Tigerella , aquarelle botanique

Tigerella

Solanum lycopersicum

Légumes fruits Kokopelli
3,40 €
1
PrécoceOriginalProductive
Semis
févr.→avr.
Récolte
juil.→sept.
Difficulté
Très facile
Résiste à
7°C

En résumé

Tigerella est un cultivar de tomate (Solanum lycopersicum, famille des Solanacées [1]) à port indéterminé, sélectionné au Royaume-Uni au cours du XXe siècle [2]. Son fruit pèse 50 à 80 g, avec une peau rouge traversée de stries jaune-orangé qui deviennent nettes à l'approche de la maturité.

La chair est juteuse, à l'acidité plus prononcée que celle de la plupart des tomates de grande culture commerciale. C'est avant tout une tomate de table, consommée crue ou rôtie [2].

Calendrier en plaine française : semis sous abri de février à mars, transplantation après les dernières gelées (mai), récolte de juillet à octobre [1]. Le port indéterminé impose un tuteurage continu et la suppression régulière des gourmands tout au long de la saison.

Comme l'ensemble de l'espèce, la plante est autofertile et principalement autogame : la pollinisation reste améliorée par le vent ou les insectes vibrants (bourdons) [1].

Données agronomiques

pH du sol7.0 à 7.5
Température15 à 35 °C
Lumière (0-10)8
Espacement50-80 cm entre plants
Maturité60-85 jours après repiquage
Altitude max1100 m

Ton calendrier par climat

Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.

ZoneSemis intérieurSemis extérieurRécolte
Méditerranéennedébut févr. → début avr.début maidébut juil. → début sept.
Atlantiquedébut févr. → début avr.début maidébut juil. → début sept.
Océaniquemi-févr. → mi-avr.mi-maimi-juil. → mi-sept.
Semi-continentalefin févr. → fin avr.fin maifin juil. → fin sept.
Montagnedébut mars → début maidébut juindébut août → début oct.

Semer et cultiver

Cette variété très résistante, adaptée aux climats frais ou aux saisons courtes, offre une abondance de grappes garnies de petites tomates zébrées de jaune, de rouge et de vert, d’environ 5 cm de diamètre et quelque peu acides. Cette variété originaire d'Angleterre est une obtention relativement récente du “Glasshouse Crops Research Institute”. Elle est également appelée “Mr Stripey”.

Plantée à côté de Basilic, Carotte, Persil, Oeillet-d-inde, Poireau, Celeri et Laitue, Tigerella bénéficie d'associations favorables.

Résistance au froid correcte, mais protégez-la des gelées tardives.

Généreuse en production, précoce , idéale pour les impatients du potager.

Culture

Exposition Plein soleil
Arrosage Modéré
Sol Riche, drainé, ph 6.0-6.8
Espacement 50-80 cm entre plants
Maturité 60-85 jours après repiquage
Difficulté Très facile
pH sol 7.0,7.5
Température 15,35 °C
Luminosité Plein soleil (8/10)

Comment semer

Commencez les semis en intérieur de février à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.

Le semis direct en pleine terre est possible de mai, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.

Respectez un espacement de 50-80 cm entre plants pour assurer une bonne circulation de l'air et limiter les maladies.

Culture et entretien

Cette variété préfère un emplacement en plein soleil (minimum 6h par jour).

Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.

Sol idéal : Riche, drainé, pH 6.0-6.8. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.

Tolérance au froid : moyenne.

Cultivable jusqu'à 1100m d'altitude.

Récolte

Récoltez quand les fruits sont bien colorés mais encore fermes. Laissez mûrir les derniers à température ambiante si le froid arrive. Conservation : 1 semaine à température ambiante, jamais au frigo.

Calendrier de semis

Semis en intérieur
Semis en extérieur
Repiquage
Récolte

Voir aussi : que semer en mai →

Guide complet : cultiver les tomates →

Rotation : éviter 4 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae (haricot, fève, pois) puis Brassicaceae (chou, navet). Les Solanacées épuisent l'azote et sensibilisent le sol aux maladies fongiques. Rotation obligatoire pour éviter la réinfection.

Ce qui distingue ce cultivar

Les stries de Tigerella sont des marques cuticulaires jaune-orangé sur fond rouge, visibles à l'oeil nu dès la pré-maturité. Ce motif diffère de celui de Green Zebra (stries vert clair sur fond vert-jaune) ou de Black Zebra (stries vert sombre sur fond pourpré) [4].

Le gabarit du fruit, 50 à 80 g, la situe dans la catégorie des tomates rondes moyennes, distincte des tomates cerises (moins de 30 g) et des beefsteaks rayés américains qui dépassent 200 g [2].

