Mildiou
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Solanum lycopersicum
San Marzano (Solanum lycopersicum) est un cultivar de tomate à port indéterminé, issu de la plaine sarnaise de Campanie (Italie) [1]. Ses fruits allongés en forme de prune présentent une chair dense, peu aqueuse, à deux loges et peu de graines. La peau fine se détache après blanchiment rapide.
Ces caractères en font la référence de la tomate destinée à la conservation et à la transformation.
Le semis s'effectue sous abri de mars à avril. Le repiquage en plein air intervient après le 15 mai dans les zones tempérées. La récolte court de juillet à octobre [1].
En Italie, la production est protégée par une Appellation d'Origine Protégée (AOP) sous l'intitulé 'Pomodoro San Marzano dell'Agro Sarnese-Nocerino' [2]. Les graines diffusées sous ce nom dans le commerce ne correspondent pas toutes au cultivar originel.
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Température | 15 à 35 °C |
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 50-80 cm entre plants |
| Maturité | 60-85 jours après repiquage |
| Altitude max | 1000 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début avr. | début mai | début juil. → début oct. |
| Atlantique | début févr. → début avr. | début mai | début juil. → début oct. |
| Océanique | mi-févr. → mi-avr. | mi-mai | mi-juil. → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin avr. | fin mai | fin juil. → fin oct. |
| Montagne | début mars → début mai | début juin | début août → début nov. |
Cette variété de tomate vigoureuse porte des grappes de fruits rouges de forme allongée, de 6 à 7 cm de longueur. La San Marzano est résistante à l’éclatement, adaptée au séchage et à la confection de conserves et de sauces tomates. Sa chair ferme, très dense, offre une saveur douce.
Plantée à côté de Basilic, Carotte, Persil, Oeillet-d-inde, Poireau, Celeri et Laitue, San Marzano bénéficie d'associations favorables.
Plante thermophile , elle donne le meilleur d'elle-même quand le mercure monte.
Variété ancienne, transmise de génération en génération, généreuse en production.
Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible de mai, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 50-80 cm entre plants pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Riche, drainé, pH 6.0-6.8. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : faible.
Cultivable jusqu'à 1000m d'altitude.
Récoltez quand les fruits sont bien colorés mais encore fermes. Laissez mûrir les derniers à température ambiante si le froid arrive. Conservation : 1 semaine à température ambiante, jamais au frigo.
Guide complet : cultiver les tomates →
Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae (haricot, fève, pois) puis Brassicaceae (chou, navet). Les Solanacées épuisent l'azote et sensibilisent le sol aux maladies fongiques. Rotation obligatoire pour éviter la réinfection.
San Marzano se distingue des autres tomates à pâte allongées par plusieurs caractères stables. Le fruit mesure 7 à 10 cm pour un poids de 60 à 100 g [2]. L'apex est pointu, là où Roma VF présente un apex arrondi ou aplati, avec un gabarit légèrement inférieur.
L'intérieur est systématiquement biloculaire (deux loges), avec un cloisonnement net et peu de graines. Le Principe Borghese, autre tomate allongée italienne, présente souvent trois loges pour un fruit plus court.
Le port est indéterminé : la plante continue de croître et de fructifier jusqu'aux premières gelées [1]. Roma VF est à port semi-déterminé, ce qui concentre la récolte sur 3 à 5 semaines.
La précocité est moyenne. Le rapport chair/jus élevé réduit le temps de cuisson nécessaire pour obtenir une sauce épaisse, comparé à des cultivars plus juteux de gabarit identique.
Le nom 'San Marzano' est utilisé par de nombreux semenciers pour désigner des tomates allongées à pâte sans lien direct avec le cultivar protégé. Des dizaines de sélections portent cette appellation sur le marché des graines : elles partagent le gabarit allongé mais diffèrent en longueur, en nombre de loges, en précocité et en comportement cultural.
La tomate AOP 'Pomodoro San Marzano dell'Agro Sarnese-Nocerino' [2] ne peut être produite que dans les 41 communes délimitées et à partir de graines certifiées par les autorités compétentes italiennes. Les graines circulant dans les réseaux d'échange entre jardiniers, même issues de cultivateurs sérieux, peuvent avoir subi des croisements involontaires avec des cultivars voisins (Roma VF, Amish Paste, Opalka) au fil des générations.
