Mildiou
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Solanum lycopersicum
Black Pear est un cultivar de tomate (Solanum lycopersicum L., Solanaceae) dont les fruits piriformes de teinte bordeaux à brun-violet constituent le trait distinctif le plus saillant. La coloration sombre de l'épiderme résulte d'une concentration en anthocyanines dans le péricarpe, pigments présents dans de nombreux cultivars du groupe informel des « tomates noires » [1].
L'espèce Solanum lycopersicum est originaire du Mexique et a été introduite en Europe au cours du XVIe siècle [1]. Ce cultivar appartient au patrimoine variétal heirloom, diffusé principalement par les réseaux de conservation de semences paysannes anglophones.
La plante est à croissance indéterminée : la tige principale continue de produire de nouveaux bouquets floraux tout au long de la saison, chaque bouquet étant séparé par trois feuilles [1]. Elle nécessite tuteurage et taille régulière des gourmands.
Le semis se pratique en intérieur de février à mars. Le repiquage en pleine terre intervient après les dernières gelées, généralement à partir de la mi-mai en zone tempérée. La récolte s'étend de juillet à octobre selon la région et la conduite culturale.
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Température | 15 à 35 °C |
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 50-80 cm entre plants |
| Maturité | 60-85 jours après repiquage |
| Altitude max | 800 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début avr. | — | début juin → début oct. |
| Atlantique | début févr. → début avr. | — | début juin → début oct. |
| Océanique | mi-févr. → mi-avr. | — | mi-juin → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin avr. | — | fin juin → fin oct. |
| Montagne | début mars → début mai | — | début juil. → début nov. |
La tomate est une espèce de plantes herbacées du genre Solanum de la famille des Solanacées, originaire du Mexique.
Plantée à côté de Basilic, Carotte, Oignon, Persil, Oeillet-d-inde, Poireau et Celeri, Black Pear bénéficie d'associations favorables.
Plante thermophile , elle donne le meilleur d'elle-même quand le mercure monte.
Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Respectez un espacement de 50-80 cm entre plants pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Riche, drainé, pH 6.0-6.8. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Cultivable jusqu'à 800m d'altitude.
Récoltez quand les fruits sont bien colorés mais encore fermes. Laissez mûrir les derniers à température ambiante si le froid arrive. Conservation : 1 semaine à température ambiante, jamais au frigo.
Guide complet : cultiver les tomates →
Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae (haricot, fève, pois) puis Brassicaceae (chou, navet). Les Solanacées épuisent l'azote et sensibilisent le sol aux maladies fongiques. Rotation obligatoire pour éviter la réinfection.
Black Pear se distingue des autres cultivars de Solanum lycopersicum par la combinaison simultanée d'une forme piriforme et d'une teinte sombre à maturité, association peu courante dans l'espèce.
Par rapport aux tomates noires à fruits ronds ou aplatis les plus diffusées (Noire de Crimée, Paul Robeson, Cherokee Purple), Black Pear est de calibre plus petit et de forme allongée. Le péricarpe est proportionnellement plus épais par rapport à la cavité loculaire, ce qui réduit la quantité de jus libre dans le fruit.
Par rapport aux tomates cerises noires (Black Cherry), le calibre de Black Pear est nettement supérieur, ce qui en modifie l'usage : les tomates cerises se consomment typiquement entières, Black Pear se découpe.
Par rapport aux autres cultivars piriformes sans anthocyanines (Yellow Pear, Red Pear), la présence de pigments dans l'épiderme confère à Black Pear une teinte distincte à maturité. Les cultivateurs heirloom décrivent souvent un profil aromatique légèrement plus acide-fruité que les tomates noires à gros fruits aplatis, bien que ce caractère organoleptique soit difficile à standardiser sans protocole de dégustation contrôlé.
Plusieurs cultivars à fruits piriformes ou à teinte sombre portent des noms proches, source de confusions fréquentes dans les catalogues de semences.
Black Pear et Black Plum sont deux cultivars distincts, tous deux piriformes et foncés. Black Plum produit généralement des fruits plus allongés, proches de la forme prune, tandis que Black Pear présente une base plus renflée, caractéristique de la forme poire classique. Les deux se retrouvent dans les mêmes catalogues heirloom et sont parfois interchangés par erreur dans les listes de variétés.
