Mildiou
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Solanum lycopersicum
Brandywine Pink est un cultivar patrimonial de tomate (Solanum lycopersicum) de type beefsteak, préservé par les communautés amish du comté de Chester en Pennsylvanie. [2] Ses fruits atteignent couramment 300 à 700 g à maturité pleine, avec une peau rose fine et une chair dense à faible densité de graines.
Le cultivar se distingue par son feuillage dit potato-leaf : les folioles sont larges, peu découpées, et rappellent morphologiquement les feuilles de pomme de terre (Solanum tuberosum). Ce caractère, déterminé génétiquement, est stable à travers les générations et constitue un indicateur d'authenticité de la souche. [2]
La croissance est indéterminée, ce qui nécessite un tuteurage solide sur toute la saison. [1] Le semis se fait sous abri en mars ou en avril, le repiquage après les dernières gelées en mai. La maturité intervient 80 à 100 jours après le repiquage, ce qui place les premières récoltes entre fin juillet et septembre selon les régions.
Le cultivar est tardif par rapport aux variétés précoces, une contrainte à intégrer dans les zones à saison courte sans protection adéquate.
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Température | 15 à 35 °C |
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 50-80 cm entre plants |
| Maturité | 60-85 jours après repiquage |
| Altitude max | 800 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début avr. | — | début juin → début oct. |
| Atlantique | début févr. → début avr. | — | début juin → début oct. |
| Océanique | mi-févr. → mi-avr. | — | mi-juin → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin avr. | — | fin juin → fin oct. |
| Montagne | début mars → début mai | — | début juil. → début nov. |
Cette variété est une des plus appréciées. Sa production est moyenne et étalée. Elle offre des fruits aplatis de type “chair de bœuf” et de couleur rouge rosé.
Au potager, Brandywine Pink s'entend bien avec Basilic, Carotte, Oignon, Persil, Oeillet-d-inde, Poireau et Celeri.
Aime la chaleur : offrez-lui le coin le plus ensoleillé de votre jardin.
Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Respectez un espacement de 50-80 cm entre plants pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Riche, drainé, pH 6.0-6.8. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Cultivable jusqu'à 800m d'altitude.
Récoltez quand les fruits sont bien colorés mais encore fermes. Laissez mûrir les derniers à température ambiante si le froid arrive. Conservation : 1 semaine à température ambiante, jamais au frigo.
Guide complet : cultiver les tomates →
Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae (haricot, fève, pois) puis Brassicaceae (chou, navet). Les Solanacées épuisent l'azote et sensibilisent le sol aux maladies fongiques. Rotation obligatoire pour éviter la réinfection.
Brandywine Pink se distingue des autres grandes tomates patrimoniales par la combinaison de trois caractères : le feuillage potato-leaf, le calibre des fruits et la finesse de la peau.
Le feuillage potato-leaf est le marqueur le plus immédiat : folioles larges, faiblement dentées, peu découpées. Ce trait est absent chez la plupart des autres grands cultivars beefsteak comme Coeur de Boeuf ou Rose de Berne, qui présentent un feuillage standard découpé. [2]
Les fruits ont un poids courant de 300 à 700 g, avec des pointes dépassant 1 kg dans des conditions favorables. La peau est fine, sans cuticule épaisse, ce qui rend les fruits sensibles aux fissures lors de pluies survenant après une période sèche. [2]
La maturité est tardive : 80 à 100 jours depuis le repiquage, contre 60 à 75 jours pour des cultivars précoces comme Stupice. Ce délai allongé réduit le nombre de récoltes possibles dans les régions à saison courte.
