Mildiou
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Solanum lycopersicum
La tomate Stupice est un cultivar patrimonial d'origine tchèque, sélectionné pour sa précocité dans les régions à étés courts. Elle appartient à l'espèce Solanum lycopersicum L., famille des Solanacées [1].
La plante présente un port indéterminé : elle continue de croître et de fructifier tout au long de la saison sans arrêter sa végétation, ce qui nécessite un tuteurage dès la mise en place [1].
Les semis s'effectuent en intérieur entre février et mars. Le repiquage a lieu à partir de la mi-mai, après tout risque de gel. La récolte débute généralement en juillet [2].
Sa tolérance relative au froid en fait l'un des cultivars les mieux adaptés aux potagers du nord de la France, des zones d'altitude et des jardins exposés à des étés frais [2].
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Température | 15 à 35 °C |
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 50-80 cm entre plants |
| Maturité | 60-85 jours après repiquage |
| Altitude max | 1300 m |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début févr. → début avr. | début mai | début juin → début sept. |
| Atlantique | début févr. → début avr. | début mai | début juin → début sept. |
| Océanique | mi-févr. → mi-avr. | mi-mai | mi-juin → mi-sept. |
| Semi-continentale | fin févr. → fin avr. | fin mai | fin juin → fin sept. |
| Montagne | début mars → début mai | début juin | début juil. → début oct. |
Cette variété ancienne, très précoce et adaptée aux climats frais, possède un feuillage de pomme de terre résistant. Elle offre une abondance de grappes de 6 à 8 fruits, rouge vif, très juteux et de bonne saveur. Elle a été introduite par Abundant Life Foundation et sélectionnée par Jaroslav Homol, dans les années 1940, à partir des variétés “Mikado”, “Sláva Porýni” et de “Solanum racemigerum”.
Plantée à côté de Basilic, Carotte, Persil, Oeillet-d-inde, Poireau, Celeri et Laitue, Stupice bénéficie d'associations favorables.
Rustique face au gel, elle convient aux jardins de montagne et aux hivers longs. Adaptée jusqu'à 1300 m d'altitude.
Précoce , idéale pour les impatients du potager, naturellement résistante aux maladies courantes.
Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible de mai, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 50-80 cm entre plants pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.
Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : Riche, drainé, pH 6.0-6.8. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : forte.
Cultivable jusqu'à 1300m d'altitude.
Récoltez quand les fruits sont bien colorés mais encore fermes. Laissez mûrir les derniers à température ambiante si le froid arrive. Conservation : 1 semaine à température ambiante, jamais au frigo.
Guide complet : cultiver les tomates →
Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae (haricot, fève, pois) puis Brassicaceae (chou, navet). Les Solanacées épuisent l'azote et sensibilisent le sol aux maladies fongiques. Rotation obligatoire pour éviter la réinfection.
La précocité est le trait le plus distinctif : les premiers fruits arrivent 55 à 70 jours après le repiquage, contre 75 à 90 jours pour des variétés comme la Marmande ou la Saint-Pierre [2].
La tolérance au froid constitue l'autre différence de taille : Stupice noue ses fruits à des températures nocturnes proches de 10°C, là où la plupart des cultivars de l'espèce avortent en dessous de 13 à 15°C [2]. Cela lui permet de produire sous tunnel froid ou en plein champ dans des régions à étés frais.
Les fruits pèsent entre 50 et 100 grammes. L'équilibre sucre-acidité est développé pour un cultivar aussi précoce : les tomates hâtives sacrifient souvent la saveur à la vitesse [2].
La production s'étale sur plusieurs mois sans à-coup, ce qui contraste avec les cultivars à port déterminé qui concentrent leur fructification sur deux à trois semaines puis arrêtent leur végétation [1].
Stupice peut être confondue avec d'autres cultivars précoces à petits fruits rouges : la tomate Matina d'origine allemande, ou la Glacier, sélection américaine. Ces variétés partagent une précocité marquée et des fruits de gabarit voisin, mais diffèrent par leur saveur et leur comportement à basses températures [2].
Dans certains catalogues tchèques et slovaques, le nom est orthographié 'Stupicka', forme diminutive désignant le même cultivar. Cette variante peut compliquer les recherches. Par ailleurs, des catalogues anglophones utilisent parfois la dénomination 'Stupice de Sibérie' pour des sélections sibériennes distinctes, sans lien avec ce cultivar d'Europe centrale.
Pathologies courantes sur les Solanaceae, à anticiper au potager.
Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.
Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.
Symptômes : tache noire enfoncée à la base du fruit.
Prévention : arrosage régulier (stress hydrique = déséquilibre calcium), paillage, apport de calcium au sol avant plantation.
Symptômes : taches brunes concentriques sur feuilles basses.
Prévention : rotation 4 ans minimum, retrait des feuilles touchées, décoction de prêle en préventif.
La partie comestible est le fruit, une baie charnue à deux loges ou plus, contenant de nombreuses graines [1]. À 50-100 grammes, les fruits se consomment principalement crus, en salade, à la coupe ou entiers.
La peau est fine et la chair juteuse, ce qui convient à la consommation directe mais fragilise le fruit en cuisson longue. Elle supporte une cuisson courte : coulis léger, sauce fraîche, poêlée rapide. Pour les sauces mijotées et les conserves, des cultivars plus charnus (San Marzano, Roma) sont généralement préférés [2].
