Mildiou
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Solanum lycopersicum
Solanum lycopersicum L. appartient à la famille des Solanacées et au genre Solanum, dont l'espèce est originaire du Mexique [1]. Blue Pitts est un cultivar de gros fruit (LF) dont la peau développe une pigmentation bleue à violacée par synthèse d'anthocyanines sous exposition directe au soleil.
Plante herbacée annuelle sous nos latitudes, sensible au gel, elle se cultive en pleine terre ou sous abri. Le semis se réalise en intérieur avant les gelées, le repiquage après la dernière gelée printanière [1].
L'espèce compte plusieurs milliers de cultivars aux formes, tailles et couleurs très diverses, dont des variétés cerise de quelques grammes et des variétés à gros fruits pouvant dépasser un kilogramme [1]. Blue Pitts appartient au segment des cultivars à pigmentation atypique, dont la double coloration, bleue en surface et rouge en chair, est le trait distinctif.
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Température | 15 à 35 °C |
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 50-80 cm entre plants |
| Maturité | 60-85 jours après repiquage |
| Altitude max | 800 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début avr. | — | début juin → début oct. |
| Atlantique | début févr. → début avr. | — | début juin → début oct. |
| Océanique | mi-févr. → mi-avr. | — | mi-juin → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin avr. | — | fin juin → fin oct. |
| Montagne | début mars → début mai | — | début juil. → début nov. |
Cette variété offre de petits fruits de 2 à 3 cm de diamètre, à l’épiderme rouge teinté d’indigo intense sous l’effet du soleil, très riches en anthocyanes, de puissants antioxydants.
La tomate est une espèce de plantes herbacées du genre Solanum de la famille des Solanacées, originaire du Mexique.
Plantée à côté de Basilic, Carotte, Oignon, Persil, Oeillet-d-inde, Poireau et Celeri, Blue Pitts bénéficie d'associations favorables.
Plante thermophile , elle donne le meilleur d'elle-même quand le mercure monte.
Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Respectez un espacement de 50-80 cm entre plants pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Riche, drainé, pH 6.0-6.8. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Cultivable jusqu'à 800m d'altitude.
Récoltez quand les fruits sont bien colorés mais encore fermes. Laissez mûrir les derniers à température ambiante si le froid arrive. Conservation : 1 semaine à température ambiante, jamais au frigo.
Guide complet : cultiver les tomates →
Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae (haricot, fève, pois) puis Brassicaceae (chou, navet). Les Solanacées épuisent l'azote et sensibilisent le sol aux maladies fongiques. Rotation obligatoire pour éviter la réinfection.
Au sein des cultivars à anthocyanines épidermiques, Blue Pitts se distingue par son gabarit de gros fruit (LF), par opposition aux cultivars indigo à petits fruits comme Indigo Rose (type cerise). Cette différence de format implique une durée de maturation plus longue et des usages culinaires distincts.
La teneur précise en anthocyanines, la résistance aux maladies, la précocité et le profil de saveur spécifiques à Blue Pitts ne sont pas documentés de façon comparative dans les sources disponibles. Ces paramètres varient d'un cultivar à l'autre au sein du groupe des tomates indigo et dépendent fortement des conditions pédo-climatiques de culture.
Blue Pitts ne doit pas être confondue avec les tomates dites "noires" (Noire de Crimée, Black Krim, Cherokee Purple). Ces cultivars tirent leur teinte sombre de la chlorophylle résiduelle et de l'oxydation des pigments dans la chair, produisant une couleur brune à bordeaux uniforme, intérieure et extérieure, distincte du bleu épidermique des cultivars indigo.
Des cultivars violets ou prune existent par ailleurs, dont la couleur résulte d'autres combinaisons pigmentaires. Dans le commerce courant, les termes "tomate noire", "tomate violette" et "tomate bleue" sont parfois employés sans distinction, ce qui crée des confusions entre mécanismes pigmentaires différents. La clé de distinction : chez les cultivars à anthocyanines comme Blue Pitts, la peau bleue n'apparaît que sur les zones exposées à la lumière, la face à l'ombre restant rouge ou verte.
Pathologies courantes sur les Solanaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Symptômes : tache noire enfoncée à la base du fruit.
Prévention : arrosage régulier (stress hydrique = déséquilibre calcium), paillage, apport de calcium au sol avant plantation.
Symptômes : taches brunes concentriques sur feuilles basses.
Prévention : rotation 4 ans minimum, retrait des feuilles touchées, décoction de prêle en préventif.
Les fruits de tomate se consomment crus ou cuits [1]. Blue Pitts, cultivar de gros fruit, convient aux usages classiques de la tomate à tranche : salades composées, tomates farcies, carpaccios de légumes.
En cuisson, les anthocyanines de la peau étant hydrosolubles, elles migrent dans le jus de cuisson et modifient légèrement la couleur de la préparation. Les grosses tomates à chair dense s'utilisent bien en coulis, sauces mijotées, et gratins.
Associations classiques : basilic frais, huile d'olive, fromage à pâte fraîche, vinaigre, ail. Le séchage au four à basse température (70 à 80 degrés Celsius, 6 à 8 heures) convient aux cultivars à chair ferme.
