Hernie du chou
Symptômes : racines déformées, croissance ralentie, flétrissement.
Prévention : rotation longue (6 à 7 ans), pH neutre à basique (7.0+), éviter sols acides et humides.
Brassica oleracea
Brunswick est un cultivar tardif de chou cabus (Brassica oleracea L., 1753 [2]) à tige courte et pomme basse, appartenant à la famille des Brassicacées. Sa tête, entièrement aplatie en partie supérieure, peut atteindre 30 cm de diamètre [1]. Il circule sous les synonymes "Early Flat Dutch" et "de Boston" [1].
L'espèce Brassica oleracea est cultivée en Europe depuis le début du Néolithique [2]. Brunswick figure parmi les variétés les plus anciennes du groupe cabus, présentes dans les catalogues de semences depuis le XIXe siècle [1].
Les semis s'effectuent en intérieur de février à mai, la transplantation en plein air de mai à juin, et la récolte court de juillet à décembre [5]. La tolérance au froid est forte, la préférence à la chaleur faible, ce qui en fait un cultivar d'arrière-saison adapté aux régions tempérées [5].
L'espacement recommandé est de 40 à 60 cm entre plants, en exposition mi-ombre, avec un arrosage modéré [5]. Le taxon est référencé sous l'identifiant GBIF 3042845 et Wikidata Q146212 [4].
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 40-60 cm entre plants |
| Maturité | 60-120 jours selon variété |
| Altitude max | 1500 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début mai | début mai → début juin | début juil. → début déc. |
| Atlantique | début févr. → début mai | début mai → début juin | début juil. → début déc. |
| Océanique | mi-févr. → mi-mai | mi-mai → mi-juin | mi-juil. → mi-déc. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin mai | fin mai → fin juin | fin juil. → fin déc. |
| Montagne | début mars → début juin | début juin → début juil. | début août → fin déc. |
Brunswick ne craint pas le froid , c'est une variété de choux adaptée aux climats exigeants.
Plantée à côté de Betterave, Oignon, Carotte, Ail, Salade, Celeri et Céleri, Brunswick bénéficie d'associations favorables.
Rustique face au gel, elle convient aux jardins de montagne et aux hivers longs. Préfère la fraîcheur , attention aux canicules, un paillage aide bien. Cultivable jusqu'à 1500 m d'altitude, un vrai atout en montagne.
Commencez les semis en intérieur de février à mai, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible de mai à juin, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 40-60 cm entre plants pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement mi-ombre, avec 3-4h de soleil direct.
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Riche, frais, pH 6.5-7.5. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : forte.
Cultivable jusqu'à 1500m d'altitude.
Guide complet : cultiver les choux →
Rotation : éviter 6 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae puis Liliacées (poireau, ail). La hernie du chou persiste dans le sol 6 à 7 ans. Rotation longue impérative.
Au sein du groupe cabus (Brassica oleracea var. capitata), Brunswick se distingue par une pomme entièrement aplatie en partie supérieure et un diamètre pouvant atteindre 30 cm [1], ce qui dépasse la majorité des variétés cabus de taille standard. La tige est courte [1], ce qui confère un port bas et compact à la plante.
Il s'agit d'une variété tardive : la récolte intervient de juillet à décembre avec une durée de maturation de 60 à 120 jours selon les conditions [5]. Cette tardivité le distingue nettement des variétés de printemps à cycle court. La texture est tendre et croquante [1], qualité recherchée pour la fermentation lacto-acide. La tolérance au froid est forte et la préférence à la chaleur faible [5], ce qui positionne ce cultivar comme variété d'automne et d'hiver plutôt que de plein été.
Le synonyme "Early Flat Dutch" [1] peut induire en erreur : malgré le terme anglais "Early" (précoce), Brunswick est classé comme une variété tardive à maturation longue [1][5]. Ce nom renvoie à la forme aplatie ("Flat") et à l'origine géographique de la pomme, non à sa précocité.
Brunswick ne doit pas être confondu avec les choux cabus ronds comme le Golden Acre ou le Quintal d'Alsace, dont la pomme est sphérique ou ovoïde. La pomme de Brunswick est entièrement aplatie à son sommet [1], caractère morphologique visible à première vue. Elle se différencie également des choux de Milan à feuilles gaufrées et des choux rouges à feuilles pigmentées, qui appartiennent au même groupe botanique mais à des groupes de cultivars distincts.
Pathologies courantes sur les Brassicaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : racines déformées, croissance ralentie, flétrissement.
Prévention : rotation longue (6 à 7 ans), pH neutre à basique (7.0+), éviter sols acides et humides.
Symptômes : chenilles vertes sur feuilles, trous visibles.
Prévention : filet anti-insectes de mai à septembre, bacillus thuringiensis en traitement bio ciblé.
Symptômes : larves dans le collet, plant qui flétrit soudainement.
Prévention : collerette en carton autour du pied, rotation, retarder semis après mi-juin.
Les feuilles constituent la partie comestible principale du chou Brunswick [3]. Consommées crues, elles présentent une légère amertume que PFAF décrit comme valorisante pour le goût plutôt que gênante [3]. En cuisson, cette amertume s'atténue.