La tomate de juillet s'associe naturellement au basilic frais, à l'ail, à l'huile d'olive et au vinaigre balsamique en cuisine française et méditerranéenne. Les fruits entrent dans les salades composées avec laitue, persil ou carotte fraîche du jardin.
La conservation post-récolte est courte : 5 à 7 jours à température ambiante. Le froid du réfrigérateur altère la saveur et la texture [2]. Cette variété ne convient pas au transport ni au stockage prolongé.
Pour la conservation du cultivar, les fruits sont laissés à maturité complète sur la plante. Les graines sont extraites et fermentées 2 à 3 jours en eau pour éliminer le gel inhibiteur de germination, puis rincées et séchées à l'ombre avant stockage au frais et au sec [2].
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
Pourquoi ces associations fonctionnent.
Le basilic libère des huiles essentielles (linalol, estragole) qui perturbent l'orientation des pucerons et des thrips ravageurs. L'effet répulsif reste difficile à quantifier en conditions extérieures, mais l'association diversifie la flore olfactive du milieu et attire les pollinisateurs.
La carotte et le persil, deux Apiacées à floraison en ombelles, attirent syrphes, ichneumons et braconides. Ces auxiliaires consomment les pucerons et parasitent les chenilles phytophages, réduisant la pression sur les tomates voisines [3].
L'oeillet d'Inde (Tagetes sp.) sécrète par ses racines des thiophènes, composés actifs contre les nématodes phytophages du genre Meloidogyne, responsables de galles racinaires sur tomate. Cet effet nématocide est documenté par PFAF [3].
Le poireau et le céleri développent leurs racines dans les 30 à 40 premiers centimètres du sol, là où la tomate descend jusqu'à 1 mètre de profondeur [1]. Cette complémentarité évite la compétition directe pour l'eau et les minéraux.
La laitue occupe le sol entre les pieds de tomates en début de saison, limitant les adventices sans concurrencer les racines profondes. Elle profite en retour de l'ombre partielle du feuillage des tomates en plein été.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Le fenouil libère par ses racines des composés phénoliques et des coumarines qui inhibent la croissance des plantes voisines, dont les solanacées. Cette allélopathie bien documentée le rend problématique pour la quasi-totalité des associations au jardin [3].
La pomme de terre partage avec la tomate les deux principaux pathogènes fongiques de l'espèce : Phytophthora infestans (mildiou) et Alternaria solani (alternariose) [1]. Ces deux solanacées en contact direct constituent un réservoir d'inoculum permanent.
L'aubergine, solanacée elle aussi, partage les mêmes ravageurs : aleurodes (Trialeurodes vaporariorum), nématodes, et plusieurs champignons pathogènes. Concentrer plusieurs solanacées dans un même espace amplifie la pression parasitaire spécifique à la famille.
Le chou et les brassicacées entrent en compétition pour l'azote et le potassium, deux éléments indispensables à la fructification des tomates. Leurs exsudats racinaires modifient le microbiome du sol parfois de façon défavorable aux solanacées.
La betterave peut servir de réservoir à des nématodes et à certaines souches d'Alternaria affectant aussi la tomate. Sa cohabitation avec les solanacées est généralement déconseillée tant en rotation qu'en culture simultanée.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.
Voir la fiche chez Kokopelli →Stupice est originaire de Tchécoslovaquie, territoire correspondant aujourd'hui à la République tchèque et à la Slovaquie. Son nom désignerait un lieu-dit ou un toponyme de la région d'origine du cultivar [2].
L'espèce Solanum lycopersicum est native du Mexique. Linné la décrit scientifiquement en 1753 ; le botaniste Tournefort l'avait classée dans le genre Lycopersicon dès 1694. Son introduction en Europe remonte au XVIe siècle [1].
Les variétés d'Europe centrale, dont Stupice, résultent d'une adaptation progressive au climat continental : hivers rigoureux, saisons végétatives de 90 à 120 jours. Cette pression de sélection a favorisé des cultivars à nouaison précoce capables de produire avant les premiers froids [2].
Stupice a été introduite en Amérique du Nord par le Seed Savers Exchange, organisation de conservation des semences patrimoniales fondée en 1975. L'organisation l'a diffusée dans ses catalogues annuels à partir des années 1980, la faisant connaître auprès des semenciers amateurs sur deux continents [2].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Stupice se sème en intérieur février à avril, puis en extérieur mai.
Les plantes compagnes recommandées pour Stupice sont : basilic, carotte, persil, oeillet-d-inde, poireau, celeri.
Il est déconseillé de cultiver Stupice à proximité de : fenouil, chou, pomme de terre, aubergine, betterave.
La culture de Stupice est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.
Stupice se récolte juin à septembre.
L'espacement recommandé pour Stupice est de 50-80 cm entre plants.
Tu peux acheter des graines de Stupice chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/P6016-Stupice-Stupicke
Oui, Stupice est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Stupice sont : basilic, carotte, persil, oeillet-d-inde. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Famille originaire des Amériques, qui a révolutionné la cuisine européenne après le XVIe siècle.
Habitat d'origine incertain, probablement Amérique du Sud occidentale.