Mildiou
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Solanum lycopersicum
Saint Pierre est une variété française de tomate (Solanum lycopersicum L.) à croissance indéterminée, dont les fruits ronds et charnus atteignent 150 à 250 g à maturité [1]. La peau fine, de couleur rouge vif, recouvre une chair dense aux loges bien définies.
Plante herbacée vivace sous les tropiques, elle est conduite en annuelle sous nos latitudes [1]. Le semis se fait sous abri de février à avril ; le repiquage intervient après le risque de dernières gelées, généralement à partir du 15 mai selon la zone.
Sa floraison suit le rythme indéterminé propre à l'espèce : les bouquets floraux se succèdent séparés par trois feuilles jusqu'à l'automne, étalant la production de juillet à octobre [1]. Elle convient à la consommation fraîche comme à la transformation en sauce ou en bocaux.
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Température | 15 à 35 °C |
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 50-80 cm entre plants |
| Maturité | 60-85 jours après repiquage |
| Altitude max | 800 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début avr. | — | début juin → début oct. |
| Atlantique | début févr. → début avr. | — | début juin → début oct. |
| Océanique | mi-févr. → mi-avr. | — | mi-juin → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin avr. | — | fin juin → fin oct. |
| Montagne | début mars → début mai | — | début juil. → début nov. |
Cette variété de tomate ancienne offre de gros fruits ronds de 200 à 400 g à la chair ferme, juteuse et savoureuse. De par sa production abondante et son excellente qualité gustative, elle est très prisée par les jardiniers. La tomate Saint Pierre, Solanum lycopersicum, est une variété de mi-saison développée par l’entreprise Vilmorin & Cie en France en 1880.
Plantée à côté de Basilic, Carotte, Oignon, Persil, Oeillet-d-inde, Poireau et Celeri, Saint Pierre bénéficie d'associations favorables.
Plante thermophile , elle donne le meilleur d'elle-même quand le mercure monte.
Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Respectez un espacement de 50-80 cm entre plants pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Riche, drainé, pH 6.0-6.8. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Cultivable jusqu'à 800m d'altitude.
Récoltez quand les fruits sont bien colorés mais encore fermes. Laissez mûrir les derniers à température ambiante si le froid arrive. Conservation : 1 semaine à température ambiante, jamais au frigo.
Guide complet : cultiver les tomates →
Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae (haricot, fève, pois) puis Brassicaceae (chou, navet). Les Solanacées épuisent l'azote et sensibilisent le sol aux maladies fongiques. Rotation obligatoire pour éviter la réinfection.
Saint Pierre se distingue des tomates hybrides F1 à gros fruits par un profil aromatique acide-sucré plus affirmé, que les sélections modernes ont atténué pour favoriser la conservation et la tenue au transport longue distance.
Contrairement aux variétés à port déterminé retenues pour la récolte mécanique, Saint Pierre est à croissance indéterminée [1] : la tige principale ne s'arrête pas spontanément et réclame tuteurage et taille régulière des gourmands tout au long de la saison.
Son calibre (150 à 250 g par fruit) est inférieur à celui du Cœur de Bœuf (souvent 300 g et plus) mais nettement supérieur aux types cocktail (30 à 80 g). La peau fine la rend peu adaptée au transport longue distance, ce qui explique sa quasi-absence des filières grande distribution et sa persistance dans les jardins et circuits courts.
Saint Pierre est parfois confondue avec d'autres grosses tomates rouges à port indéterminé. La Marmande s'en distingue nettement par ses fruits côtelés et aplatis, à cavités larges et irrégulières : ces caractères sont absents chez Saint Pierre, dont le fruit est plus régulièrement sphérique et lisse.
La Cœur de Bœuf présente un fruit allongé en pointe effilée, une chair encore plus compacte et une absence quasi totale de jus de végétation : sa morphologie n'est pas interchangeable avec Saint Pierre, malgré le gabarit voisin.
Enfin, des appellations locales portant un nom de saint (Saint-Pierre de Groix, par exemple) désignent des populations non standardisées, distinctes du cultivar commercial. Les caractères morphologiques peuvent y diverger sensiblement.
Pathologies courantes sur les Solanaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Symptômes : tache noire enfoncée à la base du fruit.
Prévention : arrosage régulier (stress hydrique = déséquilibre calcium), paillage, apport de calcium au sol avant plantation.
Symptômes : taches brunes concentriques sur feuilles basses.
Prévention : rotation 4 ans minimum, retrait des feuilles touchées, décoction de prêle en préventif.
Le fruit mûr est la seule partie consommée. La chair dense et peu aqueuse se découpe en tranches fermes sans s'effriter, qualité appréciée pour les salades composées et les présentations soignées.
