Mildiou
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Solanum lycopersicum
Cherokee Purple est un cultivar de tomate à gros fruits (Solanum lycopersicum L.) à croissance indéterminée [1], issu du patrimoine variétal américain et diffusé à travers les réseaux de conservation des semences à partir des années 1990 [2]. Sa chair brun-rose violacée, ses épaules vertes persistantes à pleine maturité et sa peau fine le distinguent des cultivars rouges à chair uniforme.
Le fruit pèse typiquement 200 à 450 g et demande 80 à 90 jours après repiquage pour atteindre la maturité [2]. La récolte intervient de fin juillet à septembre sous les latitudes tempérées françaises.
Cultivar tardif à croissance indéterminée, il nécessite un palissage solide et s'adapte en pleine terre comme sous abri. Il est consommé comme légume-fruit, principalement apprécié pour la table fraîche.
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Température | 15 à 35 °C |
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 50-80 cm entre plants |
| Maturité | 60-85 jours après repiquage |
| Altitude max | 1000 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début avr. | début mai | début août → début oct. |
| Atlantique | début févr. → début avr. | début mai | début août → début oct. |
| Océanique | mi-févr. → mi-avr. | mi-mai | mi-août → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin avr. | fin mai | fin août → fin oct. |
| Montagne | début mars → début mai | début juin | début sept. → début nov. |
Tomate ancienne Cherokee Purple : fruits ronds, environ 250-400 g, goût savoureux.
La tomate est une espèce de plantes herbacées du genre Solanum de la famille des Solanacées, originaire du Mexique.
Plantée à côté de Basilic, Carotte, Persil, Oeillet-d-inde, Poireau, Celeri et Laitue, Cherokee Purple bénéficie d'associations favorables.
Plante thermophile , elle donne le meilleur d'elle-même quand le mercure monte.
Variété ancienne, transmise de génération en génération, saveur marquée confirmée par le producteur, variété rare, à préserver.
Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible de mai, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 50-80 cm entre plants pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Riche, drainé, pH 6.0-6.8. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Cultivable jusqu'à 1000m d'altitude.
Récoltez quand les fruits sont bien colorés mais encore fermes. Laissez mûrir les derniers à température ambiante si le froid arrive. Conservation : 1 semaine à température ambiante, jamais au frigo.
Guide complet : cultiver les tomates →
Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae (haricot, fève, pois) puis Brassicaceae (chou, navet). Les Solanacées épuisent l'azote et sensibilisent le sol aux maladies fongiques. Rotation obligatoire pour éviter la réinfection.
La chair de Cherokee Purple est brun-rose à bordeaux en section transversale, due à la coprésence de lycopène et d'anthocyanes. Cette combinaison pigmentaire est atypique parmi les tomates à gros fruits, majoritairement à chair rouge uniforme [2].
Les épaules restent vertes à maturité complète : signal trompeur pour un jardinier habitué aux tomates rouges. La peau fine et la chair juteuse donnent un fruit fragile, peu adapté au transport commercial. La forme est aplatie, côtelée, irrégulière : l'homogénéité entre fruits d'une même plante est faible [2].
La maturation prend 80 à 90 jours après repiquage, classant Cherokee Purple parmi les cultivars tardifs. Les hybrides F1 courants atteignent la maturité en 65 à 75 jours. La production par plant est modérée. La variété ne présente pas de tolérance connue aux maladies foliaires comme le mildiou (Phytophthora infestans) et demande une surveillance accrue en conditions humides [2].
Le terme courant "tomate noire" regroupe des cultivars aux profils très différents, ce qui génère des confusions fréquentes en jardinage. Cherokee Purple n'est pas noire à proprement parler : sa chair est brun-rose à bordeaux, ses épaules vertes à maturité.
La "Noire de Crimée" (Black Krim), d'origine russe, présente une chair brun-violacée similaire mais avec une acidité plus marquée et des fruits légèrement plus petits et plus aplatis. "Black from Tula" (Toula, Russie) a une chair encore plus foncée, proche du noir en coupe transversale, et un goût plus prononcé [2].
"Carbon" est un hybride commercial à chair sombre qui imite visuellement Cherokee Purple, avec des fruits plus homogènes et une production plus régulière, mais non reproductible. Le moyen le plus simple d'identifier Cherokee Purple reste ses épaules vertes persistantes à maturité complète et la forme côtelée irrégulière de ses fruits [2].
Pathologies courantes sur les Solanaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Symptômes : tache noire enfoncée à la base du fruit.
Prévention : arrosage régulier (stress hydrique = déséquilibre calcium), paillage, apport de calcium au sol avant plantation.
Symptômes : taches brunes concentriques sur feuilles basses.