La chair contient peu de loges séminales et peu de graines par rapport aux cultivars côtelés à nombreuses loges. Ce caractère morphologique est stable à travers les générations et valorisé pour la consommation fraîche en tranches. [2]
Plusieurs cultivars portent le nom Brandywine suivi d'un qualificatif de couleur : Brandywine Red, Brandywine Yellow, Brandywine Black. Ces variantes ne sont pas de simples mutations d'un même génotype : elles ont des origines et des caractéristiques agronomiques distinctes, et leurs résultats en culture peuvent diverger significativement. [2]
À l'intérieur du groupe Brandywine Pink, plusieurs souches distinctes circulent. La souche Sudduth's Brandywine présente le feuillage potato-leaf historique. La souche OTV Brandywine, en revanche, a un feuillage régulier (regular-leaf), des fruits généralement plus petits et un comportement cultural qui peut s'écarter sensiblement de la souche d'origine. [2]
Lors d'un achat de graines, il est utile de vérifier si le semencier précise la souche proposée, en particulier pour distinguer la lignée à feuillage potato-leaf de la lignée regular-leaf (OTV).
Pathologies courantes sur les Solanaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Symptômes : tache noire enfoncée à la base du fruit.
Prévention : arrosage régulier (stress hydrique = déséquilibre calcium), paillage, apport de calcium au sol avant plantation.
Symptômes : taches brunes concentriques sur feuilles basses.
Prévention : rotation 4 ans minimum, retrait des feuilles touchées, décoction de prêle en préventif.
Le fruit entier est la partie comestible. La chair dense et peu aqueuse se prête avant tout à la consommation crue, en tranches épaisses pour les salades composées et les sandwichs.
Le profil de saveur associe une acidité franche à une sucrosité marquée. Ce rapport sucres/acides diffère de celui des hybrides modernes, sélectionnés pour une acidité réduite et une conservation prolongée. [2]
En cuisine cuite, la faible teneur en eau le rend moins adapté aux sauces longues que des cultivars dédiés à cet usage comme San Marzano. Il convient en revanche aux préparations courtes : bruschetta, gazpacho, poêlée rapide, où la saveur n'est pas atténuée par une cuisson prolongée.
Les associations culinaires classiques incluent le basilic frais, la mozzarella, l'huile d'olive vierge, le vinaigre balsamique et les anchois. La peau fine ne nécessite pas de pelage pour la majorité des préparations.
La durée de conservation est courte : 5 à 7 jours à température ambiante après récolte à maturité complète. Le réfrigérateur altère la texture et le profil aromatique et est à éviter. La variété se prête mal à la mise en conserve entière en raison de sa faible acidité relative, mais peut être transformée en coulis ou congelée en morceaux pour un usage hivernal.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le basilic (Ocimum basilicum) libère des huiles essentielles volatiles, notamment le linalol et l'eugénol, qui exercent un effet répulsif sur les pucerons et les aleurodes à courte distance. [3] Il partage avec la tomate les mêmes exigences thermiques et peut se cultiver en association directe sans compétition significative pour l'eau ou les nutriments.
L'oeillet d'Inde (Tagetes spp.) est l'auxiliaire nématicide le mieux documenté du potager. Ses racines sécrètent des thiofulvenates qui réduisent les populations de nématodes à galles (Meloidogyne spp.) dans le sol sur une à deux saisons. [3] Ses fleurs attirent simultanément les syrphes (Syrphidae), dont les larves sont prédatrices de pucerons et de chenilles.
La carotte (Daucus carota) et le persil (Petroselinum crispum), à enracinement pivotant, ameublissent le sol en profondeur sans concurrencer les racines fasciculées superficielles de la tomate. Le persil en fleur attire les syrphes et les parasitoïdes, auxiliaires naturels des colonies de pucerons. [3]
L'oignon (Allium cepa) et le poireau (Allium porrum) émettent des composés soufrés (thiosulfinates) qui perturbent la localisation olfactive de plusieurs insectes ravageurs. Leur présence en bordure de planche réduit la pression de certains aleurodes et pucerons sur les tomates voisines. [3]
Le céleri (Apium graveolens) occupe l'espace bas de la planche par son port compact sans entrer en compétition directe avec la tomate en hauteur. Son odeur forte est signalée empiriquement comme répulsive pour certains insectes dans les pratiques de maraîchage biologique, même si les mécanismes restent moins formalisés que pour les alliacées ou les tagètes.