Black Pear et Noire de Crimée appartiennent toutes deux aux tomates à anthocyanines, mais leur morphologie diffère sensiblement : la Noire de Crimée produit des fruits aplatis, légèrement côtelés, de calibre nettement supérieur (150 à 350 g selon les souches), sans forme piriforme.
Black Pear, Yellow Pear et Red Pear partagent la même forme piriforme caractéristique. La distinction est uniquement chromatique : Yellow Pear est jaune, Red Pear rouge vif, sans composante anthocyanine. Un fruit non mûr des trois cultivars peut être difficile à identifier en l'absence d'étiquetage.
Pathologies courantes sur les Solanaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Symptômes : tache noire enfoncée à la base du fruit.
Prévention : arrosage régulier (stress hydrique = déséquilibre calcium), paillage, apport de calcium au sol avant plantation.
Symptômes : taches brunes concentriques sur feuilles basses.
Prévention : rotation 4 ans minimum, retrait des feuilles touchées, décoction de prêle en préventif.
Le fruit entier est la partie comestible principale. La chair est dense comparée aux tomates de type beefsteak, avec une peau fine mais ferme qui résiste à la manipulation à température ambiante.
En consommation crue, les fruits se coupent facilement en deux dans la longueur pour les salades composées ou les plateaux d'apéritif. La taille intermédiaire, entre la tomate cerise et la tomate de table, permet de les servir en demi sans épluchage.
La faible teneur en eau rend ce cultivar adapté à la cuisson lente. Le confit au four (160 °C, 45 à 60 minutes, huile d'olive, thym, ail) concentre les arômes sans excès de liquide résiduel. La forme piriforme facilite la déshydratation : les deux moitiés posées à plat sèchent de manière homogène, à la manière des tomates allongées utilisées pour le séchage en Italie du Sud.
Pour les sauces tomates, la texture naturellement épaisse réduit le temps de réduction nécessaire. Les fruits conviennent également à la mise en bocaux (tomates entières pelées à l'eau bouillante, stérilisation 20 minutes à 100 °C).
En conservation post-récolte, les fruits entiers se gardent une à deux semaines à température ambiante (18 à 20 °C) après cueillette. La conservation au réfrigérateur en dessous de 12 °C est déconseillée pour la consommation fraîche : le froid bloque la synthèse des composés aromatiques volatils et altère la texture de la chair.
Associations courantes en cuisine française et méditerranéenne : mozzarella, burrata, basilic frais, anchois salés, olives noires, vinaigre balsamique réduit. La teinte bordeaux à brun-violet contraste visuellement avec des tomates jaunes ou orange dans les compositions de crudités.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le basilic (Ocimum basilicum) émet des composés volatils (linalol, eugénol, estragol) qui exercent un effet répulsif sur les pucerons (Macrosiphum euphorbiae) et les aleurodes (Trialeurodes vaporariorum), principaux ravageurs aériens des Solanacées [2]. Ses fleurs attirent également les pollinisateurs et certains insectes auxiliaires.
La carotte (Daucus carota) exploite une niche racinaire complémentaire : son pivot descend à 30 à 50 cm de profondeur, là où les racines fasciculées de la tomate n'explorent pas en priorité, ce qui limite la compétition directe pour l'eau et les minéraux des horizons superficiels [2].
L'oignon (Allium cepa) et le poireau (Allium porrum) libèrent des composés soufrés (allicine, thiosulfinates) qui perturbent l'orientation olfactive des pucerons et de certains insectes du sol. Leur enracinement en touffes ou en bulbes superficiels ne concurrence pas l'espace racinaire de la tomate.
Le persil (Petroselinum crispum) produit des ombelles florales qui attirent les syrphes (diptères dont les larves sont prédatrices de pucerons). Son pivot racinaire fin n'interfère pas avec celui de la tomate.
L'oeillet d'Inde (Tagetes patula) excrète par ses racines de l'alpha-terthienyl, composé à activité nématicide documentée contre les nématodes à galles du genre Meloidogyne, pathogènes racinaires des Solanacées [3]. Ses fleurs attirent par ailleurs des parasitoïdes (Braconidés, Chalcidiens) utiles contre les chenilles.