Pour les utilisateurs du catalogue Seedelli, 'San Marzano' désigne un type de tomate à chair dense, biloculaire, à port indéterminé. Ce nom ne garantit pas la conformité avec le cahier des charges AOP.
Pathologies courantes sur les Solanaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Symptômes : tache noire enfoncée à la base du fruit.
Prévention : arrosage régulier (stress hydrique = déséquilibre calcium), paillage, apport de calcium au sol avant plantation.
Symptômes : taches brunes concentriques sur feuilles basses.
Prévention : rotation 4 ans minimum, retrait des feuilles touchées, décoction de prêle en préventif.
La partie comestible est le fruit entier. Les feuilles et tiges contiennent des alcaloïdes (solanine, tomatine) présents dans l'ensemble de la famille des Solanacées et ne sont pas consommées [1].
Les fruits récoltés à pleine maturité, entièrement rouges et encore fermes, sont blanchis 30 secondes dans l'eau bouillante, pelés à la main, puis mis en pot ou en boîte avec du jus de tomate et environ 5 g de sel par kilogramme de fruits. Cette préparation se conserve 12 à 18 mois dans un local frais et sombre.
La faible teneur en eau réduit le temps de cuisson : une sauce à base de ce cultivar réduit en 20 à 30 minutes, contre 45 à 60 minutes pour des cultivars plus juteux de gabarit identique. La passata s'obtient en chauffant les fruits entiers, en les passant au moulin à légumes sur grille fine, puis en stérilisant en bouteille à 100 degrés pendant 30 minutes.
Coupé en deux dans le sens de la longueur, le fruit se prête bien au séchage : au four à 80 degrés pendant 6 à 8 heures, ou au soleil (minimum 35 degrés, faible humidité ambiante) pendant 4 à 5 jours avec retournement quotidien. Les tomates séchées se conservent sous huile d'olive plusieurs mois.
Les associations classiques : basilic frais, ail, huile d'olive. Pour les sauces longues : oignon doux, céleri, carotte. La combinaison San Marzano et mozzarella di bufala constitue la base réglementaire de la pizza Margherita selon le cahier des charges de la Specialità Tradizionale Garantita (STG) italienne [2].
En usage frais, la chair dense et peu juteuse donne une texture ferme en salade. Les cultivars de type cerise ou coeur de boeuf conviennent mieux à cet usage cru.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le basilic (Ocimum basilicum), planté à 30 cm des pieds de tomate, émet des composés volatils (linalol, eucalyptol) qui perturbent la localisation olfactive des aleurodes et des pucerons verts (Myzus persicae). Des observations répétées en maraîchage biologique confirment cet effet répulsif à courte distance [3].
La carotte (Daucus carota) développe un pivot profond (40 à 60 cm) qui n'entre pas en compétition avec le système racinaire fasciculé de la tomate, concentré sur les 30 premiers centimètres [1]. L'ameublissement en profondeur facilite la pénétration des racines de tomate.
Le persil (Petroselinum crispum) attire les syrphes (Episyrphus balteatus) et des parasitoïdes (Aphidius spp.) grâce à ses fleurs en ombelles riches en nectar à tube court, accessible aux insectes à appareil buccal court. Ces auxiliaires prédatent ou parasitent les pucerons présents sur les tomates voisines [3].
L'oeillet d'Inde (Tagetes patula) sécrète au niveau de ses racines de l'alpha-terthienyl, composé thiophénique à action nématicide contre les nématodes à galles (Meloidogyne spp.) qui parasitent les racines de tomate [3]. À planter en bordure de planche ou en intercalaire serré.
Le poireau (Allium porrum) émet des composés soufrés (thiosulfinates) qui ont un effet répulsif sur certains insectes fouisseurs et les mouches des racines. Son port étroit et vertical n'ombre pas les pieds de tomate voisins.
Le céleri (Apium graveolens), par ses fleurs en ombelles, attire les mouches parasitoïdes Tachinidae, qui pondent sur les chenilles phytophages présentes sur les tomates, dont Tuta absoluta [3]. Il tolère bien l'ombre partielle créée par les grandes tomates indéterminées.
