Mildiou
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Solanum lycopersicum
Blue Dawg est un cultivar de tomate cerise (Solanum lycopersicum) à port indéterminé, issu des programmes de sélection de tomates à anthocyanes développés à partir des années 2000. Ses fruits de petit calibre présentent une peau bleu-violet sur la face exposée au soleil, due à l'accumulation d'anthocyanes dans l'épiderme sous l'effet des rayonnements UV. La chair intérieure reste rouge, riche en lycopène. [1]
Comme la totalité des tomates à port indéterminé, Blue Dawg est sensible au gel et se cultive en annuelle sous les latitudes françaises. Le semis s'effectue en intérieur de février à mars, le repiquage en plein air après les dernières gelées, en mai pour la majorité du territoire. La récolte commence en juillet et se prolonge jusqu'aux premières gelées automnales. [1]
La particularité de ce cultivar est sa double coloration à maturité : la pigmentation bleue indique l'exposition lumineuse, le rougissement de la base signale la maturité interne. C'est cette combinaison de couleurs qui guide la récolte plutôt que la seule couleur de surface. [2]
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Température | 15 à 35 °C |
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 50-80 cm entre plants |
| Maturité | 60-85 jours après repiquage |
| Altitude max | 800 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début avr. | — | début juin → début oct. |
| Atlantique | début févr. → début avr. | — | début juin → début oct. |
| Océanique | mi-févr. → mi-avr. | — | mi-juin → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin avr. | — | fin juin → fin oct. |
| Montagne | début mars → début mai | — | début juil. → début nov. |
Cette variété vigoureuse, au feuillage dense, offre une abondance de fruits, de 60 à 90 g, à la chair rouge intense. Ils se teintent entièrement d’indigo au soleil sous l’action de leurs anthocyanes, de puissants antioxydants.
La tomate est une espèce de plantes herbacées du genre Solanum de la famille des Solanacées, originaire du Mexique.
Au potager, Blue Dawg s'entend bien avec Basilic, Carotte, Oignon, Persil, Oeillet-d-inde, Poireau et Celeri.
Aime la chaleur : offrez-lui le coin le plus ensoleillé de votre jardin.
Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Respectez un espacement de 50-80 cm entre plants pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Riche, drainé, pH 6.0-6.8. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Cultivable jusqu'à 800m d'altitude.
Récoltez quand les fruits sont bien colorés mais encore fermes. Laissez mûrir les derniers à température ambiante si le froid arrive. Conservation : 1 semaine à température ambiante, jamais au frigo.
Guide complet : cultiver les tomates →
Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae (haricot, fève, pois) puis Brassicaceae (chou, navet). Les Solanacées épuisent l'azote et sensibilisent le sol aux maladies fongiques. Rotation obligatoire pour éviter la réinfection.
Blue Dawg produit des fruits de type cerise, de petit calibre comparable à une cerise ordinaire. Ce format le distingue d'autres cultivars à anthocyanes comme Indigo Rose (taille intermédiaire) ou Blue Beech (profil allongé). Le port est indéterminé : sans étêtage, le plant continue de croître tout au long de la saison et doit être tuteuré. [2]
La pigmentation bleue-violette se forme par accumulation d'anthocyanes sous l'effet des UV. La face ombragée du fruit ne développe pas cette coloration et reste verte puis rouge à maturité. Ce mécanisme, commun aux cultivars à anthocyanes issus du programme OSU, est absent des tomates rouges et noires traditionnelles dont la couleur ne varie pas selon l'orientation du fruit. [2]
La récolte demande un peu de pratique : un fruit techniquement mûr peut paraître encore partiellement vert-bleu sur la face que l'on voit en premier. La maturité se lit à la combinaison des deux faces (bleu soutenu dessus, rouge dessous) ou, plus sûrement, par la légère résistance du pédoncule à la traction.
