire contre les nématodes [3].
Le céleri (Apium graveolens) est rapporté comme répulsif de plusieurs insectes par ses terpènes aromatiques. Sa morphologie verticale et compacte limite la compétition pour la lumière avec un plant de tomate indéterminé.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Le fenouil (Foeniculum vulgare) est allélopathique : il exsude dans le sol des composés phénoliques et des furanocoumarines qui inhibent la germination et la croissance d'un grand nombre de plantes voisines, dont les Solanacées. Il est conseillé de l'isoler du reste du potager.
La pomme de terre (Solanum tuberosum) appartient à la même famille que la tomate [2]. Les deux espèces sont hôtes du mildiou (Phytophthora infestans), oomycète qui peut décimer un plant en 48 heures en conditions humides. Leur voisinage facilite la transmission croisée de l'inoculum. C'est la raison principale de cette mise à distance.
L'aubergine (Solanum melongena) est également une Solanacée [2]. Elle partage avec la tomate les mêmes ravageurs (aleurodes, Tetranychus urticae, doryphore en partie) et les mêmes maladies fongiques et bactériennes. Leur regroupement au potager concentre la pression sanitaire sur une même zone.
Le chou et les autres Brassicacées (Brassica spp.) partagent avec la tomate des populations d'aleurodes et de pucerons polyphages (Myzus persicae). Leur association densifie les colonies de ravageurs dans une même zone et peut accroître la pression sur les deux cultures.
La betterave (Beta vulgaris) entre en compétition hydrique et minérale avec la tomate. Des observations de terrain signalent un effet dépressif croisé, dont le mécanisme précis (compétition racinaire ou allélopathie légère) reste à confirmer.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →La tomate cultivée descend d'espèces sauvages dont l'origine se situe en Amérique du Sud et en Amérique centrale. Linné l'a classée en 1753 sous le nom Solanum lycopersicum [2]. L'espèce est arrivée en Europe au XVIe siècle, d'abord par l'Espagne, longtemps cultivée comme plante ornementale avant d'entrer dans l'alimentation [2].
Bedouin est un cultivar d'origine russe [1]. Il a été introduit dans les circuits de semences paysannes vers 2008 par Åke Truedsson, jardinier suédois et membre actif du Seed Savers Exchange [1]. Cette organisation à but non lucratif, fondée en 1975 aux États-Unis, documente et préserve les variétés potagères patrimoniales en circulation hors du commerce. Le passage par un réseau nordique explique la diffusion du cultivar en Europe du Nord et en Europe de l'Ouest dans les années 2010.
Le nom « Bedouin » ne correspond pas à une région d'origine documentée : il s'agit d'un nom donné lors de la mise en circulation dans le réseau Seed Savers Exchange, selon les pratiques de nommage propres à ces échanges informels.
Le cultivar est proposé par Kokopelli en semences biologiques certifiées [1]. Aucune fiche USDA GRIN ni aucune entrée IPNI n'a été retrouvée pour ce nom de cultivar dans les sources consultées, ce qui est courant pour les variétés diffusées hors des circuits officiels de sélection.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Bedouin se sème en intérieur février à avril.
Les plantes compagnes recommandées pour Bedouin sont : basilic, carotte, oignon, persil, oeillet-d-inde, poireau.
Il est déconseillé de cultiver Bedouin à proximité de : fenouil, chou, pomme de terre, aubergine, betterave.
La culture de Bedouin est moyenne, nécessitant quelques connaissances de base.
Bedouin se récolte juin à octobre.
L'espacement recommandé pour Bedouin est de 50-80 cm entre plants.
Tu peux acheter des graines de Bedouin chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/P6164-Bedouin
Oui, Bedouin est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Bedouin sont : basilic, carotte, oignon, persil. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Les Solanacées produisent naturellement des alcaloïdes , c'est leur défense contre les ravageurs, et ce qui donne au piment sa capsaïcine.
Habitat d'origine incertain, probablement Amérique du Sud occidentale.