Pourquoi éviter ces voisinages.
La pomme de terre (Solanum tuberosum) est la voisine à proscrire en priorité. Les deux espèces appartiennent à la même famille (Solanaceae) et partagent les mêmes pathogènes : le mildiou (Phytophthora infestans), le virus de la mosaïque de la tomate et les populations de doryphores (Leptinotarsa decemlineata). Cultiver les deux espèces côte à côte favorise les contaminations croisées et complique fortement la gestion phytosanitaire. [1]
L'aubergine (Solanum melongena), autre solanacée, présente les mêmes points de vulnérabilité : mildiou, oïdium, aleurodes, acariens. La concentration de deux hôtes solanacées au même emplacement amplifie les populations de ces organismes. [1]
Le fenouil (Foeniculum vulgare) exerce une allélopathie large sur ses voisins. Ses exsudats racinaires inhibent la croissance de nombreuses espèces cultivées, dont les tomates. Cette incompatibilité est l'une des plus citées dans les références de culture biologique et dans la littérature sur les associations végétales. [3]
Le chou et les autres Brassicacées entrent en compétition nutritive marquée avec les solanacées pour l'azote et le calcium, deux éléments dont la tomate est fortement demandeuse en phase de fructification. Les deux familles partagent également des sensibilités aux maladies cryptogamiques en conditions humides. [3]
La betterave (Beta vulgaris) présente une incompatibilité moins documentée par la recherche formelle, mais signalée empiriquement dans plusieurs sources de maraîchage biologique. La compétition pour le potassium est avancée comme mécanisme probable : la betterave est une grande consommatrice de ce nutriment, tout comme la tomate en phase de fructification. [3]
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →Le nom Brandywine fait référence à la Brandywine Creek, rivière du comté de Chester en Pennsylvanie. [2] La première mention écrite d'une tomate portant ce nom dans les publications horticoles américaines date de 1885. [2]
La variété est associée aux communautés amish de Pennsylvanie et d'Ohio, qui l'ont maintenue et transmise de génération en génération avant sa diffusion plus large au XXe siècle. La Seed Savers Exchange (SSE), organisation américaine de conservation des variétés potagères fondée en 1975, a joué un rôle central dans sa préservation et sa popularisation à partir des années 1980. [2]
Ben Quisenberry, membre du réseau SSE, est crédité d'avoir fourni la souche désormais connue sous le nom Sudduth's Brandywine, considérée dans la littérature spécialisée comme la plus proche du matériel d'origine. [2] D'autres souches, dont OTV Brandywine et Platfoot's Brandywine, ont été sélectionnées et diffusées indépendamment, ce qui explique la variabilité observable entre plants issus de semenciers différents.
En France, le cultivar a été introduit dans les années 1990 et 2000 par les réseaux de semences patrimoniales, notamment Kokopelli et Germinance. L'espèce Solanum lycopersicum a été classifiée par Linné en 1753 dans le genre Solanum, famille des Solanaceae. [1]
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Brandywine Pink se sème en intérieur février à avril.
Les plantes compagnes recommandées pour Brandywine Pink sont : basilic, carotte, oignon, persil, oeillet-d-inde, poireau.
Il est déconseillé de cultiver Brandywine Pink à proximité de : fenouil, chou, pomme de terre, aubergine, betterave.
La culture de Brandywine Pink est moyenne, nécessitant quelques connaissances de base.
Brandywine Pink se récolte juin à octobre.
L'espacement recommandé pour Brandywine Pink est de 50-80 cm entre plants.
Tu peux acheter des graines de Brandywine Pink chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/P7001-Brandywine-Pink
Oui, Brandywine Pink est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Brandywine Pink sont : basilic, carotte, oignon, persil. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Les Solanacées produisent naturellement des alcaloïdes , c'est leur défense contre les ravageurs, et ce qui donne au piment sa capsaïcine.
Habitat d'origine incertain, probablement Amérique du Sud occidentale.