Plusieurs cultivars portent des noms évoquant la couleur bleue ou noire et peuvent être confondus lors des achats de semences ou des échanges. Blue Dawg produit de petits fruits de type cerise, ce qui le distingue d'Indigo Rose, dont les fruits sont de taille intermédiaire à standard. Les deux cultivars sont issus du même fond génétique (programme OSU), mais diffèrent par le calibre et le port. [2]
Les tomates dites noires d'Europe de l'Est, comme la Noire de Crimée (Black Krim), tirent leur couleur sombre d'une combinaison de lycopène, de chlorophylle résiduelle et d'anthocyanes en proportions variables. Leur teinte est généralement bordeaux à marron foncé, moins bleutée que Blue Dawg, et moins dépendante de l'exposition lumineuse directe. [1]
La coloration bleue de Blue Dawg est conditionnelle à la lumière UV : un fruit poussant à l'ombre reste vert-rouge même à maturité complète. Ce comportement distingue les tomates à anthocyanes photo-induites des tomates à coloration génétiquement stable. [2]
Pathologies courantes sur les Solanaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Symptômes : tache noire enfoncée à la base du fruit.
Prévention : arrosage régulier (stress hydrique = déséquilibre calcium), paillage, apport de calcium au sol avant plantation.
Symptômes : taches brunes concentriques sur feuilles basses.
Prévention : rotation 4 ans minimum, retrait des feuilles touchées, décoction de prêle en préventif.
Le fruit se consomme entier, cru, récolté à pleine maturité quand la face exposée est bleu-violet soutenu et la base rouge. En utilisation crue, les petits calibres conviennent aux salades composées, aux brochettes d'apéritif et aux plateaux de crudités où leur couleur tranche avec les tomates rouges et jaunes. Le basilic frais et le persil sont les associations aromatiques les plus directes. [1]
La cuisson dégrade une partie des anthocyanes de la peau, ce qui modifie la teinte sans affecter la composition de la chair. Cuites à la poêle 10 à 15 minutes à feu vif, elles concentrent leurs sucres et conviennent en garniture de pâtes ou sur une bruschetta. Confites au four à 180-200°C pendant 20 à 30 minutes avec de l'huile d'olive, elles s'utilisent à la manière de tomates cerises séchées. [1]
La conservation post-récolte se fait à température ambiante, pas au réfrigérateur : le froid bloque les arômes et détériore la texture de la chair en quelques jours. Les fruits mûrs se gardent 3 à 5 jours à l'air libre. Ils peuvent être congelés entiers pour une utilisation ultérieure en coulis ou en sauce. [1]
Les feuilles, tiges et parties vertes de la plante ne sont pas comestibles. Elles contiennent des alcaloïdes, notamment la solanine et la tomatine, toxiques à doses élevées, caractéristiques communes à l'ensemble des Solanacées. [1]
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le basilic (Ocimum basilicum) est l'associé classique de la tomate. Ses huiles essentielles volatiles, principalement linalol et eugénol, brouillent les signaux olfactifs utilisés par les pucerons et les aleurodes pour localiser leurs plantes hôtes. L'effet est de courte portée mais observé de façon constante dans les conditions de jardin. [3]
L'oeillet d'Inde (Tagetes patula) produit des thiophènes par ses racines, des composés actifs contre les nématodes du genre Meloidogyne, responsables de galles racinaires sur tomate qui réduisent l'absorption d'eau et de minéraux. Un rang de Tagetes intercalé ou en bordure pendant une à deux saisons abaisse la pression nématodaire dans le sol de manière mesurable. [3]
La carotte (Daucus carota) occupe la strate racinaire profonde par son pivot, sans concurrencer les racines de la tomate qui se concentrent dans les 30 premiers centimètres du sol. Le système racinaire de la tomate est dense et ramifié sur cet horizon, puis peut atteindre un mètre en profondeur, mais la densité racinaire de la carotte reste sur un axe vertical. [1]
L'oignon (Allium cepa) et le poireau (Allium porrum) émettent des composés soufrés, notamment l'allicine, réputés répulsifs vis-à-vis de certains insectes ravageurs et en particulier des thrips. Le persil (Petroselinum crispum) attire les syrphes dont les larves sont prédatrices de pucerons. Le céleri (Apium graveolens) peut attirer des micro-hyménoptères parasitoïdes d'aphides et masquer partiellement l'odeur des plants de tomate aux ravageurs qui prospectent à l'odorat. [3]
Pourquoi éviter ces voisinages.
