Pucerons noirs
Symptômes : colonies sur tiges et feuilles jeunes.
Prévention : paillage de capucines ou d'œillets d'Inde à proximité, jet d'eau, savon noir en dernier recours.
Phaseolus vulgaris
Le haricot de Soissons est un cultivar traditionnel de Phaseolus vulgaris L. (Fabaceae), sélectionné dans la région de Soissons (Aisne). Ses graines blanches de grande taille sont caractéristiques des types à gros grain issus du fond génétique andin de l'espèce [1].
Plante herbacée annuelle à port volubile, elle s'enroule autour de son support dans le sens inverse des aiguilles d'une montre [1]. Un tuteur solide est nécessaire tout au long de la végétation.
Semis en pleine terre après les dernières gelées, à partir de mi-mai selon les régions. Récolte des gousses mûres en fin d'été, séchage et battage des graines en automne pour la conservation.
La fécondation est principalement autogame par cléistogamie [1] : les fleurs se fécondent sans s'ouvrir complètement, ce qui assure une stabilité variétale élevée et facilite la conservation des semences d'une année à l'autre.
| pH du sol | 6.5 à 7.0 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 40 cm entre rangs, 8-10 cm entre graines |
| Maturité | 50-70 jours (nains), 60-90 jours (grimpants) |
| Altitude max | 1000 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | — | début mai → début juin | début sept. → début oct. |
| Atlantique | — | début mai → début juin | début sept. → début oct. |
| Océanique | — | mi-mai → mi-juin | mi-sept. → mi-oct. |
| Semi-continentale | — | fin mai → fin juin | fin sept. → fin oct. |
| Montagne | — | début juin → début juil. | début oct. → début nov. |
Gros haricot blanc à rames pour cassoulet et ragoûts.
Le haricot, ou haricot commun, est une espèce de plantes à fleurs annuelles de la famille des Fabaceae, du genre Phaseolus, couramment cultivée comme légume. On en consomme soit le fruit, soit les graines, riches en protéines.
Résistance au froid correcte, mais protégez-la des gelées tardives.
Variété ancienne, transmise de génération en génération, tardive, elle prolonge la saison jusqu'aux premiers froids.
Le semis direct en pleine terre est possible de mai à juin, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 40 cm entre rangs, 8-10 cm entre graines pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Léger, drainé, pas trop riche en azote. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : moyenne.
Cultivable jusqu'à 1000m d'altitude.
Cueillez tous les 3 jours pour stimuler la production. Les gousses doivent casser net , si elles plient, c'est trop tôt.
Guide complet : cultiver les haricots →
Rotation : éviter 3 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Solanacées (tomate, poivron) puis Cucurbitacées (courge, concombre). Les Fabacées fixent l'azote atmosphérique via leurs nodosités. Planter tomates ou courges après profite de cet azote.
Parmi les haricots à gros grain blanc, le Soissons se distingue d'abord par la taille de ses graines. Une graine sèche adulte peut dépasser 15 mm de longueur, au-dessus des haricots blancs de type navy (8 à 10 mm) ou des lingots courants (12 à 14 mm).
C'est une variété tardive, nécessitant 100 à 120 jours de végétation pour atteindre le stade grain sec, ce qui réserve sa culture aux régions à été long. Il est conduit à rames, contrairement aux cultivars nains qui dominent la production industrielle et ne nécessitent aucun tuteurage.
La texture après cuisson longue est crémeuse, à peau fine, grain fondant. Ce profil convient aux mijotages (cassoulet, potées, gratin de haricots), là où les types à grain plus petit ou à peau plus épaisse donnent un résultat moins homogène en bouche.
Le terme « Soissons » peut désigner plusieurs lignées distinctes. La plus courante est le grain blanc, mais des formes à grain rouge ou bicolore circulent sous des noms proches (« Soissons rouge ») : ce sont des cultivars différents, malgré leur origine géographique commune.
À ne pas confondre avec d'autres gros haricots blancs français : la mogette vendéenne, le lingot du Nord ou le coco de Paimpol (IGP) partagent la couleur blanche et la forme réniforme, mais diffèrent par le terroir d'origine, la taille exacte des graines et leur comportement à cuisson. Le Soissons se caractérise typiquement par des graines larges et aplaties, distinctes du profil plus court et renflé du lingot standard.
Pathologies courantes sur les Fabaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : colonies sur tiges et feuilles jeunes.
Prévention : paillage de capucines ou d'œillets d'Inde à proximité, jet d'eau, savon noir en dernier recours.
Symptômes : taches brunes sur gousses, graines abîmées.
Prévention : éviter arrosage du feuillage, rotation, espacement suffisant pour l'aération.
La partie comestible principale est la graine sèche. Après battage des gousses, les graines sèchent à l'air jusqu'à une teneur en eau inférieure à 14 %, puis se conservent dans un contenant hermétique à l'abri de la lumière et de l'humidité. La faculté germinative se maintient plusieurs années dans de bonnes conditions de stockage [1].