La texture croquante et le volume de la pomme font de Brunswick un cultivar adapté à la fermentation lacto-acide [1]. La choucroute, obtenue par fermentation de chou finement émincé avec du sel, est l'usage le plus documenté pour ce type de variété aplatie à chair dense [1][2]. Le chou fermenté apporte de la vitamine C, ce qui expliquait son usage par les navigateurs européens pour prévenir le scorbut [2].
En cuisson à l'eau, la durée doit rester courte : une chaleur prolongée libère des composés soufrés malodorants [2]. La pratique recommandée consiste à cuire dans un grand volume d'eau bouillante et à égoutter dès que les feuilles sont tendres [2].
Les feuilles peuvent être récoltées pratiquement toute l'année dans les régions tempérées, à l'exception des hivers très froids [3]. La pomme entière se conserve plusieurs semaines en cave fraîche. Les feuilles extérieures, plus denses, conviennent aux potées et soupes longues ; le cœur de pomme, plus tendre, s'utilise râpé en salade ou émincé pour la fermentation.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
L'oignon et l'ail (Alliacées) libèrent des composés soufrés volatils qui perturbent le repérage olfactif de deux ravageurs majeurs des Brassicacées : la piéride du chou (Pieris brassicae) dont les chenilles dévorent les feuilles, et le puceron cendré (Brevicoryne brassicae) [observation empirique, sensibilité aux ravageurs citée dans PFAF [3]]. Leur présence en bordure de planche ou intercalée entre les rangs constitue une barrière olfactive reconnue en jardinage biologique.
La carotte exploite un horizon racinaire profond, là où le chou concentre ses racines en surface. Cette complémentarité racinaire réduit la compétition pour l'eau et les minéraux. La betterave ne partage pas les ravageurs principaux du chou et son feuillage couvre le sol entre les rangs, limitant l'évaporation. La salade, à cycle court, peut être semée en intercalaire entre les pieds de chou en début de saison, avant que la pomme n'occupe tout l'espace.
Le céleri est réputé pour éloigner la mouche du chou (Delia radicum) par ses sécrétions aromatiques [observation empirique]. Une bordure de céleri en lisière de planche de chou est une pratique documentée en culture maraîchère biologique.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Le fraisier partage avec le chou des pathogènes fongiques potentiels, notamment Sclerotinia sclerotiorum, dont les sclérotes persistent longtemps dans le sol. Leur cohabitation augmente la pression infectieuse sur les deux cultures. Une rotation d'au moins 3 ans sur une même parcelle est conseillée [observation empirique].
La tomate entre en compétition directe avec le chou pour l'azote et le potassium dans les sols de jardin. Les deux espèces sont sensibles à des maladies fongiques à propagation aérienne, ce qui peut amplifier les pertes en cas d'infestation croisée. La vigne requiert des pratiques d'entretien et des traitements phytosanitaires (cuivre, soufre) incompatibles avec la culture biologique des choux. La concurrence pour les ressources du sol dans un espace limité pénalise les deux cultures [observation empirique].
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →L'espèce Brassica oleracea L. compte parmi les plantes cultivées les plus anciennes d'Europe : sa domestication remonte au début du Néolithique, à partir de formes sauvages côtières d'Europe de l'Ouest [2]. Ces populations ancestrales subsistent encore sur les falaises et dunes atlantiques de France et du Royaume-Uni, désormais rares et localisées [2].
Grecs et Romains consommaient le chou et lui prêtaient de nombreuses vertus. Caton l'Ancien en faisait une plante de grande valeur. Pline l'Ancien lui attribuait des propriétés cicatrisantes liées à la présence de glucosinolates dans les feuilles [2]. Charlemagne inscrivait sa culture dans le capitulaire De Villis parmi les plantes recommandées dans les domaines royaux [2].
Le cultivar Brunswick est décrit par Kokopelli comme une variété très ancienne à maturation tardive [1]. Il circule sous plusieurs synonymes dans les catalogues européens et nord-américains : "Early Flat Dutch" et "de Boston" [1]. Ces appellations témoignent d'une diffusion ancienne à travers les catalogues anglophones. La date exacte de sa première sélection n'est pas renseignée dans les sources disponibles.
Le taxon Brassica oleracea est indexé à l'IPNI sous l'identifiant 279435-1 et au GBIF sous l'identifiant 3042845 [4].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Brunswick se sème en intérieur février à mai, puis en extérieur mai à juin.
Les plantes compagnes recommandées pour Brunswick sont : betterave, oignon, carotte, ail, salade, celeri.
Il est déconseillé de cultiver Brunswick à proximité de : fraisier, tomate, vigne.
La culture de Brunswick est facile, accessible même sans expérience préalable.
Brunswick se récolte juillet à décembre.
L'espacement recommandé pour Brunswick est de 40-60 cm entre plants.
Tu peux acheter des graines de Brunswick chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/P1015-De-Brunswick
Oui, Brunswick est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Brunswick sont : betterave, oignon, carotte, ail. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Les Brassicacées (anciennement Crucifères) doivent leur nom à leurs fleurs à quatre pétales disposés en croix.
Coastal regions of the Méditerranée and W. Europe north to France and Britain.