La pomme de terre (Solanum tuberosum) partage la même famille botanique (Solanaceae) et le même agent du mildiou, Phytophthora infestans. La proximité des deux cultures accélère la propagation des spores par éclaboussures de pluie ou contact foliaire. Les deux plantes constituent mutuellement un réservoir d'inoculum. [1]
L'aubergine (Solanum melongena) présente le même problème : même famille, même cortège de maladies cryptogamiques, dont Botrytis cinerea et Alternaria solani, en plus du mildiou. Planter deux Solanacées en planche adjacente concentre les risques sanitaires et rend les rotations culturales plus difficiles à tenir. [1]
Le fenouil (Foeniculum vulgare) est allelopathique : ses exsudats racinaires, notamment des coumarines et de l'anethole, inhibent la germination et la croissance racinaire de nombreuses espèces voisines, dont la tomate. Cette incompatibilité est documentée dans les références PFAF (Plants For A Future) et reprise dans les manuels de jardinage en association. [3]
Le chou (Brassica oleracea) entre en forte compétition pour l'azote et attire des altises et des piérides dont les larves peuvent se disperser vers les cultures adjacentes. La betterave (Beta vulgaris) est incompatible avec la tomate selon des observations empiriques récurrentes : la compétition racinaire et les exsudats de la betterave seraient défavorables aux Solanacées, bien que le mécanisme biochimique précis reste moins formalisé dans la littérature scientifique que pour le fenouil. [3]
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →La tomate (Solanum lycopersicum) est originaire du Mexique et d'Amérique centrale. Linné l'a décrite formellement en 1753 dans le genre Solanum. En 1768, Philip Miller la reclasse dans le genre Lycopersicon sous le nom Lycopersicon esculentum Mill., appellation restée standard pendant deux siècles. La phylogénie moléculaire moderne a rétabli la classification linnéenne, et le nom Lycopersicon esculentum est désormais un nomen conservandum. [1]
Les cultivars à teneur élevée en anthocyanes, dits tomates bleues, sont le résultat d'un programme de sélection conduit à l'Oregon State University par le généticien Jim Myers à partir du début des années 2000. Le programme croisait des cultivars commerciaux avec deux espèces sauvages des îles Galápagos, Solanum cheesmaniae et Solanum galapagense, naturellement riches en anthocyanes. La première variété officielle issue de ce programme, Indigo Rose, a été commercialisée en 2012. [2]
Blue Dawg appartient à la génération de cultivars dérivés de ces travaux ou développés en parallèle par des sélectionneurs indépendants travaillant sur le même trait. Les informations précises sur l'obtenteur et l'année d'enregistrement officiel de ce cultivar ne sont pas documentées dans les sources actuellement disponibles. La variété circule dans les catalogues de semences reproductibles comme tomate cerise bleue à port indéterminé, conforme aux critères de la sélection paysanne ouverte. [2]
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Blue Dawg se sème en intérieur février à avril.
Les plantes compagnes recommandées pour Blue Dawg sont : basilic, carotte, oignon, persil, oeillet-d-inde, poireau.
Il est déconseillé de cultiver Blue Dawg à proximité de : fenouil, chou, pomme de terre, aubergine, betterave.
La culture de Blue Dawg est moyenne, nécessitant quelques connaissances de base.
Blue Dawg se récolte juin à octobre.
L'espacement recommandé pour Blue Dawg est de 50-80 cm entre plants.
Tu peux acheter des graines de Blue Dawg chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/L0059-Blue-Dawg
Oui, Blue Dawg est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Blue Dawg sont : basilic, carotte, oignon, persil. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Le nom « Solanaceae » vient du latin solanum (consolation), peut-être en référence aux propriétés sédatives de certaines espèces.
Habitat d'origine incertain, probablement Amérique du Sud occidentale.