Avant cuisson, un trempage de 8 à 12 heures dans l'eau froide réduit le temps de cuisson et améliore la digestibilité. La cuisson s'effectue dans l'eau non salée : ajouter le sel trop tôt durcit la peau et allonge la cuisson.
Les graines contiennent de la phasine, une lectine partiellement résistante à la chaleur [1]. Une ébullition franche d'au moins 10 minutes en début de cuisson est nécessaire pour la dégrader. Une cuisson à basse température sans ébullition initiale ne suffit pas à neutraliser cette lectine.
Le Soissons entre dans les préparations longues : cassoulet, potée aux légumes, haricots à la tomate, purée de légumineuses. Il peut aussi se récolter en demi-sec, grain encore gonflé avant dessication complète : le trempage devient inutile et la cuisson est réduite à 30 à 40 minutes.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le maïs et la courge forment avec le haricot grimpant le complexe agro-écologique mésoaméricain dit « trois sœurs » [1]. La tige de maïs sert de tuteur naturel. La courge couvre le sol de ses grandes feuilles, limitant l'évapotranspiration et la concurrence des adventices au bénéfice des racines superficielles du haricot. En retour, le haricot enrichit le sol en azote fixé symbiotiquement via ses nodosités à Rhizobium [1], dont profite le maïs et les cultures suivantes en rotation.
La carotte occupe un horizon racinaire profond et pivotant, sans concurrence directe avec le système racinaire fasciculé et peu profond du haricot. Ses fleurs ombellifères attirent parasitoïdes (guêpes Ichneumonidae) et syrphes (Syrphidae), régulateurs des pucerons noirs (Aphis fabae), ravageur courant du haricot.
Le chou tire parti de l'azote minéralisé après décomposition des nodosités racinaires de la légumineuse, ce qui réduit ses besoins en apports azotés. Le céleri est associé aux haricots dans la pratique du jardinage partagé pour un effet répulsif présumé sur certains ravageurs foliaires, documenté principalement par observation empirique (PFAF).
Pourquoi éviter ces voisinages.
L'oignon, l'ail et le poireau (genre Allium) sécrètent des composés soufrés volatils, notamment l'allicine, qui perturbent l'activité des bactéries Rhizobium associées aux racines des Fabacées. Cette inhibition réduit l'efficacité de la fixation symbiotique de l'azote et freine la croissance du haricot. Le PFAF et la littérature empirique du jardinage partagé confirment cette incompatibilité comme récurrente et systématique.
Le fenouil est allélopathique : ses racines et ses organes aériens libèrent phénols et terpènes, notamment le trans-anéthol, qui inhibent la germination et la croissance des plantes avoisinantes, haricots inclus. Le PFAF recommande d'isoler le fenouil en bout de planche ou dans un espace séparé des légumes potagers.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →Phaseolus vulgaris a été domestiqué dans deux centres distincts : en Amérique centrale (types mésoaméricains, graines plus petites) et dans les Andes (types andins, graines volumineuses) [1]. Le haricot de Soissons, à gros grain blanc, s'inscrit dans la lignée andine.
L'espèce est introduite en Europe à la fin du XVe siècle : Christophe Colomb la découvrit à Nuevitas (Cuba) lors de son premier voyage en octobre 1492 [1]. La diffusion continentale s'accéléra en 1528 lorsque le pape Clément VII la fit cultiver sur ses terres [1]. En France, le terme « haricot » n'est attesté dans les textes qu'à partir de 1640, le vocable antérieur étant « fazéol » [1].
En Picardie, les maraîchers de la région de Soissons ont progressivement sélectionné et stabilisé ce cultivar adapté au climat local, valorisant le gros grain blanc. Ce travail de sélection paysanne sur plusieurs générations a ancré le nom de la ville à ce type de haricot à rames.
Vilmorin-Andrieux recense le haricot de Soissons parmi les haricots à rames à gros grain blanc dans sa classification des plantes potagères françaises, attestant d'un ancrage régional bien établi au XIXe siècle.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Soissons se sème en extérieur mai à juin.
Les plantes compagnes recommandées pour Soissons sont : mais, courge, carotte, chou, celeri.
Il est déconseillé de cultiver Soissons à proximité de : oignon, ail, fenouil, poireau.
La culture de Soissons est facile, accessible même sans expérience préalable.
Soissons se récolte septembre à octobre.
L'espacement recommandé pour Soissons est de 40 cm entre rangs, 8-10 cm entre graines.
Tu peux acheter des graines de Soissons chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/P3612-Soissons
Oui, Soissons est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Soissons sont : mais, courge, carotte, chou. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
La capacité des Fabacées à fixer l'azote en fait un pilier de la rotation des cultures et des engrais verts.
Amérique du Sud? Habitat d'origine incertain.