Crue, elle convient aux classiques provençaux : tranches avec huile d'olive, basilic frais, fleur de sel. La peau fine ne nécessite généralement pas d'émondage pour la consommation directe.
Cuite, la faible teneur en eau permet d'obtenir des sauces à texture épaisse sans réduction prolongée. Elle se prête au coulis pasteurisé pour la mise en bocaux, au gratin de tomates et aux tomates farcies, la cavité pluriloculaire offrant un volume utile pour la garniture [1].
En confiture de tomates ou en chutney, l'équilibre naturel pulpe-sucre limite les corrections d'acidité. Le séchage partiel au four (90 °C, 4 à 6 heures) concentre les arômes pour une conservation à l'huile d'olive.
Conservation post-récolte : 5 à 7 jours à température ambiante pour les fruits à pleine maturité, 2 à 3 semaines pour les fruits récoltés légèrement fermes avant maturité complète. La réfrigération bloque la maturation et appauvrit les composés aromatiques volatils : Saint Pierre ne se conserve pas au réfrigérateur.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le basilic émet des terpènes volatils (linalol, eugénol) qui perturbent le repérage olfactif de l'aleurode Trialeurodes vaporariorum et du sphinx de la tomate. Plusieurs essais en maraîchage biologique rapportent une densité d'aleurodes réduite sur les rangs de tomates interplantées de basilic [1].
La carotte occupe un horizon racinaire différent du pivot tomate : son système fasciculé exploite les trente premiers centimètres du sol pendant que la tomate prospecte plus profond. Cette complémentarité limite la concurrence hydrique et minérale sur une même planche.
L'oignon et le poireau, riches en composés soufrés (disulfures d'allyle), masquent l'odeur foliaire de la tomate et gênent l'installation des pucerons verts (Macrosiphum euphorbiae). Leur port dressé et leur faible emprise au sol en font des voisins peu concurrentiels.
Le persil attire par ses ombelles les syrphes et les micro-hyménoptères parasitoïdes, prédateurs des pucerons et des chenilles de noctuelles qui attaquent les fruits en formation.
L'oeillet d'Inde (Tagetes patula) libère par ses racines des thiophènes nématicides actifs contre Meloidogyne incognita, nématode à galles qui affaiblit la tomate sur sols chauds et sableux.
Le céleri tolère la mi-ombre des pieds adultes et, grâce à ses huiles essentielles (apiol, myristicine), brouille le repérage de plusieurs ravageurs communs aux Solanacées.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →L'espèce Solanum lycopersicum est originaire du Mexique et d'Amérique centrale. Introduite en Europe par les Espagnols au XVIe siècle, elle est attestée en français dès 1598 dans la traduction de l'ouvrage de José de Acosta par Robert Regnault [1]. Linné la classe formellement dans le genre Solanum en 1753 [1].
La variété Saint Pierre figure dans les grands catalogues horticoles français de la fin du XIXe siècle, notamment chez Vilmorin-Andrieux [2]. Elle appartient au corpus de sélections massales paysannes françaises consolidées entre 1880 et 1920 environ, avant la généralisation des hybrides F1 dans les années 1960-1970.
Sans créateur identifié par un acte de sélection formel, Saint Pierre résulte d'une stabilisation progressive de caractères : fruits ronds lisses, chair dense, bon maintien après récolte. Ces critères répondaient aux besoins du commerce local de plein air, où la présentation primait sur la conservation longue distance.
Elle figure aujourd'hui dans les catalogues officiels français en tant que variété de conservation (catégorie définie par la directive européenne 2009/145/CE), accessible aux semenciers amateurs et aux producteurs en circuit court. Les semenciers conservateurs Kokopelli et Germinance l'ont maintenue dans leurs gammes sous forme de semences reproductibles.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Saint Pierre se sème en intérieur février à avril.
Les plantes compagnes recommandées pour Saint Pierre sont : basilic, carotte, oignon, persil, oeillet-d-inde, poireau.
Il est déconseillé de cultiver Saint Pierre à proximité de : fenouil, chou, pomme de terre, aubergine, betterave.
La culture de Saint Pierre est moyenne, nécessitant quelques connaissances de base.
Saint Pierre se récolte juin à octobre.
L'espacement recommandé pour Saint Pierre est de 50-80 cm entre plants.
Tu peux acheter des graines de Saint Pierre chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/P6245-Saint-Pierre
Oui, Saint Pierre est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Saint Pierre sont : basilic, carotte, oignon, persil. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Avant le XVIIIe siècle, les Européens considéraient la tomate comme un fruit toxique , c'est pourtant une Solanacée comestible parmi les plus cultivées au monde.
Habitat d'origine incertain, probablement Amérique du Sud occidentale.