L'acidité est plus prononcée que celle de Sungold (profil très sucré) ou de Marmande (chair peu acide, très charnue). Le rapport acidité/sucres est perçu comme équilibré mais orienté côté acide [2].

La précocité constitue un repère pratique : autour de 60 à 65 jours de la transplantation à la première récolte, ce qui en fait une variété de début de saison avant les cultivars lourds d'août-septembre [2].

À ne pas confondre

Tigerella est commercialisée sous le surnom vernaculaire «Mr. Stripey» dans plusieurs catalogues britanniques [2]. Ce même surnom désigne, aux États-Unis, un cultivar totalement différent : une tomate de type beefsteak bicolore rouge et jaune, dont le fruit peut dépasser 300 g, avec une chair marbrée intérieurement [4]. Les deux variétés n'ont aucun lien de sélection entre elles.

Pour éviter toute méprise lors d'un achat en ligne ou d'un échange de graines, le nom cultivar Tigerella est le seul identifiant fiable. Demander confirmation si un catalogue utilise uniquement le nom vernaculaire anglais «Mr. Stripey», en particulier auprès d'un fournisseur américain.

Maladies et prévention

Pathologies courantes sur les Solanaceae, à anticiper au potager.

Mildiou

Symptômes : taches brunes sur feuilles puis fruits, par temps humide.

Prévention : paillage pour éviter les éclaboussures, tuteurage pour aérer, arroser au pied sans mouiller le feuillage, bouillie bordelaise préventive dès juillet.

Cul-noir

Symptômes : tache noire enfoncée à la base du fruit.

Prévention : arrosage régulier (stress hydrique = déséquilibre calcium), paillage, apport de calcium au sol avant plantation.

Alternariose

Symptômes : taches brunes concentriques sur feuilles basses.

Prévention : rotation 4 ans minimum, retrait des feuilles touchées, décoction de prêle en préventif.

Usages culinaires

Le fruit entier est comestible à maturité complète, lorsque la peau rouge est bien colorée et les stries jaune-orangé nettes. La chair à deux loges présente peu de gélatinosité, ce qui convient aux salades composées et aux tranches servies sans excès de jus [2].

Préparations

Conservation post-récolte

À température ambiante (18 à 20 °C), les fruits se conservent jusqu'à une semaine après récolte. Le froid du réfrigérateur altère les arômes volatils et modifie la texture : à réserver aux situations contraintes. Pour une conservation longue, congélation après blanchiment ou mise en sauce.

Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).

Au potager, bonnes et mauvaises compagnies

Pourquoi ces associations fonctionnent.

Le basilic (Ocimum basilicum) partage les mêmes besoins en chaleur et ensoleillement que la tomate. Des observations de maraîchers et des travaux préliminaires indiquent que ses composés volatils (linalol, estragole) brouillent les signaux olfactifs qui orientent les pucerons et les thrips vers les Solanacées [5].

La carotte (Daucus carota) offre une complémentarité racinaire : son pivot descend à 40 à 60 cm de profondeur, tandis que les racines fasciculées de la tomate restent dans les 30 premiers centimètres. La concurrence hydrique directe est ainsi limitée [5].

Le persil (Petroselinum crispum) attire les syrphes (Syrphidae) en fleur : les larves de ces diptères prédatent les pucerons. Ses ombelles fournissent nectar et pollen aux auxiliaires parasitoïdes [5].

L'oeillet d'Inde (Tagetes patula) produit des exsudats racinaires (alpha-terthienyl, thiophènes) qui inhibent les nématodes à galles (Meloidogyne spp.) dans la rhizosphère. C'est l'une des associations les mieux étudiées en lutte biologique par plantes de service [5].

Le poireau (Allium porrum) libère des composés soufrés (disulfures, allicine) qui éloignent certains ravageurs des Solanacées selon les observations empiriques consignées par PFAF. Sa lente absorption d'azote génère peu de concurrence nutritive directe [5].

Le céleri (Apium graveolens) est signalé empiriquement comme répulsif de certaines mouches ravageuses. Maintenir une distance de 30 cm minimum pour limiter la concurrence racinaire en période sèche [5].

La laitue (Lactuca sativa) couvre le sol sous les plants, limitant l'évaporation et l'enherbement. Elle tolère bien l'ombrage partiel généré par les tomates en pleine saison [5].

Pourquoi éviter ces voisinages.

Le fenouil (Foeniculum vulgare) produit des phénols allélopathiques qui inhibent la croissance de nombreuses plantes potagères, dont les Solanacées. Il est généralement cultivé dans un secteur isolé du jardin [5].