Prévention : rotation 4 ans minimum, retrait des feuilles touchées, décoction de prêle en préventif.
Le fruit entier est la partie comestible. Cherokee Purple se consomme avant tout cru, en tranches épaisses : la chair dense et peu acide exprime ses nuances gustatives à température ambiante, sans cuisson. La peau fine ne nécessite pas d'épluchage en usage courant.
En salade, elle s'associe à la mozzarella, au basilic, à la fleur de sel et à l'huile d'olive vierge. Sa faible acidité appelle des contrepoints vifs : vinaigre balsamique réduit, câpres, olives, fromages affinés à pâte pressée. Sur bruschetta grillée à l'ail, la douceur naturelle du fruit est mise en avant.
En cuisine chaude, elle entre dans des sauces mijotées, mais la couleur brun-violacée de la chair produit un résultat visuellement différent des sauces classiques à base de tomates rouges. Pour les coulis et conserves, associer Cherokee Purple à des tomates rouges standard permet de corriger la teinte. Elle supporte mal la déshydratation : sa teneur en eau est trop élevée pour ce mode de conservation [2].
La conservation post-récolte à température ambiante est de 3 à 5 jours. Ne pas réfrigérer avant maturité complète : le froid stoppe la maturation et altère la texture. Un fruit cueilli légèrement ferme peut finir de mûrir 2 à 3 jours à l'ombre dans un endroit aéré.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le basilic partage les mêmes besoins thermiques que la tomate et ses composés volatils (eugénol, linalol) perturbent l'orientation olfactive de l'aleurode des serres (Trialeurodes vaporariorum) et repoussent partiellement la noctuelle de la tomate. Les essais d'association au champ en France montrent une baisse mesurable des populations d'aleurodes en culture associée basilic-tomate.
L'oeillet d'Inde (Tagetes patula) libère par ses racines des thiophènes nématicides qui réduisent les populations de Meloidogyne, nématodes à galles très préjudiciables à Cherokee Purple en sol réchauffé. Cet effet est documenté par l'INRA et plusieurs essais PFAF.
La carotte, le persil et le céleri (Apiacées) fleurissent en ombelles qui attirent syrphes et parasitoïdes de pucerons (Aphidius, Aphidoletes). Leur enracinement pivotant exploite une strate différente de celle de la tomate, ce qui limite la compétition hydrique. Le poireau émet des composés soufrés qui gênent l'installation de la mouche de la tomate et certains acariens.
La laitue couvre le sol, limite l'évaporation et le battance au pied du plant, sans concurrencer la tomate en profondeur puisqu'elle reste superficielle.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →L'espèce Solanum lycopersicum a été décrite formellement par Linné en 1753, originaire du Mexique [1]. Les tomates à chair sombre résultent de sélections paysannes conduites sur plusieurs générations à partir de populations génétiquement variables au sein de cette espèce.
Le cultivar Cherokee Purple a été documenté dans les archives de Seed Savers Exchange (SSE) au début des années 1990. Craig LeHoullier, membre actif de SSE, reçut les graines de J.D. Green, habitant du Tennessee, qui affirmait les avoir conservées dans sa famille depuis plus d'un siècle avec un lien transmis oralement aux peuples Cherokee [2].
Cette attribution reste une tradition orale non vérifiable : aucun document historique ou archéologique ne confirme que ce cultivar précis ait été développé ou cultivé par les Cherokee avant le XIXe siècle. C'est LeHoullier qui lui donna son nom actuel et le diffusa à travers le réseau SSE, lui assurant une distribution internationale à partir des années 2000 [2].
Les variétés patrimoniales américaines de ce type ont rejoint les catalogues européens de conservation des semences principalement entre 2000 et 2010, via les échanges entre réseaux de sauvegarde de part et d'autre de l'Atlantique.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Cherokee Purple se sème en intérieur février à avril, puis en extérieur mai.
Les plantes compagnes recommandées pour Cherokee Purple sont : basilic, carotte, persil, oeillet-d-inde, poireau, celeri.
Il est déconseillé de cultiver Cherokee Purple à proximité de : fenouil, chou, pomme de terre, aubergine, betterave.
La culture de Cherokee Purple est facile, accessible même sans expérience préalable.
Cherokee Purple se récolte août à octobre.
L'espacement recommandé pour Cherokee Purple est de 50-80 cm entre plants.
Tu peux acheter des graines de Cherokee Purple chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/P7003-Cherokee-Purple
Oui, Cherokee Purple est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Cherokee Purple sont : basilic, carotte, persil, oeillet-d-inde. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Le nom « Solanaceae » vient du latin solanum (consolation), peut-être en référence aux propriétés sédatives de certaines espèces.
Habitat d'origine incertain, probablement Amérique du Sud occidentale.