Le céleri (Apium graveolens) repousserait certains coléoptères et lépidoptères par ses composés aromatiques (phthalides). Son port en touffes basses ne concurrence pas le développement aérien d'une tomate conduite en hauteur.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Le fenouil (Foeniculum vulgare) est allélopathique : il libère dans le sol et dans l'air des phénols et des furanocoumarines qui inhibent la croissance racinaire de nombreuses plantes voisines, dont la tomate [2]. Son association est déconseillée même avec des espèces non apparentées.
Le chou (Brassica oleracea) entre en compétition azotée et hydrique avec la tomate, les deux espèces ayant des exigences élevées en ces ressources. De plus, chou et tomate partagent des ravageurs communs (aleurodes, pucerons), ce qui crée des réservoirs locaux d'infestation plus difficiles à gérer de manière sélective.
La pomme de terre (Solanum tuberosum) est la voisine la plus problématique : elle appartient à la même famille (Solanacées) et partage les mêmes champignons pathogènes, notamment le mildiou (Phytophthora infestans) [1]. Les spores se propagent par voie aérienne d'une culture à l'autre, amplifiant les épidémies fongiques.
L'aubergine (Solanum melongena) est également une Solanacée sensible aux mêmes champignons (verticilliose, mildiou) et aux mêmes virus vectorisés par pucerons. Regrouper plusieurs Solanacées dans un espace restreint concentre les risques phytosanitaires et compromet les rotations culturales.
La betterave (Beta vulgaris) entre en compétition pour le potassium, nutriment dont la tomate est particulièrement exigeante pendant la fructification. Sur sol insuffisamment amendé, la cohabitation peut induire des carences potassiques sur la tomate.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →La tomate (Solanum lycopersicum L.) a été décrite scientifiquement par Linné en 1753, qui l'a classée dans le genre Solanum [1]. L'espèce est originaire du Mexique, où elle était cultivée avant l'arrivée des Espagnols, et sa diffusion en Europe est attestée dès la seconde moitié du XVIe siècle [1].
Le botaniste Joseph Pitton de Tournefort avait antérieurement proposé le genre Lycopersicon en 1694 ; Philip Miller y a placé la tomate en 1768 sous le nom Lycopersicon esculentum Mill. [1]. Les analyses cladistiques moléculaires modernes ont confirmé l'appartenance au genre Solanum initialement retenu par Linné [1].
Le nom « Black Pear » est une dénomination de la tradition heirloom anglophone. Ce type de nom, fondé sur les caractères morphologiques visibles (forme et couleur), ne correspond pas à un enregistrement dans les bases taxonomiques officielles telles que le USDA GRIN ou le GBIF. L'origine précise de la lignée, les sélectionneurs impliqués et la date d'introduction restent non documentés dans les sources disponibles.
Les tomates à fruits sombres riches en anthocyanines constituent un groupe informel dont plusieurs lignées sont d'origine russe ou ukrainienne (Noire de Crimée, Paul Robeson). Ces cultivars ont été collectés et diffusés par des réseaux de conservation de semences paysannes qui se sont développés à partir de la seconde moitié du XXe siècle en Amérique du Nord et en Europe.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Black Pear se sème en intérieur février à avril.
Les plantes compagnes recommandées pour Black Pear sont : basilic, carotte, oignon, persil, oeillet-d-inde, poireau.
Il est déconseillé de cultiver Black Pear à proximité de : fenouil, chou, pomme de terre, aubergine, betterave.
La culture de Black Pear est moyenne, nécessitant quelques connaissances de base.
Black Pear se récolte juin à octobre.
L'espacement recommandé pour Black Pear est de 50-80 cm entre plants.
Tu peux acheter des graines de Black Pear chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com
Oui, Black Pear est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Black Pear sont : basilic, carotte, oignon, persil. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Les Solanacées comptent plus de 2 700 espèces, dont la tomate, la pomme de terre, le piment et le tabac.
Habitat d'origine incertain, probablement Amérique du Sud occidentale.