La conservation post-récolte s'effectue à température ambiante jusqu'à pleine maturité, puis au réfrigérateur pour 3 à 5 jours. Les fruits se congèlent entiers ou en morceaux pour usage cuisiné ultérieur.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le basilic est l'association la plus courante avec la tomate. Ses huiles essentielles (linalol, eugénol) exercent un effet répulsif documenté sur les pucerons et aleurodes, et ses fleurs attirent syrphes et abeilles [2].
La carotte développe un pivot profond à une profondeur différente du système racinaire de la tomate, limitant la compétition directe. Ses ombellifères en fleur attirent les parasitoïdes (Hyménoptères), prédateurs naturels des pucerons et chenilles [2].
L'oignon et le poireau, tous deux Alliacées, libèrent des composés soufrés volatils qui perturbent l'orientation olfactive de ravageurs comme les thrips et certains diptères [2].
Le persil fournit, par ses ombelles en fleur, du nectar aux insectes auxiliaires, notamment les parasitoïdes. Son port bas ne génère pas d'ombre concurrente pour la tomate [2].
L'oeillet-d'Inde (Tagetes sp.) est l'un des compagnons les mieux étudiés de la tomate. Ses exsudats racinaires, dont le alpha-terthiényle, inhibent les nématodes phytoparasites du genre Meloidogyne. Ses fleurs repoussent également les aleurodes par leur odeur [2].
Le céleri est planté en association avec la tomate pour sa complémentarité spatiale. L'effet supposé sur les nématodes reste peu documenté expérimentalement, mais l'association est courante en maraîchage biologique [2].
Pourquoi éviter ces voisinages.
La pomme de terre est le voisin le plus risqué. Ces deux Solanacées partagent les mêmes pathogènes, en particulier Phytophthora infestans (mildiou) et le doryphore (Leptinotarsa decemlineata). La proximité constitue un réservoir d'inoculum et accélère la propagation [2].
L'aubergine, également Solanacée, partage les mêmes maladies fongiques (verticilliose, mildiou) et les mêmes ravageurs (aleurodes, pucerons). L'association augmente la pression parasitaire globale sur les deux cultures [2].
Le fenouil produit des composés allélopathiques, dont l'anéthole et d'autres terpenoïdes, qui inhibent la croissance de nombreuses plantes voisines, dont la tomate. Son isolement du reste du potager est conseillé en toutes circonstances [2].
Le chou (Brassicacées) entre en compétition pour les ressources minérales et partage certains ravageurs généralistes. L'incompatibilité est rapportée en jardinage associatif, bien que les mécanismes soient moins tranchés que pour les Solanacées [2].
La betterave présente une incompatibilité rapportée avec la tomate dans la littérature de jardinage associatif, possiblement par compétition pour le potassium. Les mécanismes précis ne sont pas établis expérimentalement à ce jour [2].
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →Solanum lycopersicum a été classée par Linné en 1753 dans le genre Solanum [1]. Joseph Pitton de Tournefort avait décrit le genre Lycopersicon dès 1694, et Philip Miller y reclassa l'espèce en 1768 sous Lycopersicon esculentum Mill., désormais synonyme [1].
L'espèce est originaire du Mexique et d'Amérique centrale. Sa diffusion en Europe remonte aux grandes expéditions du XVIe siècle. La première attestation du mot "tomate" en français date de 1598, dans la traduction de l'Historia natural y moral de las Indias de José de Acosta par Robert Regnault [1].
Les cultivars à anthocyanines épidermiques (peau bleue ou indigo) résultent de croisements avec des espèces sauvages apparentées porteuses d'allèles responsables de la production d'anthocyanines dans le péricarpe, trait absent chez la tomate cultivée classique. Ces programmes de sélection se sont développés principalement aux États-Unis à partir des années 2000, notamment à l'université d'état de l'Oregon.
L'historique précis du cultivar Blue Pitts, notamment l'identité de l'obtenteur, l'année de création et la généalogie exacte, ne fait pas l'objet d'une documentation publique vérifiable dans les sources disponibles.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Blue Pitts se sème en intérieur février à avril.
Les plantes compagnes recommandées pour Blue Pitts sont : basilic, carotte, oignon, persil, oeillet-d-inde, poireau.
Il est déconseillé de cultiver Blue Pitts à proximité de : fenouil, chou, pomme de terre, aubergine, betterave.
La culture de Blue Pitts est moyenne, nécessitant quelques connaissances de base.
Blue Pitts se récolte juin à octobre.
L'espacement recommandé pour Blue Pitts est de 50-80 cm entre plants.
Tu peux acheter des graines de Blue Pitts chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/P6377-Blue-Pitts
Oui, Blue Pitts est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Blue Pitts sont : basilic, carotte, oignon, persil. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Avant le XVIIIe siècle, les Européens considéraient la tomate comme un fruit toxique , c'est pourtant une Solanacée comestible parmi les plus cultivées au monde.
Habitat d'origine incertain, probablement Amérique du Sud occidentale.