Pucerons noirs
Symptômes : colonies sur tiges et feuilles jeunes.
Prévention : paillage de capucines ou d'œillets d'Inde à proximité, jet d'eau, savon noir en dernier recours.
Phaseolus vulgaris
Le Coco Nain Blanc est un cultivar de haricot commun (Phaseolus vulgaris L.) à port nain, appartenant au groupe des haricots cocos [1]. Sa graine est ronde, lisse et blanche ivoire, caractéristique qui le distingue des haricots à grain allongé ou tacheté.
Comme l'ensemble des haricots communs, son ancêtre sauvage est originaire de Mésoamérique, où la domestication remonte à plusieurs millénaires avant notre ère [1]. Introduit en Europe à partir du XVIe siècle, le type coco à grain blanc et rond s'est diversifié en de nombreux cultivars locaux, en particulier en France [1].
Le port nain libère le jardinier du tuteurage, contrairement aux haricots grimpants. Le semis s'effectue après le dernier gel printanier, généralement à partir de la mi-mai en plaine française, pour une récolte en écossage 65 à 75 jours après le semis.
La plante est autogame : ses fleurs se fécondent avant de s'ouvrir (cléistogamie), ce qui facilite la sélection de lignées pures et le maintien d'une variété stable d'une année à l'autre [1].
| pH du sol | 6.5 à 7.0 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 40 cm entre rangs, 8-10 cm entre graines |
| Maturité | 50-70 jours (nains), 60-90 jours (grimpants) |
| Altitude max | 1150 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | — | début mai → début juil. | début août → début oct. |
| Atlantique | — | début mai → début juil. | début août → début oct. |
| Océanique | — | mi-mai → mi-juil. | mi-août → mi-oct. |
| Semi-continentale | — | fin mai → fin juil. | fin août → fin oct. |
| Montagne | — | début juin → début août | début sept. → début nov. |
Haricot ancienne Coco Nain Blanc : goût doux, culture facile, on en consomme soit le fruit, soit les graines, riches en protéines.
Le haricot, ou haricot commun, est une espèce de plantes à fleurs annuelles de la famille des Fabaceae, du genre Phaseolus, couramment cultivée comme légume. On en consomme soit le fruit, soit les graines, riches en protéines.
Résistance au froid correcte, mais protégez-la des gelées tardives.
Variété ancienne, transmise de génération en génération.
Le semis direct en pleine terre est possible de mai à juillet, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 40 cm entre rangs, 8-10 cm entre graines pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Léger, drainé, pas trop riche en azote. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : moyenne.
Cultivable jusqu'à 1150m d'altitude.
Cueillez tous les 3 jours pour stimuler la production. Les gousses doivent casser net , si elles plient, c'est trop tôt.
Guide complet : cultiver les haricots →
Rotation : éviter 3 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Solanacées (tomate, poivron) puis Cucurbitacées (courge, concombre). Les Fabacées fixent l'azote atmosphérique via leurs nodosités. Planter tomates ou courges après profite de cet azote.
Au sein des haricots nains, le Coco Nain Blanc se distingue par sa graine entièrement blanche ivoire, sans moucheture ni bicoloration, à peau fine. Cela le différencie des cultivars cocos tachetés (Borlotti, Coco Rose de Chevrier) où les pigments marquent la peau et influencent la tenue à la cuisson.
Par rapport aux haricots verts nains (type Contender ou Triomphe de Farcy), le Coco Nain Blanc est sélectionné pour la récolte en grain et non en gousse : sa cosse développe rapidement un parchemin fibreux qui la rend impropre à la consommation en haricot vert [1]. La sélection a porté sur la rondeur et la blancheur du grain, la finesse de la peau, et la régularité du remplissage des cosses.
Le Coco Nain Blanc peut être confondu avec d'autres haricots à grain blanc ou d'autres types proches. Plusieurs distinctions s'imposent.
Le Coco de Paimpol bénéficie d'une Indication Géographique Protégée (IGP) : c'est une sélection locale bretonne cultivée sous cahier des charges strict, distincte des cocos nains blancs génériques. La dénomination ne s'applique qu'aux productions de la zone délimitée en Bretagne.
Le haricot lingot (type Lingot du Nord) est également blanc, mais sa graine est allongée et non sphérique, à la différence du type coco à grain rond caractéristique du Coco Nain Blanc.
Le haricot de Lima (Phaseolus lunatus) est une espèce distincte [1] : grain plus grand et aplati, goût plus prononcé, et teneur en composés cyanogéniques qui impose une cuisson complète. Il ne faut pas le confondre avec les cocos du type vulgaris.
Pathologies courantes sur les Fabaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : colonies sur tiges et feuilles jeunes.
Prévention : paillage de capucines ou d'œillets d'Inde à proximité, jet d'eau, savon noir en dernier recours.
Symptômes : taches brunes sur gousses, graines abîmées.
Prévention : éviter arrosage du feuillage, rotation, espacement suffisant pour l'aération.
La partie comestible principale est la graine [1] : fraîche et demi-sèche (écossée au jardin), ou complètement sèche après ressuyage. La cosse n'est pas consommée, son parchemin se développant rapidement après floraison.