Le chou (Brassica oleracea) entre en concurrence directe pour l'azote, le magnésium et le bore. Les deux familles partagent aussi des pucerons polyphages qui peuvent circuler facilement entre les rangs [5].

La pomme de terre (Solanum tuberosum) appartient au même genre que la tomate et partage les mêmes agents pathogènes : le mildiou (Phytophthora infestans), la verticilliose (Verticillium spp.) et plusieurs maladies virales communes. Un foyer sur l'une favorise la contamination de l'autre [1].

L'aubergine (Solanum melongena) présente le même problème de parenté au sein des Solanacées : mêmes maladies fongiques, mêmes ravageurs (aleurodes, nématodes à galles), même sensibilité au mildiou. Concentrer plusieurs Solanacées dans un espace réduit augmente la pression parasitaire globale [1].

La betterave (Beta vulgaris) peut créer une concurrence racinaire dans les sols compacts. L'association est déconseillée par les praticiens du maraîchage diversifié, bien que le mécanisme allélopathique direct avec la tomate ne soit pas formellement établi [5].

Plantes compagnes

Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.

Le producteur

Association Kokopelli, créée en 1999 à Alès, distribue des semences reproductibles issues de l'agriculture biologique. Association à but non lucratif, membre du Réseau Semences Paysannes.

Voir la fiche chez Kokopelli →

Origine et histoire

Solanum lycopersicum a été classé par Linné en 1753 dans le genre Solanum, après que Tournefort l'avait placé dans le genre Lycopersicon en 1694 [1]. L'épithète spécifique vient du grec lykos (loup) et du latin persicum (pêche), soit «pêche de loup», à une époque où le fruit passait pour toxique [1].

Tigerella est un cultivar d'origine britannique dont les premières mentions dans les catalogues de semences remontent aux années 1970, notamment chez Thompson et Morgan [2]. Sa diffusion en Europe continentale s'est faite par les réseaux d'échange de semences amateurs et les catalogues spécialisés dans les variétés dites «heritage».

La variété a obtenu l'Award of Garden Merit (AGM) de la Royal Horticultural Society (RHS), distinction qui évalue la valeur horticole en conditions de jardinage amateur sous climat tempéré britannique [3].

L'origine parentale précise du cultivar n'est pas documentée dans les sources publiques disponibles. La sélection visait à combiner une productivité convenable, une certaine précocité et le caractère ornemental des stries, à une période où les variétés rayées restaient peu courantes dans les jardins britanniques.

Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.

Questions fréquentes

Quand semer Tigerella ?

Tigerella se sème en intérieur février à avril, puis en extérieur mai.

Quelles sont les plantes compagnes de Tigerella ?

Les plantes compagnes recommandées pour Tigerella sont : basilic, carotte, persil, oeillet-d-inde, poireau, celeri.

Quelles plantes éviter près de Tigerella ?

Il est déconseillé de cultiver Tigerella à proximité de : fenouil, chou, pomme de terre, aubergine, betterave.

Quelle est la difficulté de culture de Tigerella ?

La culture de Tigerella est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.

Quand récolter Tigerella ?

Tigerella se récolte juillet à septembre.

Quel espacement pour Tigerella ?

L'espacement recommandé pour Tigerella est de 50-80 cm entre plants.

Où acheter des graines de Tigerella ?

Tu peux acheter des graines de Tigerella chez Kokopelli. Retrouve cette variété sur https://kokopelli-semences.com/fr/p/P7201-Tigerella

La variété Tigerella est-elle reproductible ?

Oui, Tigerella est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.

Quelles variétés ressemblent à Tigerella ?

Des variétés adaptées à des usages proches de Tigerella sont : basilic, carotte, persil, oeillet-d-inde. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.

Fiche botanique

Classification

Nom latin Solanum lycopersicum
Famille Solanaceae
Genre Solanum

Les Solanacées comptent plus de 2 700 espèces, dont la tomate, la pomme de terre, le piment et le tabac.

Caractéristiques

Hauteur 2.0 m
Fleur jaune
Port herbacée
Température 7°C à 35°C
pH sol 7.0,7.5
Lumière Plein soleil (8/10)

Aire de répartition

Habitat d'origine incertain, probablement Amérique du Sud occidentale.

Disponible chez
Kokopelli
3,40 €
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Sources

  1. Kokopelli T1. kokopelli-semences.com (consulté le 2026-04-21)
  2. Trefle.io T1. trefle.io (consulté le 2026-04-06)
  3. Wikipedia T2. fr.wikipedia.org (consulté le 2026-04-21)
  4. PFAF T1. pfaf.org (consulté le 2026-04-21)

Pour aller plus loin