La laitue (Lactuca sativa) en culture intercalaire couvre le sol entre les pieds, réduit l'évaporation et freine la germination des adventices. Son cycle court (45 à 70 jours) permet la récolte avant que les tomates ferment la canopée.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Le fenouil (Foeniculum vulgare) exsude dans le sol des composés allélopathiques (fenchone, estragole) qui inhibent la croissance de nombreuses espèces potagères voisines, dont la tomate. C'est l'une des plantes les plus allélopathiques du potager : une distance minimale de 2 mètres est conseillée [3].
Le chou (Brassica oleracea) entre en compétition directe pour l'azote et le potassium. Il héberge les mêmes populations de pucerons (Myzus persicae) que la tomate, augmentant la pression ravageurs globale sur la planche.
La pomme de terre (Solanum tuberosum) partage avec la tomate les mêmes pathogènes principaux : Phytophthora infestans (mildiou) et Alternaria solani (alternariose) [3]. Un foyer actif sur l'une peut contaminer l'autre en 24 à 48 heures par projection de spores. Le doryphore (Leptinotarsa decemlineata) attaque les deux cultures sans distinction.
L'aubergine (Solanum melongena) appartient à la même famille que la tomate (Solanacées) et partage les mêmes bioagresseurs : doryphore, verticilliose (Verticillium dahliae), botrytis (Botrytis cinerea) [3]. La concentration de plantes hôtes favorise la multiplication des ravageurs et des pathogènes sur la planche.
La betterave (Beta vulgaris) entre en compétition pour le potassium, dont la tomate est une forte consommatrice. Des observations empiriques maraîchères signalent une inhibition réciproque entre Solanacées et Chénopodiacées, dont les mécanismes biochimiques précis restent à documenter [3].
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →La tomate San Marzano tire son nom de la commune de San Marzano sul Sarno, dans la province de Salerne (Campanie, Italie). Selon la tradition locale, des graines auraient été offertes au Royaume de Naples vers 1770 par le vice-roi du Pérou [2]. Cette transmission reste difficile à documenter précisément, mais les sols volcaniques légers et drainants de la plaine sarnaise, issus des éruptions du Vésuve, se sont révélés particulièrement adaptés à ce type de tomate allongée.
La variété a été cultivée intensivement dans cette zone dès le XIXe siècle pour l'industrie conservière napolitaine. L'essor des fabriques de pelati (tomates entières pelées en boîte) entre 1870 et 1920 a fait de San Marzano la tomate de conserve de référence en Europe méridionale [2].
L'Union européenne a accordé la protection AOP sous le Règlement CE n° 1263/96, révisé depuis [2]. Seuls les fruits produits dans 41 communes délimitées des provinces de Salerne et de Naples, à partir de graines certifiées, peuvent porter ce label.
Sur le plan taxonomique, l'espèce a été classée par Linné en 1753 dans le genre Solanum [1]. Le nom Lycopersicon esculentum Mill. (1768), longtemps employé dans les réglementations phytosanitaires internationales, est aujourd'hui considéré comme synonyme de Solanum lycopersicum L. [1].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
San Marzano se sème en intérieur février à avril, puis en extérieur mai.
Les plantes compagnes recommandées pour San Marzano sont : basilic, carotte, persil, oeillet-d-inde, poireau, celeri.
Il est déconseillé de cultiver San Marzano à proximité de : fenouil, chou, pomme de terre, aubergine, betterave.
La culture de San Marzano est facile, accessible même sans expérience préalable.
San Marzano se récolte juillet à octobre.
L'espacement recommandé pour San Marzano est de 50-80 cm entre plants.
Tu peux acheter des graines de San Marzano chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/P6350-San-Marzano
Oui, San Marzano est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de San Marzano sont : basilic, carotte, persil, oeillet-d-inde. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Avant le XVIIIe siècle, les Européens considéraient la tomate comme un fruit toxique , c'est pourtant une Solanacée comestible parmi les plus cultivées au monde.
Habitat d'origine incertain, probablement Amérique du Sud occidentale.