Mildiou
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Solanum lycopersicum
Paul Robeson est un cultivar de tomate (Solanum lycopersicum) à peau brun-acajou, issu de jardins familiaux russes et sibériens, diffusé en Occident à partir des années 1990 via le réseau d'échange de semences Seed Savers Exchange. La plante est à croissance indéterminée [1] : la tige continue de s'allonger tout au long de la saison et nécessite un tuteurage solide ainsi qu'une conduite sur deux à trois tiges.
Les fruits pèsent généralement entre 200 et 350 g. Leur peau vire au brun foncé avec des épaules qui restent vertes à pleine maturité, trait caractéristique des cultivars dit «noires». La chair est rouge sombre, dense et peu aqueuse, avec un équilibre sucre-acidité particulièrement affirmé.
En culture sous les latitudes françaises, les semis démarrent en intérieur entre février et avril. La mise en place définitive s'effectue après les saints de glace, vers la mi-mai. La récolte intervient 75 à 90 jours après la transplantation.
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Température | 15 à 35 °C |
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 50-80 cm entre plants |
| Maturité | 60-85 jours après repiquage |
| Altitude max | 1000 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début avr. | début mai | début juil. → début oct. |
| Atlantique | début févr. → début avr. | début mai | début juil. → début oct. |
| Océanique | mi-févr. → mi-avr. | mi-mai | mi-juil. → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin avr. | fin mai | fin juil. → fin oct. |
| Montagne | début mars → début mai | début juin | début août → début nov. |
Cette variété ancienne originaire de Russie a été présentée par Marina Danilenko, collectionneuse à Moscou. Elle a été nommée d'après le nom du chanteur d'opéra Paul Robeson qui plaida pour l’égalité des droits des noirs. On la trouve également appelée “Paul Robinson” et “Paul Robson”.
La tomate est une espèce de plantes herbacées du genre Solanum de la famille des Solanacées, originaire du Mexique.
Pour un potager en bonne santé, associez Paul Robeson avec Basilic, Carotte, Persil, Oeillet-d-inde, Poireau, Celeri et Laitue.
Résistance au froid correcte, mais protégez-la des gelées tardives. La chaleur estivale lui convient parfaitement , un emplacement abrité et ensoleillé est idéal.
Variété ancienne, transmise de génération en génération, saveur marquée confirmée par le producteur, variété rare, à préserver.
Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible de mai, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 50-80 cm entre plants pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Riche, drainé, pH 6.0-6.8. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : moyenne.
Cultivable jusqu'à 1000m d'altitude.
Récoltez quand les fruits sont bien colorés mais encore fermes. Laissez mûrir les derniers à température ambiante si le froid arrive. Conservation : 1 semaine à température ambiante, jamais au frigo.
Guide complet : cultiver les tomates →
Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae (haricot, fève, pois) puis Brassicaceae (chou, navet). Les Solanacées épuisent l'azote et sensibilisent le sol aux maladies fongiques. Rotation obligatoire pour éviter la réinfection.
Paul Robeson produit des fruits de type beefsteak, pesant entre 200 et 350 g en moyenne, de forme légèrement aplatie et faiblement côtelée. La peau est brun foncé à acajou avec des épaules qui conservent leur teinte verte à maturité complète. La chair rouge sombre est dense et peu gorgée d'eau, avec un rapport sucre/acidité élevé comparé aux cultivars rouges classiques de calibre équivalent.
Par rapport à Brandywine (rouge-rose, chair très fondante, acidité basse, cycle 90-100 jours), Paul Robeson présente une acidité plus tranchée et une maturité plus rapide. Par rapport à Cœur de Bœuf (rouge vif, chair ferme, peu acide), il se différencie par sa pigmentation sombre et ses arômes plus complexes. La plante est à croissance indéterminée [1], nécessite un tuteurage dès 40-50 cm de hauteur, et produit ses premiers fruits 75 à 90 jours après la transplantation.
Paul Robeson appartient au groupe informel des tomates «noires» ou «brunes», qui rassemble des cultivars génétiquement distincts mais visuellement proches à l'étal. Trois cultivars prêtent particulièrement à confusion :
Paul Robeson se distingue par une pigmentation brun-acajou dense, des épaules vertes persistantes à pleine maturité, et une chair ferme avec une acidité nettement perceptible, ce qui le rend identifiable en comparaison directe avec ces cultivars.
Pathologies courantes sur les Solanaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Symptômes : tache noire enfoncée à la base du fruit.
Prévention : arrosage régulier (stress hydrique = déséquilibre calcium), paillage, apport de calcium au sol avant plantation.
Symptômes : taches brunes concentriques sur feuilles basses.
Prévention : rotation 4 ans minimum, retrait des feuilles touchées, décoction de prêle en préventif.
Le fruit se consomme en premier lieu cru, coupé en tranches épaisses. La densité de la chair limite le jus à la coupe, ce qui le rend pratique dans les salades composées : les tranches ne détreampent pas les autres ingrédients. Il se prête à des associations simples : huile d'olive vierge extra, cristaux de sel, basilic ou persil frais.
La teneur en matière sèche, supérieure à celle de nombreux cultivars de grande distribution, raccourcit le temps de réduction pour obtenir un coulis ou une sauce concentrée. En cuisson longue à feu doux, les notes sucrées s'intensifient et l'acidité s'arrondit. Le fruit rôti au four en moitiés (180-200 °C, 30 à 45 minutes avec un filet d'huile) donne une base de sauce ou d'accompagnement dense.