En écossage frais, les graines cuisent en 20 à 30 minutes à frémissement dans de l'eau non salée. Elles peuvent être servies chaudes en accompagnement, incorporées à des salades tièdes, ou intégrées à des mijotés de légumes.
En grain sec, un trempage de 8 à 12 heures est recommandé avant une cuisson de 45 à 60 minutes. Les graines sèches se conservent plusieurs années dans un bocal hermétique, à l'abri de la lumière et de l'humidité [1].
Les associations culinaires françaises classiques : lard fumé, tomate, bouquet garni, herbes du Midi (thym, laurier, sarriette). Le coco nain blanc entre dans les soupes de légumes, les plats en sauce, et les mélanges avec des légumes-racines comme la carotte ou le panais.
La graine est riche en protéines végétales et en glucides complexes [1], ce qui en fait une base nourrissante dans les menus sans viande ou comme complément à des céréales.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le maïs et la courge forment avec le haricot le complexe "trois sœurs" des peuples mésoaméricains [1]. Le haricot fixe l'azote atmosphérique via ses nodosités racinaires, bénéficiant ainsi au maïs, très exigeant en azote [1]. La courge couvre le sol de son feuillage large, limitant l'évaporation et freinant les adventices au pied des deux autres cultures.
La carotte et le haricot présentent une complémentarité racinaire : le haricot explore les horizons superficiels du sol, la carotte les couches plus profondes, ce qui réduit la compétition hydrique directe entre les deux espèces. Les odeurs des fanes de carotte peuvent également perturber certains insectes phytophages.
Le chou bénéficie de la fertilisation progressive du sol par les racines du haricot. La rotation légumineuses/crucifères sur une même parcelle réduit aussi la pression des ravageurs spécifiques aux choux (piéride, altise).
Le céleri dégage des composés aromatiques (phtalides) qui exercent un effet répulsif sur certains insectes ravageurs, sans entrer en compétition racinaire significative avec le haricot.
Pourquoi éviter ces voisinages.
L'oignon et l'ail produisent des composés soufrés qui, selon des observations empiriques largement documentées en jardinage potager, inhibent l'activité des bactéries fixatrices d'azote (Rhizobium leguminosarum) associées aux racines des légumineuses. Cette inhibition pénalise la nodulation du haricot et réduit le bénéfice de la fixation d'azote.
Le fenouil exerce une allélopathie reconnue sur de nombreuses plantes potagères, via des exsudats racinaires (phénols, terpènes) qui inhibent la germination et la croissance des plantes voisines. Il est conseillé de l'isoler du reste du potager pour éviter cet effet.
Le poireau, alliacée comme l'oignon et l'ail, présente des effets similaires sur les bactéries symbiotiques du haricot. Sa présence à proximité peut compromettre la fixation d'azote et réduire la vigueur de la légumineuse.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →Le haricot commun (Phaseolus vulgaris) a connu une double domestication : l'une en Mésoamérique (variété vulgaris), l'autre dans les Andes (variété aborigineus) [1]. Les premières traces archéologiques remontent à 6 000 ans av. J.-C. au Pérou, à 4 000 ans av. J.-C. au Tamaulipas et à environ 2 000 ans av. J.-C. à Tehuacán, dans l'actuel Mexique [1].
La première introduction en Europe est attribuée à Christophe Colomb, qui découvrit le haricot à Cuba lors de son premier voyage en octobre 1492 [1]. La diffusion s'est accélérée depuis le Vatican, où la plante est cultivée dès 1528 sous le pontificat de Clément VII [1].
En France, le mot "haricot" n'est attesté qu'à partir de 1640 ; auparavant, le terme "fazéol" (d'où vient "fayot") était courant [1]. Dès le XVe siècle, des navigateurs portugais avaient également introduit la plante en Afrique et en Asie [1].
Le type "coco" à grain rond est une sélection européenne, issue de la grande diversification du haricot sur le continent après son introduction [1]. Les cultivars à grain blanc et rond, adaptés à l'écossage demi-sec, se sont stabilisés dans les traditions potagères françaises, belges et italiennes au cours des XVIIIe et XIXe siècles. Le Coco Nain Blanc appartient au pool génétique méso-américain, caractérisé par des graines de taille intermédiaire par rapport aux types andins à grain plus gros [1].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Coco Nain Blanc se sème en extérieur mai à juillet.
Les plantes compagnes recommandées pour Coco Nain Blanc sont : mais, courge, carotte, chou, celeri.
Il est déconseillé de cultiver Coco Nain Blanc à proximité de : oignon, ail, fenouil, poireau.
La culture de Coco Nain Blanc est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.
Coco Nain Blanc se récolte août à octobre.
L'espacement recommandé pour Coco Nain Blanc est de 40 cm entre rangs, 8-10 cm entre graines.
Tu peux acheter des graines de Coco Nain Blanc chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.fr/fr/c/search?search=Coco%20Nain%20Blanc
Oui, Coco Nain Blanc est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Coco Nain Blanc sont : mais, courge, carotte, chou. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Les Fabacées (ou Légumineuses) enrichissent naturellement le sol , les cultiver, c'est préparer le terrain pour la culture suivante.
Amérique du Sud? Habitat d'origine incertain.