Séché à basse température (50-60 °C pendant 8 à 12 heures), il produit des pétales concentrés pouvant être conservés à l'huile d'olive ou en bocal hermétique à sec.
Conservation post-récolte : les fruits mûrs se gardent 5 à 8 jours à température ambiante entre 18 et 22 °C, à l'abri de la lumière directe. La réfrigération altère la texture et bloque le développement des arômes. Les fruits légèrement sous-mûrs récoltés avant les premières gelées achèvent leur maturation à l'intérieur en 1 à 2 semaines.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le basilic (Ocimum basilicum) libère des composés volatils, notamment le linalool et l'eugénol, qui exercent un effet répulsif documenté sur les pucerons et les aleurodes. L'association est aussi cohérente du point de vue cultural : les deux espèces partagent les mêmes besoins en chaleur, en ensoleillement et en arrosage régulier.
La carotte (Daucus carota) et le persil (Petroselinum crispum) sont des Apiacées à floraison ombellée. Laissées monter à fleurs, elles attirent des insectes auxiliaires à larves prédatrices : syrphes (Syrphidae) et parasitoïdes (Braconidae, Ichneumonidae). Ces auxiliaires régulent activement les populations de pucerons sur les cultures voisines [4].
L'oeillet d'Inde (Tagetes patula) est documenté par la littérature horticole comme répulsif racinaire des nématodes à galles (Meloidogyne spp.), parasites particulièrement dommageables pour les Solanacées [4]. Ses racines libèrent des thiophènes qui inhibent les larves dans un rayon de 30 à 60 cm. L'effet est renforcé si les plantes sont enfouies en fin de saison comme amendement organique.
Le poireau (Allium porrum) et ses composés sulfurés perturbent les cycles de certains ravageurs et masquent l'odeur des Solanacées pour les insectes phytophages. La laitue (Lactuca sativa) occupe l'espace au sol entre les pieds de tomates, réduit l'évaporation et limite la concurrence des adventices : son enracinement superficiel ne concurrence pas le pivot des tomates. Le céleri (Apium graveolens) attire des auxiliaires par ses fleurs ombellées et peut servir de barrière basse contre les limaces en début de saison.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Le fenouil (Foeniculum vulgare) libère des composés allélopathiques, notamment l'anethole, qui inhibent la croissance d'une large gamme de plantes potagères, tomates comprises. Il est généralement cultivé en isolat au potager.
La pomme de terre (Solanum tuberosum) et l'aubergine (Solanum melongena) partagent avec la tomate les mêmes pathogènes fongiques et viraux : mildiou (Phytophthora infestans), alternariose (Alternaria spp.), virus de la mosaïque de la tomate. Planter ces Solanacées côte à côte augmente la pression sanitaire sur la parcelle et rend la rotation culturale impossible sur le même emplacement d'une année à l'autre.
Le chou (Brassica oleracea) entre en compétition directe pour l'azote et attire des ravageurs communs comme les aleurodes. La betterave (Beta vulgaris) entre en concurrence hydrique et minérale avec la tomate, notamment pour le potassium et le magnésium, dans les sols déjà pauvres ou peu amendés.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →Le cultivar doit son nom à Paul Robeson (1898-1976), chanteur de basse, acteur et militant américain des droits civiques [2]. Sa popularité en Union soviétique était considérable, en raison de ses liens avec des mouvements progressistes internationaux et de ses nombreuses tournées en URSS. Des jardiniers russes ont choisi de nommer cette tomate en son hommage à une date précise non documentée dans les sources disponibles, vraisemblablement dans la seconde moitié du XXe siècle.
La variété est associée aux jardins familiaux russes et sibériens, où la sélection de cultivars pour la saveur et la rusticité s'est maintenue en dehors des circuits officiels de l'agriculture soviétique. Après la chute du rideau de fer, les échanges de semences entre l'Europe de l'Est et l'Amérique du Nord se sont intensifiés. Paul Robeson a rejoint les collections de Seed Savers Exchange (Decorah, Iowa, fondé en 1975), qui a joué un rôle central dans sa diffusion auprès des jardiniers nord-américains et européens au cours des années 1990 et 2000 [3].
Sa traçabilité botanique officielle reste incomplète. Comme pour la plupart des tomates patrimoniales russes et sibériennes, la transmission s'est faite principalement par échanges informels entre particuliers, ce qui rend difficile l'établissement d'une date de sélection ou d'un sélectionneur identifié. Aucun enregistrement dans les bases USDA GRIN ou IPNI n'est disponible pour ce cultivar dans les sources consultées.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Paul Robeson se sème en intérieur février à avril, puis en extérieur mai.
Les plantes compagnes recommandées pour Paul Robeson sont : basilic, carotte, persil, oeillet-d-inde, poireau, celeri.
Il est déconseillé de cultiver Paul Robeson à proximité de : fenouil, chou, pomme de terre, aubergine, betterave.
La culture de Paul Robeson est facile, accessible même sans expérience préalable.
Paul Robeson se récolte juillet à octobre.
L'espacement recommandé pour Paul Robeson est de 50-80 cm entre plants.
Tu peux acheter des graines de Paul Robeson chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/P7315-Paul-Robeson
Oui, Paul Robeson est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Paul Robeson sont : basilic, carotte, persil, oeillet-d-inde. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Avant le XVIIIe siècle, les Européens considéraient la tomate comme un fruit toxique , c'est pourtant une Solanacée comestible parmi les plus cultivées au monde.
Habitat d'origine incertain, probablement Amérique du Sud occidentale.